Chapitre1

Chapitre1
Moi: Aidez-moi !À l'aide! Aidez-moi! criai-je.

Je cogne contre la porte en gueulant de toutes mes forces.

Moi: Ouvrez-moi! S'il vous plaît! Je vous en supplie!

Des larmes coulent sur mes joues. Quelqu'un m'ouvre enfin.

...: Il est minuit et ....

J'entre dans la maison, me retourne et claque la porte derrière moi.

...: Vous n'avez pas le droit de rentrer dans ma maison sans ma permission, mademoiselle.

Je fais le tour des fenêtres pour m'assurer que la personne qui me suit n'était plus là. Un autre gars descend accompagné, selon moi, de sa petite-amie.

...: Ah Tom, Julie, cette jeune fille est rentrée en trombre et ne semble pas vouloir dédaigner m'écouter un seul instant!

Pendant qu'ils parlent, moi je ne m'occupe pas vraiment d'eux. Je suis plus préoccupée à faire la navette entre les fenêtres d'un air appeuré.

Tom: Mademoiselle, pouvez-vous nous dire, s'il-vous-plaît,ce que vous voulez?

Au lieu de l'écouter, je regarde la rue quand tout à coup, je le vois, un rictus déformant son visage déjà hideux!

Moi: Aaaarrgghhh!!!

Je m'éloigne de la fenêtre et tombe sur les fesses par terre. La respiration haletante, j'espère tellement que ça soit un rêve, un cauchemard!!! Mais non, quelqu'un frappe à la porte et bien sûr, lui qui se prénomme Tom va ouvrir.

Monsieur: Vous n'auriez pas vu une jeune fille d'environ 1m70 assez maigrichonne? dt-il d'un air faussement innocent.
Tom: Oui, entrez. Je crois qu'elle se cache dans le salon avec mon frère.

Je le vois entrer dans le salon et plus il s'approche de moi et plus je recule.

Monsieur: Karen,viens avec moi, tu es malade.Il faut te faire soigner. Ce n'est pas très polie de déranger ces gens et surtout au beau milieu de la nuit. Karen? Écoutes-moi bien, je te parle. Tu ne me reconnais pas?Allez, viens avec moi, il ne faut pas avoir peur. Il est temps de rentrer à la maison, je suis là pour t'aider, je ne suis pas méchant, tu sais? Allez viens, c'est le temps de rentrer, tu nous as fait peur, ne recommence plus jamais ça! Tu entends? Plus jamais!
Moi: ...!!!
Monsieur: Viens avec moi.
Je ne peux plus reculer, il avance jusqu'à moi et m'empoigne le bras. Excuse mon comportement vis-à-vis les deux garçons et de la fille et m'entraine dehors. En sortant, je regarde les deux gars très brièvement, mais assez pour longtemps pour voir dans leur yeux qu'ils ont compris que j'ai peur de ce monsieur. Je leur murmurre :

Moi: Aidez-moi!

lls m'interrogent du regard, mais trop tard, je suis dehors.Arrivée chez nous,mon père me dit:

Père: Karen! Tu vas me le payer très cher, sale enfoirée! Tu vas t'en souvenir pour très longtemps de ce qu'il advient quand on me désobéit, ma cr**s de sal**pe! Tu vas t'en souvenir lomgemps! Compte sur moi pour te donner une leçon, fille de chienne! Tu peux être sur que ça va rentrer dans ta petite cervelle de moineau!!!! Tu peux en être sur!!!


c=#000000]Il s'avance vers moi en bousculant les meubles qu'il y a sur son passage tandis que moi, je me recule le plus possible contre mur. Il m'attrappe enfin et me bat durant toute la nuit.

# Posted on Tuesday, 04 September 2007 at 2:18 PM

Edited on Monday, 01 June 2009 at 12:56 PM

Chapitre 2

Chapitre 2
Eh oui, déjà deux mois que les vacances ont commencé. L'école a appelé encore une fois cette année pour demander à papa si je reprenais l'école, car ça fait 3 ans que j'ai arrêtée. Mon père a été furieux, mais il n'a pas eu le choix de m'inscrire. Je commence demain, seul problème, je n'ai pas de vêtements et quand je dis que j'en ai pas, c 'est parce que j'en ai pas. Les seules que j'ai, je les porte à tous les jours, donc aujourd'hui séance de magasinage, mais pas trop, juste ce qu'il me faut! Une paire de pantalons, deux t-shirts, 2 paires de bas et 2 paires de bobettes,1 paire d'espadrille et chandail à coton ouatté. Vous pensez que j'ai oublié les bracières c'est ça, hein? Mais non, ça il en est pas question que père m'en achète!!! Vous croyiez peut-être qu'il est c** de ne pas m'en acheter plus, mais je vous jure que j'en ai jamais eu autant depuis trois longues années. Alors, je crois que c'est déjà assez beau d'avoir du nouveaux linges sans que je me plaigne en plus, car sinon je suis bonne pour une autre petit coup de bagarre!!! Père n'a pas non plus acheté de nouveaux cahiers et de nouveaux cartables ainsi que le reste. C'est justement ça que je suis entrain de faire, effacer tous mes cahiers d'il y a trois ans, car ce sera ceux-là que j'utiliserai pour l'école et mes cartables, que dire de mes cartables, ils sont tellement vieux! C'est les seules que j'ai depuis que j'ai commencé ma première année. Et enfin je retrouve enfin tout dans mon étuit, mes crayons, mes affaires de géométrie, mon efface préféré que maman m'a donnée avant de mourir et ma calculatrice que j'ai eu quand je suis rentrée en secondaire. Elle ne fonctionne d'ailleurs presque plus, il va falloir que je trouve un moyen de m'en acheter une autre.

J'attends soudainnement des bruits de pas dans les escaliers, je me lève précipitament et me mets droit, comme dans l'armée, vous voyez le genre, comme ça je suis prête à faire une tâche, qui croyez-moi, ne me tente pas du tout!

Père ouvre la porte de ma chambre et me dis tout simplement qu'il va en ville acheter quelque chose en manger. Il m'enferme alors dans ma chambre à double tour après avoir vérifié ma fenêtre qui est pourtant scellée depuis trois ans. C'est encore parti pour au moins dix heures de solitude dans ma chambre noire et froide! Vous voulez savoir à quoi elle ressemble, eh bien je vais vous le dire moi à quoi elle ressemble!!! À rien, rien ,rien, rien!!! Il y a des trous ici et là dans les murs qui ne sont pas peinds. J'ai seulement une couverte, pas de lit, je dors donc à terre. Je n'ai pas le droit d'aller à la salle de bain sans la permission de papa et des fois il ne me l'accorde pas. Vous voulez savoir comment je fais, eh bien papa m'a quand même laissé une chaudière que je prends soin de vider le plus souvent possible!!! Et maintenant que j'y pense, j'ai faim... terriblement faim! Il doit bien y avoir au moins une semaine que je n'ai rien mangé. Et p'pa qui m'dis qu'il va s'acheter de quoi se nourrir, je la connais cette excuse bidon! C'est simplement pour ne pas me dire qu'il va aller voir ses amis au Moon, un bar huppé de la ville, et qu'il reviendra saoûl après quoi, ses amis et lui me violeront une partie de la nuit chacun leur tour. C'est pitoyable, je rêve de partir loin d'ici, mais ce n'est qu'un rêve car je sais que ça n'arrivera jamais. D'ailleurs c'est tellement irréaliste que ce genre de vie n'existe pas!!! Les familles qui s'aiment mutuellement, les enfants qui jousent au lieu de travailler, des adolescents qui sortent le soir au lieu de faire le ménage de la maison quotidiennement et enfin des couples qui se marient et qui ont des enfants sans que ceux-ci ne les battent!!! Voulez-vous me dire c'est quoi ce monde de fou là!!!

Enfin bref, il faut que j'arrête de penser à ça! Je crois plûtot que je vais continuer de préparer mes affaires pour lundi, je crois, en fait je suis même pas sûre de la date que l'on est aujourd'hui. C'est peut-être demain lundi. Enfin bref, il faut que j'arrête de penser à ça sinon je ne serai jamais prête. Et là, triste réalité qui reviens, papa est parti se saoûler et ne reviendra qu'au beau milieu de la nuit pour me battre, donc j'en déduis qu'il n'y aura pas de séance de magasinage. Il m'a encore trompée, encore une fois, il ne fait jamais ce qu'il dit, mais ça je ne peux pas lui dire, imaginez, j'ai failli me faire trancher une main pour avoir pris une minuscule carrotte dans le réfrigérateur, un jour, alors je ne me risquerai pas de lui faire cette remarque si je tiens à ma survie. Bon, je me dis que peut-être il trouvera quelqu'un qui me donnera des vêtements! Je l'espère bien. Mais pour demain, c'est foutu, je porterai la même choses qu'aujourd'hui et qu'hier et que le jour précédent, etc, etc...


Ellipse temporelle

Je ne sais plus quelle heure il est, mais il fait noir et il y a quelqu'un qui m'a extirpé de mon sommeil en claquant la porte de la maison. Je devine donc que mon père est arrivé, mais dans quel état! Je n'ai pas envie de passer la grosse nuit!!! Je serai capable de me résigner à me faire violer à la limite, mais je sens que je ne serai pas capable de me faire battre encore. La nuit précédente m'a affaiblie et je ne suis pas prête de revivre ça!J'espère qu'il attendra à demain pour ce petit manège. Mais plus les pas montent dans l'escalier, plus je me doute que ce n'est pas papa! Alors qui? Qui oserait rentrer ici! Les voisins dans le quartier n'oseraient jamais, surtout depuis que père les a menacés de me tuer à petit feu et de me faire hurler, hurler, hurler pour que toutes les personnes du quartier entendent et que mes cries viennent les hanter dans leur sommeil. La plupart ont déjà connu maman quand celle-ci était vivant, je pouvais encore aller dehors et alors là, les voisins s'exclamaient en me voyant. Ils disaient que j'étais belle et que je devrais penser à devenir mannequin, moi je les avait trouvés méchants de me dire ça, surtout que papa n'arrêtait pas de me dire que les manequins étaient toutes des filles laides qui s'étaient faites retoucher ici et là pour être plus jolies et penser que les autres les aimeraient plus. Alors quand j'entends les pas dans les escaliers, ça me fait flipper, parce que si quelqu'un a osé rentrer dans la maison sans la permission de p'pa c'est parce qu'il est plus fou que lui. Je décide de me cacher en dessous de ma couverture pour ne pas que la personne ne me voit si elle réussi à ouvrir la porte. Je me décache un peu le visage et je vois une lumière passer en-dessous de ma porte. J'entends aussi des personnes parler et une dire qu'il n'y a rien ici, que c'est une fausse alerte! Ouff! Sauvez, maintenant j'ai hâte que papa arrive.

Quand il arrive je lui raconte toute l'histoire et là il me dit:


Monsieur: TU LES A APPELÉS. TU AS APPELÉ LES FLICS! OH LÀ, TU VAS VOIR QUE ÇA SERA PAS JOLI POUR TOI CE SOIR. TU VAS LE REGRETTER AMÈREMENT!!!
Lauren: Non, non, non!!! Je te jure que je ne les ai pas appelés et puis de toute manière comment j'aurais pu, je suis restée enfermée dans ma chambre, je ne suis pas sortie, je n'aurai jamais osé!!! Je vous en supplie, dis-je en pleurant.

Mais papa ne l'entendait pas comme ça! Il m'agrippe les cheveux, m'entraîne au sous-sol et m'attache après le mur. Il serre les liens le plus fort possible et commence alors mon enfer. Il prend un couteau qui est posé sur la commode et commence à me couper les bras, les jambes, le ventre et pour finir le visage. Je cris tellement fort, mais ici les murs sont insonorisés, personne ne peut m'entendre!

Après cette petite séance de relookage, il me déshabille, commence à me prendre en photo en me disant que même la pire des bête est plus belle que moi!!! Ce qui me fait pleurer. Il allume la lumière à son maximum, prend le fouette et commence la deuxième partie de mon calvaire. Après quoi, il me détache, m'emmène dans son lit, me ratache au lit à l'aide de chaînes qu'il m'avait ordonnée trois ans plus tôt de voler. Installe ensuite la caméra sur le trépier, se déshabille, ne prend même pas la peine de se mettre une capote, appuie sur play et me viole:


Monsieur: Oh ouuuiiiiiiiiiiiii!!!! HHHeeeiinnnnnnnn!!!

Moi je pleure, cette séance de torturage m'a tellement affaiblie que contrairement aux autres soirs, je n'ai pas la force de me débattre.

Monsieur: Ahhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!! Ooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!

Enfin, il a joui, il a enfin trouvé ce qu'il voulait, un peu de plaisir! Il se recouche à côté de moi et commence à dormir. Moi je sais ce qu'il me reste à faire, je dois retourner dans ma chambre. Et je pleure et je pleure et seule moi-même peut me consoler! Je décide alors de tenter le tout pout le tout, je me lève, descend en silence dans le salon et compose le numéro de la police. Je réussi à leur donner l'adresse en espérant que c'est la bonne quand tout à coup je me sens levée et jetée contre le mur du salon! Mon dieu, j'ai été découverte et papa va me faire la peau encore une fois. J'entends au téléphone, la réceptionniste qui me demande si tout va bien. Pauvre elle, elle ne peut pas comprendre que jamais plus je ne lui parlerai, que j'en n'aurai jamais plus l'occasion, car je devine que ce soir, sera mon dernier jour sur terre.

Père ne prends même pas la peine de parler, il saisit le fusil qu'il a dans la commode et le pointe sur moi et tire et tire. Je sens un liquide chaud couler sur mon bras et sur mon ventre, mais j'entends aussi des sirènes au loin!!! Trop tard, trop tard, je quitte déjà ce monde, ils auront beau essayer de tout faire pour me sauver, je sais et je sens déjà que ce sera inutile. Il est malheureusement trop tard. J'aurais dû réfléchir, j'aurais tellement dû! Mais là, il est tout simplement trop tard.

# Posted on Tuesday, 18 September 2007 at 2:32 PM

Edited on Monday, 01 June 2009 at 1:14 PM

Chapitre 3

Chapitre 3
Je me réveille enfin! Je m'assoie dans mon lit et j'essaie de savoir où je suis. Tout ici est blanc, ça me donne mal aux yeux, mais le lit est confortable et bien chaud. Je remarque également quelque chose devant moi, quelque chose que je n'ai pas vu depuis au moins quatre ans: une télévision!!! Bien oui, je me demande ce qu'en dira papa. Je ne crois pas que ça lui fera plaisir, non je ne crois vraiment pas. Je décide de visiter cette...cette...cette...chambre? Je ne sais plus vraiment, je ne sais plus à quoi ça ressemble, mais ça doit se rapprocher. Je me lève donc, me mets debout et je commence à avancer vers le mur droit, je vois un vase avec des... fleurs??? Mais qui a bien pu me laisser ça là?!? Enfin bref, passons, je m'avance, j'ouvre le tiroir de la commode et il y a...du linge!! Beaucoup de morceaux!!! J'en ai jamais vu autant, c'est tout simplement...euhhh...je n'ai pas de mots!!! Je referme la commode et continue ma petite visite. La télévision, un ordi..un ordi et enfin sur la commode à côté de mon lit, je vois une photo, mais non, ce n'est pas moi! Sur la photo, il y a deux garçons et une madame, sûrement leur mère. J'entends des pas dans le couloir et je ne sais que faire. Je vois entrer un dame à l'apparrence gentille, mais qui sait, j'ai appris à ne me plus me fier à la première impression!!! Je décide de faire ce que je fais de mieux, je me mets droit comme un pic, les bras bien tendu sur mes côtés et je reste là, rigide comme une planche, n'osant pas respirer et je la regarde...j'attends qu'elle me donne un ordre.

Infirmière: Mais...mais...mais qu'est-ce que vous faîtes debout? Vous devriez vous couchez!
Moi: Non, pas besoin, j'en ai pas de besoin, je vais très bien, merci.
Infirmière: Ok, je vais formuler ma phrase autrement, alors. Je vous ordonne de vous recoucher et il n'y a pas de place pour l'argumentation!
Moi: Mais...mais...mais vous pouvez pas me faire ça! Vous savez, je peux faire quelque chose pour vous!!!
Infirmière: Non, c'est gentil, tout ce que je veux, c'est que vous vous recouchiez et que vous vous reposiez, daccord!
Moi: Je ...Oui, bien sur.
Infirmière: C'est bien! Je vous allume la télévision?
Moi: Oui s'il vous plait!
Infirmière: Je vous mets le contôle sur la table de chevet à côté de vous, d'accord? Bon, j'y vais et reposez-vous bien!
Moi: Oui, merci!

Bon, si la dame m'a dit de me reposer, je ne vais quand même pas me plaindre, hein!!! Je crois que je vais pitonner un peu. Ah, il y a un présentateur, il annonce les nouvelles et ce que je vois m'horrifie!!! Je me vois sur une civière et je suis moche, Il y a du sang partout sur la civière et je suis si pâle, ça m'en donne mal au coeur. Je vois aussi mon père, menoté et escorté par des policiers. Il essaie de se cacher le visage le lâche. Il se vantait de tout ce qu'il me faisait à ses amis, mais quand c'est devant le monde entier, il se cache. Je vois qu'il a honte et moi aussi, être à sa place j'en aurai!!! Je commence à pleurer tout en continuant de regarder les nouvelles et tout à coup je vois une dame entrer dans ma chamre et ce n'est pas l'infirmière, mais la femme sur la photo qui est posée sur mon lit. Je la regarde me regarder, elle a l'air de comprendre ma douleur. Cela me fait étrange. Ça fait trois ans que tout le monde se fout de ce qu'il peut m'arriver et voilà qu'une dame étrange a l'air de mieux me comprendre que quiconque. Elle a l'air d'avoir dans la quarantaine, elle est mince et d'une grande beauté pour son âge. Elle me semble déjà hyper sympathique, mais j'espère que ce n'est pas un effet de la morphine. Elle s'approche de moi et là je vois les deux garçons de sur la photo rentrer à leur tour. Moi je continue de pleurer et je ne sais plus pourquoi, pour ce que j'ai subi ou parce que pour une fois j'ai des visiteurs? Tout me semble confu, je décide donc de ne pas parler et d'écouter ce que peut bien avoir dit les médias sur mon père et moi. Peut-être savent-ils déjà ce qu'ils adviendra de moi? La dame vient s'asseoir sur la chaise à côté de moi tandis que les garçons se tiennent de l'autre côté de mon lit. La dame commence à me parler et me dit:

Dame: Bonjour Lauren, je te présente mes deux fils, Bill et Tom. Ne t'inquiète pas, ils sont très gentils. En tout cas, ils sont mieux de l'être. J'ai entendu aux nouvelles ta tragique histoire et on en a parlé, les garçons et moi et on s'est dit que probablement tu n'aurais nulle part où aller. Donc, je suis venue te voir pour avoir ton avis. Je voudrais te proposer de devenir mon enfant. Je t'adopterais et après tu t'installerais chez nous, bien sûr c'est toi qui vois. Sur ce, on va te laisser réfléchir, on reviendra te voir demain,daccord?

Mes visiteurs se dirigent vers la porte quand je leur dit:

Moi: J'accepte votre proposition. Vous savez après tout ce que j'ai vécu, je n'ai plus rien à perdre et je ne dis pas ça dans le mauvais sens. Je suis prête à repartir sur de nouvelles bases, je suis prête à me battre pour connaître la vraie vie. Je veux réapprendre à vivre comme lorsque j'avais 12 ans, je veux voir du monde, je veux tellement de choses que je ferais n'importe quoi pour atteindre mon but. Je vous l'ai dit, je n'ai plus rien à perdre, mais s'il vous plaît, par pitié, ne me faîtes pas de mal car je ne le supporterai pas. Je ne crois vraiment pas que je tiendrais le choc, de me dire que mon père me haïssait c'est une chose, mais de me dire que même des gens comme vous ne veulent pas de moi, je crois que je me suis suicidèrais. Je ne dis pas ça pour rire, je le ferais vraiment. Il y a des moments dans la vie où il faut se battre, mais moi ça fait quatres longues années que je me bats pour ma survie, que je vis dans l'incertitude du lendemain, je ne veux plus jamais ressentir cette incertitude, je ne veux plus avoir peur. Je veux que pour une fois, je puisse être en paix avec moi, avec les gens et enfin être heureuse.
Dame: Je sais que l'on ne peut pas comprendre ce qu'il t'est arrivée, mais nous nous engageons à te promettre que tout ira bien tant que tu seras avec nous. Nous voulons simplement faire ton bonheur! Nous reviendrons demain avec un avocat, daccord?
Moi: Oui daccord, je vous attends. À demain.

Tous trois sortent de ma chambre. Je me recouche dans mon lit et éteins la télévision. Je suis fatiguée et j'ai besoin de réfléchir. Sur ce je ferme les yeux et m'endors.

Ellipse temporelle

Quand je me réveille, la lumière entre dans ma chambre. Je trouve cela très relaxant, je n'ai pas été si reposée depuis quatre ans. C'était magique, j'aurai aimé que ça puisse m'arriver avant, mais je ne pouvais pas tout avoir, mais maintenant, j'ai l'impression que tout peux me devenir accessible, bien sûr, il faudra que je me force pour les obtenir. Ce n'est pas parce que je fais pitié que tout doit me tomber du ciel. Je veux le mériter, je veux au moins me prouver que je ne suis pas au fond du gouffre! J'entends toquer à la porte et rentrent...

# Posted on Tuesday, 25 September 2007 at 12:33 PM

Edited on Monday, 01 June 2009 at 1:24 PM

Chapitre 4

Chapitre 4
Le lendemain :

La dame est revenue aves ses fils et un avocat pour conclure le contrat d'adoption. On m'explique tout en détail pour s'assurer que j'ai tout bien compris. Après quelques minutes de discussion, le monsieur sort le formulaire et un stylo que la dame signe. L'avocat me tend le contrat ensuite :

Avocat : Signez ici, ici, ici et ici. Merci et venez me voir demain pour la confirmation du nouveau nom, dit-il en reprenant le contrat.
Moi : Euhh???
Dame : Oui nous viendrons. Vers quelle heure s'il vous plaît?
Avocat : Seize heures, serait-ce trop tard?
Dame : Non, c'est parfait. Je dois de tout manière aller faire des choses avec Lauren demain matin et j'ai des rendez-vous après dîner, donc seize c'est parfait.
Moi : Qu'est-ce que l'on va faire demain ensemble?
Dame : T'inscrire à l'école. Et je dois aller voir tes nouveaux professeurs pour que tu rattrapes la matière que tu as manquée.
Moi : Comment la matière que j'ai manquée? L'école a bien commencé hier?
Dame : Non, en fait elle est commencée depuis environ une semaine.
Moi : Une semaine! C'est une blague?
Dame : Non, tu es rentrée dimanche dans la nuit et aujourd'hui on est Lundi de la semaine suivante.
Moi : Tant que ça! Seigneur, et c'est mon père je suppose qui paie les frais d'hospitalisation!
Dame : Non, c'est moi!
Moi : Hein?!?
Avocat : Bon, eh bien je vois que vous avez pleins de choses à vous dire, donc je vais y aller. Bonsoir mesdames, bonsoir messieurs.
Tous : Oui, salut.

Quand l'avocat fût parti

Dame : Bon Lauren, c'est aujourd'hui que tu sors de l'hôpital .Donc je vais aller voir un médecin pour qu'il te signe un billet. Il y a des vêtements dans la commode, tu n'as qu'à choisir d'accord?
Moi : Oui, merci.
Dame : Bon, je vais y aller.

La dame se lève et part. Pendant que je me lève et que je m'habille, je l'entends murmurer quelque chose à ses fils, mais je ne peux distinguer les paroles, car elle parle trop bas. J'enfile le pantalon et le chandail que j'ai posé sur le lit auparavant. Je vois Bill (Je crois) s'avancer pendant que je fi d'enfiler les vêtements et me dit :

Bill : Je te les prête.
Moi : Quoi? De quoi?
Bill : Les vêtements, c'est les miens que tu as choisis.
Moi : Ah!!!Je ne savais pas.

Quand j'ai fini, on s'aperçoit que les pantalons sont trop larges. Bill me dit qu'il y avait une ceinture dans la commode. Je la prends et j'en ai des frissons. Les gars s'en aperçoivent car ils me demandent :

Les 2 : Qu'est-ce qu'il y a?
Moi : Non, rien, c'est rien.

Une larme roule le long de ma joue. Tant de souvenirs refont surface. Mon père battant ma mère avec la ceinture, mon père battant le chien avec la ceinture et finalement, mon père me battant toujours ave la même ceinture. Je me sens seule en ce moment. Personne ne pourra jamais me comprendre. Je pleure, ce n'est plus une goutte qui tombe, mais un torrent! Je m'asseye par terre, m'appuie contre le lit, me cache le visage avec mes bras et continue de pleurer. Je sens la présence des gars qui me regardent, mais je sens aussi qu'ils ne savent pas quoi faire. Après au moins cinq minutes, je me relève, refoule mes larmes et insère enfin la ceinture dans les jeans. J'avance vers les gars et leur demande si je peux aller aux toilettes me moucher. Ils sont bouche-bée quand je leur demande ça et là je me rends compte que même avec des étrangers, mes vielles habitudes vis-à-vis mon père refont surface.

Moi : Euhh! Excusez-moi, c'est devenu un automatisme avec le temps. Désolée.
Bill : Non, ce n'est rien, on comprend. C'était juste l'effet de surprise.
Moi : Ah d'accord, bien je vais y aller, hein!?!

Je me dirige vers les toilettes et me mouche. En sortant, je me fige, je viens de voir mon reflet dans la glace. Alors c'est à ça que je ressemble pour vrai. Bien sûr je me suis vue à la télévision, mais cette fois-là je saignais de partout, tandis que là...c'est sûr que là, j'ai des bleus, je touche mon visage et :

Moi : AAHHH!!!!

Bill et Tom rentrent dans la salle et me regarde me toucher comme si j'étais un enfant égarée. Je continue de me toucher et une larme recommence à couler sur ma joue. J'arrête et je soupire, alors c'est bien vrai!

Moi : Alors c'est bien vrai?
Les 2 : Oui.
Moi : Je hais cet homme! Je le hais pour m'avoir laissée vivre, pour s'être amusé avec moi. Je le hais parce qu'il n'a pas voulu me tuer, parce qu'il a aimé me persécuter alors que j'étais à terre. Je le hais pour m'avoir donné la vie, mais de ne pas m'avoir aimée. Je le hais parce que je lui ai servi de pantin. Je le hais parce que je n'ai pas su me défendre. Je le hais.JE LE HAIS ET IL VA ME LE PAYER CHER UN JOUR!!!
Je m'effondre à terre et je pleure, je pleure et je martèle le sol de mes poings en disant : " Pourquoi moi, pourquoi moi? " Les garçons s'avancent vers moi. Tom s'agenouille et me prends dans ses bras. Il essaie de me consoler, mais moi, est-ce que je suis consolable? Il me murmure des paroles pour que j'arrête de pleurer, mais présentement je ne pleure pas parce que je ressens de la haine. Je suis triste parce qu'un étranger me donne de l'amour alors que mon propre père n'a pas su le faire. Je m'en veux, je m'en veux de ne pas avoir essayé de le tuer. Bill s'agenouille et me prends aussi dans ses bras. Quelle ironie. Je ressens de l'amour plus que je n'ai jamais ressentie dans ma vie! Pendant que Tom me parle, Bill me berce et me caresse les cheveux.

Dame : Qu'est-ce qu'il ne va pas?

Je ne l'avais pas vu entrer, mais avec elle à mes côtés, je me sens protégée. Bien que les gars soient théoriquement devenus mes frères depuis moins d'une demi-heure, ils se comportent comme s'ils l'avaient toujours été. Pendant que Bill explique à sa mère, Tom essaie toujours de me calmer et je dois dire que ça a l'air de fonctionner car petit à petit, j'arrête de pleurer et je suis seulement là à contempler le vide silencieusement. Je ne dois pas être belle à voir, mais je m'en fou, il y a bien des fois où je n'étais pas belle et que je me montrais pareille. La dame commence à ranger le linge dans une valise et les gars replacent la chambre. J'ai un sentiment étrange pendant que je les regarde. D'habitude cela aurait dû être à moi de faire le ménage, et de voir les autres le faire à ma place, me mets mal à l'aise, comme si on m'avait dit que je n'étais plus compétente.

Je m'installe dans la voiture et je demande à la dame si je peux passer chez moi chercher quelque chose. Elle accepte, mais à condition qu'ils m'accompagnent. Je ne sais pas ,d'un côté je n'ai pas envie qu'ils voient la maison où j'ai été battue, je n'ai pas envie de les voir s'imaginer ce qu'il a bien pu ce passer là il y a trois ans, deux ans, un ans, le mois passé ou la dernière journée, je n'ai pas envie ,mais d'un autre côté ,je veux l'avoir cet objet parce que c'est tout ce qu'il me reste. Je n'ai pas le choix alors j'accepte. On se dirige donc vers ma maison. Arrivée devant, je vois que la dame et les garçons sont impressionnés par la grandeur et par la beauté des lieux. Il y a un grand jardin derrière avec pleins de fleurs. Devant, il y a une allée éclairée. C'est automatique, après dix-huit heures, les lumières s'ouvrent. Ils sont également impressionnés par l'immense balcon qu'il y a vis-à-vis la chambre de mon père. Nous rentrons ensuite et moi je me précipite vers ma chambre dans une des tours du troisième étages. Ils me suivent de près et voient enfin la grandeur de mon malheur. Je vais chercher mon ourson dans un des coins de ma chambre. C'est le dernier cadeau que j'ai eu de ma mère. Je m'en vais ensuite aux quatrièmes étages, dans la chambre de mon père et fouille dans les albums photos. Je trouve enfin ce que je cherchais : une photo de moi et de ma mère dans le jardin il y a quatre ans. Je vais dans le sous-sol, lieu de l'enfer, lieu de torture et je prends les lettre de ma mère que j'avais cachées pour pas me papa ne les brulent. Les gars et la dame qui m'avaient suivie, sont dégouttés par cette pièce, pourtant ceci n'est qu'un aperçu. Ils font le tour de la pièce principale et Tom ouvre une porte, c'est LA pièce. Lieu d'horreurs, des nuits de cauchemars que j'ai passés là. Je vois que Tom se retient pour ne pas vomir à la vue de tout ce sang...mon sang qui avait giclé sur les murs, le sol, sur les appareils de torture et au plafond.

Moi :
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Vous saurez la suite bientôt!!!
Je mettrai les couleurs bientôt!!!

# Posted on Wednesday, 03 October 2007 at 4:36 PM

Edited on Monday, 01 June 2009 at 1:39 PM

Chapitre 5

Chapitre 5
Moi : Mon père avait pour principe de ne jamais faire nettoyer la pièce. C'est moi qui s'en chargeait, mais vous comprendrez que la dernière fois je n'ai pas eu le temps!

Bill n'en peux plus, je le sens après avoir vu le fouet posé contre le mur et après avoir ouvert une armoire pleine de couteaux, il est devenu blême. Je crois qu'il ne pensait pas que ça se pouvait réellement ce genre de choses. Il se précipite dehors la pièce et quelques secondes plus tard, on entend la porte claquer. Il est dehors. Les autres n'en peuvent plus et moi aussi d'ailleurs. On décide d'aller rejoindre Bill. On installe mes affaires dans la voiture et on part direction ma nouvelle maison. Celle-ci est beaucoup moins spacieuse que mon ancienne, mais je m'en fous car celle-ci a l'avantage de m'être invitante! Je rentre après les autres et tout à coup quand la lumière s'ouvre, pleins de gens me crient des saluts avec des chapeaux de fêtes, des confettis. On me présente à un certain Gordon (Si j'ai bien compris, la dame sort avec !!!) aussi à deux garçons : Gustav et Georg. Ils m'ont l'air assez gentils. Des voisins sont également venus me souhaiter la bienvenue dans le quartier. Je commence à pleurer, ceci est trop beau pour être vrai, mais ce n'est pas tout le monde qui l'a compris, car on me demande si tout va bien.

Moi:Ce n'est rien, je vous le jure! Seulement je connais la plupart seulement depuis quelques instants. Mon bonheur a commencé avec vous, dis-je en regardant Bill et Tom et la dame, mais je ne croyais pas que je pouvais être plus heureuse. Ce ne sont que des larmes de joie, un trop plein d'émotion je crois.

Je sens que tout le monde a l'air soulagé par ma réponse. On me faut visiter la maison et on me montre ma chambre. Elle est au sous-sol. Elle est jolie, je l'aime bien, elle a un style que j'adore, on m'affirme que c'est l'ancienne des jumeaux. Eh bien oui, je n'avais pas remarqué tout de suite, mais il y a effectivement une part du style de Tom. Cette chambre est magnifique.

2 heures plus tard

Après un souper super (Bien c'est peut-être moi aussi, à force de ne pas avoir mangé, n'importe quelle portion de nourriture me semble énorme!!!) et beaucoup de plaisir, les invités s'en vont sauf Gustav et Georg qui doivent parler à mes nouveaux frères. (Cela me fait drôle de me dire que maintenant j'ai des frères et une mère, mais je suppose que je finirai par m'habituer.) Moi je vais prendre ma douche et je me couche tout de suite après. Cette journée a peut-être été géniale, mais elle a été lourde en émotions, cela m'a fatigué. Je ne me sens pas encore à ma place, vous savez comme quand on rencontre pour la première la famille d'une de vos amies. Vous ne savez pas comment réagir ni quoi faire, c'est exactement ce que je ressens. Quand je rentre dans ma chambre, je me faufile sous ma couette et cinq minutes plus tard je suis toujours réveillée. Je sais ce qu'il cloche, ce matelas est trop mou, quand cela fait trois ans que vous vous couchez sur un sol qui est dur après vous avez l'impression que le lit va vous avaler tellement vous vous enfoncez dedans. Je déménage donc quelques affaires par terre comme mon oreiller et ma douillette. Je m'installe confortablement et je finis par m'endormir.

Plus tard cette nuit-là

Moi:Non! Non! Non arrête! Je ne veux pas! Non, je t'ai dit, ne me touches pas! JE NE VEUX PAS! NOOOOONNNNNNNN!!!!

Je me réveille en sursaut. Toute la famille est là. Je me rends compte que mes joues sont mouillées, j'ai pleuré. Ma nouvelle mère me demande :

Mère:Vas-tu mieux? Ça fait cinq minutes que tu gigotes. On s'inquiétait, on n'était pas capable de te réveiller. Tu n'arrêtais pas, il nous était impossible de t'approcher.
Moi:Je...euhh...je suis désolée.
Gustav:(Oh, je l'avais pas vu, celui-là) Ton père n'est-ce pas?
Moi:Oui, c'était lui. J'ai rêvé à la nuit...ma première nuit où il m'a...je suis tombée enceinte par après et j'ai perdu mon bébé. Il n'a pas survécu aux chocs que je recevais sans cesse. Il a tué mon enfant!!!, dis-je en pleurant.
Tom: Si j'ai bien compris, en plus d'avoir tué ton enfant il a également tué le sien. Il t'a fait de l'inceste. Ton fils était également ton frère et ton père était également celui de l'enfant.
Moi: Oui, c'est bien ça, dis-je en continuant de pleurer.
Bill:Mais il est dégueulasse!
Moi: Je sais, dis-je tout bas. Je sais, dis-je en me berçant. Je relève la tête, les regarde et leur dit : Je suis désolée de vous avoir réveillé, ça va mieux maintenant.
Georg:Une dernière question avant. Pourquoi dors-tu à terre?
Moi:Parce que je ne suis pas habituée dans un lit, j'ai l'impression que je me fais avaler tout rond.
Tous:Ah ok.

Tout le monde me donne un bec sur la joue et me souhaite une bonne fin de nuit.

Il est cinq heures du matin, l'heure à laquelle je me lève tout le temps. Je décide de faire comme chez nous! Avant que les autres ne se réveillent, je vais faire le ménage et à déjeuner. Même si père ne se levait pas avant huit heures. J'ignore de combien de temps je dispose maintenant. Je n'ai pas de vêtements à moi, donc je réemprunte ceux de Bill. Ici ça l'air à être des gens propre alors je vais faire de même. Je décide alors d'intégrer dans mon train-train quotidien le brossage de dents, le nettoyage du visage et le démêlage de cheveux. Maintenant que j'ai fini, je vais faire mon lit et je vais passer le balaie dans ma chambre en premier. Cinq heures trente, je monte en haut et je commence à faire le ménage de toutes les pièces. Je fais le moins de bruit possible pour ne pas réveiller les autres. Je ramasse la vaisselle qui traîne un peu partout et les bouteilles de bière. Je remets toutes les choses à leur place avant de laver la vaisselle. Quand j'ai fini cela, je passe le balai dans tout l'étage. Six heures et quart, je prépare le déjeuner. Aujourd'hui au menue, crêpe aux fruits. Je fais la pâte, je tranche des morceaux de fruits et je sors le yogourt. Je commence le montage des crêpes quand Tom descend pour prendre son petit-déjeuner. Je lui tends l'assiette que je viens de finir. Il n'a pas l'air habitué à se faire servir!!! Bill nous rejoint quelques instants plus tard. À lui aussi je lui donne une assiette. Ils ont tout les deux l'air d'être fatigués raide, j'espère que ce n'est pas de ma faute!!! J'ai oublié le sirop! Je vais le chercher et le mets sur la table, ils pourront se servir. Après, je retourne dans la cuisine refaire la vaisselle que j'ai utilisée pour tout préparer.


Bill: Mmmmmhhh!!! C'est super bon Lauren!
Tom: Mmmmmhhhh!!!!Oh oui, c'est vrai!
Moi: merci.

De la cuisine je peux entendre

Bill: Ah salut maman.
Mère: C'est vous qui avez faite ça tout seul?
Tom: Non, c'est Lauren.
Mère: Il me semblait aussi!
Tom: Salut Gordon!
Gordon:Salut les gars. Qu'est-ce que vous mangez?

Je me précipite de la cuisine avec deux assiettes et :

Moi: Crêpe aux fruits, monsieur.

Je vais chercher deux tasses que je remplis de café que j'ai préparé tout à l'heure. Je les amène à Gordon et à maman.

Mère: Oh que c'est gentil. D'habitude c'est moi qui fait à déjeuner. Et d'habitude Bill et Tom n'en redemande pas encore!!!!dit-elle en voyant les gars se précipiter dans la cuisine pour en avoir d'autres.

Je peux entendre Tom et Bill dirent

Les deux: Il en reste plus!!!!
Moi: Si, il est dans le réfrigérateur en haut.

Et comme d'habitude je les entends se chicaner pour savoir qui aura la crêpe, mais je peux constater qu'ils se sont améliorés depuis tantôt quand je rentre dans la cuisine. Je vois Bill partager la crêpe en deux. Tom a de grands yeux ronds et se liche déjà les lèvres. Bill a de la misère par contre à couper la crêpe tellement il est pressé.

Moi: Attends, je vais t'aider, Je vais chercher un couteau coupant. Tu vas voir, ça va aller mieux.

Je coupe la crêpe tant désirée en deux et pose une moitié dans chaque assiette. Ils se précipitent à la table pour la manger.

Mère: Voyons les gars, mangez pas trop vite.
Les deux : Mais c'est trop bon!

J'entends maman rire et Gordon aussi

Mère: Je crois qu'il y en a deux qui aiment ta cuisine, Lauren.
Moi:Merci.

Je remarque que maman et Gordon ont fini de manger. Je les dessers pendant qu'ils boivent leur café.

Mère: Ah, Lauren tu n'es pas obligée.
Moi: Si, si. Je n'ai rien d'autre à faire de toute façon.
Mère: D'accord, les garçons vont t'aider.
Moi: Ah non, non! C'est correct. De toute manière ce ne sera pas long.

Je ramasse la vaisselle des garçons qui avaient fini de manger entre temps.

Bill: Bon, je vais aller m'habiller.
Tom: Oui, moi aussi!

Un instant plus tard

Bill: Wow. Le salon est propre! C'est toi maman?
Mère: Non. Gordon?
Gordon: Non, plus.
Bill: En tout cas ça ne peut pas être Tom! (rires)
Tom: Quoi!?! Qu'est-ce que t'as dis?
Bill: Ben non, voyons. C'était une blague. Ah, c'est Lauren. Merci Lauren!
Moi:De rien.

Je cois qu'au moins ici on apprécie ce que je fais. Ça me fait plaisir. De la cuisine j'entends maman m'appeler.

Mère: Lauren, Pourrais-tu venir, s'il vous plaît.
Moi: Oui, une seconde j'arrive.

Je me dirige vers la cuisine.

Mère: Avant tout, je voulais te remercier. Ce la ne fait même pas une journée que tu es avec nous et je sens déjà que les garçons t'apprécient déjà énormément.
Moi:Merci, mais ce n'est pas pour être impolie, mais c'est devenue une habitude chez moi. Je fais tout ça par instinct comme si mon père était toujours là et que je ne voulais pas qu'il me dispute. Ça ne signifie pas pour autant que je ne vous aime. Je crois que vous êtes la plus belle chose qui me soit arrivée et je le pense sincèrement. Seulement tout ceci n'était pas vraiment consciemment.
Mère: Ton père, nous le savons ne pourra jamais plus t'approcher. Je te le promets. Bon pour aujourd'hui, j'ai appelé l'école hier et il on accepté de te prendre. Tu auras également le même horaire que les garçons. Je vais aller voir tes professeurs pour leur demander si tu peux reprendre la matière que tu n'as pas vue. Ensuite, cette après-midi, j'irai t'acheter tes fournitures scolaires après quoi j'irai te chercher pour notre rendez-vous avec l'avocat. D'accord?
Moi: Oui, d'accord.
Mère: Ok, j'ai remarqué tu avais les même vêtements qu'hier.
Moi: Oui, euhh c'est parce que je n'ai pas d'autres vêtements. Si vous voulez, on pourra retourner chez nous pour aller en chercher qui appartenaient à ma mère?
Mère: Oui, ça serait une bonne idée, mais si tu veux, on ira t'en acheter aussi des nouveaux. Pour aujourd'hui je vais redemander à Bill de te rapprêter d'autre linge.
Moi: Ok. Merci.

2 minutes plus tard

Mère: Voilà, ceux que tu portes présentement, tu peux les mettre dans le panier de linge sale qu'il y a derrière ta porte de chambre.
Moi: Ok merci.
Gordon: Bon je vais y aller. Salut et bonne journée.
Mère et moi: Oui bonne journée à toi aussi.

Après avoir dit salut à Gordon, je file me changer. C'est à peine croyable les vêtements de Bill sont trop grands pour moi, c'est pourquoi je remets la ceinture d'hier sinon je vais perdre les pantalons. Je remonte en haut et j'attends les garçons.

Moi: Ah, les voilà.
Tom: Tiens Lauren, je t'ai amené un chandail, tu auras peut-être froid aujourd'hui.
Bill: En tout cas, tu es jolie dans mes vêtements.
Moi: Je... euhh... merci beaucoup. (Je rougies)

Je mets le chandail à Tom et je suis les garçons jusqu'à l'école. Arrivée là-bas, Bill et Tom vont rejoindre deux filles qui sont apparemment leur petite-amie. Quand je monte les marches de l'escalier principal, la fille avec Tom me dit :

Fille 1: On dirait une poule déplumée, la vache!!!
Fille 2: Ah tu trouves, moi je trouve qu'elle ressemble trait pour trait à un épouvantail.
Fille 1: Peut importe, elle est laide à mourir!!!
Fille 2: Ouin les gars, vous avez bien choisi l'épouvantail, elle fait peur et en plus... (Elle me regarde, elle a vu que je portais les vêtements de mes frère, mais elle a l'air de l'ignorer.) Elle pense nous voler Bill et Tom en s'habillant comme eux!!! La garce!!!!
Fille 1: Salope!!! Me dit-elle en me giflant.

La gifle m'a fait tournée la tête, mais j'ai vu pire. Je refais face à la fille qui a l'air surprise que je ne dise rien ou que je n'essaye pas de la buter!!! Une larme coule sur ma joue, je me retourne et rentre dans l'école. Je vais me poser sur un banc non loin de l'entrée. Je me recroqueville et commence à pleurer abondamment. J'entends mes frères se chicaner avec les filles et leur dire qu'entre eux tout est fini. Peu de temps, ils sont à mes côtés.

Bill: On est désolé. On ne croyait pas que...
Moi: Suis-je si laide que ça?
Tom: Nooonnn!!! Pourquoi dis-tu ça?
Moi: Parce que à part vous personne ne m'a affirmé le contraire.
Bill: Ces filles ne te connaissent pas!
Moi:Et mon père...
Bill: Est un salop!!! Nous, on ne te laissera pas tomber. Viens, on va aller en cours. On demandera au professeur si tu peux t'asseoir à notre table.
Moi: D'accord, c'est gentil.
Bill:Ça fait plaisir. Bon on y va?

Je suis les garçons au troisième étage et on va en classe. On rencontre alors le professeur.

Professeur: Déjà! De votre part, ça me surprend! Ah, qui est cette jeune fille? Une nouvelle conquête Tom?
Tom: Non, c'est notre nouvelle s½ur.
Professeur: Ne dis dont pas des niaiseries! Je la reconnais, elle est passée à la télévision et son père...
Bill: Oui, on sait tout ça! Mais c'est vrai, c'est bien notre nouvelle s½ur. Maman lui a proposée de faire partie de la famille il y a deux jours et elle a accepté. Elles ont signées les formulaires d'adoption hier. Écoute, on aimerait savoir si elle pouvait se mettre avec nous?
Professeur: Oui bien sur, mais dites-moi son nom afin que je puisse le mettre sur le plan de classe.
Tom: Ce n'est pas encore fixée. Elles vont le signer ce soir, mais pour l'instant, mettez Lauren Kaulitz.
Professeur: D'accord. Bon, moi je m'appelle Sébastien et je suis le professeur de Mathématiques.
Moi: Enchantée monsieur. Contente de vous connaître.
Sébastien: Bill et Tom se feront, j'en suis sûr, un plaisir de vous faire un condensé de ce que l'on a appris depuis le début de l'année. N'est-ce pas les garçons?
Bill: Oui bien sûr.
Professeur: Bon, moi je vais me chercher un café au Tim Horton, je suis de retour d'en environ 20 minutes. Salut les jeunes.
Nous tous: Salut monsieur.

On se dirige vers la table du fond et je m'asseye sur la chaise du milieu. Mes deux frères se placent de chaque côté de moi. Pendant quinze minutes ils m'expliquent la matière vue en classe.

Moi: Il n'y a que ça?
Bill: C'est parce que l'on a jusqu'à date eu trois cours.
Moi: Ah d'accord. Vous savez ce que l'on va apprendre aujourd'hui?
Tom: Oui, aujourd'hui ce sont les divisées.
Moi: Ok...

Je sens un silence gênant s'installer donc :

Moi: Je voulais vous dire que je suis désolée pour vous.
Bill: À propos?
Moi:N'essayez pas, je vous ai entendus tout à l'heure vous disputer avec les filles. Je suis triste pour vous, vous deviez les aimer!
Bill:Oui, moi c'était une relation qui a duré deux mois au moins.
Tom: Mais quand on a entendu la manière dont elles t'ont parlée, on ne l'a pas pris. Elles sont connes au fond. Elles ne nous avaient jamais montré cet aspect d'elles. Elles t'ont jugée avant de te connaître.
Bill: Moi ce qu'il me fait le plus de peine ce ne sont pas elles ou le fait que l'on ne soit plus avec elles, parce que si elles se permettent de parler de cette façon à ma s½ur c'est qu'elle ne mérite pas mon attention et je ne serai pas triste pour quelqu'un comme ça. Moi ce qu'il me fait le plus de peine, c'est de te voir dans cette état.
Moi: Quel état?
Tom: Arrêtes Lauren. On ne peut peut-être pas tout comprendre ce qu'il t'es arrivé, mais Bill et moi, on trouve que tu es une fille formidable parce que tu pourrais haïr toutes les personnes et tu aurais toute les raisons du monde et pourtant tu acceptes que l'on s'approche de toi quand même et on trouve ça géniale. Bien que l'on ne te connaisse que depuis peu de temps, on sait parfaitement que tu ne méritais pas ça. Ce n'est pas de ta faute si tu es comme ça.
Moi:Laide? Dis-je en pleurant.
Bill: Ne dis pas ça, tu n'es pas laide. Ce sont seulement les plaies des coups que tu as reçus. Tu vas redevenir belle, on le sait ça et c'est ça le plus important.
Moi:Je ne sais pas comment je suis, cela fait trois ans que je ne me suis pas vue. Et si j'étais défigurée pour le restant de mes jours à cause des coups?
Tom: On s'en fout ça. Tu es notre petite-s½ur et on t'aimera même si tu n'es pas belle, ce qui me surprendrait en passant. Si les autres n'acceptent pas le fait que l'on soit avec toi, qu'ils s'en aillent, on n'a pas besoin d'eux, me dit-il en me berçant.
Moi: Merci, dis-je en souriant.
Bill: Pour quoi?
Moi: Personne ne m'avait jamais dit ça à part ma mère bien sûr.

# Posted on Friday, 19 October 2007 at 11:29 AM

Edited on Monday, 01 June 2009 at 2:03 PM