Chapitre 45

Chapitre 45
Je reste collé conter Tom en continuant de le bercer quand la porte s'ouvre sur Lauren. Ton ne bouge pas, mais Lauren le regard drôlement car elle ne sait pas ce qu'il se passe. Elle me chuchote pour ne pas que Tom puisse entendre :

Lauren : Tu m'expliqueras plus tard quand je reviendrai, j'ai un rendez-vous, je reviens dans deux heures tout au plus.

Je hoche la tête pour qu'elle comprenne que je l'ai très bien entendu. Elle ferme lentement la porte et avant que celle-ci ne soit complètement clôturée, elle me lance un sourire compatissant.

Ellipse temporelle :

Lauren est partie depuis presque deux heures trente et je commence sérieusement à m'inquiéter, même si je sais que lorsqu'on est dans une grande ville comme New York, à cause des transports et du reste, il arrive souvent que cela prenne plus de temps que prévu, mais comme je suis son grand frère, je ne veux surtout pas qu'il lui arrive quelque chose... Tom aussi se demande où elle est. Si elle n'arrive pas très bientôt, il va péter un plomb je crois bien. D'ailleurs Georg et Gustav sont avec lui depuis qu'il a commencé à faire les cents pas, ils essaient de le calmer mais quand Tom est comme ça, c'est dur de le faire changer de comportement!!!

D'où je suis, j'entends très bien la porte d'entrée qui claque. Je sursaute violement et d'un pas précipité, je cours jusqu'à la porte. Lauren est là, elle se tient debout devant moi. Elle semble surprise.


Lauren : Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?
Bill : QU'EST-CE QU'IL Y A? QU'EST-CE QU'IL Y A? TU T'INTÉRESSE ENFIN À NOUS. MERDE LAUREN, ÇA FAIT UNE HEURE QUE L'ON T'ATTEND. OÙ ÉTAIS-TU? TOM EST À L'ÉTAGE ET IL N'ARRÊTE PAS DE S'EN FAIRE POUR TOI DEPUIS AU MOINS QUARANTE-CINQ MINUTES!!!...ET MOI AUSSI, J'ÉTAIS INQUIET POUR TOI. TU NE TE RENDS PAS COMPTE DE CE QUE TU AS FAIT. J'AI EU PEUR BON SANG, EN UNE HEURE J'AI EU LE TEMPS DE ME FAIRE TOUS LES SCÉNARIOS DANS MA TÊTE, TOUS SANS EXCEPTION. JE TE CROYAIS PERDUE, MORTE, KIDNAPPÉE OU PIRE RETROUVÉE PAR DES MALFRATS!!!

Sans un mot de plus, je tourne les talons. Je dois vraiment me calmer, mais vraiment. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris de lui parler de la sorte et maintenant que c'est sorti, je regrette amèrement ces paroles. Je suis vraiment égoïste et je m'en rends compte parce que s'il y a bien une personne qui se préoccupe de nous à part nos parents et David, c'est bien elle. Elle nous a déjà sauvées la vie et on dirait qu'en l'espace d'un instant, j'ai oublié cela. Lauren ne nous aurait jamais fait ça, je ne sais même pas comment j'ai pu en avoir seulement la pensée. Je dois me vider l'esprit, repensé à ce que je dis. Pauvre elle, je l'ai laissée planter là, dans l'entrée, elle était complètement abasourdi, elle ne pensait sans doute pas que je lui parlerais de cette manière. Comment j'ai pu être aussi agressif, comment? En tout cas, je dois me retrouver seul pour faire le point, après, il faudra bien que j'aille m'excuser et que j'assume mes actes. Je n'avais aucun droit sur elle. Pourquoi moi je lui ai parlé sur ce ton, elle, elle ne me l'aurait jamais fait, ni à moi, ni à quiconque. Elle respecte bien trop tout le monde pour ça. Lauren dévoue pour moi un très grand respect, mais maintenant, qu'est-ce qu'elle va penser de moi? Je me sens soudainement pas à la hauteur de l'amour de Lauren, je ne la mérite pas j'en suis sûre.
Je m'enferme dans ma chambre en essayant tant que possible de ne pas claque la porte quoique cela soit dur pour moi en ce moment. J'entre et pousse un long soupir de soulagement. En bas, il doit régner une tension monstre et ça, tout simplement à cause de moi. C'est alors que je me rends compte que la bombe à retardement à finalement exploser et elle a explosé en plein dans la face de celle que je ne voulais surtout pas. Je saute sur le lit et m'étends, je mets mes mains derrière ma tête et ferme les yeux ; une irrésistible envie de m'évader d'ici seulement pour quelques minutes. Alors que je commençais à m'endormir, j'entends quelqu'un frapper à ma porte, mais celui-ci n'entre toutefois pas, je devine alors que ça doit être soit Lauren puisqu'Hélia et Andréas sont partis depuis une demi-heure faire l'épicerie. Je prends un grand soupir et appréhende sauvagement ce qu'il va se passer quand ma s½ur va franchir le seuil de cette porte, qui, maintenant, me sépare du reste du monde et me protège en quelque sorte de ma stupidité. Je finis tout de même par lui parler.


Bill : Tu peux entrer.

La porte s'ouvre lentement dans un grincement. Lauren passe sa tête dans l'entrebâillement et je vois qu'elle fait une tête d'enterrement. Comment ai-je pu lui faire ça, à elle surtout, comment?
Je lui souris pour l'encourager à avancer plus et à entrer. Elle ouvre finalement complètement la porte et la referme tout de suite après comme ça, ce qui se passera dans cette chambre restera dans cette chambre. Elle vient s'étendre à côté de moi et se tourne sur le côté pour mieux me voir. Elle me parle et sans que je ne me sois préparé à ça, elle commence à pleurer. Elle se confond en excuse, elle fait tout ce que je ne voulais pas. Elle me dit que c'est de sa faute si je me suis fâché, si je lui ai crié dessus, elle pleure et implore mon pardon. Je me sens extrêmement mal dans ma peau parce que je sais qu'elle le fait parce qu'elle a eu peur de moi. Quelque part en elle, elle doit me confondre avec son père, parce que sinon, elle n'aurait pas resté là à ne rien dire et à m'écouter débiter, elle aurait essayé de se défendre, de dire qu'elle n'avait aucun compte à rendre personne comme une adolescente normale, mais depuis le début je me dis que Lauren n'est pas normal et qu'elle ne le sera sans doute jamais. Je savais et je sais que Lauren est fragile d'un côté, elle est comme une enfant qui se fait disputer et c'est comme ça qu'elle agit en ce moment. Elle se replie sur elle comme elle se repliait devant son père. Elle le fait parce que c'est devenu une habitude, parce que pendant de nombreuses années, elle a agit comme ça. Elle ne sait plus vraiment distinguer du vrai du faux et je m'en veux tellement.
Elle est à côté de moi et elle continue de pleurer en se rabaissant. Je la regarde un moment et j'aperçois qu'elle s'est recroquevillée sur elle-même en position f½tal. Elle a ses mains sur son visage comme si elle avait peur de moi ou plutôt, de comment je vais réagir. Elle a peur que la même scène de tantôt ne se reproduise et moi qui m'était juré de ne jamais lui faire mal, c'est moi qui, depuis qu'elle est sortie de sa prison de verre, lui lance la première pierre. C'est moi, Bill Kaulitz, ancien petit-ami et nouveau frère. Quand j'essaie de m'approcher d'elle pour m'excuser de mon comportement, instinctivement, elle ramène ses pieds contre elle et essaie de rentrer dans le mur, le plus loin possible. C'est effrayant maintenant à quel point je me rends compte que finalement Lauren est véritablement un enfant. Elle n'a jamais grandi, c'est comme une petite fille dans le corps d'un grande. Je ne sais pas comment interpréter la scène qui se déroule sous mes yeux. Je me compte que même si je ne l'ai pas frappé, pour elle, ça l'est tout comme. Pour elle, ça reviens au même que ça soit physique ou non, ça lui a touché le c½ur, le point le plus sensible chez eux et je l'ai touché comme je toucherais n'importe qu'elle homme qui essaierait de ma la voler et qui voudrait lui faire du mal. Je n'en reviens pas...


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Hier, j'avais commencé à écrire la suite, mais comme je n'avais pas beaucoup de temps et que je voulais quand même que vous puissiez la lire si ça vous tentais, je l'avais mise en ligne...aujourd'hui, j'avais un peu de temps à tuer, alors j'en ai profiter pour vous mettre la suite qui vient tout de suite après...alors voilà.

Bonne lecture...


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Plusieurs fois, j'essaie de m'approcher d'elle, mais à chaque elle se recule tout le temps. Bientôt, elle est complètement contre le mur, il n'y a plus aucune issue et je me rends compte qu'en ce moment elle agit comme une bête sauvage qui est traquée. Elle ne peut aller nulle part car je lui bouche la route. Cette vision me lève d'autant plus le c½ur. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais sans hésiter pour ne pas la voir pleurer. Pour que revoir sur son visage autre chose que ces larmes qui n'arrêtent pas de me poignarder tout droit au c½ur. Aujourd'hui, en cette heure, en ce moment, je ne suis plus Bill Kaulitz, mais n'importe quel homme sans empathie, vidé de toute joie de vivre, je suis devenu n'importe lequel d'entre eux pour elle, j'en suis sûre. La bêtise humaine quand elle me prend...pourtant je sais qu'elle est plus forte que moi et à chaque fois je me laisse prendre dans le jeu, je ne peux y croire. Quand viendra le jour où je saurai véritablement réfléchir avant de poser des actes, quand arrivera-t-il?
Je ne sais plus quoi faire, ce froid, ce malaise, c'est moi qui l'ait crée et pourtant je ne sais pas comment le dissiper. Impuissant, moi? Oui, tout à fait. Quand j'essaie de faire quelque chose pour elle, et vers, je ne le fait pas bien, ou peut-être que si, mais j'oublie qui est véritablement Lauren et j'agis comme j'agirais avec n'importe qu'elle adolescente en pleurs. J'oublie et là est plus grand défaut. J'oublie qui elle est, qui je suis, j'oublie même le monde qui nous entoure parce qu'en fait, je n'existe plus vraiment, plus après ça. Me pardonnera-t-elle un jour? J'essaie de me convaincre que oui, que s'il y a bien quelqu'un qui peut pardonner ici, c'est bien elle, mais en mon fort intérieur, j'en doute sérieusement. Qu'arriverait-il si elle ne le faisait pas? Je serai probablement détruit et même si elle m'excusait, son regard changera sûrement. Les quelques jours que nous avons vécus ensemble, beaux et remplis d'amour, deviendront-ils un simple souvenir, ou pire encore, seront-ils réduits au simple mirage? Si un jour on m'aurait dit que je ferai mal à une fille, j'aurai probablement ri, mais là, pour tout de suite, je ne la ri pas!
Je sors de ma chambre, je suis tourmenté par mon propre fantôme. Je laisse Lauren là, toujours sur mon lit, elle pleure encore lorsque la se ferme derrière elle. Dehors, le couloir est silencieux. C'est un très grand appartement, enfant je l'aimais parce qu'il était spacieux, mais maintenant il me semble trop grand, beaucoup trop grand. J'aurais besoin de quelqu'un en ce moment pour venir me parler, et me dire que ce que j'ai fait n'était pas correcte, quelqu'un qui pourrait m'aider à voir plus clair dans mon comportement, quelqu'un qui saurait me soutenir et me dire qu'elle saura passer par-dessus parce qu'elle m'aime, parce qu'elle tient énormément à moi, mais, tout de suite, dans cette appartement immense aussi bien en longueur qu'en largeur, je me sens seul. J'entends certes les autres parler à l'étage inférieur, mais je suis dans ma bulle, je suis prisonnier de ce sentiment, j'ai l'impression que j'ai froid, un vide total dans mon être. Et si je me sentais comme ça pour le reste de ma vie? J'ai peur, très peur, je suis à la limite d'être terrorisé, cette éventualité m'effraie.
Alors que je suis encore planté dans le couloir avec en bruit de fond, les sanglots de Lauren, Gustav agite sa main. J'étais parti sans doute trop loin d'ici pour avoir aperçu mon ami monté.
Dans son regard, je vois de l'incompréhension. Il scrute le mes pupilles comme si elles pouvaient parler à ma place et dire les réponses à ses questions silencieuses. Je vois sur ses yeux, des perles, il a pleuré je crois, en tout cas, c'est l'impression qu'il me donne. Tout autant que moi, il m'a entendu parler fort conter Lauren, il a sûrement dû être choqué par la manière dont j'ai réagi. Jamais, depuis que l'on se connait, il ne m'a vu comme ça, même avec mon frère, parce que oui, l'amour fraternel n'empêche en rien les disputes. Jamais, au grand jamais, je n'ai fait ça, je ne me reconnais plus, aidez-moi!!!
Gustav me prends par les épaules tout en me brassant d'avant en arrière en me disant tout bas :


Gustav : Bill? Est-ce que tu as perdu la tête? Qu'est-ce qui t'a pris de parler comme ça à Lauren. Elle était en retard, oui. On était inquiet, c'est certain, mais ça ne faisait qu'une heure. Tu ne crois pas que tu la surprotège? Ce n'est pas comme ça qu'elle va apprendre à vivre dans le vrai monde. Tu l'étouffes à force. Bill, je sais que tu veux la protéger, mais ça veut aussi dire lui apprendre à faire attention, mais si tu l'enfermes comme ça, comment elle se débrouillera quand nous auront repris les concerts, quand les tournées commenceront? Bill, en tant que grand frère, tu te dois de la préparer. Je sais que tu regrette, ça se voit. Tu as une mine à faire peur mon vieux, mais tu dois te reprendre. C'était une erreur, même en connaissant très peu Lauren, je sais qu'elle comprendra. Arrête de te blâmer, arrête tout de suite parce que tu te fais du mal. Il y a déjà Lauren qui ne va pas très bien, ne t'y mets pas aussi. Ce n'était qu'une simple erreur, ça arrive à tout le monde. Imagine-toi si le monde arrêtait de tourner à chaque fois que quelqu'un ferait une niaiserie, le monde serait figer dans le temps. Reprends sur toi, c'est le temps.
Bill : Mais Gustav, je lui ai fait mal. Je ne sais plus quoi faire.
Gustav : Commence par retourner dans cette chambre. Essaie de te faire pardonner.
Bill : Mais j'ai essayé, mais elle se replie sur elle-même.
Gustav : Bill, tu connais ses problèmes, tu sais que c'est normal qu'elle réagisse comme ça. Prends ton mal en patience, quand elle verra que tu es toujours là, que tu tiens fermement à lui parler, elle se rendra compte que tu l'aimes vraiment. Fait un effort, s'il vous plaît...essaie...

Je ne sais pas quoi rajouter de plus. Je me retire, tourne les talons et entre de nouveau dans ma chambre. Lauren n'est plus sur le lit, mais de l'autre côté de la chambre, dans un coin. Elle n'arrête pas de balancer d'avant en arrière, et malgré qu'elle se soit mis une couverture sur la tête et que je l'entende murmurer des paroles incompréhensibles pour moi, je sais qu'elle s'est un peu calmée. Petit à petit, les murmures que j'entendais auparavant me sont plus distincts, en fait elle est entrain de se chanter une chanson comme un enfant. Je ne comprends pas les paroles ou du moins que quelques-unes. L'anglais n'étant pas mon point fort, comment saurais-je parler le français, langue qui m'est inconnue même si mes nombreux voyages dans les pays francophones, tel la France m'ont immergé dans cette langue très différente de la mienne. Pourtant, je n'ai pas besoin de comprendre ce qu'elle chante pour savoir que c'est triste à s'en déchirer le c½ur... à travers ses bribes qui me parviennent, je crois avoir compris une des nombreuses phrases du refrain...

Ne t'en fais pas je sais qu'il t'aime aussi

Cette phrase, bien qu'elle soit la seule que je comprenne que je sois sûre de sa bonne interprétation, me fait énormément mal au c½ur...un coup de poignard qui ne va plus au c½ur, mais à mon âme. Ma petite s½ur est là, caché sous la couverture, à l'abri des regards, coupée du reste du monde, elle essaie de se convaincre que je l'aime encore...comme si j'aurais pu un jour la détester ou la renier...

Point de vue de Lauren :

Si j'avais su qu'il prendrait mon retard comme ça, je ne serais pas restée plus longtemps pour en apprendre d'avantage sur le passé fastueux de mon père, je serais directement rentrée à la maison.
Bill vient de quitter la chambre, à travers mes pleurs, j'entends la voix de Gustav de l'autre côté de cette porte, j'entends celle aussi de Bill, je sais qu'il ne va pas bien et moi non d'ailleurs.
Je ne me sens pas bien sur ce lit, j'ai l'impression que bientôt je vais tomber dans un précipice entre le lit et le mur, alors je prends la couverture sous moi et me dirige vers l'extrémité de la chambre dans un autre coin, là, je jette la couverture sur moi, je me fais une sorte de cabane comme je m'amusais à faire lorsque j'avais 8 ans et après, lorsque mon père venait de me battre et que j'avais des plaies ouvertes et pleines de sang et que je voulais fuir son regard. La couverture à changer d'utilité à travers le temps, elle ne me sert pas juste à me réchauffer comme le commun des mortels, elle me permet de me renfermer sur moi et d'ériger une séparation entre le monde cruel qui m'entoure et mon corps frêle et dépendant encore des soins des autres. Sans que je ne m'en aperçoive vraiment, je commence ce mouvement balancier que je sais si bien faire à force de l'avoir fait. Lentement, dans un murmure, je commence à chanter la même chanson que je chantais lorsque je vivais encore avec lui. Dans ma tête, tout est changé, certes, mais tout à rester pareille aussi, que ce soit mon père ou que ce soit une autre qui me fasse mal, ça reste la même affaire, on m'a trahi...et Bill aussi m'a trahi. Je lui ai fait confiance, je lui ai tout confié, tout dit, rien caché, je me suis mise à nu devant lui plus que devant quiconque d'autre...et voilà ce qui m'arrive...alors pour me convaincre encore que l'amour ne sert pas comme ça, qu'il vit encore pour moi et pour mon salut, je chante, je chante pour m'évader, pour oublier, pour me fondre dans la masse...mais surtout pour fuir...Oui je sais, je suis lâche, mais je ne me sens pas la force de me battre encore...pas pour l'instant du moins. Alors je cris tout ce que j'ai à crier...je cris dans ma tête et je murmure dans la réalité pour que personne ne me voit tel que je suis...


Endors-toi petite j'te jure
Demain tout ira mieux bien sûr
Oublis ces paroles
Oublis ces gestes qui t'ont... Tant fait souffrir
Endors-toi ma belle je sais
Le provoquer, c'est pas c'que tu voulais
Je sais tu l'aimes, tu n'a pas fais exprès

Encore une nuit
Où tu es seule, accroupie dans ton lit
Où tu as mal, et tu n'as rien compris
Ne t'en fais pas, je sais qu'il t'aime aussi


J'entends quelqu'un entrer dans la pièce, mais je m'en fou parce que pour l'instant, il n'y a que moi qui compte, et même si je chantais fort, qui comprendrait vraiment ce que je chante, qui, dans cette maison parle français...personne à part le cuisinier, mais il est parti ce matin parce que sa mère est morte du cancer hier et qu'il se doit d'être là pour les préparatifs des funérailles. Même si je sens une présence familière dans la pièce et même si je sais qui est là, je ne m'arrête pas, car il faudra bien un jour que je reconnaisse mes tords et un jour, je sais que tout ira mieux...bien sûr, mais ce jour n'est pas encore arrivé. Alors je continue et je ne m'arrête pas parce que je ne veux pas...non, je ne veux pas.

Pourquoi c'est toi
Qui finis toujours dans ses bras
À supplier de pardonner
Des gestes que t'as jamais posés
Je sais, un jour, tu lui pardonn'ras à ton tour
D'avoir cru que c'était d'l'amour
D'avoir volé l'enfance que t'a toujours désirée

Assis tout seul dans le salon
Ton père marmonne ses illusions
Il se fait croire qu'il a raison
Qu'il n'a pas vu les bleus sur ton front
Pourtant il a si mal
Pourquoi est-ce si normal
De tant vouloir t'aimer
Sans cesser de t'faire pleurer

Pourquoi c'est toi
Qui finis toujours dans ses bras
À supplier de pardonner
Des gestes que t'as jamais posés
Je sais, un jour, tu lui pardonn'ras à ton tour
D'avoir cru que c'était d'l'amour
D'avoir volé l'enfance que t'as toujours désirée

Encore une nuit
Où tu est seule, accroupie dans ton lit
Où tu as mal, et tu n'as rien compris
Ne t'en fais pas, je sais qu'il t'aime aussi

Pourquoi c'est toi
Qui finis toujours dans ses bras
À supplier de pardonner
Des gestes que t'a jamais posés
Je sais, un jour, tu lui pardonn'ras à ton tour
D'avoir cru que c'était d'l'amour
D'avoir volé l'enfance que t'as toujours désirée


Point de vue de Bill :

Ce qu'elle chante est magnifique sans doute...j'aimerais tellement comprendre ce qu'elle dit et ce qui se passe surtout dans sa tête. Maintenant, je maudis tous les diables de l'enfer de ne pas avoir fait plus attention en classe. Il faut que je n'ai jamais été un élève modèle, bien que je passe avec une bonne note tout de même dans cette matière, j'aimerais en ce moment en savoir plus sur cette langue...j'aimerais comprendre tout simplement, est-ce trop demandé? Probablement.

Comme me l'a conseillé Gustav, je suis resté avec Lauren toute la journée, je ne suis même pas sorti de ma chambre pour aller manger, c'est Georg qui est venu m'apporter mon repas sur un plateau. Il est revenu par la suite pour amener celui de Lauren, mais elle ne l'a pas touché et on est au milieu de l'après-midi. Lauren a arrêté de chanter depuis presque bientôt trois heures, mais pourtant, elle n'a toujours pas changé de position...et moi non plus d'ailleurs. La Persévérance...elle n'a jamais été mon point fort, à moins que ce ne soit en musique, alors là, je fais de mon mieux, je pratique souvent et beaucoup même si je m'en lasse de toutes ses heures passées à répéter tout le temps la même affaire pour une note parfaite, pour un passage à améliorer...je n'ai jamais été patient, j'ai toujours tout voulu et tout de suite, mais avec Lauren, je sais qu'aller trop vite, c'est comme me jeter dans la gueule du loup, ça ne rapportera rien, ça va même empirer les choses. Je dois faire attention à ce que je fais. Je veux qu'elle sache que je regrette, mais cette situation peut durer éternellement, et alors, aurais-je la force de continuer dans cette ambiance? Je ne sais pas, mais pour Lauren, je ferais tout, même me couper les ailes, je veux qu'elle puisse me refaire confiance comme elle l'a déjà fait. Je sais que ça prendre sans doute beaucoup de temps, mais pour réparer mes erreurs, je dois faire quelque chose et avec Lauren, je ne sais pas toujours quoi faire parce que je n'ai jamais été confronté à ce genre de situation auparavant.
Au cours de l'après-midi, Hélia, Andréas et Tom sont venus pour voir comment ça allait, si la situation s'améliorait, mais à chaque fois, je leur répétais la même chose. Point positif là-dedans, rien ne s'est dégradé, mais ça me tue d'avoir le silence comme seul compagnie. Lauren reste muette depuis trop longtemps à mon goût, et encore une fois, je jette tous les blâmes de la terre sur la stupidité des hommes, et par la même occasion, par mon manque de tact.
Je me dis en mon fort intérieur que si un jour, elle ne réussi pas à me pardonne, qu'il faudra bien me tuer, car sans elle, je ne suis plus moi. Bien sûr il y a mon frère, mon groupe et mes amis, mais comme il est étrange d'avancer dans la vie quand même une infime parcelle de toi reste accrochée au passé...et si je ne m'en remettrais pas, continuerais-je vivre? Et si oui, comment? Comme un fantôme, à l'image d'un vampire qui aspire la vie des autres pour pouvoir survivre, ou tout simplement comme un mort-vivant qui n'a plus rien à espérer de la vie parce que la vie la trahi maintes et maintes fois? Sans elle, je marcherai comme condamné qui s'en va sur l'échafaud, ou comme un malheureux qui s'emprisonne dans sa tête ou peut-être deviendrais-je un de ces nombreux misérables riches qui à force d'avoir fait des faux pas sont tombés en entier dans un gouffre. Je redoute le point de non retour car j'ai peur de franchir cette ligne qui me sépare de l'espoir pour finir dans l'abîme.
Les minutes passent et les heures aussi, il fait bientôt nuit à New York. Je regarde de là où je suis les nombreuses lumières de cette ville, les même qu'hier, mais maintenant tout est différent, tout. Du coin de l'½il, je jette un regard sur la couverture où se cache depuis environ 8 heures ma s½ur. Aucun mouvement ne parvient jusqu'à mes yeux...mais peut-être a-t-elle bougé et comme d'habitude, j'ai été aveugle.
Je me lève de mon lit car je sens la fatigue dans mes fesses et dans mes jambes. Lorsque je suis finalement debout, je me sens bien et j'en profite pour m'étirer tous les muscles possibles. Je marche un peu dans la chambre, je fais surtout des cercles, allant d'un côté pour enfin changer d'avis, et aller de l'autre sens. Par moment, je me plante devant les fenêtres pour regarder la beauté de la ville, mais pourtant je ne suis pas capable d'apprécier ce paysage et ce moment, je suis bien trop préoccupé pour simplement avoir l'idée de penser à autre chose.
J'entends quelqu'un frapper à la porte et la personne entre. Je me retourne et j'aperçois Gustav qui vient s'assurer que tout va bien. Il entre doucement dans la chambre et vient près de moi, il pose une main sur mon épaule gauche.


Gustav : Ne t'en fais pas Bill, laisse-lui encore un peu de temps.
Bill : Oui, mais combien au juste. Depuis la dernière fois que tu m'as parlé aujourd'hui, rien n'a avancé.
Gustav : Tu as essayé de l'aborder?
Bill : Non, je me disais que si elle voulait vraiment me parler, elle le ferait, mais elle ne réagit pas depuis de longues. Elle est dans la même position depuis que je suis rentré ici. Rien n'a changé!
Gustav : Tu peux essayer, là, non? En plus, je suis avec toi.

Je m'avance doucement vers cette forme aux contours indistincts. Je me mets en petit bonhomme et quand je parle à Lauren, celle-ci lâche une sorte grognement qui me fait sursauter. Ce son me fait peur, mais je prends mon courage à deux mains et refais une nouvelle tentative. Lauren ne me réponds pas, mais elle ne grogne pas non plus.

Je lui parle comme ça pendant proche de deux heures. Je lui parle d'une voix douce. J'attends une réponse de sa part depuis le début, mais celle-ci en fait que m'écouter et parfois pour me répondre, je la vois hocher de la tête en dessous des couvertures.
De longues s'écoulent encore et je commence vraiment à désespérer, quoi faire? Quoi faire? C'est la seule et unique question qui me vient en tête, mais à chaque fois que je me la pose, je ne trouve pas de réponse. Bientôt, c'est la nuit avancée et je commence vraiment à m'endormir, mais je ne sais pas si c'est une bonne idée de dormir, je devrais peut-être continuer de tenter le coup, mais combien de temps faudra-t-il que j'attende pour elle? Finalement, beaucoup trop fatiguer, je finis par m'endormir sur le sol à côté de Lauren, je voulais impérativement rester à ses côtés...
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# Posté le jeudi 28 août 2008 17:53
Modifié le vendredi 19 septembre 2008 10:01

Chapitre 46

Chapitre 46
Le lendemain matin :
Point de vue de Lauren :


Je ne sais pas à quelle heure je me suis endormie hier et je ne sais pas plus quelle heure il est maintenant, tout ce que je sais, c'est que je me sens mal dans ma peau...Bill a essayé de me parler hier, mais je lui refusais tout le temps un mot de ma part. J'ai l'impression que depuis qu'il m'a crié dessus, ce qu'il a dit par après n'avait pas vraiment d'importance puisqu'il l'a fait parce que Gustav lui avait suggéré d'essayer.
L'amour? Je n'y crois plus depuis hier, depuis que même mon ange me tombe dessus. Je ne sais pas si un jour, mon c½ur battra de nouveau pour quelqu'un, mais ce que je sais pour l'instant, c'est qu'il n'a plus envie de battre du tout...enfin de compte, pendant toutes ces années de résistance, aujourd'hui je signerai la capitulation. Qui aurait cru que Lauren Lloyd serait déchue à l'âge de 17 ans? J'aurai espéré le contraire, mais la force me manque...elle manque affreusement et Bill ne m'a pas aidé, il m'a plutôt fait couler au fond de ce trou...

Aujourd'hui, 5 septembre 2006, j'enterrerai la hache de guerre, ainsi le monde se portera sûrement mieux. Ainsi, se finira ma vie...ainsi je vais...ailleurs...

Je soulève la couverture et la jette sur mes épaules. Je me lève debout, dehors, il fait nuit...comme bien des nuits, je ne dormirai sûrement pas, mais celle-ci est particulière, car elle sera la dernière que je vivrai ici.
D'un pas lent, je marche sur le sol feutré enroulée de la couverture. Celle-ci traine sur le sol, mais je m'en fiche un peu...j'ouvre la porte, mais avant de sortir, je ne peux m'empêcher de jeter un regard circulaire à la pièce. Je remarque Bill qui est endormi sur le sol, je ne savais pas qu'il était là, mais finalement avec le mal qui me ronge, cela ne change rien au fait qu'il m'a blessé...je savais que je n'étais pas très aimée du monde en général, on me prend sûrement pour la complice de mon père et on voit rarement en moi une victime, mais je ne pensais pas qu'il en ferait autant! Même si Bill me déteste, je sais que mes autres amis et Tom m'aiment, mais ce n'est pas avec de l'amour que l'on sauve son âme...c'est avec sa paix intérieur, mais voilà, maintenant elle est entrain d'être incendiée, alors comment calmer le jeu sans avoir recours à des moyens draconiens? Je sais que la vie est dure, toute ma vie j'en ai eu des preuves, toute ma vie j'ai eu des défis à relever, mais finalement, rien ne m'a sauvé parce que finalement, il n'y a plus rien à espérer de moi!
Je referme la porte derrière moi avec un calme extrêmement gênant tant il n'est pas naturel pour une personne qui vit seulement un peu... Je ne me vois pas continuer de cette manière toute ma vie, non je ne me vois pas. Je ressers la couverture autour de moi et me dirige vers les escaliers. De là, je monte lentement, mais sûrement sur le toit de l'immeuble. Les étoiles offrent un beau spectacle ainsi que la lune qui semble s'être joint à cette festivité...au moins une dernière belle nuit que pour moi m'attendra.

Sur les toits, il fait si froid...c'est bien connu, à New York, les nuits ne sont jamais chaudes... J'entends les bruits de la cité qui grondent sous mes pieds à plusieurs dizaines de mètres de moi, mais ici, de là où je suis, tout est calme. Je pense à toi Bill, à moi et à nous, mais je tais ton nom parce que tu ne veux sûrement plus l'entendre de ma bouche...Je regarde ce gouffre, celui qui sépare le maintenant et le futur, je me sens attirée par lui, il m'appelle et m'implore à chaque secondes...le comprendras-tu un jour? J'ai mal, est-ce que tu le sais? J'ai mal dans mon être, je ne suis plus moi, mais l'ai-je déjà vraiment été ces quelques dernières années? Je me suis cachée tellement longtemps que je me demande si je me suis aujourd'hui retrouvée? Il y a une blessure qui s'ouvre dans mon c½ur, et ce ne sera pas parce que je tomberai, mais c'est à cause de ce qui me retient encore ici...Tu ne peux pas savoir à quel point, j'ai l'envie de crier pour que tu m'entendes, mais ne m'entendras-tu jamais? Je ne voulais pas que tout ce termine comme ça, ne t'ais-tu pas rendu compte que sous ma carapace et sous cet air de fille sûre, il y a toujours cette fillette du temps jadis qui se noie et qui se complait encore dans la douleur? Je ne voulais pas que tu m'abandonnes, non pas toi, mais maintenant que c'est fait, je veux sauter. Je le veux, pourtant il y a une partie de moi qui me tient encore en haut, une force, une présence que j'ignore...Dans mes yeux cette nuit, réside encore l'incompréhension des évènements...comment a-t-on pu en arriver là? J'ai pourtant tout fait pour sauver mon âme! Étrangement pour le mois de Septembre, de légers et si fins flocons de neiges tombent sur la ville. Si tu viens dans quelques instants, ne penses pas que tu réussiras à me retenir ici, parce que je me suis perdue dehors, je ne me reconnais pas à travers cette masse de gens, cette marée qui me fait peur, je suis encore et toujours farouche, à la limite du sauvage, ne l'as-tu pas vu? J'aimerais en finir tout de suite pour dire que je pourrais tout effacer et recommencer dans une autre vie, peut-être nous croiserons-nous plus tard, peut-être, mais pour l'instant, je ne veux plus te voir. Je vois les lumières de la ville partout sur cette grande étendue, si je fais un pas de plus, plus jamais tu ne me reverras, mais si je bats en retrait, cette nuit me hantera toujours, alors que faire? J'ai toujours tout le temps passé ta vie avant la mienne, mais est-ce le moment propice de penser une fois dans ma vie à moi? J'ignore si les cieux ouvriront les bras pour moi, peut-être est-ce que leurs lumières ne font que me berner, peut-être? Mais comment en être sûre? J'aimerais avoir le courage de regarder encore le monde, ce monde triste et cruel qui a fait de moi une bête de foire, j'aimerais tellement Bill. Je te dédie ma dernière pensée cher frère, car cette pensée, elle parle de nous, je me souviens de toi...et de moi. Ensemble dans la tristesse et dans la misère comme dans le bonheur et la charité. Je voudrais tellement de choses...qu'attendais-tu de moi? Je ne sais pas, mais en tout cas, je n'ai pas su l'accomplir. Bill? Je te pardonne! M'entends-tu Bill? Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir retenir ma conscience alors si tu veux, viens me tendre ta main...viens, parce que bientôt, il sera trop tard. Je voudrais tout recommencer à zéro...si tu es prêt. Des larmes coulent sur mes joues, mais elles sèchent bien vite à cause du froid qui règne sur ce toit. Bill? Est-ce toi que j'entends ouvrir la porte? Est-ce toi qui cours vers moi? T'appartient-elle cette voix qui me dit que tu te sacrifierais pour moi, pour que je continue de vivre. Est-ce vraiment toi? Je ne sais pas, je ne te vois pas, je ne perçois aucun signe de ta présence, mais pourtant j'ai entendu ta voix. Comment cela est-ce possible? Tu n'es pas là près de moi, alors où es-tu? Est-ce que je compte vraiment pour toi ou est-ce que tu t'es simplement joué de moi...comme les autres l'ont fait auparavant bien avant toi? Je voudrais savoir avant la dernière seconde, amis tu n'es toujours pas présent. Devrais-je comprendre que tu n'en as rien à faire de moi? Dois-je comprendre que tout ce que tu m'as dit et tout ce que tu as fait n'était que leurres pour toi? Tu ne m'aimes pas! Tu vois, j'aurai aimé pouvoir te voir en face seulement une dernière fois et ça, même si ça m'aurait fait mal. Ah! J'entends des pas sur le bitume du toit. Aurais-tu pensé à moi? Tu ne m'aurais donc pas oublié. Si je me retourne et que tu es là, que vais-je faire? Probablement la même chose...Allez je me retourne. Tu es là cher frère. Vois comment je me porte maintenant à cause de toi. Les cieux t'en voudront à tout jamais et l'enfer a pitié de moi. Qu'ai-je fait pour tomber aussi bas? La pluie coule sur moi, la neige s'est réchauffée et maintenant tout ce liquide dégouline sur tout mon être. J'ai froid et je tremble. J'ai toujours la couverture autour de moi. J'attends Bill. J'attends que tu dises ou que tu fasses quelque chose pour me retenir, mais rien ne viens. Devrais-je comprendre que tu es là seulement pour me regarder tomber plus bas dans l'abîme? Pourquoi ne fais-tu rien, tu me rends folle?! J'avais cru en toi...j'avais cru en nous, mais l'amour je ne connais pas, j'avais cru le comprendre, mais il m'a berné parce qu'en fin de compte, ai-je déjà vraiment été aimé? Si oui, alors sûrement pas par toi. Je ne te crois plus...


Lauren: Bill!!!!Tu me tues!!! TU ME TUES!!!
Bill: Lauren...ne sautes pas...ne sautes pas!!! Je t'en prie!
Lauren: Tu ne m'as jamais aimé...j'avais foi en toi, je t'aimais, le comprends-tu? JE T'AIMAIS!!!

Je me retourne sur le bord, je fais maintenant face au vide...je suis prête à faire le grand saut. Mon dernier d'ailleurs, mais le plus spectaculaire aussi. Celui que tout le monde ce souviendra.

Lauren: LLOYD!!!TU AS EU CE QUE TU VOULAIS...JE VIENS TE REJOINDRE MAMAN!!!

J'enlève la couverture et sans un regard derrière je saute dans le vide. Je chute à une vitesse impressionnante. En haut de moi, j'entends Bill qui crie...

Bill: LAUREN!!! LAUREN!!! NON!!! REVIENS LAUREN!!! J'ai besoin de toi, moi. Je suis tellement désolé... JE T'AIME AUSSI LAUREN...

Lorsque j'entends c'est trois mots pourtant si simple à écrire et si dure à dire, c'est comme si je prenais conscience que maintenant, c'est bien la fin, plus aucun retour en arrière n'est possible. Je vois bientôt le trottoir sous moi se rapprocher très vite. J'ai l'impression que je vois chaque imperfection de l'asphalte même dans le noir. Je reste en suspens...ou plutôt mon cerveau ne voit pas venir le carrelage du sol...mes yeux s'agrandissent et je laisse échapper un dernier cri, mais celui-ci est de frayeur...qu'ai-je fais pour en arriver là?

Sur le sol, je m'écrase telle une citrouille attirée par l'attraction de la terre. Ma tête et mon corps explose de partout. Il reste des lambeaux de chair un peu partout, mais rien qui soit vraiment reconnaissable. Je suis finalement morte, ça ne m'a pas fait mal, mais maintenant je regrette tellement!!!

...


... : Bill? ... Bill? ... Bill?

...

Bill: Arrrggggg!!!!
Lauren: Bill, réveille-toi, me dit-elle en me secouant. Qu'est ce que tu as eu, me demande-t-elle inquiète.

Je prends Lauren dans mes bras précipitamment. J'ai tellement eu peur de la perdre. Qu'est-ce que j'aurais fait sans elle? Qu'est-ce que je serai devenu? Il faut que j'arrête de penser à ça...ce n'est pas arrivée et heureusement!!! Comment j'ai pu faire ce rêve? Je ressers mon étreinte autour de ma s½ur, je souffle de soulagement...ce n'était qu'un rêve, un terrible rêve. Lauren semble se demander ce qu'il se passe, mais elle pose ses bras autour de moi également et me serre. Je ne peux m'empêcher de poser ma tête contre son épaule, j'ai besoin de la sentir près de moi, tout contre moi. J'ai ce sentiment irrésistible de la sentir, son parfum, son corps tout contre moi. Je me calme peu à peu pendant qu'elle me caresse le dos.

Bill: Où étais-tu passé, lui demandais-je dans un souffle. Ma voix se fait enrouée et implorante.
Lauren: Bill? Qu'est-ce qu'il y a? J'étais seulement été voir quelqu'un. Je vous l'avais dit avant de partir il me semble, non?
Bill: Mais ça fait plus de deux heures. Je m'inquiétais, Tom aussi!
Lauren: Je suis désolé, j'aurai peut-être dû vous appeler, mais je n'ai pas vu l'heure passé. Je n'aurai pas pensé que vous réagiriez comme ça. Je vais faire plus attention la prochaine fois, je te le promets Bill. Mais arrête de t'inquiéter là, je suis là avec toi, Bill.
Bill: Je sais, me je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi. J'ai eu tellement peur si tu savais à quel point.
Lauren: Je sais, Bill. Je sais.

J'entends des pas qui descendent précipitamment des escaliers. La personne cours sur l'étage pour nous trouver. Instinctivement, je sais déjà que c'est Tom qui vient vers nous. Je le vois d'ailleurs qui franchi le cadre de la porte pour venir s'asseoir sur le divan. Tout comme moi, il enlace Lauren de toutes ses forces. Dans ses yeux, je vois encore les traces des larmes. Tout cela me parait bien étrange. Nous qui n'avions pas pleuré depuis si longtemps, tout d'un coup, on peut pleurer pour des riens... enfin pas pour des rien, mais beaucoup plus facilement que d'habitude.
Nous sommes tous les trois, réunis comme avant. Les trois ensembles. J'ai peur du destin. Est-ce normal? Ma plus grande inquiétude, c'est de reperdre Lauren. J'ai déjà failli il y a à peu près une semaine avec celui qui la attachée avec des menottes comme un animal après son mur chez elle. Cette journée, elle restera à tout jamais gravée dans ma mémoire et maintenant que je sais quelle est la vraie réalité de Lauren, du moins sa vie quotidien d'antan, je suis d'autant plus inquiet pour elle. Je ne veux pas que sa vie redevienne un enfer, elle qui a été si forte jusqu'à présent, je redoute qu'elle ne le soit encore si cela devait se reproduire une fois de plus.
Je regarde Tom un moment. Je le regarde assez pour savoir que même si n'émet pas un son, il a recommencé à pleurer. Son visage est douloureux alors que Lauren semble ne pas trop réagir à part le fait qu'elle s'est retournée un peu pour pouvoir également étreindre Tom plus facilement. Ma s½ur a la tête baissée, je crois qu'elle pense. Elle semble se questionner beaucoup. J'espère qu'elle ne remet pas encore tout le poids du monde sur ses épaules. Je sais que c'est difficile pour elle de comprendre, mais un jour il va falloir qu'elle arrête de jouer avec sa vie, car même si elle nous dit inlassablement qu'elle veut nous protéger, elle ne se rend sûrement pas compte que c'est exactement ce que nous voulons pour elle aussi. Nous aussi, peut-être pas avec la même conviction, nous voulons la protéger de tout ce qui l'entoure. Gustav a raison, je crois, en essayant de la protéger du monde extérieur, en fait on l'expose mieux à tout ce qu'il se passe, mais elle, à trop vouloir prendre sur soi, elle se met en danger de mort et le pire là-dedans, c'est qu'elle en est consciente !!! Je ne sais plus trop quoi faire, cette situation me dépasse largement et Gustav qui ne sait pas trop comment réagir, ce n'est pas pour nous rassurer, lui qui sait d'habitude tout le temps quoi faire, qu'allons-nous devenir à présent. On fonce tête baissé dans le brouillard, en espérant de tout c½ur que ce que l'on fait soit la bonne chose, mais cela ne mène à rien ! Je suis préoccupé grave. À trop être rapproché d'elle, je vais finir par toujours m'en vouloir de la quitter, je n'ose imaginer ma réaction lorsque le temps de partir en tournée viendra. Me connaissant, je vais appeler tous les soirs chez nous pour savoir comment elle va. Même en étant à des milliers de kilomètres d'elle, je vais la talonner jour et nuit. Des rêves comme j'en ai fait, je ne veux plus jamais en refaire, mais c'est facile à dire portant c'est si dure à faire. Comment elle va réagir quand elle va savoir que je l'espionne pour son bien. Elle va surement péter une crise en disant que trop se rapprocher d'elle va probablement nous apporter des ennuies et je crains que ce ne soit une réaction en chaîne qui fasse qu'elle décide de plus s'exposer encore qu'elle ne l'est déjà !
D'un côté, j'ai hâte de retourner en Allemagne, retrouver mon confort et ma famille. Revoir ce paysage si familier, mais d'un autre côté, j'aime bien l'énergie que la ville de New York peut libérer, j'aime entendre le bruit du béton et voir les gens se bousculer comme des bêtes. C'est con à dire, mais j'aime cette vie, celle que l'on construit sur quelque chose de vrai. J'aimerai savoir que demain j'ai ça à faire, savoir qu'à chaque soir quand je reviendrai, quelqu'un m'attends à la maison...comme lorsque je vais à l'école et que je retourne chez moi. J'aime avoir la sécurité des lendemains...j'aimerais tellement avoir la paix dans l'âme comme semble l'avoir Lauren. Elle, qui pourtant après tout ce qu'elle a vécu, semble ne pas être atteint par tout ce qui l'entoure. Elle sait faire abstraction de tout ça, alors que tout ce monde a un effet positif ou négatif sur ma vie car ma carrière est basée sur leur réaction et sur leurs attentes. J'ai sans cesse de pression vis-à-vis mes fans que j'ai peur qu'un jour, je les déçoive. J'aimerais avoir la sensation que tout ne repose pas que sur nous. J'aimerais avoir quelqu'un ailleurs que dans le groupe, et quelqu'un de différent d'Andreas sur qui compter, comme Lauren, mais je sais que je ne peux pas. Ma moral me l'interdit, même aucune personne du groupe n'a encore osé lui dire qui nous sommes réellement, probablement par le fait que Lauren nous regarde tel que nous sommes nous suffit amplement...
# Posté le vendredi 29 août 2008 16:43
Modifié le vendredi 19 septembre 2008 10:02

La fête des jumeaux...

La fête des jumeaux...
Et oui comme nous le savons probablement tous déjà...aujourd'hui c'est l'anniversaire des jumeaux Kaulitz...souhaitons-leur une bonne nouvelle année...et joyeux 19 ans...
Je me demande ce qu'ils vont faire pour fêter ça???
En tout cas...souhaitons-leur d'voir encore beaucoup de plaisir à faire ce qu'ils font pour la prochaine année et nous, fans, nous les soutiendrons, n'est-ce pas???!!!
Bref...vive la prospérité et que continue leur cheminement comme ça parce qu'il a bien commencé et qu'ils méritent tous ce qu'ils ont eu jusqu'à maintenant...( Je parle des choses biens qu'ils leur sont arrivées, hein!) .


N.B: Je vais rajouter une phot très bientôt!!!
# Posté le lundi 01 septembre 2008 15:49
Modifié le mardi 02 septembre 2008 12:19

Chapitre 47

Chapitre 47
Ellipse temporelle

Ce soir, Lauren, Tom et moi nous nous sommes retrouvés ensemble. Tom et moi avions besoin de lui parler, certaines choses devaient être mises au clair. Nous avons expliqués à Lauren qu'elle n'est pas toute seule et que lorsqu'elle part à quelque part, elle doit nous avertir et appeler si elle sent qu'elle sera en retard : c'est ce que nous faisons dans une famille pour empêcher les autres membres de s'inquiéter comme des malades. Nous avons également refusés qu'elle parte trop longtemps seule, qu'elle nous dise tout le temps où elle va, qu'elle nous donne un numéro de téléphone où nous pourrions la rejoindre à toutes heures du jour ou de la nuit. Au début elle se demandait sérieusement pourquoi nous voulions prendre toutes ces mesures «préventives» comme elle les appelait. On a dû lui expliquer que nous nous inquiétons beaucoup pour elle et que nous voulons nous assurer de sa sécurité. Elle a essayé d'argumenter, mais finalement elle a du capituler parce qu'entêtés comme nous sommes, nous ne voulions pas revenir sur notre décision. Tout le monde vous le dira, quand un des deux frères Kaulitz a quelque chose en tête, il est impossible de l'en sortir alors quand ce sont les deux, ce n'est même pas la peine d'y songer!
Nous sommes ressortis de la chambre à peu près trente minutes après. Ensuite, avec les autres nous sommes sortis manger au restaurant et bien sûr, Lauren s'est proposée pour payer la facture de tout le monde. Personne ne voulait vraiment, en faite c'est plutôt le fait que ça nous mettait légèrement mal-à-l'aise, surtout pour nous, groupe allemand plein aux as...enfin pour des jeunes de 17 ans du moins, mais si Lauren a un point en commun avec Tom et Bill, c'est que quand elle veut, elle peut être aussi tête de mule que nous, du coup, c'est elle qui s'est chargée de la facture. Après, nous sommes allés à la tour du CN pour fêter notre dernière soirée à New York puisque demain nous partirons tout de suite après que Lauren aura été rencontré la personne qu'elle doit voir.


Point de vue extérieur

Ce n'est que vers 23 heures que le groupe revient finalement à la maison de tous et de chacun. Et oui, comme le leur avait dit Lauren, cette demeure sera toujours ouverte à eux.
Les considérants désormais comme sa troisième famille, elle croyait que ce qu'il lui appartenait revenait également de droit aux autres. Cette âme généreuse vouait un culte à ses amis. Si elle avait un jour songé à mener une vie comme la sienne, ce n'était que pendant des passes de délire où l'ivresse était trop forte, où la douleur était telle qu'elle se devait de penser, d'imaginer à une situation plus joyeuse : une vie où elle ne serait pas le jouet de l'emprise maléfique et tordue de son père. Après avoir vécu l'enfer, elle savait que plus jamais sa vie d'antan ne reviendrait et ne reviendrait dans le futur, du moins c'est ce qu'elle souhaitait du fond de son être. La générosité est un bien que l'on partage et que l'on savoure à pleines dents, et ça Lauren, malgré ses trois pommes de hauteur et son cerveau naïf, l'avait compris mieux que quiconque. Un devoir envers la société que d'aider son prochain ? Pour Lauren, ç'en était autrement, évidement, pour elle, rien n'a de prix à part celui de l'égoïsme, mais blottît dans sa tour d'ivoire, elle avait compris que la vie ne se résumait pas à du donnant-donnant, c'eut été trop facile pour elle. À travers les nombreuses batailles acharnées contre elle-même et le monde extérieur, elle en était ressortie plus forte, plus que moi ou que vous. La petite bourgeoise, malgré son statut économique, n'était pas de ceux qui regardent leur nombril et qui comptent leurs journées en terme de profils, cette être, nouvelle génération, passait le plus clair de son temps à se demander comment elle pouvait aider son prochain, comment l'approcher et faire en sorte que sa vie soit meilleure. Elle connaissait très bien les lois de la jungle, du moins, ceux qui régissait chez elle, mais à l'extérieur de ces quatre murs, elle n'était qu'une inconnue parmi tant d'autres jusqu'à temps que le scandale éclate. Là, tout le monde avait vu qu'elle existait dans ce si beau château, une princesse à aller délivrer, mais la société d'aujourd'hui est cruelle et comme les riches, pense d'abord à leurs intérêts. Pauvre Lauren, prise dans une jungle nouvelle où les lois n'est plus de survivre, mais de se faire accepter. Ça les jumeaux l'avaient bien compris, mais sans doute ne donnaient-ils pas le bon bout du bâton, puisque Lauren, malgré son mutisme et sa gêne vis-à-vis les autres, était en fait une jeune fille extravertie comme vous et moi, une jeune adolescente en voie de devenir une merveilleuse femme, sûrement celle qui tracerait l'avenir de nombreux d'entre nous, mais ça, elle ne le savait pas encore. Elle vivait, pour l'instant, pour sa survie, parce que même à l'extérieur, les fantômes la suivaient et la poursuivaient sans relâche et sans se fatiguer. C'eut été triste de la voir déambuler comme un animal perdu dans les rues de cette immense ville où l'individualisme était roi, mais connaissant Lauren, derrière ce petit corps frêle et parsemé de blessures, résidait une véritable battante qui aurait pu concurrencer l'honneur et la célébrité d'Achille. Ne se connaissant pas très bien, du moins, pas encore de ce point de vue, elle ne savait pas encore de quoi elle était véritablement capable de faire. C'était à la fois, l'espoir et la lumière de nos lendemains, tout reposerait sur ces épaules d'ici peu, mais un seul faux mouvement et c'était la fin pour nous, peuple ignoble, qui éclaterait. Elle avait cette emprise sur les gens, cette bonté qui fait oublier aux plus endurcis de nous que Lauren est en fait une pauvre victime de tout ce spectacle médiatique. Ici, en Amérique, on se rappelait encore de sa mère, mais le peuple n'ayant pas vraiment connu Lauren dans le temps, l'ignorait lorsqu'elle passait à côté d'eux et puis de toute manière, celle-ci ayant changé d'apparence et de forme, peu était assujetti de la reconnaître à travers cette masse d'égoïstes. On passait à côté d'elle comme on passerait à côté d'un itinérant. Pour Lauren, ce geste fut l'exemple parfait que d'une part on se foutait complètement du malheur des autres, ça elle s'en était rapidement rendue compte lorsqu'elle s'était arrêté donner de l'argent à ces quêteurs et que tout le monde la regardait surpris de voir qu'il y avait dans leur rue, une autre race de personne, celle dont était fait autrefois sa mère, mais que d'n autre côté, les gens étaient tellement pressé de vivre leur vie et d'accéder à la plus grande liberté qu'on voulait qu'ils aient. Cependant, si cela l'avait fortement frappé et encré dans son esprit, elle appréciait que le cirque médiatique en Allemagne ne se soit pas encore rendu outre-mer. Elle aimait cette sensation d'être maintenant complètement libre sans que les photographes et les journalistes ne la suivent à toutes heures du jour et de la nuit. Oui, elle s'en était rendue compte, pour une raison ou pour autre, elle avait un jour d'école détourné un peu la tête et avait aperçu derrière les épais buissons, cette espèce d'animal que l'on appelle plus communément les paparazzis. Les gens de la haute-société et de la classe moyenne aimaient ce genre de vautours, parce qu'ils leur ramènent des histoires, des anecdotes et qu'ils ridiculisent haut et fort leur célébrités préférées. Quel vice ont les gens de voir leurs stars préférés tourmentés et détruites à petits feux comme elle l'était. Ici, à New York, depuis sa sortie, elle était tranquille, cachée dans une masse de gens où on ne douterait pas de sa véritable identité. Comment ils l'auraient reconnue ? Elle avait changé de nom et d'ailleurs, tous les gens semblaient avoir déjà oublié ou mis de côté le succès retentissant de sa défunte mère et les frasques de son criminel de père. Comme elle se plaît à le dire, ce n'est qu'une autre jungle, les lois changent, mais enfin de compte, les gens restent pareilles. Ils ne sortent seulement que pour lapider les plus faibles, pour croire qu'eux ils sont plus forts que quiconque. Ils ont ce besoin humain de se dire que pour une fois on les respecte, mais n'ont-ils jamais vraiment ouvert les yeux ? Si on ne les approche pas souvent, ce n'est ni pour le respect ou la crainte d'eux, mais seulement, et seulement parce qu'au plus profond de nous, nous avons cette autre sentiment bestiale que d'avoir le besoin de mépriser l'autre. Le pardon ne régit pas la société contemporaine actuelle, si cela est bien triste, les gens de ce monde ont l'air de se foutre carrément de l'image qu'ils renvoient d'eux. Lauren ne comprends pas ces gens parce qu'autrement, elle serait probablement déjà comme eux, mais ayant déjà survécus à trop de choses dans sa courte vie, elle ne peut que leur en vouloir parce que s'il y a bien quelqu'un qui a fait que son père soit comme ça, c'est de la faute de la société...Comme tout peut être relatif parfois, on donne, mais on a que ce que l'on a semé. Elle les ignore, certes, mais derrière ce masque, cette jeune fille à la peau laiteuse, n'est peut-être pas si différente d'eux. Elle aussi a des besoins, mais à force de les refouler, elle va exploser. Si elle avait été élevée autrement, elle aurait sûrement compris ce monde et ces comportements, mais elle haïssait ces gens imbus d'eux-mêmes. Par contre, ce qui la distinguait fortement des autres, c'est qu'elle était capable de pardonner. Elle pouvait prendre assez de recul pour faire le point de la situation, c'était là, un de ses nombreux atouts que même ses frères n'avaient pas ou qu'ils n'avaient pas encore montré.

Lauren, bien que perdue dans ce monde de fou, était avec ses amis qui semblait se sentir beaucoup plus à l'aise vis-à-vis tous ces gens qui n'arrêtaient pas de les bousculer. Elle regardait chacun d'entre eux en essayant de les imiter sans aucun résultat, bien qu'elle voulait apprendre, qu'elle en avait presque le désir ardent, tout ceci, pour l'instant la dépassait et paraissait être difficile. Elle baissa la tête en sachant très bien que les gens autour d'elle n'arrêtait pas de la regarder, la bête de foire refait surface, mais étant aux côtés de ses frères, elle se sentait mieux, beaucoup mieux comme protégés par une aura puissante qui la rendait invincible. Elle ne regardait ni derrière elle, ni à côté, seulement devant, là où elle serait sûre de les voir et de les suivre. Elle ne voulait pas les perdre parce que jusqu'à maintenant, c'était les seules personnes dignes de confiance à ses yeux et malgré le fait qu'elle avait, ces derniers jours pris beaucoup de transport et rencontrés pleins de gens qu'elle ne connaissait pas, elle ne se sentait pas pour autant plus à l'aise, elle avait même dû faire des efforts surhumains pour contrôler sa peur et ses angoisses. Tout, tout autour d'elle, tous ces gens, toute cette populace était des ennemis potentiels, elle n'était jamais assez prudente. On aurait pu lui dire de se détendre qu'elle ne l'aurait pas fait parce qu'elle était trop encombrée par ces nouvelles situations que le seule fait de s'éloigner de la voie qu'elle s'était longtemps tracée, la rendait impuissante et vénérable à souhait pour ceux qui cherchait à l'atteindre de toutes les façons que ce soient.


Point de vue de Tom

Après cette après-midi, la tension dans le groupe s'est un peu diminuée, quoique le comportement de Bill me dérange un peu. Je sens ça depuis tantôt, j'ai l'impression qu'il me cache quelque chose, qu'il ne m'a pas tout dit et ça m'inquiète parce que je sais qu'il sait qu'il peut tout me dire et ça m'énerve qu'il ne le fasse pas! Au moins, Lauren sera revenue saine et sauve...encore une frousse pour rien. J'ai l'impression qu'elle ne se rend pas compte du danger qu'elle court. Elle n'est peut-être plus en Europe, mais à la vitesse que les nouvelles circulent maintenant, c'est dangereux pour elle ne rester seule. Il faut dire que même étant jeune, elle avait un de ces caractère trempé qui équivalait au nôtre. Parfois je me dis qu'il y aura eu du bon qui aura sortis de son expérience, elle est revenue plus forte comme le calme avant la tempête. Souvent, je dois dire, elle m'inquiète, elle fait des choses qui me font peur. Cette lueur qu'elle a lorsqu'elle regarde un couteau, cette lueur malicieuse de meurtrière, peut-être ne s'en rend-t-elle pas compte, mais c'est ce genre de choses qui font que je dors moins bien la nuit. J'ai tout le temps peur qu'il ne m'arrive quoi que soit. Je me cache la face en étant gentil avec elle, mais la vérité c'est que je la redoute. Il doit bien avoir chez elle des séquelles qui la rendent possiblement dangereuse. Je hais ce sentiment de ne pas être protégés, d'être un peu comme à sa merci. Je devrais avoir honte de dire que je ne regarde pas ma s½ur comme les autres filles, certes j'ai beaucoup de respect pour elle, s'être échappée d'un fou furieux qui traquait les personnes comme des animaux et qui leur faisait subir des sévices que je ne suis même pas capable d'imaginer, mais en même temps j'ai peur qu'elle ait pris certaines tendances face à la violence pourtant je sais qu'à travers tout ce qu'elle fait, tout ce qu'elle dit ou encore son comportement, rien de tout ça ne fait croire qu'elle est devenue comme lui, mais je ne peux m'empêcher d'avoir ce sentiment d'insécurité. Ce n'est pas drôle d'avoir peur de sa propre s½ur, mais je sais au fond de moi que la fille qui traîne derrière moi en ce moment, c'est là même à quelque part que j'ai laissé il y a quelques années...elle doit bien être là, elle ne peut pas avoir disparu comme ça, je ne peux pas le croire, s'il avait suffit que quelqu'un l'aime pendant notre absence, elle ne serait sûrement pas aussi tourmenté. C'est bizarre aussi, parce que d'un côté, je souffre énormément pour elle, je la vois évoluer à chaque jour, elle a fait beaucoup de progrès, et j'ai l'impression de devenir à chaque jour plus intime avec elle, j'aime ça d'un côté, ça me donne le sentiment que je la retrouve, celle que j'ai perdu. Elle me fait pitié, je sais qu'elle ne veut que je me sente comme ça pour elle, mais je ne peux pas, c'est plus fort que moi et même si j'essayais de toutes mes forces, je ne veux pas voir mes illusions se briser. Lauren a toujours été comme une s½ur pour moi, malgré le fait que nous n'ayons pas les mêmes parents, peu nous importait, on se le disait même qu'à quelque part, nous étions s½ur et frères de sang et d'âme. On aimait se faire croire que peut-être dans une vie antérieure nous étions dans la même famille, et maintenant je me dis que tout ça, nous l'avions prédit. Nous étions fais pour être ensemble tous les trois. Quelque chose de puissant, dommage qu'elle n'ait pas eu le temps de connaître Andréas dans ce temps, on aurait fait un team d'enfer. Heureusement pour elle, voici sa chance de se rattraper sur ces nombreuses années. J'essaie de me dire qu'après le procès de son père, elle pourra enfin vivre une vie normale et commencer pourquoi pas un nouveau chapitre de son livre. Elle sera alors dans de meilleures conditions pour penser à autre chose que ce qu'il a bien pu lui faire. Je ne sais pas comment elle se sent, mais je sais que dans son univers tout n'est pas encore rose et j'aimerais qu'il en soit autrement pour elle, mais malgré ma célébrité et mes ressources, il y a des choses qui me sont encore impossible de faire, malheureusement pour moi parce que j'ai tellement envie de lui offrir tellement plus que ce qu'elle a déjà. Dans son regard, même les jours où elle se porte bien, je vois bien qu'elle est triste, c'est équivoque, ses yeux parlent à sa place et à chaque que je la regarde, je me nois...je me perds. Même si l'histoire ne me concerne pas vraiment, j'ai la haine au fond de moi et je la porte que pour une personne et c'est Lui. Lui qui a osé toucher ma Lauren de diverses façons. Il m'a dégouté quand Lauren nous a révélé qu'elle était tombée enceinte de lui et qu'il avait fini par tuer son propre enfant en plus de continuer à battre sa fille. Il ne manquerait plus que je croise son regard pour que je lui explose la tête, il ne manquerait plus que ça pour que je lui offre un aller simple pour l'enfer !!!
Au moins, ce soir je n'ai pas pensé à cela. Je suis heureux d'avoir vu la tour du CN avec Lauren et mon frère, avec mon meilleur ami et mes deux autres amies. Hélia, je ne sais pas encore. Il y a quelque chose qui me dérange chez elle, quelque chose qui sonne faux, mais même si j'ai des doutes sur elle, je joue le jeu devant les autres parce que Lauren lui fait confiance et que de savoir que son frère ne sait quoi penser de son amie la tuerait probablement. Pour l'instant, je déambule dans les rues de New York, ville où j'ai toujours voulu revenir et maintenant que je suis ici, c'est...Wow...fantastique. Ça me fait remémorer les bons souvenirs...le bon vieux temps ! Dommage que demain on doive déjà repartir, mais je suis à la fois très excité de mettre le pied sur la terre de Lauren. Je veux voir où elle est née, j'aurai peut-être le sentiment que je vais me rapprocher de ma s½ur.Un autre pays à visiter, un autre GRAND pays...pour moi, ça fait mon bonheur, j'aime vraiment trop voyager, c'est d'ailleurs un des aspects que j'aime de mon métier, voir de nouveaux horizons, voir toujours plus loin et dire que je n'ai jamais été aussi loin et que je vais bientôt y être m'excite comme une puce, une vraie petit puce toute excitée !!!


Point de vue de Lauren

Je crois que tout le monde s'est bien amusé ce soir et moi aussi, il faut le souligner. Ça m'a fait du bien de m'aérer le cerveau, de penser à autre chose que ce foutu procès et ce foutu parent qui me hante à chaque jour !!! Ça m'a fait un bien fou. Je suis heureuse de cette soirée et de cette journée aussi, je me rendue compte que parfois je peux être égoïste et qu'il y a certaines choses que je dois de modifier dans mon comportement, à commencer par prévenir mes proches d'où je suis et de quand je sors. Bien qu'au début, ça ne me réjouissait guère, j'ai quand même fini par comprendre que c'était essentiel pour eux et je me dois de respecter ça et puis finalement, ce n'est pas si dur que ça d'appeler quelqu'un pour lui dire que tu vas être en retard...
J'ai aimé tout ce que l'on a fait ensemble aujourd'hui : le restaurant, la tour du CN, maintenant, de marcher dans les rues avec eux...c'était une journée remplie, mais combien agréable.
Je ne sais pas si c'est le cas pour les autres, mais moi j'ai hâte de rentrer au pays, du moins, seulement parce que je me sens un peu dépaysée.Pour l'instant, je suis un peu fatigué, j'aimerais bien dormir et j'ai encore mal à ce foutu bras qui n'arrête pas de m'élancer, j'ai aussi remarqué que certaines blessures que je n'ai pas soignées depuis quelques jours commencent à s'infecter sérieusement et il faut que je fasse quelque chose. Demain, je devrai aller dans une pharmacie pour aller m'acheter ce dont j'ai besoin. Je ne sais pas vraiment où je pourrais en trouver une, mais je ne peux pas croire qu'à New York, il y en est pas et puis au pire, je demanderai à Gustav de m'accompagner vu que c'est le premier après moi à se lever. Je me fou du prix que ça coutera, je veux seulement me débarrasser de cette douleur une fois pour toute. Et je dois aussi faire impérativement quelque chose pour mon visage encore à moitié balafré. Je vais sûrement recommencer à remettre de l'onguent sur mes plaies pour qu'elle guérisse plus vite, sinon, je vais devoir consulter un médecin dans pas grand temps parce qu'elles se seront trop infectés et je voudrais à tout prix épargner la chirurgie que je trouve comme étant trop barbare à mon goût !!!!!! Je sais que je suis belle, il faut seulement que j'aide un peu mon corps à retrouver sa beauté, ce n'est que quelques efforts à fournir. Je veux être présentable le jour où ce salop sera enfermé entre quatre murs de briques et où là, ce ne sera plus loin le régisseur des lois, où ce sera lui qui subira parce qu'il le mérite bien. Mais là, moi, à penser ce genre de choses, je me fais peur. Je ne sais pas si c'est normal que je réagisse comme ça, pourtant je croyais que je ne voulais que personne souffre, alors je ne sais pas si j'ai raison de vouloir souhaiter ça à mon géniteur en plus.
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# Posté le vendredi 05 septembre 2008 13:16
Modifié le mardi 09 septembre 2008 16:29

Gustav!!!

Gustav!!!
Coucou le people, je ne vous pas pour des incultes, mais comme vous devez sûrement déja le savoir...aujourd'hui c'est la fête de notre beau batteur et j'ai nommé: GUSTAV!!! Et oui, aujourd'hui il a pris un petit coup de vieux...vingt ans, ce n'est pas rien...d'ici l'an prochain, il pourra prendre de la bière chez nos voisins les américains!!! Lol..en tout cas, j'espère qu'il n'a pas passé sa journée à bosser pour nous, mais qu'il a bien pris une journée de congé pour se faire plaisir, parce que vingt ans, c'est spécial, tu entres dans une nouvelle aire et ça vaut vraiment la peine de fêter ça, je trouve!!!
Alors, je lui souhaite une très bonne fête!!!


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Bonne fête---Happy Bithdate---Gut Geburstag
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# Posté le mardi 09 septembre 2008 14:15