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Chapitre 4

Chapitre 4
Le lendemain :

La dame est revenue aves ses fils et un avocat pour conclure le contrat d'adoption. On m'explique tout en détail pour s'assurer que j'ai tout bien compris. Après quelques minutes de discussion, le monsieur sort le formulaire et un stylo que la dame signe. L'avocat me tend le contrat ensuite :

Avocat : Signez ici, ici, ici et ici. Merci et venez me voir demain pour la confirmation du nouveau nom, dit-il en reprenant le contrat.
Moi : Euhh???
Dame : Oui nous viendrons. Vers quelle heure s'il vous plaît?
Avocat : Seize heures, serait-ce trop tard?
Dame : Non, c'est parfait. Je dois de tout manière aller faire des choses avec Lauren demain matin et j'ai des rendez-vous après dîner, donc seize c'est parfait.
Moi : Qu'est-ce que l'on va faire demain ensemble?
Dame : T'inscrire à l'école. Et je dois aller voir tes nouveaux professeurs pour que tu rattrapes la matière que tu as manquée.
Moi : Comment la matière que j'ai manquée? L'école a bien commencé hier?
Dame : Non, en fait elle est commencée depuis environ une semaine.
Moi : Une semaine! C'est une blague?
Dame : Non, tu es rentrée dimanche dans la nuit et aujourd'hui on est Lundi de la semaine suivante.
Moi : Tant que ça! Seigneur, et c'est mon père je suppose qui paie les frais d'hospitalisation!
Dame : Non, c'est moi!
Moi : Hein?!?
Avocat : Bon, eh bien je vois que vous avez pleins de choses à vous dire, donc je vais y aller. Bonsoir mesdames, bonsoir messieurs.
Tous : Oui, salut.

Quand l'avocat fût parti

Dame : Bon Lauren, c'est aujourd'hui que tu sors de l'hôpital .Donc je vais aller voir un médecin pour qu'il te signe un billet. Il y a des vêtements dans la commode, tu n'as qu'à choisir d'accord?
Moi : Oui, merci.
Dame : Bon, je vais y aller.

La dame se lève et part. Pendant que je me lève et que je m'habille, je l'entends murmurer quelque chose à ses fils, mais je ne peux distinguer les paroles, car elle parle trop bas. J'enfile le pantalon et le chandail que j'ai posé sur le lit auparavant. Je vois Bill (Je crois) s'avancer pendant que je fi d'enfiler les vêtements et me dit :

Bill : Je te les prête.
Moi : Quoi? De quoi?
Bill : Les vêtements, c'est les miens que tu as choisis.
Moi : Ah!!!Je ne savais pas.

Quand j'ai fini, on s'aperçoit que les pantalons sont trop larges. Bill me dit qu'il y avait une ceinture dans la commode. Je la prends et j'en ai des frissons. Les gars s'en aperçoivent car ils me demandent :

Les 2 : Qu'est-ce qu'il y a?
Moi : Non, rien, c'est rien.

Une larme roule le long de ma joue. Tant de souvenirs refont surface. Mon père battant ma mère avec la ceinture, mon père battant le chien avec la ceinture et finalement, mon père me battant toujours ave la même ceinture. Je me sens seule en ce moment. Personne ne pourra jamais me comprendre. Je pleure, ce n'est plus une goutte qui tombe, mais un torrent! Je m'asseye par terre, m'appuie contre le lit, me cache le visage avec mes bras et continue de pleurer. Je sens la présence des gars qui me regardent, mais je sens aussi qu'ils ne savent pas quoi faire. Après au moins cinq minutes, je me relève, refoule mes larmes et insère enfin la ceinture dans les jeans. J'avance vers les gars et leur demande si je peux aller aux toilettes me moucher. Ils sont bouche-bée quand je leur demande ça et là je me rends compte que même avec des étrangers, mes vielles habitudes vis-à-vis mon père refont surface.

Moi : Euhh! Excusez-moi, c'est devenu un automatisme avec le temps. Désolée.
Bill : Non, ce n'est rien, on comprend. C'était juste l'effet de surprise.
Moi : Ah d'accord, bien je vais y aller, hein!?!

Je me dirige vers les toilettes et me mouche. En sortant, je me fige, je viens de voir mon reflet dans la glace. Alors c'est à ça que je ressemble pour vrai. Bien sûr je me suis vue à la télévision, mais cette fois-là je saignais de partout, tandis que là...c'est sûr que là, j'ai des bleus, je touche mon visage et :

Moi : AAHHH!!!!

Bill et Tom rentrent dans la salle et me regarde me toucher comme si j'étais un enfant égarée. Je continue de me toucher et une larme recommence à couler sur ma joue. J'arrête et je soupire, alors c'est bien vrai!

Moi : Alors c'est bien vrai?
Les 2 : Oui.
Moi : Je hais cet homme! Je le hais pour m'avoir laissée vivre, pour s'être amusé avec moi. Je le hais parce qu'il n'a pas voulu me tuer, parce qu'il a aimé me persécuter alors que j'étais à terre. Je le hais pour m'avoir donné la vie, mais de ne pas m'avoir aimée. Je le hais parce que je lui ai servi de pantin. Je le hais parce que je n'ai pas su me défendre. Je le hais.JE LE HAIS ET IL VA ME LE PAYER CHER UN JOUR!!!
Je m'effondre à terre et je pleure, je pleure et je martèle le sol de mes poings en disant : " Pourquoi moi, pourquoi moi? " Les garçons s'avancent vers moi. Tom s'agenouille et me prends dans ses bras. Il essaie de me consoler, mais moi, est-ce que je suis consolable? Il me murmure des paroles pour que j'arrête de pleurer, mais présentement je ne pleure pas parce que je ressens de la haine. Je suis triste parce qu'un étranger me donne de l'amour alors que mon propre père n'a pas su le faire. Je m'en veux, je m'en veux de ne pas avoir essayé de le tuer. Bill s'agenouille et me prends aussi dans ses bras. Quelle ironie. Je ressens de l'amour plus que je n'ai jamais ressentie dans ma vie! Pendant que Tom me parle, Bill me berce et me caresse les cheveux.

Dame : Qu'est-ce qu'il ne va pas?

Je ne l'avais pas vu entrer, mais avec elle à mes côtés, je me sens protégée. Bien que les gars soient théoriquement devenus mes frères depuis moins d'une demi-heure, ils se comportent comme s'ils l'avaient toujours été. Pendant que Bill explique à sa mère, Tom essaie toujours de me calmer et je dois dire que ça a l'air de fonctionner car petit à petit, j'arrête de pleurer et je suis seulement là à contempler le vide silencieusement. Je ne dois pas être belle à voir, mais je m'en fou, il y a bien des fois où je n'étais pas belle et que je me montrais pareille. La dame commence à ranger le linge dans une valise et les gars replacent la chambre. J'ai un sentiment étrange pendant que je les regarde. D'habitude cela aurait dû être à moi de faire le ménage, et de voir les autres le faire à ma place, me mets mal à l'aise, comme si on m'avait dit que je n'étais plus compétente.

Je m'installe dans la voiture et je demande à la dame si je peux passer chez moi chercher quelque chose. Elle accepte, mais à condition qu'ils m'accompagnent. Je ne sais pas ,d'un côté je n'ai pas envie qu'ils voient la maison où j'ai été battue, je n'ai pas envie de les voir s'imaginer ce qu'il a bien pu ce passer là il y a trois ans, deux ans, un ans, le mois passé ou la dernière journée, je n'ai pas envie ,mais d'un autre côté ,je veux l'avoir cet objet parce que c'est tout ce qu'il me reste. Je n'ai pas le choix alors j'accepte. On se dirige donc vers ma maison. Arrivée devant, je vois que la dame et les garçons sont impressionnés par la grandeur et par la beauté des lieux. Il y a un grand jardin derrière avec pleins de fleurs. Devant, il y a une allée éclairée. C'est automatique, après dix-huit heures, les lumières s'ouvrent. Ils sont également impressionnés par l'immense balcon qu'il y a vis-à-vis la chambre de mon père. Nous rentrons ensuite et moi je me précipite vers ma chambre dans une des tours du troisième étages. Ils me suivent de près et voient enfin la grandeur de mon malheur. Je vais chercher mon ourson dans un des coins de ma chambre. C'est le dernier cadeau que j'ai eu de ma mère. Je m'en vais ensuite aux quatrièmes étages, dans la chambre de mon père et fouille dans les albums photos. Je trouve enfin ce que je cherchais : une photo de moi et de ma mère dans le jardin il y a quatre ans. Je vais dans le sous-sol, lieu de l'enfer, lieu de torture et je prends les lettre de ma mère que j'avais cachées pour pas me papa ne les brulent. Les gars et la dame qui m'avaient suivie, sont dégouttés par cette pièce, pourtant ceci n'est qu'un aperçu. Ils font le tour de la pièce principale et Tom ouvre une porte, c'est LA pièce. Lieu d'horreurs, des nuits de cauchemars que j'ai passés là. Je vois que Tom se retient pour ne pas vomir à la vue de tout ce sang...mon sang qui avait giclé sur les murs, le sol, sur les appareils de torture et au plafond.

Moi :
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Vous saurez la suite bientôt!!!
Je mettrai les couleurs bientôt!!!

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 16:36

Modifié le lundi 01 juin 2009 13:39

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