Chapitre 5

Après la rencontre avec Jean, je propose aux filles de les raccompagner chez elles, mais ayant souhaitées aller fêter leur première entrevue, elles voulaient plutôt aller dans un restaurant. Suivant leur plan, j'appelle mes frères pour les prévenir que je ne serai pas là pour le dîner. Une fois que c'est fait, nous nous dirigeons vers le restaurant le Ying/Yang. Nous commandons notre repas et nous parlons sérieusement de cette histoire de contrat.

Lauren : En as-tu parlé avec ta mère Zuzi? Demandais-je à mon amie assise en face de moi.
Zuzi : Oui et pour tout te dire, elle n'est chaude à l'idée. Je crois qu'elle a peur que si je réussisse dans le show business, elle ne devienne rancunière face au fait que ce n'est pas été elle qui m'aura fait connaître. Elle essaie de se convaincre que je ne suis rien dans ce métier, alors si je lui prouve le contraire, elle m'en voudra pour le restant de mes jours.
Lauren : Tu as bientôt 18 ans, est-ce bien ça?
Zuzi : Oui, mais quel est le rapport?
Lauren : Eh bien, s'il n'y a que ta mère qui n'est pas d'accord, on n'a qu'à attendre tes 18 ans pour signer le contrat, comme ça, elle ne pourra pas refuser.
Zuzi : Mais c'est quand même dans plus de six semaines!
Lauren : Oh, mais je crois qu'étant producteur, David doit sûrement connaître ta mère et son tempérament. Si nous lui expliquons la situation, il comprendra probablement et acceptera peut-être d'attendre.
Zuzi : Oui, tu as sans doute raison. Je vais y réfléchir, mais il ne faut pas oublier que le contrat est en deux parties, la première te concerne et la deuxième concerne seulement les filles et moi. Mais pourquoi ne signes-tu pas tout de suite toi? Pourquoi est-ce que tu nous attends?
Lauren : Parce que moi, je peux m'offrir ...
Zuzi : Oh arrête Lauren. Ça suffit! Pour une fois dans ta vie, ne pourrais-tu pas faire comme les autres et accepter les chances qui s'offrent à toi? Si notre destin est dans ce métier, alors on saura se retrouver. Ne forçons pas les choses et toi, avances...Ne nous attend pas.
Lauren : Pourtant, je tiens vraiment et sincèrement à ce que vous fassiez ce projet avec moi. Je ne veux pas le faire avec personne d'autres...à part peut-être mes frères, mais là, il est question de nous, alors...
Gabrielle : Es tut mir leid, Lauren, bien que je trouve que Zuzi ait quand même été un peu fort, elle a raison.
Lauren : Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi? Marie? Demandais-je peu rassurée de sa réponse. Penses-tu comme elles?
Marie-Aimée : Entschuldigung!
Lauren : Très bien, alors je vais y réfléchir. Toutefois, je n'écarte aucunement pas la possibilité que nous puissions faire ce voyage ensemble!
Zuzi : On le sait...je le sais.

Après le repas, je vais porter les filles chez elles avant de rentrer définitivement chez moi.
C'est avec la mine basse que j'ouvre la porte vers les 13 heures et quelques minutes. Bill me regarde, curieux de savoir ce qui m'a mise dans cette état...ou qui, de cet air curieux comme toujours il a été. Il ne se lève pourtant pas du divan, sachant pertinemment que je souhaite rester seule pour réfléchir adéquatement à tout ce brouhaha de questions qui submerge ma conscience. Tranquillement, me traînant presque jusque dans le sous-sol, j'avance. J'enlève mon manteau à mi-chemin. Arrivée dans ma chambre, je mets mon manteau sur un cintre et le dépose dans mon garde-robe au milieu de la multitude de pantalons, de chemises, de manteaux et de t-shirts de toutes sortes. Ensuite, je m'étale sur mon lit dans le noir. Je réfléchie intensément. Je signe...ou je ne signe pas...je signe...ou je ne signe pas? Je ne sais pas, pourtant, c'est les deux seules questions que je me pose, que je répète, que je médite depuis des heures et je n'ai toujours pas trouvé de réponse qui me convienne. Je suis encore indécise et cette situation a le don de me rendre folle.


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17 heures 45
Dans ma chambre

Bill cogne doucement contre la porte de ma chambre. Je lui dis qu'il peut entrer d'un air distrait et d'une voix faible. Silencieusement, il ouvre cette paroi qui auparavant nous séparait. Un rayon de lumière provenant du couloir s'infiltre dans ma chambre me permettant de distinguer la silhouette fine de mon frère. Il referme la porte, n'allume pas la lumière et vient plutôt s'allonger à mes côtés dans le noir comme je l'ai fait il y a des dizaines de minutes déjà. Le silence, peu à peu, commence à se faire pesant pour finir par devenir lourd. Ça fait bientôt presque dix minutes qu'il est là et que je ne lui ai toujours pas adressé La parole. Je sens que mon frère commence à s'impatienter. Bill et la patience, ça a toujours fait deux! À toutes les trente secondes, il fait un geste comme s'il voulait me parler, mais au dernier moment, il se dit que non, il ne me demandera pas. Pendant presque trois minutes, il répète sans cesse ses mêmes gestes. C'est après une énième tentative de la part de Bill que je finis par craquer et par lui avouer ce qui me tracasse à ce point. Je lui explique en détail la conversation de ce midi et je lui avoue que je ne sais toujours pas quoi faire ou quoi penser. Il me conseille en me disant que si j'accepte, je dois tout d'abord le faire pour moi et pour mes amies. Si elles le sont vraiment, elles comprendront que j'ai ce qu'elles ont désiré. Alors, mon frère est finalement du même avis que Zuzi, Gabrielle et Marie-Aimée. Tout ce que ça fait, c'est de me mettre dans le doute encore plus, j'ai en même temps peur de regretter le geste que je vais poser, j'ai peur que malgré tout, elles me regardent différemment. Et si elles m'avaient dit que ça ne leur dérangeait pas, mais qu'en fait c'était le contraire? Mais au bout du compte, Bill a raison, je ne peux pas me sacrifier à chaque fois, j'ai le droit de vivre cette chance qui ne s'offrira pas deux fois...en tout cas, pas des mêmes personnes. En plus, il m'assure que Dave, David et Peter sont des pros dans leur domaine. Je le remercie beaucoup pour ses conseils et maintenant, la balle n'est plus que dans mon camp. C'est aujourd'hui ou jamais!

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18 heures 30
Toujours dans ma chambre

Je cherche le numéro d'Universal dans le bottin téléphonique, je finis par le trouver après plusieurs tentatives. J'appelle. Je suis nerveuse. Je tombe sur la réceptionniste qui me demande le nom de la personne à laquelle je veux parler. Lorsque je lui dis que j'essaie de joindre David, elle me rit au nez, mais elle arrête vite quand je lui annonce mon nom. Alors, là, en moins de temps qu'il en a fallu pour le dire, je suis en attente sur la ligne personnelle de David. Je suis en attente... encore en attente... toujours en attente...je suis toujours là...je n'ai pas bougé d'un poil encore...j'attends enc...Ah, David est au bout du fil. Je lui annonce officiellement que je suis très intéressée par sa proposition, mais que j'attends avant de savoir ce qu'en pense Simone. Il me dit qu'il comprend très bien. Il me demande des nouvelles des filles, je lui avoue que je n'en sais rien de leur décision. Finalement, il me donne rendez-vous à la maison de musique le lendemain. Je raccroche et sors de ma chambre. Je monte sereinement les marches menant à l'étage supérieur. Arrivée dans le salon, j'annonce vite la nouvelle à mes frères qui commencent à crier dès qu'ils savent ma décision. Je n'aurais pas pu espérer une meilleure réaction de leur part. Je les vois qui sautent sur les divans, qui courent comme des débiles dans un sens et puis dans l'autre. Quand, finalement, l'euphorie retombe, on s'assit sur les divans, eux fatigués d'avoir gueulé comme des malades et d'avoir couru. Je leur parle de mes craintes et surtout du fait qu'il va falloir que je demande la permission à Simone. Encore heureux toutefois que je ne me fasse pas des fantasmes irréalisables. Je sais pertinemment que ce beau rêve, tel un château de carte, peut tomber n'importe quand et qu'un faux mouvement ne m'aidera pas. Qui peut m'assurer, hors de tout doute, que ça va fonctionner plus pour moi que pour ceux qui n'ont pas encore réussi à sortir de l'ombre? C'est seulement un rêve d'enfant, tous les enfants rêvent de devenir des vedettes, mais combien d'entre eux le sont finalement devenus? Ce n'est peut-être qu'un fantasme inconscient, ça ce peut hein? Mes frères semblent être dans la lune, je ne sais pas s'ils le sont depuis longtemps étant donné que moi-même je l'étais. Je suis vraiment curieuse de nature, parfois je dois me contrôler, mais là, j'ai vraiment envie de savoir à quoi ils peuvent bien penser pour qu'ils méditent aussi longtemps? Ça m'a tout l'air d'être très important, même plus qu'important, alors je ne les dérange pas. Je me lève et vais dans la cuisine. Je ne sais pas pour mes frères, mais moi j'ai faim vu que je n'ai pas encore soupé, peut-être qu'eux si, mais pas moi! J'ignore ce dont j'ai envie comme repas, alors je décide de faire ça simple. Je me sors des ½ufs et les fait cuire dans la poêle, je les pète et finalement, ils commencent à brouiller. Mon expérience culinaire m'aura tout simplement amenée à me faire un sandwich aux ½ufs, quoi de plus simple que ça? Je rajoute de la mayonnaise sur mes tranches de pain pour donner plus de goût et retourne m'asseoir, avec mon assiette, sur le divan où mes frères y sont toujours. Je me fais une place sur le fauteuil en face de là où ils sont assis. Je m'assis, les regarde longuement en même temps que je déguste ma délicieuse sandwich signée Lauren! Alors que j'avale une bouchée comme tant d'autres, Bill a l'idée ingénieuse de prendre la parole et de me lancer, comme ça, banalement :

Bill : On est Tokio Hotel, dit-il en levant les yeux vers moi, sûrement pour voir ma réaction, mais pour l'instant, il n'y a pas grand-chose à voire, je suis juste entrain de m'étouffer en à crever! Je sens que je deviens rouge, ouin, je ne me suis pas manquée! Finalement, après m'être lever, chercher un verre d'eau et en avoir bu quelques gorgées, je me sens revenir. Je reprends la parole:
Lauren : Pardon!?, lui demandais-je d'un air totalement consterné. Je ne sais pas comment prendre ça? Ça tellement l'air irréaliste que ça ne peut être qu'une blague? Ça ne peut être que ça, qu'est-ce que ça pourrait être d'autre? C'est complètement impossible, je l'aurais su! On me l'aurait dit! Mais enfin, pourquoi sur les trois personnes dans le salon, il n'y a que moi qui semble choquée? Je ne comprends pas, je ne comprends plus et je ne sais pas si j'y tiens vraiment!
Bill : Oui Lauren, tu as bien entendu, comment ose-t-il dire ça sur ce ton aussi sérieux, comme si ça pouvait être vrai! Balivernes! Je n'y crois pas deux secondes à leur numéro de passe-passe!
Lauren : Non, sérieusement là. Pourquoi tu me lâches ça comme ça. Comme si ça pouvait être vrai! Non, pas que je ne crois pas que vous soyez assez talentueux, la preuve je vous ait vu sur scène lors du concours, alors oui, je vous crois, mais je l'aurais su, voyons! leur dis-je plus pour me convaincre que pour les convaincre de me dire la vérité.
Tom : Ce n'est pas une blague. On est vraiment CE groupe dont tout le monde aime bien jaser dans tous les coins de rues. On aurait voulu te le dire dans d'sutres circonstances, c'est sûr, peut-être même avant, mais comprends-nous, on ne savait pas trop comment te l'annoncer. En plus de ça, il y avait le procès, tu avais bien assez de choses à te soucier en rapport avec ton père, tu devais aussi t'adapter à cette nouvelle vie et aux regards des autres. Tu fréquentes un psychologue, pas qu'on est contre, on est même pour, mais enfin, tout ça ensemble, on ne voulait pas porter un nouveau coup et même temps, on ne voulait surtout pas perdre ta confiance. Me révèle-t-il presque la larme à l'½il. Je vois bien qu'il s'inquiète de ma réaction. Tout d'abord je dois me calmer avant de leur parler. Bien sûr que je suis fâchée, mais je ne suis pas non plus sans c½ur. Je sais pertinemment que ça n'a pas été facile ces derniers mois et pas seulement pour moi, pour ma famille et plus particulièrement pour mes frères avec qui j'ai toujours été proche. J'expire longuement plusieurs fois et prends enfin la parole.
Lauren : Très bien, si vous le dîtes, j'ai bien réfléchis. Je crois que ce n'est pas le fait que vous soyez célèbres qui me dérangent, mais plutôt le fait que vous ne m'avez pas assez fait confiance pour me le dire plus tôt, je ne suis pas un piranha pourtant. Enfin, bref, pour l'instant, ne gâchons pas la soirée, je réfléchirai plus amplement sur le sujet plus tard, mais je suis tout de même contente que vous me l'ayez dit. Merci. J'ai bien dû paraître inculte pendant tout ce temps, mais bon, de toute manière depuis le temps que je me fou de ce que les autres peuvent bien penser de moi, ça ne me dérange pas plus, je crois. Bon, maintenant que c'est dit, y'aurait-il autre chose que vous voudriez me dire?
Bill : Non, pas vraiment.
Lauren : Très bien, Bon, maintenant, je vais finir de manger ma sandwich, hein? Leur lançais-je en rigolant.

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22 heures 30
Dans la chambre de Tom
Du point de vue de Bill

Bill : En tout cas, elle l'a bien prise. Mieux que je ne le pensais.
Tom : C'est vrai. Il me semblait aussi qu'on n'avait pas à s'en faire, généralement, Lauren est compréhensible, pourquoi elle ne l'aurait pas été aussi pour ça?
Bill : Je ne sais pas, mais je crois que c'était naturel de s'inquiéter, non?
Tom : Oui, c'est sûr, mais encore là, je me sens niaiseux, ce n'est pas comme si on lui avait dit qu'on avait braqué une banque. On n'avait rien de honteux à lui dire pourtant.
Bill : Mais c'était normal! En tout cas, moi je reconnais que j'ai eu la chienne quand je voyais qu'elle ne réagissait pas et qu'à la place, elle était entrain de s'étouffer. En plus de ça, j'ai presque eu peur pour sa vie, tu as vu le temps que ça lui a pris pour reprendre son souffle, c'en était inquiétant! En tout cas, on va savoir pour la prochaine fois que l'on n'est pas obligé de cacher des choses parce que je suis sûre qu'elle va encore bien le prendre.
Tom : Bon maintenant que c'est fait, on va pouvoir dire à David, Georg et Gustav qu'ils n'ont plus à se soucier de ce léger petit problème désormais réglé.
Bill : Tu as raison et maintenant l'avantage c'est que l'on n'est plus obligé de cacher nos projets. On n'est plus obligé de mentir quand nous partons en voyage et que nous lui disons que nous allons voir grand-maman, d'ailleurs, elle commençait à trouver que nos visites chez grand-mère étaient longues. Je crois de toute manière que d'une manière ou d'une autre, elle commençait à s'en douter.
Tom : C'est sûr, il ne faut pas prendre Lauren pour une folle. Elle est assez intelligente pour s'être douter un moment ou l'autre que nous mentions peut-être.
Bill : Ouais, je regrette de l'avoir prise pour une conne comme ça, elle ne méritait pas qu'on pense qu'on pouvait la berner aussi facilement. Je suis heureux et d'autant plus si nous faisons quelque chose avec elle...en tant que célébrité. Je ne sais pas si David t'en avait parlé?
Tom : Non. De quoi donc?
Bill : Il m'a dit que si Lauren acceptait, il se pourrait que nous travaillions avec elle. Il disait que sur le plan vocal et instrumental on pourrait en apprendre d'elle et que elle, elle pourrait en apprendre sur comment se tenir en entrevue, être plus à l'aise sur scène, le processus des séances photos et de la réalisation d'un album. Il voulait en faite que l'on fasse une collaboration pour que nous nous améliorions sur nos points faibles respectifs.
Tom : Ah d'accord, oui, c'est une bonne idée je trouve.
Bill : Mais je ne sais pas s'il en a parlé aux deux G aussi ou seulement à moi?
Tom : En tout cas, au moins, pour l'instant je suis déjà au courant, c'est déjà ça!
Bill : Oui. Bon, là, je commence à être fatigué, en plus demain, on a école. Je vais aller me coucher. Je te souhaite bonne nuit frérot.
Tom : Oui, à toi aussi, bonne nuit.

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Le lendemain
7 heures 45
À l'école

...
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# Posté le mardi 11 novembre 2008 16:41

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 21:03

Chapitre 6

Point de vue de Lauren:

Je suis en direction de mon casier, Je dois aller chercher mon matériel de français pour mon cours. Mes frères, ayant eux aussi des cours, m'accompagnent puisque leurs casiers se situent à côté du mien...enfin, c'est plus l'inverse, c'est mon casier qui est à côté des leur...en tous cas, tout ça pour dire que je vais chercher mes affaires. Comme à tous les matins d'école, Andreas et Hélia viennent nous rejoindre pour parler un peu avant les classes, surtout que nous ne nous reverrons pas avant 12 heures pour manger ensemble.

La cloche sonne, malheureusement, il est déjà temps pour nous d'aller suivre notre cours pendant 4 longues heures. Oui, je sais, ça fait bizarre de ma part de dire que les cours sont longs, alors qu'avant j'aimais bien ça, mais là, je commence à être fatiguée un peu et tout ce que je veux pour l'instant, c'est un peu plus de journées de congé! Le pire là-dedans, c'est que je sais que dans moins de trois jours sans rien faire, j'aurai hâte de retourner à l'école. C'est assez paradoxal, mais quand même bien! En tout cas, pour l'instant, je me dirige vers mon local et comme toujours, j'arrive en avance, mais curieusement...et pour la première fois, le professeur est là avant moi. Je me demande ce qu'il se passe ? Il ne semble pas y avoir rien d'étrange mis à part le fait qu'IL EST LÀ AVANT MOI???? Je ne pose pas de questions de peur d'être indiscrète, peut-être qu'il s'est passé quelque chose et qu'il souhaite tout simplement le garder pour lui? On ne sait jamais, alors...

J'avance dans le local comme toujours, comme si de rien n'était et vais m'asseoir à mon bureau habituelle. Je dépose mes livres lentement et attends que le professeur débute le cours. Et comme d'habitude, quand je n'ai rien à faire, je me sors une feuille et commence à écrire des phrases sans vraiment avoir de rapport entre l'une et l'autre, simplement des phrases, qui peut-être, m'inspireront pour plus tard.


Regarde, elle vient ici maintenant....
Mes nuits sont longues dans un autre monde...
Pourquoi est-ce que je te laisse partir?...
Je suis partie/Trouver quelqu'un pour qui vivre dans ce monde/Il n'y a pas de lumières à la fin de ce tunnel ce soir...


Seulement quelques phrases comme ça que j'écris depuis tantôt. Je ne réfléchis pas, je lance ça comme ça. Je laisse seulement l'inspiration venir à moi, je ne le force pas. C'est automatique, ce n'est qu'après que je verrais si j'exclue telle ou telle phrases. Je remarque alors que le professeur est entrain d'éparpiller le contenu de son porte document sur le bureau, signe qu'il va bientôt commencer, alors je range ma feuille dans mon cartable entre deux feuilles et reporte mon attention sur mon instituteur. Je le vois sortir quelques feuilles et en faire une pile qu'il met à l'extrémité du bureau dans ma direction. Quand tout semble prêt, la première chose qu'il me demande c'est si j'ai bien lu le livre qu'il m'avait donné à lire en devoir il y a de ça il y a un mois environ. Je lui réponds par une affirmatif à sa question. Il semble content de la réponse, alors il me donne une feuille. Je regarde les quelques questions qui y figure dessus :


1. Qui est le personnage principal?
2. Décrivez le schéma narratif?
3. Quels autres personnages l'histoire contient-elle? Décrivez-les. (Physiologie, Psychologie, préférences, hobbies, métier, de quelle famille viennent-ils, lien avec le personnage principal, etc.)
4. Croyez-vous que la vision du monde que le personnage principal a est optimiste ou pessimiste. Expliquez en un paragraphe de 600 mots à l'aide d'extraits du texte.
5. Quel est le v½u le plus cher du personnage central? Croyez-vous qu'il est réalisable par rapport à son statut social? Expliquez votre opinion en vous basant sur des extraits du texte dans un paragraphe de 500 mots.


En tout, il y a bien dû écrire quinze questions à développement. Le devoir semble déjà interminable, mais tout de suite, je me sens d'attaque pour relever ce nouveau défi, parce que oui, c'est comme ça que je vois cela. Il faut encore que je sache j'ai combien de temps pour faire ce travail. Immédiatement, comme s'il avait lu dans mes pensées, il me révèle que c'est un travail qui vaudra pour 15% de ma session et qu'il sera à remettre d'ici trois semaines, donc au dernier cours. Ah, mais ce n'est pas si pire, j'ai même tout mon temps pratiquement. Trois semaines? J'ai déjà fait des travaux plus longs en moins de temps, pas de panique dans ce cas! De toute manière, je suis capable de gérer mon temps et me connaissant, je vais sûrement vouloir le finir le plus vite possible, ce qui veut dire qu'à la fin de la semaine, ce travail devrait être fini. Par contre, il va falloir que je relise le livre vu que je l'ai lu tout de suite quand j'ai eu le devoir et maintenant, c'est bête, mais je ne m'en rappelle plus...en tous cas, pas beaucoup. Alors que je finis de regarder ma feuille de question en rapport avec le livre, le professeur revient me porter une autre feuille. Cette fois-ci, la consigne est d'inventer une histoire contenant toutes les figures de style qui sont écrites sur la feuille, ce qui veut dire, une métaphore, une métonymie, une paraphrase, trois comparaisons avec «comme», et bien d'autres. En plus de ça, la construction de la phrase doit toucher cinq temps de verbes et doit être de genre fantastique. Le tout doit faire au moins quarante pages dont la taille de la police doit être de 12. Ce travail compte pour 30% de ma session puisque c'est le gros travail. Maintenant, je commence un peu à paniquer. Ça, en plus de l'autre travail et tous les autres que je dois déjà faire dans mes autres cours et avec les examens par-dessus. J'espère seulement que ça finira-là, de toute manière, si je compte bien, sur ma session, il me reste près 30% à aller chercher dont l'examen qui est déjà fixer à 20%, donc le dernier 10% devrait être un travail court, en tout cas, c'est tout ce que j'espère! Alors que j'essaie de me rassurer, le professeur m'emmène deux autres feuilles! Ça y est! Est-ce que j'ai le droit de mourir maintenant? Non, mais sérieusement, il veut me tuer sous la charge de travail? Je veux bien croire que je suis une surdouée, mais encore là, il ne faut quand même pas exagérer, ce n'est pas parce que le travail est court qu'il est facile tout comme le contraire, ce n'est pas parce qu'il est long, qu'il est supposément facile. Bon, maintenant, c'est quoi sa prochaine idée du siècle? Sur une, il explique que je dois écrire un poème qui explique ma perception de la société. Au moins, ce travail ne me donnera pas trop de fil à retordre puisque le nombre de vers, de pieds, et de figures de style ne sont pas mentionnés. Enfin, le dernier devoir, c'est un travail sur un livre. Je dois faire la critique de «Les Misérables» de Victor Hugo dans un texte qui fera au minimum cinq pages de long en me basant sur mes opinions et sur des extraits du livre. Les deux travaux comptent respectivement pour 5% chaque. Bon, là là, je suis pleine, je ne suis pas capable d'en prendre plus sinon j'explose.

Alors que je regarde le professeur en craignant qu'il ne trouve une autre feuille avec un autre exercice à me faire faire, s'il y en a une autre, j'espère juste qu'il l'ait égarée, ça serait bien ma veine, mais non, il ne semble pas qu'il sortira un autre cadeau de son chapeau magique. Surprise, je vois même qu'il ramasse ses affaires. Je suis vraiment intriguée. Il me dit alors qu'il doit partir pour le Canada, un membre dans sa famille est mort, donc le cours est annulé. Il me révèle également que comme l'histoire est un peu compliquée, il va sûrement partir pour au moins deux semaines, mais qu'il va s'arranger pour revenir pour le dernier cours. Il me dit également que les trois autres travaux sont à remettre dans quatre semaines. Donc, si j'ai bien compris, ce qui presse le plus, c'est mon travail avec les questions. Bon, je crois qu'avec une semaine de plus de délai, je vais être capable de faire des miracles, surtout que dans la dernière semaine de cours, j'en ai très peu puisque que je suis en avance sur les autres, à la place, il n'y aura que des examens et des travaux à remettre et au pire du pire, je peux m'arranger avec un professeur pour soit avancer l'examen ou au contraire le repousser ultérieurement pour bien cadrer ça avec mon horaire. Je vous dis moi, les joies d'être dans un programme spécialisé!!! Le professeur me dit aussi qu'il sait qu'il m'a donnée beaucoup de travaux, alors il ne me retient pas plus que ça. Je reprends toutes mes affaires et me dirige de ce pas à la bibliothèque.

Bon, pour commencer, je vais déjà aller voir s'ils n'ont pas le livre de Victor Hugo, après je vais commencer mon travail sur le questionnaire. Je m'installe au deuxième étage qui est très peu achalandé à cette heure matinale pour les dormeurs et surtout parce que le reste des élèves sont en cours en ce moment. Deux personnes ont pris place au fond du petit coin emménagé à cet effet. J'entre sur le site du Cégep et vais dans la section de la bibliothèque. Là, je vais dans recherche pour finalement cliquer sur REGARD qui est en fait le bottin complet de ce que l'on peut trouver à la bibliothèque, ça passe aux films en VHS ou DVD, aux Cd, aux cassettes audio, aux références, aux journaux, livres, dictionnaires de toutes sortes, aux encyclopédies, aux articles PDF enregistrés sur le site...enfin bref, c'est une vraie mine d'or. J'entre donc le titre du livre «Les Misérables», et laisse le moteur faire sa recherche. Il me sorte pleins de documentations, autant d'articles de journaux parlant de la sortie du film, du film lui-même...et ah, voilà le livre. Je note sa côte et vais le chercher dans les rayons du troisième étage. Pour être sûre que personne d'autre ne le voudra, je vais immédiatement enregistrer le prêt sous mon nom à l'aide d'un ordinateur ou je dois réécrire mon matricule...enfin tout un processus qui se fait vite, mais qui est compliqué! Je retourne à ma place et me débranche du réseau. Je reprends mes choses et vais à une grande table commencer mes devoirs. Déjà, on va se débarrasser de ce devoir qui ne me tente guère. Je sors mon livre et commence à parcourir les pages pour me rappeler bien comme il le faut de l'histoire. Je sors une feuille de mon cartable et écrit dessus «Question 1» que je vais suivre par la réponse. Bon la première réponse, elle n'est pas compliquée, c'est «Fabian Hassan». Je continue avec la question suivante qui me semble un peu plus embêtante même si ce n'est que de décrire grossièrement en cinq étapes l'histoire.

J'entends un léger son provenant de derrière moi, dix heures viennent de sonner et je suis seulement rendue à la question 3. Je vous dis moi, on n'aurait pas pu écrire une histoire avec plus de personnages?! Bon, je commence à être fatiguée d'être assise. C'est décidé, je m'accorde une petite pause pour m'aérer le cerveau! Je laisse mes choses sur le bureau, n'ayant nullement peur de me les faire voler. De toute manière, à l'heure qu'il est, il y a trop de témoins dans la salle pour quelqu'un puisse penser qu'il pourrait me voler quoique ce soit sans se faire remarquer. Je prends mon téléphone portable et descend à mon casier.

J'ouvre lentement ma case...ce que je suis fatiguée! Je suis sûre qu'en ce moment, je ressemble à une tortue tellement je suis lente. Je cherche dans mon sac un peu d'argent...il me faut impérativement du café...café...caaafffféééé!!!!! D'un pas lent, je vais à la cafétéria m'acheter le plus gros format qu'ils ont de café...et bien sûr, pour protéger l'environnement, je demande de l'avoir dans une tasse que je reviendrai leur rapporter plus tard, accompagné de ça, je prends une pomme et une banane. Je vais à la caisse et paye. Je ressors de la place, prends les marches et monte sur deux étages. Je débouche sur l'aile D de l'école, c'est l'aile qui forme la face de l'établissement. Là, je remonte un demi-étage et j'entre dans l'aile C. C'est l'aile de la bibliothèque et de mon cours d'économie et de français, mais aussi de la plupart des bureaux de professeur et aussi du local de notre concentration. J'entre dans la salle des sciences humaines et vais m'asseoir sur une des causeuses. Je me laisse littéralement tomber. Je commence à siroter mon café et à manger ma pomme en premier. Alors que je commençais à peine à entamer ma banane, j'entends des voix familières. Andreas et Hélia entrent.


Andreas : Mais qu'est-ce que tu fais là? Me dit-il consterné.
Lauren : Je prends une pause, lui dis-je posément.
Andreas : Mais tu n'as pas de cours? Continue-t-il.
Lauren : Non, mon professeur avait une urgence, alors je suis allée à la bibliothèque pour m'avancer dans les travaux qu'il a eut la gentillesse de me donner avant de partir. Mais là, j'avais le cerveau en coton, il fallait que j'arrête deux secondes pour me reposer. Mes frères ne sont pas avec vous?
Hélia : Tu les connais, dès qu'il y a une pause...
Lauren : ils mangent! Évidemment!
Hélia : En tous cas, il devrait venir bientôt. Est-ce que tu restes encore un peu avec nous? Nous, on vient seulement d'avoir notre pause.
Lauren : Oui, pourquoi pas? Combien de temps est-ce qu'il vous a donné?
Andreas : Dix minutes et en plus, il nous a dit que le cours ne devrait pas durer plus de trois heures, alors on a bientôt fini.
Lauren : Ok, bien de toute manière, vous savez où me trouver quand vous aurez terminé. Je vais être au deuxième étage de la bibliothèque.
Andreas : Comme d'habitude. À la même place?
Lauren : Oui, à la même place.

Nous continuons de discuter et à peine deux minutes plus tard, Bill et Tom font leur apparition dans le cadre de la porte avec pleins de nourriture dans leur bras.

Lauren : Si vous mangez tout ça, je ne suis pas sûre que vous aurez faim pour le dîner.
Tom : On s'est juste fait des provisions pour cette après-midi aussi.
Lauren : Vous avez dû rendre la caissière de la cafétéria contente.
Bill : Pourquoi?
Lauren : Vous êtes sûrement ses plus gros clients!
Tom : Ahah! Ce que tu peux être drôle parfois!
Lauren : Je le sais, dis-je en leur souriant bêtement. Sinon, Andreas m'a dit que vous finissez bientôt?
Bill : Oui...et je suis content. Je n'en peux plus ce matin.
Lauren : Tu aurais dû te coucher plus de bonne heure hier, tu sais. Tu ne serais pas aussi fatigué sinon.
Tom : Toi, tu peux bien parler avec ton café! En plus, c'est toi qui te couche le plus tard à la maison.
Lauren : Très bien, je n'ai rien dit. Mais alors, prenez un café.
Bill : Non, je ne veux pas être drogué. Je vais devenir incontrôlable après. Ça m'excite cette chose-là.
Lauren : En tous cas, ça doit toujours être moins pire que votre boisson préféré appelé «Red Bull».
Bill : Peut-être, mais non, sans façon.
Lauren : Très bien, si tu ne veux pas, je ne vais pas te forcer non plus.
Bill : Sinon, tu faxes tes cours?
Lauren : Noon!
Andreas : Attention Bill, tu viens de gravement l'insulter. Franchement, comme si Lauren pourrait ne pas aller à ses cours. Quand tu vas voir ça, ça va être la fin du monde, les poules auront des dents et les éléphants vont être roses et ils pourront voler!
Lauren : Ahah! Toi aussi, tu fais de l'humour?
Andreas : Au même titre que toi, ma chère.
Lauren : Ça y est, je vais me taire pour le restant de mes jours si c'est pour tout me remettre sous le nez deux secondes après.
Hélia : Ne les écoute pas Lauren, c'est tous des sadiques qui se moquent de toi.
Lauren : Pour une fois qu'il y en a une qui me supporte.
Bill : Toi Hélia, tu vas le regretter.
Hélia : J'ai bien hâte de voir ça Bill.
Bill : Serais-tu entrain de te moquer de moi, par hasard?
Hélia : Exactement!!! Et puis Bill, tu ne me fais pas peur même pas deux secondes...
Bill : Elle se moque de moi ouvertement...un peu de retenu quand même...tu me diras tes mots doux plus tard!
Hélia : Ce que les garçons peuvent être exaspérants parfois!
Lauren : Parfois?! Hélia! Ça parait que tu n'as pas de frères toi! Si tu savais...!
Tom : Bien, vas-y! Enfonce le couteau dans la plaie!
Lauren : Si tu veux! Dis-je en faisant signe de la main comme si je voulais chasser cette idée de ma tête. Sinon, vous devriez y aller, votre pause achève bientôt si je me fis à l'horloge.
Bill : D'accord. Merci. On va venir te chercher quand notre cours va finir.
Lauren : Très bien, je vais continuer mes travaux en vous attendant. Bon, alors, je vous dis à tantôt. Salut.
Tous : Salut, à tantôt.

Je leur fais signe de la tête et de la main avant de sortir complètement de la salle. Je tourne sur ma gauche et continue le petit bout de chemin que le couloir fait. Je monte les cinq marches qui se présentent à moi avant de me tenir devant les portes en verres de la bibliothèque. Je franchis en premier les trois marches qui se trouvent devant et finalement, c'est les portes. Je passe entre les deux tourniquets et franchis la pièce sur ma droite. De là, je tourne encore à droite et prends les escaliers qui me mèneront finalement au deuxième étage. Je monte et me retrouve dans l'immense pièce et retrouve toutes mes affaires exactement là où je les ai laissées il y a de ça une demie heure. Je vérifie si rien ne manque...et non, tout y est. Je me réinstalle bien confortablement...et c'est reparti pour au moins une heure de travail.

Je continue là où j'ai arrêté, c'est-à-dire au quart de la question 3. J'entame avec ce qu'il me semble être un effort considérable la description de sa mère...quoiqu'il n'y ait pas grand-chose à dire sur elle, n'étant pas très présente dans l'histoire, ça m'exaspère tout de même un peu. Je continue lentement, je dois dire, pas très motivée, mais tout de même je continue. Finalement, après bien une heure de travail sur la même question, je finis par apercevoir la lumière au bout du tunnel. Je regarde la liste juste comme ça et je me rends compte que j'ai bien dû aligner au moins une vingtaine de noms avec la description de leur vie...Cette liste ne saurait pas être plus complète! J'ai pour déjà cinq pages recto-verso d'écrit...avant de tout perdre et de tout déchirer malencontreusement et d'être par la suite obligée de tout retranscrire, je vais plutôt réécrire cela sur ordinateur et garder le fichier sur mon compte étudiant sur le réseau de l'école. Je ramasse toutes mes affaires sur la table et déménage le tout sur une table d'un ordinateur. Je ressors mes feuilles, rentre sur ma session, ouvre le «Document Word » et commence à taper. Premièrement, à ne jamais oublier...ce qui d'ailleurs n'est pas le fort de mes frères, la page de présentation. Je commence par inscrire le nom du projet, j'enchaîne par la suite avec le reste. Maintenant, je peux vraiment débuter la retranscription intégrale de ce que j'ai écrit sur les feuilles mobiles. «Question 1», «Question 2». La question 2, je n'ai pas le temps de tout retranscrire que déjà mes amis sont tous là pour aller dîner. J'enregistre mon travail sur ma session avant de tout refermer et de ramasser pour la dernière fois mes affaires.

Nous partons tous ensemble de la bibliothèque. Nous retraversons le petit couloir en face de nous pour nous retrouver dans l'aile C, là où j'ai mon cours de français et où notre salle des Sc. Humaines se trouve. Mais, nous ne nous arrêtons point là. Nous continuons en montant la petite pente qu'il y a avant de tourner sur noter gauche. De là, nous pouvons discerner les escaliers qui se trouvent à quelques pas du coin. Et c'est parti pour descendre trois étages!

Nous sommes arrivés dans l'air des casiers. Chacun de notre côté nous partons porter nos affaires et nous nous donnons rendez-vous à l'entrée dans moins de cinq minutes pour aller manger. Mes frères et moi partons dans un sens. Je mets mes choses dans ma case, prends mon manteau que je mets tout de suite et comme d'habitude, attends mes frères. Finalement, quand ils sont fin prêts, nous pouvons y aller. Nous nous dirigeons vers l'entrée...avec deux minutes de retard!!! Ce qui n'est pas surprenant et même un record...étrangement, les autres les félicitent d'avoir été aussi vite, ce qui, naturellement, les agace un peu, mais ils l'ont bien cherché quand même. Ils sont toujours à la traîne, toujours, mais je dois avouer que depuis quelques temps, ils commencent à s'améliorer, mais ce n'est pas tout le temps, mais c'est quand même un début, ce qui est exceptionnelle pour eux. Non, je rigole. Ils savent être là quand c'est vraiment nécessaire, alors le reste ne compte pas à mes yeux. Je sais qu'ils ont de la misère avec la ponctualité, mais je les aime bien pour leurs défauts et leurs qualités et je ne veux surtout pas qu'ils changent sinon ils ne seraient plus mes deux frères préférés!!!


Lauren : Bon, il faudrait se décider du restaurant où on va, non?
Bill : Oui! En plus, je commence à avoir faim.
Tom : Moi aussi. Je dis, McDoooo!
Lauren : Pourquoi je l'ai vu venir??? Ce n'est pas normal d'être aussi prévisibles que mes deux frères question gastronomie. Dis-je en me tapant le front de la paume de ma main.
Bill : Vraiment là Hélia, tu vas arrêter d'influencer ma s½ur!
Lauren : Ça y est...BATAILLE!!! Rajoutais-je en éclatant de rire en voyant la tête des passants qui m'ont entendus crier ça. Désolée, dis-je en leur intention. Bon, alors quelqu'un est contre l'idée du McDo??? Non??? Vraiment??? Vous en êtes sûrs?? Vraiment sûrs???
Bill : Pourquoi j'ai l'impression que tu essaies de nous faire changer d'avis?
Lauren : Parce que ce n'est pas une impression, peut-être? Dis-je d'un air désinvolte.

Après nous avoir un peu chamaillé entre nous, nous finissons quand même par marcher dans la direction du restaurant...enfin du fast food. En marchant, nous parlons. Naturellement, nous, on est jamais capable d'arrêter de discuter quand on est ensemble. Parfois nous rions parce qu'Hélia, aussi folle qu'elle puisse l'être, n'arrête pas de faire des niaiseries et de s'humilier à chaque fois devant les citadins. Il n'aura fallu qu'elle me demande de la suivre dans sa folie, pour que je m'y aventure. On peut le dire, ma Hélia et moi faisons un superbe tandem. Après maintes galères, nous arrivons à la destination finale.

J'ouvre la porte et la maintient pendant que les autres entrent et comme d'habitude, habituer maintenant à se faire ouvrir les portes, mes frères m'attendent pour que je la tire... et voilà, tout le monde est là. D'un ton joyeux et enjoué, j'affirme que la note est pour moi. Évidemment, personne ne s'y oppose sachant pertinemment que c'est mon petit plaisir à moi ca, de vouloir faire plaisir à ceux qui sont chers à mes yeux.

Déjà quelques clients nous ont devancés, alors nous faisons la file. Chacun à notre tour, nous commandons ce que nous voulons manger. La caissière à l'air de dire que nous sommes une grosse famille...eh oui, on peut dire ça! Mon tour vient enfin et je peux vous dire que depuis le nombre de fois où je suis rentrée dans un McDonald's, je n'ai plus besoin de l'aide de mes frères pour me commander quelque chose. La caissière me dit rapidement le total...que je ne vous dirais pas par pure modestie. Nous prenons chacun nos plateaux et allons nous asseoir à une des tables proches des vitres.

Discutions, divertissement...surtout avec Hélia...délires, c'est comme ça que c'est passé ce repas, mais malheureusement, comme toute chose a une fin, nous devons déjà penser à retourner à l'école pour notre prochain cours. Pour ma part, j'ai quatre heures de philosophie.


Nous rassemblons nos affaires et finissons par quitter la place pour se retrouver moins de dix minutes plus tard, devant les portes vitrées de l'entrée principale de l'école.


Lauren : Nous revoilà déjà de retour.
Tom : Je sais que ça te fais de la peine, dit-il en se moquant de moi.
Lauren : Ouais, mais juste un peu, dis-je en continuant sur la lancée de mon frère. Non, mais bon, disons que j'ai quand même hâte d'aller me coucher. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai vraiment sommeil.
Tom : Pourquoi?! Tu ne sais pas pourquoi?! Est-ce que tu te rends compte que je me réveille la nuit quand tu descends te coucher aux petites heures du matin, genre 1 heure, 1 heure trente et que je me réveille une autre fois quand tu te lèves vers les quatre heures. En tout, tu ne dors même pas trois heures. Je comprends que tu sois fatiguée!
Lauren : En plus, ce n'est pas prêt de s'améliorer.
Tom : Pourquoi?
Lauren : J'ai encore reçu une tonne de travaux à faire et qui sont à remettre bientôt. C'en est rendu à un point que j'ai plus l'intention de dormir pendant trois jours d'affilés pour pouvoir prendre de l'avance, sinon je n'y arriverai jamais.
Bill : Tu sais que tu va te tuer à petit feu si tu continues comme ça.
Hélia : Bill a raison Lauren. Dans pas grand temps, tu vas faire une dépression, ce n'est déjà pas bon pour la santé, mais si en plus il faudrait que tu en fasses une à ton âge...
Lauren : Je le sais bien, mais si je ne fais pas tous mes travaux, je vais perdre des points.
Andreas : Il n'y a pas moyen que tu t'arranges avec les professeurs pour qu'ils te donnent des délais plus longs?
Lauren : Ils m'en ont déjà donnés, mais bon, je vais voir comment ça se passe.
Bill : J'espère juste que tu ne tomberas pas malade.
Lauren : J'espère aussi, ce n'est vraiment pas le temps non plus! Bon, il faudrait y aller non? Les cours vont bientôt commencer.
Tom : Oui, tu as raison.

____________________________
16 :30 heures
Chez nous
Dans ma chambre


Je suis présentement dans ma chambre et je continue mon premier devoir en français. Comme j'avais eu l'idée de me faire une copie de là où j'étais rendue à l'école sur ma clef USB, je continue de taper le texte de mes réponses sur mon ordinateur portable. C'est ainsi que je suis encore au numéro trois. Je tape, je tape et je commence à sentir le sommeil qui se fait pressant, mais je ne veux pas m'endormir, je ne peux pas, je ne dois pas, sinon, ce serait des heures de perdues, des heures qui n'auront servies à rien, des heures que je ne pourrai pas rattraper. Je devine que mes frères sont aussi respectivement dans leur chambre entrain eux aussi de faire les devoirs qu'ils ont eut aujourd'hui ou, de continuer des projets à longs termes qu'ils devront bientôt remettre. Pour ma part, je me sens drôle, ma tête tourne. Je ressens les mêmes symptômes quand lorsque j'étais droguée par mon père. J'ai de la misère à me lever, et encore plus à marcher, pourtant je dois le faire, il me faut une tasse de café, je le sens, je le sais sinon je ne pourrais pas tenir. Non, je ne pourrais pas. À pas lents, je franchis tranquillement chacune des pièces pour finalement me retrouver devant les escaliers qui mènent en haut. Ces quelques marches semblent en ce moment être aussi difficiles à franchir que de gravir le mont Everest. En m'appuyant sur le mur, je monte tranquillement, parfois en perdant quelque peu pied, mais je me reprends vite. Ce n'est pas le temps pour moi de faire une chute au milieu des escaliers. De l'autre main, je me tiens à la rampe et quelques secondes plus tard, je suis, à ce qu'il me paraissait infaisable, au sommet des marches. Je continue mon parcours jusqu'à la cuisine. Là, je prends la cafetière, y mets du café et de l'eau et attends patiemment. Ce qui n'est qu'une poignée de secondes me semble une éternité. Je m'accote le visage sur le comptoir et regarde le liquide qui m'aidera à tenir le coup couler dans la cafetière. Quand celle-ci finit de couler, je me prends une tasse précipitamment et me verse beaucoup de café dans lequel je mets un peu de lait et de sucre avant de retourner d'un pas aussi nonchalant que tout à l'heure vers ma chambre.

Je dépose ma tasse sur le bureau, juste un peu plus loin que mon ordinateur et continue de travailler jusqu'à ce que je crois être dix-huit heures, mais en réalité, il est près de vingt heures. Je délaisse tout ça pendant environ une trentaine de minutes, le temps de me rafraîchir le cerveau, mais surtout de manger. Je remonte en haut où je peux voir du haut des escaliers, mes deux frères avachis dans les deux divans entrain de souper. Je vais dans la cuisine et remarque qu'il reste une portion de nouille dans une assiette. C'est assez explicite pour moi, ça, ça veut dire, c'est pour toi. Alors je ne me fais pas prier et prends directement l'assiette et commence à manger vite tellement je suis affamée. En moins de cinq minutes, j'ai finis de souper et je suis d'ors et déjà prête pour continuer mon travail. Je laisse de côté le fait que je voulais me laisser une demie heure de repos, chaque minute est primordiale à la réussite de mon année scolaire. Aucun seconde ne doit être perdues ou sinon, ça serait la cata.

Je redescends, m'installe confortablement, commence le tout par une grande gorgée de café et comme droguée. Telle une automate, je tape à une vitesse foudroyant comme si en l'espace de deux temps, j'avais repris des forces, une décharge électrique qui m'aurait boostée.

Quand je regarde le cadran sur ma table de chevet, je remarque qu'il est près de deux heures du matin. Je suis contente et fière de moi. Il ne me reste que quatre questions à développer pour mon travail en français sur les quinze. Bien sûr, il faudra que je révise le tout pour être sûre que j'ai bien répondu aux questions. Mais pour l'instant, je ressens une énorme fatigue, je sens comme un poids sur mes épaules et j'entends une petite voix dans ma tête qui essaie de me convaincre d'aller me coucher, elle me dit que mon lit est proche, que je n'ai qu'à aller m'étendre et je partirai directement aux pays des songes, mais une autre voix me dit plutôt que si je reste debout, je pourrais définitivement terminer ce travail qui n'arrête pas de me hanter et pourquoi pas m'avancer sur les autres aussi. Étrangement, j'aime mieux écouter cette voix, même si je sais que je suis entrain de faire une énorme gaffe. Je remonte en haut avec toutes mes choses et m'installe sur l'îlot de la cuisine et continue mes travaux en attendant que la cafetière fasse le mélange du café et de l'eau que je viens de mettre. Dès qu'il est près, je me verse une autre tasse...et une autre....et une autre...et une autre....Mon premier travail finit, il arrive quatre heures du matin. J'entame maintenant le poème que qu'il m'avait donné à faire en devoir. Je me sors des feuilles, sachant que je devrais faire plusieurs essaies avant d'avoir la bonne.


Je commence en inscrivant une phrase....


Dans cet adieu
Il n'y a aucun sang
Il n'y a aucun alibi
Car j'ai tiré des regrets
Provenant de la vérité
De milliers de mensonges
Alors laisse la pitié venir
Et tout nettoyer

Ce que j'ai fait
Je me ferai face
Pour rayer
Ce que je suis devenue
M'effacer
Et abandonner
Ce que j'ai fait

Oubliez
Ce que vous pensiez de moi
Pendant que je nettoie cette ardoise
Avec des mains
D'incertitude
Alors laisse la pitié venir
Et tout nettoyer

Ce que j'ai fait
Je me ferai face
Pour rayer
Ce que je suis devenue
M'effacer
Et abandonner
Ce que j'ai fait

Pour ce que j'ai fait
Je recommencerai
Et que toutes les choses
Qui devront venir
Aujourd'hui prennent fins
Je suis entrain de me pardonner pour

Ce que j'ai fait
Je me ferai face
Pour rayer
Ce que je suis devenue
M'effacer
Et abandonner
Ce que j'ai fait

Qu'est-ce que j'ai fait
Pardonner ce que j'ai fait


Seigneur, il est quelle heure? Je ne sais pas, mais j'entends des pas dans l'escalier...ma vue se brouille...enfin, ça fait longtemps qu'elle s'est brouillée, mais je tenais absolument à finir ce que j'avais commencé. Je me sens bousculée ou plutôt brassée. Je me réveille...je ne peux pas le croire, j'ai dormi...Affolée, je regarde au moins sur la feuille si j'ai bien fini ce fichu poème!...et oui. Je me sens tout d'un coup soulagée, ce qui ne semble pas être le cas de mes frères qui me regardent inquiets. Au lieu de leur parler, je baille pour seul réponse, je ne prends même pas la peine de ramasser mes affaires que je descends déjà dans ma chambre chercher tout ce que j'ai besoin pour prendre ma doucher.

Quinze minutes, c'est le temps que ça m'a pris pour tout faire avant de monter en haut avec mon sac d'école. Quand je relève la tête, mes frères tiennent le poème que j'ai pondu cette nuit pour mon travail de français. Je lève un sourcil alors qu'eux autres continuent leur lecture. Je vois leurs yeux défiler d'une ligne à l'autre, d'un bord, puis dans l'autre sens. Je les laisse lire le reste, maintenant qu'ils ont déjà commencé, aussi bien qu'ils le finissent et ramasse plutôt ce qu'il reste sur l'îlot. Après, je déjeune en vitesse parce que pour la première fois depuis que j'ai commencé l'école, j'ai peur d'arriver en retard.

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# Posté le vendredi 21 novembre 2008 13:05

Modifié le lundi 28 septembre 2009 21:40

Chapitre 7

Quand je finis finalement, mes frères et moi partons pour l'école. En route, je ne peux pas dire que je suis très bavarde, je m'enferme plutôt dans mes pensées. David m'a appelée hier pour annuler notre rendez-vous à la dernière minute. Aurait-il changé d'idée sur moi, sur le contrat que je m'apprêtais à signer? Et s'il trouvait en fin de compte que je n'étais pas plus exceptionnelle que les autres? Je ne sais plus. Je ne veux même pas croire qu'il aurait pu avoir un empêchement, pour moi, c'est évident comme de l'eau de roche. Mais je ne m'en fais pas, même si à quelque part en moi, ça me fait tout de même de quoi, je me dis plutôt que j'ai plein d'autres choses à faire...c'est ce que je me dis pour m'empêcher de craquer, ce qui ne saurait tarder si je m'enlève cette idée dans la tête. J'aime mieux me fondre dans le paysage et faire ce que j'ai à faire, ce qui veut dire en d'autres mots, être la parfaite élève modèle et finir ces stupides travaux. Je n'arrive même pas à croire que je n'ai pas dormi, ou en tous cas, que très peu cette nuit. Encore heureux que ce soit ma dernière année...mes dernières semaines, pourtant je ne veux pas ne rien faire de ma vie. J'ai le sentiment que je peux accomplir pleins de choses, je ne veux pas seulement donner de l'argent, mais bien toucher les personnes au plus profond de leur âme, je sais que je peux. J'aimerais voyager dans le monde, voir comment c'est ailleurs. Comment les autres humains vivent? On me dit souvent que même dans les pays sous-développés, même quand les personnes n'ont en moyenne qu'un dollar par jour comme moyen de survie, qu'ils peuvent être heureux. J'aimerais être comme eux, être heureuse avec le moins. Connaître la simplicité même. Ah oui, ma maison n'est peut-être pas celle que l'on croirait pour une maison qui abrite deux super stars du rock et une qui n'arrête pas de faire capoter la presse...en gros pour trois humains qui sortent de l'ordinaire pour le reste du monde.

Nous arrivons devant l'école, et ce n'est pas comme à tous les matins, car aujourd'hui, il y a du brouhaha devant la bâtisse. Je me demande ce qu'il se passe pour que tout le monde soit aussi surexcité? La reine d'Angleterre a débarqué? Alors que mes frères restent sur la place publique, moi je préfère rentrer en dedans pour me réchauffer juste un peu parce que dehors, il ne fait vraiment pas chaud. Je supporte toujours le froid aussi bien, mais il est difficile de refuser de se faire réchauffer quand tu le peux à même pas dix pas de toi. J'ouvre alors la porte latérale, c'est la porte qui, en passant, est la moins achalandée.

Quand j'entre en dedans, je ne suis même pas surprise de voir presque personne, ils sont tous dehors. Tranquillement, je vais porter mon sac dans mon casier et prépare mes affaires pour mon cours. Je monte les escaliers menant à l'entrée principale pour prendre les escaliers juste vis-à-vis celle-ci. Je vois apparaître un jeune homme à peine plus âgée que moi sous les feux des flashs accompagné par ce qui semble être des gardes du corps. Je vois qu'il me regarde, il me jette des coups d'½il parfois sans même que je sois tournée vers lui, mon sixième sens le sent. Je monte tranquillement, comme si de rien n'était l'escalier avant d'en emprunter d'autres. Étrangement, je me sens suivie, et moi qui croyais qu'il allait aller dans un endroit un peu plus sûr. Je franchis les portes vitrées de l'aile C et continue ma route. Pendant que je marche, j'entends d'autres pas. Inconsciemment, je suis prise de panique. Je vais dans la classe et referme la porte. Je ne veux pas que celui qui me suivait sache qu'il m'effraie. J'installe le tout sur le bureau et décide de me promener dans l'école en attendant le début des cours. Mais encore là, je ne peux pas m'empêcher d'avoir l'impression que l'on m'épie...maintenant j'en suis sûre et j'entends même ses pas sur le carrelage. Je ne fais pas ni une, ni deux et me retourne directement. Je ne prends même pas le temps de regarder la personne que déjà je l'attaque. Et oui, je l'attaque. J'ai pris quelques cours d'arts martiaux depuis le temps révolue. Grâce à deux, trois mouvements simples, je mets vite l'homme au sol. J'ai mon genou sur sa cage thoracique de sorte qu'il ne puisse se déprendre et qu'il ait de la misère à respirer. La première chose que je remarque dans son visage ce sont ses yeux. Ils sont d'un bleu-verts frappants. Son regard n'arrête pas de poser les yeux sur ma personne. Je me sens déstabilisée. Quand je le libère enfin, je remarque qu'il n'est pas beaucoup plus grand que moi, à peine quelques centimètres c'est vrai, mais ce n'est pas flagrant. Encore effrayée, je me recule jusqu'au mur. Qui est-ce? Pourquoi tout le monde voulait le voir? Qui est-t-il pour susciter autant d'intérêt.


Inconnu: Robert,me dit-il poliment en tendant sa main en attendant une quelconque réaction de ma part.
Lauren: Ouais, dis-je en marmonnant, suspicieuse et en regardant bien de la tête aux pieds l'inconnu qui se tient devant moi. Je vois. Je suis Lauren Kaulitz. Qui êtes-vous?
Robert: Quoi? Vous ne me connaissez pas?
Lauren: Non. Pourquoi? Je devrais vous connaître?
Robert: J'ai joué dans Harry Potter.
Lauren: Qui c'est lui?
Robert: Non, je ne peux pas le croire. Vous ne me connaissez pas...vraiment?
Lauren: Je pourrais vous demander la même chose sur moi.
Robert: Quoi, vous êtes une célébrité aussi?
Lauren: En quelque sorte.
Robert: Vous êtes chanteuse...actrice...sportive?
Lauren: Aucun de ceux-là.
Robert: Jeune politicienne?
Lauren: Non plus.
Robert: Eh bien qui êtes-vous alors?
Lauren: La jeune martyre.
Robert: Hein!
Lauren: Ne cherchez pas à comprendre. Désolée, mais je dois y aller.
Robert: Je suppose que vous avez un cours?
Lauren: Comme tous les élèves de cet établissement. Je vous souhaite un bon séjour bien que je ne vous connaisse pas. Bonne fin de journée, salut.

Je le quitte sur ces pas et retourne à mon cours.

Point de vue de Robert

Je regarde cette étrange fille partir. Je ne sais pas pourquoi, mais elle obsède mes pensées. Lauren Kaulitz, hein? Elle m'a dit qu'elle était célèbre et la jeune martyre. Blaguait-elle? Étrangement, je ne crois pas, pourtant je ne la connais pas, pourquoi? Et pourquoi elle, elle ne me connait pas? Je ne suis pas égocentrique, mais je suis célèbre, tout le monde me connaît, tout le monde sans exception. Je retourne au local où on m'a installé. Je vois un de mes gardes du corps. Il me demande si j'ai réussi à rencontrer la fille que j'avais vue dans les escaliers. Je lui réponds que oui, mais que je ne sais pas qui elle est. Je lui demande s'il serait possible d'avoir accès à un ordinateur, j'ai laissé le mien à l'hôtel. Il m'emmène dans une salle où il y a plein d'ordinateurs. Je ne connais pas l'allemand, mais je crois que c'est la bibliothèque. Je m'installe à un ordinateur et tape Lauren Kaulitz sur internet, peut-être est-ce qu'ils parleront d'elle, si elle est célèbre, ça devrait.

Wow...il y pleins d'informations sur elle et ils me sortent pleins de photos aussi. Ah, un vidéoclip également. Elle, qui me disait qu'elle n'était pas chanteuse, m'aurait-elle menti. Je prends les écouteurs qui sont à côté et écoute le vidéoclip. Elle chante en anglais. La chanson est bonne, elle est poignante aussi, triste même. Je ne sais pas de qui elle parle, mais elle a l'air d'y croire. Je me rappelle soudainement qu'elle m'avait parlé dans un anglais parfait, alors qu'elle est allemande. Intrigante cette fille et pas à peu près. Après avoir visionné son vidéoclip, je m'intéresse aux articles de journaux relatant sa vie. J'en apprends des bonnes et finit par comprendre pourquoi elle m'a dit qu'elle était la jeune martyre. Je constate qu'elle n'a pas eu une vie facile, même odieuse. Ah, sur cette photo, elle est accompagnée de deux garçons que j'ai vus à l'entrée de l'école. Les quelques lignes dans le bas m'apprennent que ce sont les jumeaux Kaulitz, célèbres musiciens et Lauren Kaulitz, célèbre survivante. Son père est un criminel des plus effroyables. Sur un autre article, ça relate une partie du procès de son père.

En trois heures de recherche, je sais maintenant qui elle est. Elle me fait pitié. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai cru voir une pointe de tristesse dans ses yeux, c'est pour ça qu'elle est petite et blanche comme la mort. C'est pour ça également qu'elle semblait effrayée, mais qu'en même temps elle savait que j'étais derrière elle. J'entends une personne venir, je me retourne et vois que c'est elle. Je ne peux m'empêcher d'aller vers elle et de l'aborder. Je ne sais pas comment me comporter maintenant que je sais tant de choses sur elle. Pendant trois heures, je suis entré dans son monde et j'ai même l'impression de la connaître.

Je suis maintenant devant elle. Elle lève le regard à la hauteur de mes yeux. Soudainement je me sens transpercé, violé dans mon intimité comme si elle pouvait voir derrière ces yeux qui osent la regarder. Son air change lentement, elle semble vouloir comprendre la situation. Je remarque qu'elle a de grands cernes sous les yeux, mais que tout de même, elle reste magnifique. Elle n'est pas comme les autres filles, et non pas parce qu'elle a vécu tout ça...ou peut-être que oui et que ça a finalement un impact sur la manière dont elle agit avec moi. Ce que je veux dire par là, c'est qu'elle ne se maquille que très peu, sinon, seulement une ligne de crayon sur ses paupières. Elle a des vêtements simples qui semblent valoir une jolie somme. L'impression de force que j'ai eu d'elle la première fois quand elle m'a plaqué au sol n'est plus là, elle semble fragile en ce moment. En plus de tout ça, elle est la seule qui a osé me parler sur un ton très peu amicale ou encore qui ne me prend pas en photo en me poursuivant n'importe où je vais. C'est comme si elle avait deux personnalités. Je remarque alors que plus j'attends, plus elle semble me craindre ou essayer de savoir pourquoi je la fixe comme ça sans lui parler.


Lauren: De ce que je comprends, je vois que vous avez fait votre devoir et que vous savez maintenant qui je suis. Inutile de prendre cet air piteux, je n'en veux pas. Tout ça est derrière moi et je ne veux pas que vous m'y refassiez penser. J'ai déjà assez de problèmes comme ça.
Robert: La chanson, le vidéoclip que vous avez enregistré, elle parle de qui?
Lauren: Question stupide? Je sais que vous savez.
Robert: De votre père?
Lauren: Exactement. Sinon, vous êtes venu me voir simplement pour savoir cette information que vous auriez pu trouver partout sur le net?
Robert: Pourquoi est-ce que vous êtes aussi froide envers moi?
Lauren: Parce que je ne vous fait pas confiance! Ce n'est pas contre vous, rassurez-vous, je suis comme ça avec tous les étrangers. À part ça, avez-vous autre chose à me demander.
Robert: J'aimerais que l'on parle, si c'est possible.
Lauren: De quoi au juste on devrait parler?
Robert: De vous? Je ne sais pas, dès le premier regard, vous m'avez piqué de la curiosité. J'aimerais vous comprendre.
Lauren: En me prenant pour une bête de foire et aller vous vanter à tous vos amis que vous avez rencontrés la Lauren Kaulitz, la multimilliardaire.
Robert: Vous êtes multi...
Lauren: Je vois que vous n'avez pas tout-à-fait fait votre devoir. Pour votre renseignement personnel, je suis même la deuxième personne la plus riche au monde et non, je n'aime pas m'en vanter. L'argent me rapporte beaucoup de trouble. J'aide les gens avec parce que je ne suis pas encore en état de faire quelque chose de plus concret. Parce que pour l'instant, j'ai peur du contact humain, mis à part, bien sûr, ceux que je connais. L'argent n'apporte pas le bonheur et vous avez le plus fabuleux exemple devant vous. Maintenant, j'ai encore pleins de travaux à faire, alors au revoir monsieur...?
Robert: Robert.
Lauren: C'est ça Robert. Alors, je vais faire comme si je ne vous avais jamais rencontrés de ma vie et je vais continuer mon chemin et vous devriez en faire autant. Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de journée, je sais que vos fans vont y contribuer.

Les bras chargés par des documents et par ses affaires de cours, elle me quitte d'un rapide pas. Elle franchit la porte au fond de la bibliothèque et monte à l'étage supérieur. Je ne sais pas pourquoi, mais instinctivement et rapidement, je vais chercher toutes mes choses sur la table où j'étais et je la suis en espérant pouvoir la retrouver.

J'arrive au deuxième étage, franchit la porte qui se referme violemment derrière moi. Je la cherche des yeux et la retrouve au fond de la salle. J'avance rapidement, je ne prends même pas le temps de la prévenir que je suis là, que je tire déjà la chaise en face d'elle. Elle fait ce que j'attendais qu'elle fasse, elle relève les yeux en me lançant des regards. Je n'attends pas qu'elle m'aborde que je commence déjà à lui parler. Elle semble confuse quand je lui dis que je ne trouve pas correct qu'elle m'ait parlé sur ce ton désagréable, tout d'un coup, ses yeux qui me lançaient des éclairs il n'y a pas deux secondes changent et deviennent désolés. Je vois une larme poindre au bord de son ½il gauche. Je l'ai touchée, je ne voulais absolument pas la faire pleurer, ce n'était pas mon but. Je la vois qui se lève. Elle marche quelques pas plus loin avant de s'arrêter. Je ne sais pas ce qu'elle fait, mais je sais que je lui ai fait du mal. Je ne peux pas m'empêcher de me lever et d'aller la rejoindre. Quand je suis devant elle et que je m'apprête à la prendre par le menton pour lever son visage, elle redevient l'animal que j'ai vu ce matin, elle recule précipitamment et je la vois s'affoler. Elle semble chercher de l'aide aux quatre coins de la pièce, mais malheureusement pour elle, nous sommes seuls. Je vois en ce moment à quel point après trois mois de délivrance, elle est encore affectée par ça. Je suis confus, je crois finalement que j'ai eu tord de vouloir revenir la voir, ce n'était pas une bonne idée. Alors que je commençais à fortement me blâmer de mon stupide caractère, je la vois qui reprend ses esprits. Elle me dit que ce n'était pas grave, mais qu'elle ne supportait pas que les gens la touche et je la comprends parfaitement. Qui sait comment je me comporterais à sa place? Je ne suis pas là pour la juger, au contraire, je veux la comprendre. Je veux l'aider même si je sais qu'elle n'a pas besoin de l'aide d'un inconnu et même si je suis acteur célèbre, je ne suis pas plus apte que ses proches et je ne peux pas lui dire que je trouverai le meilleur psychologue au monde pour l'aider, parce qu'avec l'argent qu'elle a, elle doit avoir des contacts sûrement meilleurs que les miens.


Lauren: Très bien, vous voulez me parler? Parlons, mais pas ici et je ne veux pas de vos gardes du corps. Je suis très capable de me défendre comme vous avez pu le constater ce matin, mais malheureusement, quand il y a trop de monde je ne suis pas capable de le supporter, ça fait partie de mes nombreuses névroses.
Robert: Où alors? Je ne sais pas si nous pouvons trouver un endroit tranquille dans cette école?
Lauren: Oui nous pouvons sans doute. La plupart des élèves sont soit entrain de dîner, sont chez eux ou sont en cours. Je vous invite toutefois dans un restaurant. Je ne sais pas si vous aimez les restaurants japonais. Je vous amènerais au Ying/Yang, c'est seulement sur la rue d'en bas à même pas dix petites minutes à pied d'ici.
Robert: Oui, bien sûr que j'accepte votre invitation. Je vais seulement récupérer mon manteau, vous pouvez m'accompagner.
Lauren: Très bien, allons-y!

Elle ramasse ses affaires et me suit jusqu'au local où on m'a installé. Pendant que je mets mon manteau, elle reste sur le pas de la porte ne voulant pas se rapprocher davantage dans la pièce. Je remarque toutefois qu'elle pianote ce qui semble être un message sur son cellulaire. Je fais vite et vais la rejoindre en prenant bien soin d'essayer de convaincre mes gardes du corps de me laisser seul pendant au moins une heure, ce qui ne fut pas facile étant donné qu'il avait peur que je ne sois assiégé par une horde de fans en furie.

Finalement, nous quittons la pièce pour aller rejoindre notre deuxième arrêt, son casier. Elle y dépose ses livres, prends son manteau et referme sa case. Pendant que nous marchons vers la sortie latérale, elle enfile son manteau d'Yves Saint-Laurent.

Dehors, nous marchons sous les flocons de neige. Elle ne parle pas de tout le trajet comme si elle s'était enfermée dans sa bulle. Alors que je croyais que ce trajet allait être tranquille, Lauren me prend soudainement par le bras et commence à courir, sans aucune raison semblable.


Robert: Pourquoi est-ce que tu cours?
Lauren: Il y a des photographes de la presse à scandale qui m'ont repérée. Ils t'ont sûrement reconnu par-dessus le marché si tu es vraiment célèbre et je peux t'assurer que si nous restons encore trop longtemps dehors, nos visages vont être sur tous les journaux, à la télévision et les magazines d'ici quelques heures! De toute manière, je suis certaine que tu dois connaître tous ça.

Nous entrons enfin dans le restaurant en courant. Elle crie à un serveur de nous ouvrir la porte au fond de la salle, ce qu'il s'exécute à faire immédiatement. Après qu'il nous ait tenu la porte, il la referme et nous ne sommes plus que tous les deux. J'enlève mon manteau quand je la vois qui le fait. Quelques secondes plus tard,. Une autre porte s'ouvre. Deu serveurs entrent et nous apporte le menu et prennent nos manteaux. Je remarque que ma compagne ne regarde même pas le menu et commande directement, pour moi, il faudra que j'attende de voir. Son serveur lui demande, si messieurs Kaulitz et ses deux amis viendront, elle répond par un affirmatif. Alors que le garçon partait, elle reçoit une coup de fil.

Lauren: Oui, bonjour. Ah Bill. Oui, je suis bien au Ying/Yang. Non, j'ai déjà commandé, il ne vous reste plus qu'à nous rejoindre. Bill, protégez-vous. J'ai croisé des paparazzis. Je ne sais pas s'ils sont là pour Robert ou pour nous... Non, ça va, merci. Alors, je te dis à tantôt. Ouais, salut grand frère,rajoute-elle en riant.

Quand elle raccroche, je la regarde qui revient prendre place en face de moi. Je ne peux faire autrement que de lui poser la question qui brûle mes lèvres étant donnée que je n'ai rien compris à la conversation.

Robert : Qui était-ce?
Lauren : Mon frère. Il va venir nous rejoindre bientôt...dans 5 minutes environ.
Robert:Je croyais que nous allions être seulement tous les deux?
Lauren: Peut-être, mais tu semblais vraiment vouloir me connaître. Alors je me suis dit que j'inviterais des personnes qui me connaissent bien pour te parler de moi. Peut-être sauront-ils m'aider.
Robert: Très bien, on en attend combien?
Lauren: Quatre, mes deux frères aînés et mes deux amis.
Robert : Tu sembles être très proche de tes frères, je me trompe?
Lauren : Non, pas du tout. En fait, Tom et Bill ne sont pas mes frères naturels. Quand nous étions jeunes, nous vivions dans la même rue. Nous sommes devenus des amis et au fur et à mesure, nous sommes devenus plus que ça. C'était essentiel pour nous de se voir au moins 1 heure à tous les jours, c'était comme vitale. C'était rendue que l'on ne se séparait plus, mais un moment donné, comme tu as probablement pu le lire, mon père a décidé que nous déménagions après que ma mère ait commencé à être malade. Puisque ma mère n'avait pas la force de dire le contraire, on a été contraintes de le suivre. Là-bas, dans notre nouvelle maison, il a tué ma mère quelques temps après que nous nous soyons installés. Ensuite, il est devenu le psychopathe d'aujourd'hui. Mais comme mon père est en prison pour le moment en attendant son verdict sur sa sentence, je n'avais nulle part où aller. C'est un pur hasard que ça ait été la mère de mes frères qui soit venue le lendemain matin à mon chevet à l'hôpital. Je ne la connaissais pas, ou du moins c'est ce que je croyais, après les nombreux coups que j'avais reçus sur la tête, mais pourtant, elle m'a semblée tellement sincère, et puis j'étais tombée à un niveau si bas que je n'avais plus le choix. Elle m'a proposée de m'adopter et j'ai accepté en la priant de ne pas faire du mal comme mon père. J'étais fragile, vulnérable et sauvage pendant ce temps-là. Je confondais ma réalité à celle de la société, j'ai même d'abord cru que ce que mon père faisait était peut-être normal, même si au fond de moi, je savais qu'il y avait quelque chose qui clochait. Ensuite, nous avons signé les papiers et je me suis installée chez eux. Au début, la maison me semblait familière, non pas parce que je les avais reconnus, mais parce que pendant l'été précédent, j'avais réussi à m'échapper un moment de mon domicile et c'était dans cette maison que j'avais demandé de l'aide, mais je suppose que j'étais incompréhensible, tellement que mon père avait eu le temps de faire le tour de voisinage avant de démarquer dans cette maison. Enfin, la maison m'était familière. Sylvie m'a présentée à ses deux fils et c'est plus tard, par pur hasard que nous avons découvert que nous nous connaissions et même plus que ça. J'avais tellement changé, tellement maigri et couverte de plaies que même eux ne m'aurait pas reconnue et moi avec mes problèmes de mémoire, je n'avais pas non plus fait le rapprochement. Heureusement, depuis ce temps-là je vais beaucoup mieux quoique j'ai encore d'énormes progrès à faire. Mes frères et moi sommes devenus inséparables, je ne quitte jamais la maison sans qu'ils viennent, à part pour des affaires, mais encore là, je me suis rendue compte récemment que je ne pouvais pas faire un voyage prolongé de deux jours sans que je devienne dépressive. Finalement, tout porte à croire que j'ai encore de la difficulté à me détacher des gens, mais peut-être est-ce tout simplement parce que j'ai peur de perdre mes frères encore une fois, que j'ai peur peut-être qu'ils se fassent attaquer. La dernière fois, ils ont failli venir m'aider, alors qu'il n'aurait pas fallu, une chance que j'ai réussit à leur dire de ne pas venir, que leur vie était en danger et que mon père contait sur les sentiments qu'ils avaient pour moi pour les attirer à nous suivre. Quelques jours plus tard, les policiers m'ont retrouvée dans la maison quand ils ont commencé à faire la fouille de la demeure, mes frères étaient là. Bien que mon père soit en prison, il est assez aliéné pour trouver des moyens d'encore entraver mes projets heureux futurs et pourquoi pas de faire du mal à ceux que je connais. Alors je te préviens tout de suite, si mon père apprend que tu me connais et qu'en plus on s'est parlé, fait attention à toi. Ne te promène jamais seul, peut-être ne te fera-t-il jamais mal, mais je ne crois pas que ce soit le genre de risque qu'il est bon de courir, et j'irai même à dire, que c'est le genre de risque qui pourrait être mortel!
Robert : Ah! Tu me fais peur tu sais? Je me demande même comment tu fais toi pour rester aussi tranquille parce que moi, ça me donne la chair de poule. S'il me trouve, je ne peux imaginer ce qu'il me ferait.
Lauren : Un conseil, tu es mieux d'imaginer parce que la réalité risquerait d'être mille fois plus pire. Quand on pense qu'on a vu le plus horrible, mon père peut nous surprendre en faisant quelque chose d'encore plus pire. Il n'y rien qui lui fasse obstacle à part probablement moi. Si je n'ai pas peur de lui, c'est parce que j'ai appris à le connaître un peu, mais encore là, il est si étrange que ce n'est pas évident de le discerner. C'est un psychopathe, je te l'ai dit, et les psychopathes n'éprouvent pas de remords. D'un côté je le plains, mais d'un autre j'aurai envie de l'envoyer direct sur le bucher, bien que je ne crois pas en réalité que j'en aurai le courage, je tiens trop à toutes les formes de vie, certains disent que c'est de la naïveté, mais moi je dis que c'est simplement parce que je ne suis pas comme mon père et que je ne crois pas que personne ne mérite cela, même s'il a fait les choses les plus pire au monde.
Robert : Je te comprends, mais moi j'ai un autre point de vue. Prendre une position sur un sujet aussi délicat, c'est comme dire que tu es pour l'avortement. Ce n'est pas tout noir ou tout blanc.
Lauren : Je sais, mais je me dis qu'être psychopathe est une maladie mentale et comme toute maladie mentale, il y a probablement des solutions, des thérapies qui pourraient l'aider. Je ne prétends pas que ça va fonctionner sans aucun doute. Je sais que mon père est allé très loin, peut-être trop loin pour le ramener, mais j'aimerais essayer avant, s'il y a une chance qu'il puisse changer, je ne voudrais pas la perdre.
Robert : Je sais que tu espère d'une certaine manière sauver ton père, mais je crois que tu te fais de faux espoirs, c'est peut-être trop utopique quoique je te comprends parfaitement. J'ai moi aussi eu quelque problèmes avec une de mes ex, même si la situation n'était pas pareille et moins grave, je crois que je sais pourquoi tu espère autant.

En ce moment là, la porte de la salle à manger du restaurant s'ouvrit laissant entrer Bill, Tom, Andreas et Hélia.
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# Posté le mardi 20 janvier 2009 15:19

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 20:40

Chapitre 8


Girl
The rain falls down from the northern skies
Like poisoned knives
With no mercy

Girl
Close your eyes for the one last time
Sleepless nights
From here to eternity




Point de vue extérieur:

Les proches de Lauren venaient justement de rentrer dans le restaurant lorsque celle-ci et Robert débutaient la conversation à propos de l'enfance de la jeune concernée. Ceux-ci s'installaient comme si le monde leur appartenait et que ce restaurant était leur repère tel les coqueluches du quartier, ce qu'ils étaient à vrai dire. Pourtant, dans cette attitude décontractée, on pouvait tout de même respirer l'aisance et le respect qui émergeaient de ces quatre jeunes adolescents. Malgré leur situation si peu régulière que Robert avait pu se rendre compte plus tôt dans la matinée, il n'en restait pas moins que ces jeunes savaient rester simple, dans ce monde où le " bling bling " et tout le froufrou était souvent vue comme une preuve de richesse et était perçue par beaucoup comme de mise. Évidemment, tout ceux qui connaissaient les membres de la famille Kaulitz, savaient que ce n'était guère dans leur comportement de se pavaner de la sorte, même aux milieu de la ville de Berlin, capitale d'Allemagne. C'était des jeunes qui savaient rester simples malgré la pression de l'environnement où il grandissait, c'est peut-être ce qui accrocha Robert au premier coup d'½il. Bill, Tom, Andreas et Hélia avait un grande maturité pour leur âge, était-ce l'apparition de Lauren dans leur vie qui avait chamboulée autant les choses, où n'était-ce simplement que les morceaux du puzzle qui s'assemblaient.

Bref, malgré les préjugées que Robert avait pu se faire à partir de l'apparence de Bill et de Tom sur les photos, il se rendait compte qu'il s'était bien gouré. Ni l'un, ni l'autre n'avait l'air d'être soit en dépression ou soit de penser qu'il était le seul être intéressant sur terre. Il comprenait maintenant pourquoi Lauren parlait d'eux avec des yeux brillants ou que son ton de voix changeait légèrement dès qu'elle parlait de ses frères, ils semblaient tenir sincèrement à elle comme quelqu'un qui protègerait un enfant du monde cruel. Cette relation frères/s½urs était beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraîtrait pour quelqu'un qui ne les connaissait pas vraiment ou qui ne les aurait regarder qu'un court instant sans vraiment les voir. C'est une relation fusionnelle, alchimique, en ce sens que les frères jouaient parfois le rôle des aînées, mais que pourtant dans tout cela, Lauren prenait sa place en tant que mère.

Évidemment que Robert n'était pas aveugle, il voyait à quel point l'un et l'autre était important pour chacun, une pièce manquante, et le château au complet était détruit. Le regard que Bill avait posé sur Lauren dès qu'il était entré dans la pièce, ou celui de Tom qui avait rapidement jaugé Robert comme étant peut-être un danger potentielle pour Lauren, n'était-ce pas là la véritable preuve d'amour. Ces regards à la fois tendres et à la fois dur pour celui qui oserait faire du mal à l'être aimée, ce regard qui pouvait aller jusqu'au point de non retour.

Entre deux regards jetés par Tom à Robert et Robert à Tom ,les serveurs avaient eu le temps d'amener le dîner à leurs hôtes si spéciales pour eux. Dès que les invités se soient mises complètement à l'aise et que tout le monde ait pris leur place respective, un sentiment de lourdeur et surtout une impression de ne pas faire partie de la gang envahie Robert. Évidemment, Tom s'était installé de l'autre côté de Lauren, probablement de peur de voir sa s½ur se faire agresser par Robert, tout en laçant des regards discrets mais tout de même équivoques à l'étranger. D'un bref coup d'½il, sans savoir pourquoi. l'ambiance avait soudainement changé. Bill avait en pensée prié Tom d'arrêter de mettre mal-à-l'aise l'invité de leur soeur, ce qui ne l'empêcha tout de même pas de mettre un main sur la cuisse de Lauren, en signe de protection et de regarder Robert d'un sourire narquois.


Bill: Hum hum, eh bien quelle ambiance merdique. Quelqu'un est mort.
Tom: Non, mais je peux t'arranger ça.

Lauren ne releva pas, trop contente de voir ses proches. Tom soucieux de la protection de sa soeur, approcha sa chaise de la sienne tout en se collant d'avantage. Lauren posa sa main sur celle de son frère déjà sur sa cuisse, elle retourna alors sa tête et lui fit un sourire innocent. C'est à ce moment que Robert cru revoir la petite fille à l'intérieur de ce corps de jeune femme, une illusion qui lui peina. Il ne la connaissait pas, ou du moins sans plus, pourtant cette vision lui fit mal au c½ur. Il détourna les yeux et croisa ceux de Bill qui lui fit un sourire de gentleman. Tous ensemble, ils commencèrent à manger et discutèrent abondamment, bien sûr, ce fût Tom qui fût le plus retissant à partager la vie privée de sa soeur comme ça, à un étranger, malgré qu'il sache à qui ils avaient à faire. C'est après une heure et demi de mal-aise pour Robert et de bonheur pour Lauren, qu'ils se quittèrent enfin à la porte du restaurant . Rendus dehors, le danger revenait, il fallait donc faire vite pour se rendre à l'école tout en prenant les précautions nécessaires: lunettes de soleil, capuchon ou casquette, le foulard emmitouflé jusqu'au nez même si il faisait doux aujourd'hui, changement de manteaux entre Lauren et Hélia et de même entre les trois garçons. Les cinq jeunes se séparèrent au milieu de l'allée centrale du restaurant et se dire à dans cinq minutes à l'école. Robert rejoignit Lauren avant qu'elle ne parte, étant donnée qu'il était nouveau dans cette ville et qu'en ce moment tout lui semblait étranger.

Quand ils arrivèrent à l'école, Tom et Bill les attendaient déjà à la porte centrale. Lorsque Tom vit sa soeur accompagnée de ce Robert, il du prendre sur lui pour ne pas l'envoyer balader. Lauren quitta son invité dans l'entrée principale de l'école avant de s'engouffrer dans de couloirs compliqués. Robert lui jeta un dernier regard alors qu'elle lui tournait le dos avant de remonter à sa "loge" .

Quelques minutes plus tard, alors qu'il est de nouveau installé confortablement et que la tension est redescendu, Lauren fait irruption dans le couloir où elle suivra son prochain cours. Robert sentit une envie irrépressible de la revoir une dernière fois. Alors qu'il croyait qu'elle ne le voyait pas pendant qu'il la regardait se diriger vers son local, Lauren se retourna et le regarda dans les yeux, de ce même regard vide et dure qu'il y a quelques heures pour finalement disparaître dans le cadre de porte.

De longues minutes paraissaient s'écouler pour Robert alors qu'en réalité, l'horloge lui disait que c'était faux. Seulement treize minutes qu'il n'avait pas vu Lauren et il sentait déjà son c½ur s'emballer à la seule pensée d'elle. Qu'est-ce qui lui arrivait. Au fond de lui, il était comme Tom, il ne croyait pas à ces histoires de romances qui durent tout une vie. Il était plutôt du genre à être volatile, jamais au même endroit, jamais avec la même personne. Alors, qu'est-ce que son inconscience lui sommait de faire? Il se sentait perdu face à toutes se questions qui ne semblaient pas avoir de réponses, du moins, les réponses qu'il aurait voulu avoir. Que lui arrivait-il?

Du côté de Lauren:


Je suis présentement dans mon cour d'économie. Pour une fois depuis longtemps, j'ai l'impression que le cours est interminable, mais ça ne fait que deux heures qu'il a commencé, autrement dit, je suis au milieu du cours. Finalement, quand il se termine, je descend en bas. Dans l'école, il fait un silence de mort. Je ramasse mes affaires rapidement dans mon casier, mes frères m'attendent à la maison et c'est bientôt l'heure du souper qui se pointe. Alors que je mets le tout dans mon sac et que je commence à enfiler mon manteau, je vois Robert du coin de l'½il qui m'épie depuis bientôt deux grosses minutes. Il finit par se lever de son banc lorsqu'il croit que finalement que je ne l'ai pas remarqué ou que je ne fais pas attention à lui.

Je finis de boutonner mon manteau et sors dehors avec mon gros sac sur mon dos. Bien sûr, je pourrais avoir mon chauffeur privé qui pourrait me mener n'importe où dans la ville et mener la grosse vie, mais j'ai choisis de mener une vie simpliste. Alors je sors dehors au grand vent, le vent de décembre, le vent qui annonce l'approche de Noël et son ambiance ne fait que s'accentuer avec les décorations sur les maisons un peu partout dans la ville. J'enfonce mes écouteurs de mon lecteur Mp3 dans les oreilles, enfonce mes mains au fond de mes poches et commence à marcher en direction de chez moi. Alors que j'avance depuis quelques instants, je crois apercevoir une ombre qui se profil derrière un arbre. Instinctivement, j'enlève un écouteur de mon oreille et prête attention aux alentours, mais je n'entends que le murmure du vent et les entre-choquements que les branches font les autres aux autres. Rien, rien, tout est silencieux, absolument tout. Il se peut que j'ai été prise d'une paranoïa soudaine, les ombres se sont abaissées sur nos, il est donc probable que ce n'ait été qu'une illusion, un mirage, cela n'est pas complètement fou, alors je remets mon écouteur à sa place et je continue mon chemin sans prêter attention au gens que je rencontre parfois. Mais quand j'emprunte un ruelle plus sombre que les autres, j'ai l'impression que je suis suivie...de près...et de plus en plus près, je commence à sentir mon c½ur s'affoler au fond de ma cage thoracique. Sans vraiment y penser, je me mets à courir, alors que je regarde derrière moi et que je tourne un coin de rue, je fonce soudainement dans Robert, qui selon lui prenait seulement une marche de santé. Sans rien lui dire, il accepte de me raccompagner. Je regarde une dernière fois derrière moi sans être trop sûre si la personne qui me suivait était bien partit, mais puisque Robert est là maintenant, je tourne les talons et le suis. J'appelle mes frères à la maison pour les prévenir que j'arrive bientôt et qu'ils ne s'inquiète pas trop. Je leur indique exactement où je suis.

Je monte finalement les marches de notre perron quelques minutes plus tard. Je remercie Robert de m'avoir raccompagnée même si je n'ai pas été de très bonne compagnie, je le sais bien. Il me souhaite tout de même une bonne fin de soirée et une bonne nuit. Alors qu'il s'apprêtait à partir, Tom ouvre la porte. Il voit tout de suite Robert, mais étonnamment, il l'invite à rester à souper ici. Il ne sait pas trop quoi dire, je regarde une dernière fois Robert et j'entre à l'intérieur, c'est une discussion qui doit se tenir entre mon frère et cet étranger rencontrer seulement depuis ce matin.

Alors que je remonte de ma chambre, je vois Robert assis sur le divan du salon. En allemand, je demande à mes frères où est notre mère. Bill me dit tout simplement qu'elle est partit ce matin pour Magdebourg, elle a une réunion là-bas, elle ne reviendra que dans deux jours. Je leur dit que je vais prendre une bain pour me relaxer et pour me réchauffer. Ils me disent tout simplement que le souper sera prêt dans moins de une-demi heure.

En redescendant au sous-sol, arrivée à la dernière marche, je m'effondre.

BOUM!

Du côté de Tom

On entend un bruit sourd, je me lève le premier et descend voir ce qu'il se passe. Je crie à Bill d'amener l'insuline à Lauren tout de suite et d'en préparer une dose. Je agenouille, retourne Lauren sur le dos et la pose sa tête sur mes cuisses. Je lui tapote un peu les joues tout en lui parlant. Bill débarque avec la seringue alors que Robert regarde ce qu'il se passe du haut de la cage d'escalier. Bill lui administre l'insuline après avoir trouvé une veine potable dans le bras de notre soeur. Nous attendons quelques instants en contant le nombre de secondes que ça lui aura prit avant de se réveiller. Elle finit par lâcher un râle et par bouger un peu.

Tom:
Ne bouges pas Lauren, lui dis-je tout doucement.

Je prends Lauren dans mes bras et vais la mettre dans son lit. Je la déshabille et la borde. Bill se met à son chevet pendant que je remonte en haut dans la cuisine. Je jette immédiatement la seringue dans la poubelle en dessous de l'évier. Je regarde Robert dans les yeux. Lauren et Bill veule que je laisse une chance à Robert, très bien, pas de problème, mais soyons francs alors. J'invite donc Robert à s'asseoir sur une chaise de la cuisine. C'est lui qui débute la conversation.

Robert:
Ça lui arrive souvent de s'évanouir?
Tom: Oui, au moins une fois à tous les trois jours. Lauren n'est pas en si bonne santé que ça. Depuis que son père ne la nourrissait plus, son corps a subit des traumas, il ne produit plus très bien l'insuline qu'il a de besoin. Nous l'avons découvert la première fois qu'elle s'est évanouie. Nous étions seule à la maison. Bill et moi ne savions pas quoi faire, nous avons appelé l'ambulance, elle a été hospitalisée et nous avons su après. Le médecin nous a donné un cours 101 pour l'administration de l'insuline. Maintenant, nous avons une trousse avec nous n'importe où que nous allions.

Du côté de Lauren:


Bill est à côté de moi, j'essaie de lui murmurer quelques paroles, mais il pose un doigt sur les lèvres et me prie de ne pas parler, il veut que je me repose. J'essaie d'ouvrir les yeux tranquillement et à travers quelques cils je peux voir que Bill me sourie. Depuis le temps, il commence à être habitué, il sait que ce n'est rien de méchant. Il prends les couvertures de mon lit et les remonte jusqu'à mon buste nue. Depuis que je suis revenue, Bill m'a déjà vue plein de fois nue tout comme Tom, lorsqu'il prenait soin de moi et je n'étais pas capable de même prendre un bain seule, c'est eux qui me lavait. Avec eux, je ne suis pas gênée, je suis à 100% authentique à leur côté, je sais qu'ils ne riront pas de moi ou qu'ils détourneront pas le regard de moi.

Il se lève de sa chaise et vais s'allonger à mes côtés. Il pose un bras autour de ma taille et met sa tête au creux de mon coup. Quelques minutes, alors que Bill dort profondément, Tom et Robert entrent dans ma chambre. Tom s'approche dans le noir vers mon lit alors que Robert préfère rester dans le cadre de porte.

Tom s'assoie et passe une main sur mon front pour prendre ma température. Il s'assure que les couvertures me couvrent bien, que je n'ai pas soif ou faim. Je lui dis que pour l'instant, tout va bien, mais je vais probablement monter en haut tantôt pour manger.

Du côté de Robert:


Cette journée aura été la journée la plus étrange de toute ma vie. Je regarde Lauren dans son lit. Depuis ce matin, on dirait que cette être bascule entre son côté fort et son côté faible. Pendant quelques instants, elle devient quelqu'un d'autre, quelqu'un que je ne sais pas discerner... qui est la vraie Lauren, la personne faible...ou la personne forte? Qui est-elle? Sa vie est beaucoup plus compliquée que tout autre chose que j'ai vue dans ma vie. J'entends Tom qui lui chuchote quelques mots apaisant tout en approchant son visage du sien en lui caressant le visage de sa main. Lauren l'écoute comme si c'était un sage...ou un ange. Elle le regarde passionnément en buvant chacune de ses paroles. Elle hoche de la tête pour le montrer qu'elle avait bien compris ce qu'il lui avait dit.

Tom revient vers moi, ferme la porte légèrement, et m'invite à remonter en haut.

Alors que nous écoutions tous les deux le football (Soccer), je m'aperçois qu'une tempête de neige commence à lever de plus en plus. Si je veux retourner à mon hôtel, je n'aurai pas vraiment d'autre choix que d'y aller bientôt. Justement, lorsque je posais une dernière fois le regard à travers la fenêtre, Tom cru savoir finalement mes inquiétudes. Il me proposa de rester dormir ici, ce que j'acceptai poliment. Il descendit au sous-sol et me montra la chambre d'ami directement reliée à la chambre à Lauren. Autrement dit, je dois entrer dans la chambre de Lauren pour entrer dans ma chambre.

Alors que nous remontons en haut, Lauren veut parler à Tom et comme je me sens de trop dans cette chambre où j'aurai l'impression de tenir la chandelle, je décide de remonter en haut. Arrivé dans la cuisine, je me rends compte que j'ai encore soif, mais je ne sais pas si j'ai le droit de me servir. Je prends finalement un verre d'eau pour me combler. Tom remonte quelques instants plus tard. Il paraît épuisé et décide d'aller se coucher, il n'est que 21 heures et quart, il m'invite à faire comme chez moi. Je peux me servir dans le réfrigérateur, il y a le reste du repas dans un plat, sinon il reste encore de la tarte que Lauren avait fait la veille, il y a de la bière dans la porte également ou sinon, je peux me servir dans le placard. Il finit par monter et à me laisser en plan. Je décide de quand même finir de regarder la match, après quoi je vais prendre une douche. Je descend dans la salle de Lauren et regarde où je pourrais trouver des débarbouillettes et des serviettes. Je prends ce qu'il me faut avant de m'engouffrer dans la cabine. Je laisse l'eau me revigorer et me réchauffer pendant au moins un instant, avant de me décider à sortir. En fouillant dans les tiroirs du comptoir, je vois qu'il y a une brosse à dent qui n'a jamais été utilisé. Je la déballe donc, mets de la dentifrice dessus et commence mon lavage tout en essayant de me replacer quelques mèches de cheveux. Quand j'ai finit de la salle de bain, je me décide enfin à entrer dans la chambre de Lauren où je peux encore voir Bill qui dort tout contre elle. Je les regarde un court instant dans le noir et j'ai l'impression de voir un couple sous mes yeux. Ils dorment paisiblement tous les deux et pendant un moment, j'ai un pincement au c½ur, ce que j'ai pris pour de l'amour envers Lauren au début de l'après-midi lorsque nous nous sommes quittés n'était en faite que le manque de quelqu'un dans ma vie. Je venais de m'apercevoir combien ma vie était ennuyante, ou plutôt trop excitante pour une seule personne, moi aussi je voudrais quelqu'un à mes côtés. Sur cette réflexion, j'entre entre les couvertures de mon lit...et éteind la lampe.

Bonne nuit!
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# Posté le jeudi 12 février 2009 08:47

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 14:26