Point de vue de Lauren:
Je suis en direction de mon casier, Je dois aller chercher mon matériel de français pour mon cours. Mes frères, ayant eux aussi des cours, m'accompagnent puisque leurs casiers se situent à côté du mien...enfin, c'est plus l'inverse, c'est mon casier qui est à côté des leur...en tous cas, tout ça pour dire que je vais chercher mes affaires. Comme à tous les matins d'école, Andreas et Hélia viennent nous rejoindre pour parler un peu avant les classes, surtout que nous ne nous reverrons pas avant 12 heures pour manger ensemble.
La cloche sonne, malheureusement, il est déjà temps pour nous d'aller suivre notre cours pendant 4 longues heures. Oui, je sais, ça fait bizarre de ma part de dire que les cours sont longs, alors qu'avant j'aimais bien ça, mais là, je commence à être fatiguée un peu et tout ce que je veux pour l'instant, c'est un peu plus de journées de congé! Le pire là-dedans, c'est que je sais que dans moins de trois jours sans rien faire, j'aurai hâte de retourner à l'école. C'est assez paradoxal, mais quand même bien! En tout cas, pour l'instant, je me dirige vers mon local et comme toujours, j'arrive en avance, mais curieusement...et pour la première fois, le professeur est là avant moi. Je me demande ce qu'il se passe ? Il ne semble pas y avoir rien d'étrange mis à part le fait qu'IL EST LÀ AVANT MOI???? Je ne pose pas de questions de peur d'être indiscrète, peut-être qu'il s'est passé quelque chose et qu'il souhaite tout simplement le garder pour lui? On ne sait jamais, alors...
J'avance dans le local comme toujours, comme si de rien n'était et vais m'asseoir à mon bureau habituelle. Je dépose mes livres lentement et attends que le professeur débute le cours. Et comme d'habitude, quand je n'ai rien à faire, je me sors une feuille et commence à écrire des phrases sans vraiment avoir de rapport entre l'une et l'autre, simplement des phrases, qui peut-être, m'inspireront pour plus tard.
Regarde, elle vient ici maintenant....
Mes nuits sont longues dans un autre monde...
Pourquoi est-ce que je te laisse partir?...
Je suis partie/Trouver quelqu'un pour qui vivre dans ce monde/Il n'y a pas de lumières à la fin de ce tunnel ce soir...
Seulement quelques phrases comme ça que j'écris depuis tantôt. Je ne réfléchis pas, je lance ça comme ça. Je laisse seulement l'inspiration venir à moi, je ne le force pas. C'est automatique, ce n'est qu'après que je verrais si j'exclue telle ou telle phrases. Je remarque alors que le professeur est entrain d'éparpiller le contenu de son porte document sur le bureau, signe qu'il va bientôt commencer, alors je range ma feuille dans mon cartable entre deux feuilles et reporte mon attention sur mon instituteur. Je le vois sortir quelques feuilles et en faire une pile qu'il met à l'extrémité du bureau dans ma direction. Quand tout semble prêt, la première chose qu'il me demande c'est si j'ai bien lu le livre qu'il m'avait donné à lire en devoir il y a de ça il y a un mois environ. Je lui réponds par une affirmatif à sa question. Il semble content de la réponse, alors il me donne une feuille. Je regarde les quelques questions qui y figure dessus :
1. Qui est le personnage principal?
2. Décrivez le schéma narratif?
3. Quels autres personnages l'histoire contient-elle? Décrivez-les. (Physiologie, Psychologie, préférences, hobbies, métier, de quelle famille viennent-ils, lien avec le personnage principal, etc.)
4. Croyez-vous que la vision du monde que le personnage principal a est optimiste ou pessimiste. Expliquez en un paragraphe de 600 mots à l'aide d'extraits du texte.
5. Quel est le v½u le plus cher du personnage central? Croyez-vous qu'il est réalisable par rapport à son statut social? Expliquez votre opinion en vous basant sur des extraits du texte dans un paragraphe de 500 mots.
En tout, il y a bien dû écrire quinze questions à développement. Le devoir semble déjà interminable, mais tout de suite, je me sens d'attaque pour relever ce nouveau défi, parce que oui, c'est comme ça que je vois cela. Il faut encore que je sache j'ai combien de temps pour faire ce travail. Immédiatement, comme s'il avait lu dans mes pensées, il me révèle que c'est un travail qui vaudra pour 15% de ma session et qu'il sera à remettre d'ici trois semaines, donc au dernier cours. Ah, mais ce n'est pas si pire, j'ai même tout mon temps pratiquement. Trois semaines? J'ai déjà fait des travaux plus longs en moins de temps, pas de panique dans ce cas! De toute manière, je suis capable de gérer mon temps et me connaissant, je vais sûrement vouloir le finir le plus vite possible, ce qui veut dire qu'à la fin de la semaine, ce travail devrait être fini. Par contre, il va falloir que je relise le livre vu que je l'ai lu tout de suite quand j'ai eu le devoir et maintenant, c'est bête, mais je ne m'en rappelle plus...en tous cas, pas beaucoup. Alors que je finis de regarder ma feuille de question en rapport avec le livre, le professeur revient me porter une autre feuille. Cette fois-ci, la consigne est d'inventer une histoire contenant toutes les figures de style qui sont écrites sur la feuille, ce qui veut dire, une métaphore, une métonymie, une paraphrase, trois comparaisons avec «comme», et bien d'autres. En plus de ça, la construction de la phrase doit toucher cinq temps de verbes et doit être de genre fantastique. Le tout doit faire au moins quarante pages dont la taille de la police doit être de 12. Ce travail compte pour 30% de ma session puisque c'est le gros travail. Maintenant, je commence un peu à paniquer. Ça, en plus de l'autre travail et tous les autres que je dois déjà faire dans mes autres cours et avec les examens par-dessus. J'espère seulement que ça finira-là, de toute manière, si je compte bien, sur ma session, il me reste près 30% à aller chercher dont l'examen qui est déjà fixer à 20%, donc le dernier 10% devrait être un travail court, en tout cas, c'est tout ce que j'espère! Alors que j'essaie de me rassurer, le professeur m'emmène deux autres feuilles! Ça y est! Est-ce que j'ai le droit de mourir maintenant? Non, mais sérieusement, il veut me tuer sous la charge de travail? Je veux bien croire que je suis une surdouée, mais encore là, il ne faut quand même pas exagérer, ce n'est pas parce que le travail est court qu'il est facile tout comme le contraire, ce n'est pas parce qu'il est long, qu'il est supposément facile. Bon, maintenant, c'est quoi sa prochaine idée du siècle? Sur une, il explique que je dois écrire un poème qui explique ma perception de la société. Au moins, ce travail ne me donnera pas trop de fil à retordre puisque le nombre de vers, de pieds, et de figures de style ne sont pas mentionnés. Enfin, le dernier devoir, c'est un travail sur un livre. Je dois faire la critique de «Les Misérables» de Victor Hugo dans un texte qui fera au minimum cinq pages de long en me basant sur mes opinions et sur des extraits du livre. Les deux travaux comptent respectivement pour 5% chaque. Bon, là là, je suis pleine, je ne suis pas capable d'en prendre plus sinon j'explose.
Alors que je regarde le professeur en craignant qu'il ne trouve une autre feuille avec un autre exercice à me faire faire, s'il y en a une autre, j'espère juste qu'il l'ait égarée, ça serait bien ma veine, mais non, il ne semble pas qu'il sortira un autre cadeau de son chapeau magique. Surprise, je vois même qu'il ramasse ses affaires. Je suis vraiment intriguée. Il me dit alors qu'il doit partir pour le Canada, un membre dans sa famille est mort, donc le cours est annulé. Il me révèle également que comme l'histoire est un peu compliquée, il va sûrement partir pour au moins deux semaines, mais qu'il va s'arranger pour revenir pour le dernier cours. Il me dit également que les trois autres travaux sont à remettre dans quatre semaines. Donc, si j'ai bien compris, ce qui presse le plus, c'est mon travail avec les questions. Bon, je crois qu'avec une semaine de plus de délai, je vais être capable de faire des miracles, surtout que dans la dernière semaine de cours, j'en ai très peu puisque que je suis en avance sur les autres, à la place, il n'y aura que des examens et des travaux à remettre et au pire du pire, je peux m'arranger avec un professeur pour soit avancer l'examen ou au contraire le repousser ultérieurement pour bien cadrer ça avec mon horaire. Je vous dis moi, les joies d'être dans un programme spécialisé!!! Le professeur me dit aussi qu'il sait qu'il m'a donnée beaucoup de travaux, alors il ne me retient pas plus que ça. Je reprends toutes mes affaires et me dirige de ce pas à la bibliothèque.
Bon, pour commencer, je vais déjà aller voir s'ils n'ont pas le livre de Victor Hugo, après je vais commencer mon travail sur le questionnaire. Je m'installe au deuxième étage qui est très peu achalandé à cette heure matinale pour les dormeurs et surtout parce que le reste des élèves sont en cours en ce moment. Deux personnes ont pris place au fond du petit coin emménagé à cet effet. J'entre sur le site du Cégep et vais dans la section de la bibliothèque. Là, je vais dans recherche pour finalement cliquer sur REGARD qui est en fait le bottin complet de ce que l'on peut trouver à la bibliothèque, ça passe aux films en VHS ou DVD, aux Cd, aux cassettes audio, aux références, aux journaux, livres, dictionnaires de toutes sortes, aux encyclopédies, aux articles PDF enregistrés sur le site...enfin bref, c'est une vraie mine d'or. J'entre donc le titre du livre «Les Misérables», et laisse le moteur faire sa recherche. Il me sorte pleins de documentations, autant d'articles de journaux parlant de la sortie du film, du film lui-même...et ah, voilà le livre. Je note sa côte et vais le chercher dans les rayons du troisième étage. Pour être sûre que personne d'autre ne le voudra, je vais immédiatement enregistrer le prêt sous mon nom à l'aide d'un ordinateur ou je dois réécrire mon matricule...enfin tout un processus qui se fait vite, mais qui est compliqué! Je retourne à ma place et me débranche du réseau. Je reprends mes choses et vais à une grande table commencer mes devoirs. Déjà, on va se débarrasser de ce devoir qui ne me tente guère. Je sors mon livre et commence à parcourir les pages pour me rappeler bien comme il le faut de l'histoire. Je sors une feuille de mon cartable et écrit dessus «Question 1» que je vais suivre par la réponse. Bon la première réponse, elle n'est pas compliquée, c'est «Fabian Hassan». Je continue avec la question suivante qui me semble un peu plus embêtante même si ce n'est que de décrire grossièrement en cinq étapes l'histoire.
J'entends un léger son provenant de derrière moi, dix heures viennent de sonner et je suis seulement rendue à la question 3. Je vous dis moi, on n'aurait pas pu écrire une histoire avec plus de personnages?! Bon, je commence à être fatiguée d'être assise. C'est décidé, je m'accorde une petite pause pour m'aérer le cerveau! Je laisse mes choses sur le bureau, n'ayant nullement peur de me les faire voler. De toute manière, à l'heure qu'il est, il y a trop de témoins dans la salle pour quelqu'un puisse penser qu'il pourrait me voler quoique ce soit sans se faire remarquer. Je prends mon téléphone portable et descend à mon casier.
J'ouvre lentement ma case...ce que je suis fatiguée! Je suis sûre qu'en ce moment, je ressemble à une tortue tellement je suis lente. Je cherche dans mon sac un peu d'argent...il me faut impérativement du café...café...caaafffféééé!!!!! D'un pas lent, je vais à la cafétéria m'acheter le plus gros format qu'ils ont de café...et bien sûr, pour protéger l'environnement, je demande de l'avoir dans une tasse que je reviendrai leur rapporter plus tard, accompagné de ça, je prends une pomme et une banane. Je vais à la caisse et paye. Je ressors de la place, prends les marches et monte sur deux étages. Je débouche sur l'aile D de l'école, c'est l'aile qui forme la face de l'établissement. Là, je remonte un demi-étage et j'entre dans l'aile C. C'est l'aile de la bibliothèque et de mon cours d'économie et de français, mais aussi de la plupart des bureaux de professeur et aussi du local de notre concentration. J'entre dans la salle des sciences humaines et vais m'asseoir sur une des causeuses. Je me laisse littéralement tomber. Je commence à siroter mon café et à manger ma pomme en premier. Alors que je commençais à peine à entamer ma banane, j'entends des voix familières. Andreas et Hélia entrent.
Andreas : Mais qu'est-ce que tu fais là? Me dit-il consterné.
Lauren : Je prends une pause, lui dis-je posément.
Andreas : Mais tu n'as pas de cours? Continue-t-il.
Lauren : Non, mon professeur avait une urgence, alors je suis allée à la bibliothèque pour m'avancer dans les travaux qu'il a eut la gentillesse de me donner avant de partir. Mais là, j'avais le cerveau en coton, il fallait que j'arrête deux secondes pour me reposer. Mes frères ne sont pas avec vous?
Hélia : Tu les connais, dès qu'il y a une pause...
Lauren : ils mangent! Évidemment!
Hélia : En tous cas, il devrait venir bientôt. Est-ce que tu restes encore un peu avec nous? Nous, on vient seulement d'avoir notre pause.
Lauren : Oui, pourquoi pas? Combien de temps est-ce qu'il vous a donné?
Andreas : Dix minutes et en plus, il nous a dit que le cours ne devrait pas durer plus de trois heures, alors on a bientôt fini.
Lauren : Ok, bien de toute manière, vous savez où me trouver quand vous aurez terminé. Je vais être au deuxième étage de la bibliothèque.
Andreas : Comme d'habitude. À la même place?
Lauren : Oui, à la même place.
Nous continuons de discuter et à peine deux minutes plus tard, Bill et Tom font leur apparition dans le cadre de la porte avec pleins de nourriture dans leur bras.
Lauren : Si vous mangez tout ça, je ne suis pas sûre que vous aurez faim pour le dîner.
Tom : On s'est juste fait des provisions pour cette après-midi aussi.
Lauren : Vous avez dû rendre la caissière de la cafétéria contente.
Bill : Pourquoi?
Lauren : Vous êtes sûrement ses plus gros clients!
Tom : Ahah! Ce que tu peux être drôle parfois!
Lauren : Je le sais, dis-je en leur souriant bêtement. Sinon, Andreas m'a dit que vous finissez bientôt?
Bill : Oui...et je suis content. Je n'en peux plus ce matin.
Lauren : Tu aurais dû te coucher plus de bonne heure hier, tu sais. Tu ne serais pas aussi fatigué sinon.
Tom : Toi, tu peux bien parler avec ton café! En plus, c'est toi qui te couche le plus tard à la maison.
Lauren : Très bien, je n'ai rien dit. Mais alors, prenez un café.
Bill : Non, je ne veux pas être drogué. Je vais devenir incontrôlable après. Ça m'excite cette chose-là.
Lauren : En tous cas, ça doit toujours être moins pire que votre boisson préféré appelé «Red Bull».
Bill : Peut-être, mais non, sans façon.
Lauren : Très bien, si tu ne veux pas, je ne vais pas te forcer non plus.
Bill : Sinon, tu faxes tes cours?
Lauren : Noon!
Andreas : Attention Bill, tu viens de gravement l'insulter. Franchement, comme si Lauren pourrait ne pas aller à ses cours. Quand tu vas voir ça, ça va être la fin du monde, les poules auront des dents et les éléphants vont être roses et ils pourront voler!
Lauren : Ahah! Toi aussi, tu fais de l'humour?
Andreas : Au même titre que toi, ma chère.
Lauren : Ça y est, je vais me taire pour le restant de mes jours si c'est pour tout me remettre sous le nez deux secondes après.
Hélia : Ne les écoute pas Lauren, c'est tous des sadiques qui se moquent de toi.
Lauren : Pour une fois qu'il y en a une qui me supporte.
Bill : Toi Hélia, tu vas le regretter.
Hélia : J'ai bien hâte de voir ça Bill.
Bill : Serais-tu entrain de te moquer de moi, par hasard?
Hélia : Exactement!!! Et puis Bill, tu ne me fais pas peur même pas deux secondes...
Bill : Elle se moque de moi ouvertement...un peu de retenu quand même...tu me diras tes mots doux plus tard!
Hélia : Ce que les garçons peuvent être exaspérants parfois!
Lauren : Parfois?! Hélia! Ça parait que tu n'as pas de frères toi! Si tu savais...!
Tom : Bien, vas-y! Enfonce le couteau dans la plaie!
Lauren : Si tu veux! Dis-je en faisant signe de la main comme si je voulais chasser cette idée de ma tête. Sinon, vous devriez y aller, votre pause achève bientôt si je me fis à l'horloge.
Bill : D'accord. Merci. On va venir te chercher quand notre cours va finir.
Lauren : Très bien, je vais continuer mes travaux en vous attendant. Bon, alors, je vous dis à tantôt. Salut.
Tous : Salut, à tantôt.
Je leur fais signe de la tête et de la main avant de sortir complètement de la salle. Je tourne sur ma gauche et continue le petit bout de chemin que le couloir fait. Je monte les cinq marches qui se présentent à moi avant de me tenir devant les portes en verres de la bibliothèque. Je franchis en premier les trois marches qui se trouvent devant et finalement, c'est les portes. Je passe entre les deux tourniquets et franchis la pièce sur ma droite. De là, je tourne encore à droite et prends les escaliers qui me mèneront finalement au deuxième étage. Je monte et me retrouve dans l'immense pièce et retrouve toutes mes affaires exactement là où je les ai laissées il y a de ça une demie heure. Je vérifie si rien ne manque...et non, tout y est. Je me réinstalle bien confortablement...et c'est reparti pour au moins une heure de travail.
Je continue là où j'ai arrêté, c'est-à-dire au quart de la question 3. J'entame avec ce qu'il me semble être un effort considérable la description de sa mère...quoiqu'il n'y ait pas grand-chose à dire sur elle, n'étant pas très présente dans l'histoire, ça m'exaspère tout de même un peu. Je continue lentement, je dois dire, pas très motivée, mais tout de même je continue. Finalement, après bien une heure de travail sur la même question, je finis par apercevoir la lumière au bout du tunnel. Je regarde la liste juste comme ça et je me rends compte que j'ai bien dû aligner au moins une vingtaine de noms avec la description de leur vie...Cette liste ne saurait pas être plus complète! J'ai pour déjà cinq pages recto-verso d'écrit...avant de tout perdre et de tout déchirer malencontreusement et d'être par la suite obligée de tout retranscrire, je vais plutôt réécrire cela sur ordinateur et garder le fichier sur mon compte étudiant sur le réseau de l'école. Je ramasse toutes mes affaires sur la table et déménage le tout sur une table d'un ordinateur. Je ressors mes feuilles, rentre sur ma session, ouvre le «Document Word » et commence à taper. Premièrement, à ne jamais oublier...ce qui d'ailleurs n'est pas le fort de mes frères, la page de présentation. Je commence par inscrire le nom du projet, j'enchaîne par la suite avec le reste. Maintenant, je peux vraiment débuter la retranscription intégrale de ce que j'ai écrit sur les feuilles mobiles. «Question 1», «Question 2». La question 2, je n'ai pas le temps de tout retranscrire que déjà mes amis sont tous là pour aller dîner. J'enregistre mon travail sur ma session avant de tout refermer et de ramasser pour la dernière fois mes affaires.
Nous partons tous ensemble de la bibliothèque. Nous retraversons le petit couloir en face de nous pour nous retrouver dans l'aile C, là où j'ai mon cours de français et où notre salle des Sc. Humaines se trouve. Mais, nous ne nous arrêtons point là. Nous continuons en montant la petite pente qu'il y a avant de tourner sur noter gauche. De là, nous pouvons discerner les escaliers qui se trouvent à quelques pas du coin. Et c'est parti pour descendre trois étages!
Nous sommes arrivés dans l'air des casiers. Chacun de notre côté nous partons porter nos affaires et nous nous donnons rendez-vous à l'entrée dans moins de cinq minutes pour aller manger. Mes frères et moi partons dans un sens. Je mets mes choses dans ma case, prends mon manteau que je mets tout de suite et comme d'habitude, attends mes frères. Finalement, quand ils sont fin prêts, nous pouvons y aller. Nous nous dirigeons vers l'entrée...avec deux minutes de retard!!! Ce qui n'est pas surprenant et même un record...étrangement, les autres les félicitent d'avoir été aussi vite, ce qui, naturellement, les agace un peu, mais ils l'ont bien cherché quand même. Ils sont toujours à la traîne, toujours, mais je dois avouer que depuis quelques temps, ils commencent à s'améliorer, mais ce n'est pas tout le temps, mais c'est quand même un début, ce qui est exceptionnelle pour eux. Non, je rigole. Ils savent être là quand c'est vraiment nécessaire, alors le reste ne compte pas à mes yeux. Je sais qu'ils ont de la misère avec la ponctualité, mais je les aime bien pour leurs défauts et leurs qualités et je ne veux surtout pas qu'ils changent sinon ils ne seraient plus mes deux frères préférés!!!
Lauren : Bon, il faudrait se décider du restaurant où on va, non?
Bill : Oui! En plus, je commence à avoir faim.
Tom : Moi aussi. Je dis, McDoooo!
Lauren : Pourquoi je l'ai vu venir??? Ce n'est pas normal d'être aussi prévisibles que mes deux frères question gastronomie. Dis-je en me tapant le front de la paume de ma main.
Bill : Vraiment là Hélia, tu vas arrêter d'influencer ma s½ur!
Lauren : Ça y est...BATAILLE!!! Rajoutais-je en éclatant de rire en voyant la tête des passants qui m'ont entendus crier ça. Désolée, dis-je en leur intention. Bon, alors quelqu'un est contre l'idée du McDo??? Non??? Vraiment??? Vous en êtes sûrs?? Vraiment sûrs???
Bill : Pourquoi j'ai l'impression que tu essaies de nous faire changer d'avis?
Lauren : Parce que ce n'est pas une impression, peut-être? Dis-je d'un air désinvolte.
Après nous avoir un peu chamaillé entre nous, nous finissons quand même par marcher dans la direction du restaurant...enfin du fast food. En marchant, nous parlons. Naturellement, nous, on est jamais capable d'arrêter de discuter quand on est ensemble. Parfois nous rions parce qu'Hélia, aussi folle qu'elle puisse l'être, n'arrête pas de faire des niaiseries et de s'humilier à chaque fois devant les citadins. Il n'aura fallu qu'elle me demande de la suivre dans sa folie, pour que je m'y aventure. On peut le dire, ma Hélia et moi faisons un superbe tandem. Après maintes galères, nous arrivons à la destination finale.
J'ouvre la porte et la maintient pendant que les autres entrent et comme d'habitude, habituer maintenant à se faire ouvrir les portes, mes frères m'attendent pour que je la tire... et voilà, tout le monde est là. D'un ton joyeux et enjoué, j'affirme que la note est pour moi. Évidemment, personne ne s'y oppose sachant pertinemment que c'est mon petit plaisir à moi ca, de vouloir faire plaisir à ceux qui sont chers à mes yeux.
Déjà quelques clients nous ont devancés, alors nous faisons la file. Chacun à notre tour, nous commandons ce que nous voulons manger. La caissière à l'air de dire que nous sommes une grosse famille...eh oui, on peut dire ça! Mon tour vient enfin et je peux vous dire que depuis le nombre de fois où je suis rentrée dans un McDonald's, je n'ai plus besoin de l'aide de mes frères pour me commander quelque chose. La caissière me dit rapidement le total...que je ne vous dirais pas par pure modestie. Nous prenons chacun nos plateaux et allons nous asseoir à une des tables proches des vitres.
Discutions, divertissement...surtout avec Hélia...délires, c'est comme ça que c'est passé ce repas, mais malheureusement, comme toute chose a une fin, nous devons déjà penser à retourner à l'école pour notre prochain cours. Pour ma part, j'ai quatre heures de philosophie.
Nous rassemblons nos affaires et finissons par quitter la place pour se retrouver moins de dix minutes plus tard, devant les portes vitrées de l'entrée principale de l'école.
Lauren : Nous revoilà déjà de retour.
Tom : Je sais que ça te fais de la peine, dit-il en se moquant de moi.
Lauren : Ouais, mais juste un peu, dis-je en continuant sur la lancée de mon frère. Non, mais bon, disons que j'ai quand même hâte d'aller me coucher. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai vraiment sommeil.
Tom : Pourquoi?! Tu ne sais pas pourquoi?! Est-ce que tu te rends compte que je me réveille la nuit quand tu descends te coucher aux petites heures du matin, genre 1 heure, 1 heure trente et que je me réveille une autre fois quand tu te lèves vers les quatre heures. En tout, tu ne dors même pas trois heures. Je comprends que tu sois fatiguée!
Lauren : En plus, ce n'est pas prêt de s'améliorer.
Tom : Pourquoi?
Lauren : J'ai encore reçu une tonne de travaux à faire et qui sont à remettre bientôt. C'en est rendu à un point que j'ai plus l'intention de dormir pendant trois jours d'affilés pour pouvoir prendre de l'avance, sinon je n'y arriverai jamais.
Bill : Tu sais que tu va te tuer à petit feu si tu continues comme ça.
Hélia : Bill a raison Lauren. Dans pas grand temps, tu vas faire une dépression, ce n'est déjà pas bon pour la santé, mais si en plus il faudrait que tu en fasses une à ton âge...
Lauren : Je le sais bien, mais si je ne fais pas tous mes travaux, je vais perdre des points.
Andreas : Il n'y a pas moyen que tu t'arranges avec les professeurs pour qu'ils te donnent des délais plus longs?
Lauren : Ils m'en ont déjà donnés, mais bon, je vais voir comment ça se passe.
Bill : J'espère juste que tu ne tomberas pas malade.
Lauren : J'espère aussi, ce n'est vraiment pas le temps non plus! Bon, il faudrait y aller non? Les cours vont bientôt commencer.
Tom : Oui, tu as raison.
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16 :30 heures
Chez nous
Dans ma chambre
Je suis présentement dans ma chambre et je continue mon premier devoir en français. Comme j'avais eu l'idée de me faire une copie de là où j'étais rendue à l'école sur ma clef USB, je continue de taper le texte de mes réponses sur mon ordinateur portable. C'est ainsi que je suis encore au numéro trois. Je tape, je tape et je commence à sentir le sommeil qui se fait pressant, mais je ne veux pas m'endormir, je ne peux pas, je ne dois pas, sinon, ce serait des heures de perdues, des heures qui n'auront servies à rien, des heures que je ne pourrai pas rattraper. Je devine que mes frères sont aussi respectivement dans leur chambre entrain eux aussi de faire les devoirs qu'ils ont eut aujourd'hui ou, de continuer des projets à longs termes qu'ils devront bientôt remettre. Pour ma part, je me sens drôle, ma tête tourne. Je ressens les mêmes symptômes quand lorsque j'étais droguée par mon père. J'ai de la misère à me lever, et encore plus à marcher, pourtant je dois le faire, il me faut une tasse de café, je le sens, je le sais sinon je ne pourrais pas tenir. Non, je ne pourrais pas. À pas lents, je franchis tranquillement chacune des pièces pour finalement me retrouver devant les escaliers qui mènent en haut. Ces quelques marches semblent en ce moment être aussi difficiles à franchir que de gravir le mont Everest. En m'appuyant sur le mur, je monte tranquillement, parfois en perdant quelque peu pied, mais je me reprends vite. Ce n'est pas le temps pour moi de faire une chute au milieu des escaliers. De l'autre main, je me tiens à la rampe et quelques secondes plus tard, je suis, à ce qu'il me paraissait infaisable, au sommet des marches. Je continue mon parcours jusqu'à la cuisine. Là, je prends la cafetière, y mets du café et de l'eau et attends patiemment. Ce qui n'est qu'une poignée de secondes me semble une éternité. Je m'accote le visage sur le comptoir et regarde le liquide qui m'aidera à tenir le coup couler dans la cafetière. Quand celle-ci finit de couler, je me prends une tasse précipitamment et me verse beaucoup de café dans lequel je mets un peu de lait et de sucre avant de retourner d'un pas aussi nonchalant que tout à l'heure vers ma chambre.
Je dépose ma tasse sur le bureau, juste un peu plus loin que mon ordinateur et continue de travailler jusqu'à ce que je crois être dix-huit heures, mais en réalité, il est près de vingt heures. Je délaisse tout ça pendant environ une trentaine de minutes, le temps de me rafraîchir le cerveau, mais surtout de manger. Je remonte en haut où je peux voir du haut des escaliers, mes deux frères avachis dans les deux divans entrain de souper. Je vais dans la cuisine et remarque qu'il reste une portion de nouille dans une assiette. C'est assez explicite pour moi, ça, ça veut dire, c'est pour toi. Alors je ne me fais pas prier et prends directement l'assiette et commence à manger vite tellement je suis affamée. En moins de cinq minutes, j'ai finis de souper et je suis d'ors et déjà prête pour continuer mon travail. Je laisse de côté le fait que je voulais me laisser une demie heure de repos, chaque minute est primordiale à la réussite de mon année scolaire. Aucun seconde ne doit être perdues ou sinon, ça serait la cata.
Je redescends, m'installe confortablement, commence le tout par une grande gorgée de café et comme droguée. Telle une automate, je tape à une vitesse foudroyant comme si en l'espace de deux temps, j'avais repris des forces, une décharge électrique qui m'aurait boostée.
Quand je regarde le cadran sur ma table de chevet, je remarque qu'il est près de deux heures du matin. Je suis contente et fière de moi. Il ne me reste que quatre questions à développer pour mon travail en français sur les quinze. Bien sûr, il faudra que je révise le tout pour être sûre que j'ai bien répondu aux questions. Mais pour l'instant, je ressens une énorme fatigue, je sens comme un poids sur mes épaules et j'entends une petite voix dans ma tête qui essaie de me convaincre d'aller me coucher, elle me dit que mon lit est proche, que je n'ai qu'à aller m'étendre et je partirai directement aux pays des songes, mais une autre voix me dit plutôt que si je reste debout, je pourrais définitivement terminer ce travail qui n'arrête pas de me hanter et pourquoi pas m'avancer sur les autres aussi. Étrangement, j'aime mieux écouter cette voix, même si je sais que je suis entrain de faire une énorme gaffe. Je remonte en haut avec toutes mes choses et m'installe sur l'îlot de la cuisine et continue mes travaux en attendant que la cafetière fasse le mélange du café et de l'eau que je viens de mettre. Dès qu'il est près, je me verse une autre tasse...et une autre....et une autre...et une autre....Mon premier travail finit, il arrive quatre heures du matin. J'entame maintenant le poème que qu'il m'avait donné à faire en devoir. Je me sors des feuilles, sachant que je devrais faire plusieurs essaies avant d'avoir la bonne.
Je commence en inscrivant une phrase....
Dans cet adieu
Il n'y a aucun sang
Il n'y a aucun alibi
Car j'ai tiré des regrets
Provenant de la vérité
De milliers de mensonges
Alors laisse la pitié venir
Et tout nettoyer
Ce que j'ai fait
Je me ferai face
Pour rayer
Ce que je suis devenue
M'effacer
Et abandonner
Ce que j'ai fait
Oubliez
Ce que vous pensiez de moi
Pendant que je nettoie cette ardoise
Avec des mains
D'incertitude
Alors laisse la pitié venir
Et tout nettoyer
Ce que j'ai fait
Je me ferai face
Pour rayer
Ce que je suis devenue
M'effacer
Et abandonner
Ce que j'ai fait
Pour ce que j'ai fait
Je recommencerai
Et que toutes les choses
Qui devront venir
Aujourd'hui prennent fins
Je suis entrain de me pardonner pour
Ce que j'ai fait
Je me ferai face
Pour rayer
Ce que je suis devenue
M'effacer
Et abandonner
Ce que j'ai fait
Qu'est-ce que j'ai fait
Pardonner ce que j'ai fait
Seigneur, il est quelle heure? Je ne sais pas, mais j'entends des pas dans l'escalier...ma vue se brouille...enfin, ça fait longtemps qu'elle s'est brouillée, mais je tenais absolument à finir ce que j'avais commencé. Je me sens bousculée ou plutôt brassée. Je me réveille...je ne peux pas le croire, j'ai dormi...Affolée, je regarde au moins sur la feuille si j'ai bien fini ce fichu poème!...et oui. Je me sens tout d'un coup soulagée, ce qui ne semble pas être le cas de mes frères qui me regardent inquiets. Au lieu de leur parler, je baille pour seul réponse, je ne prends même pas la peine de ramasser mes affaires que je descends déjà dans ma chambre chercher tout ce que j'ai besoin pour prendre ma doucher.
Quinze minutes, c'est le temps que ça m'a pris pour tout faire avant de monter en haut avec mon sac d'école. Quand je relève la tête, mes frères tiennent le poème que j'ai pondu cette nuit pour mon travail de français. Je lève un sourcil alors qu'eux autres continuent leur lecture. Je vois leurs yeux défiler d'une ligne à l'autre, d'un bord, puis dans l'autre sens. Je les laisse lire le reste, maintenant qu'ils ont déjà commencé, aussi bien qu'ils le finissent et ramasse plutôt ce qu'il reste sur l'îlot. Après, je déjeune en vitesse parce que pour la première fois depuis que j'ai commencé l'école, j'ai peur d'arriver en retard.