Professeure: L'école organise tous les ans un concours d'histoire. Vous me semblez bonne dans cette matière. J'aimerais savoir si ça vous tente de prendre part à cet évènement. Le gagnant du concours reçoit un chèque de 500$. Alors?
Moi: Je...euhh!
Professeure: Prenez votre temps, vous pouvez me le dire au prochain cours, cela ne presse pas encore.
Moi: D'accord. Je vous remercie d'avoir pensé à moi.
Professeure: De rien.
Je tourne les talons et vais rejoindre les garçons à l'extérieur de la classe en vitesse de peur de trop les faire attendre.
Bill: Qu'est-ce qu'elle te voulait?
Tom: Une heure de colle pour avoir trop bien répondu aux questions!?! (rires)
Bill:Tooommm!!! Non, pour de vrai?
Moi: Elle a pensé à moi pour faire le concours d'histoire.
Tom: Ah mais c'est géniale. C'est que tu es bonne, parce que moi les dates des voyages de...de...de chose, je le sais même pas. Je m'en rappelle déjà plus.
Moi: Ce sont les dates des voyages de Jacques Cartier et si tu te conduis comme un défaitiste c'est sur que tu arriveras à rien, par contre si tu es optimiste, ça viendra!!!
Andréas: Wow, tu as vu comment elle a rembroué Tom, Bill? J'adore trop ta soeur!
Bill: Ouin, ça c'est ma nouvelle génération. Moi et Lauren contre le grand Tom!!! Trop fort!!!
Un peu plus tard sur un banc
Bill: Bon, Tom et moi, on a décidé qu'en maths et en histoire, tu te mettras entre nous deux.
Moi: Quand est-ce que vous avez décidez ça?
Bill: À l'instant!
Moi: Je ne vous ai pourtant pas entendus parler fort fort!!!
Tom en pointant mon front avec son index: Mais tout se passe ici.
Moi: Ahhh bien sûr. Je ne suis pas sûre de très bien comprendre tout de même, hein!!! Bon, et maintenant, que fait-on?
Tom: On a pause jusqu'à quatorze heures, et comme j'ai faim, ben...euhh... on va dîner?
Moi: d'accord!
Bill: Viens, on te montre la cafétéria.
Bill me prit par la main et Tom aussi et on se dirigea vers la cafétéria.
Moi: Est-ce que c'est bien dispendieux, le dîner?
Tom: Cinq dollars cinquante.
Bill: Mais on a des billets prépayés qui coûtent moins chers.
Moi: Ah d'accord.
Tom: Tiens, je t'en donne un des miens. Demande de l'argent à maman et elle te donnera de l'argent pour payer tes repas.
Moi: Je...euhh...oui ok.
Bill: Ne t'inquiètes pas, maman ne te mangera pas comme le faisait ton père.
Moi: Je sais tout ça, mais pourtant je continues à avoir peur de la réaction des gens. C'est niaiseux, non?
Tom: Non, au contraire. J'aurai pensé que tu étais psychopathe si tu n'avais pas eu ce genre de réaction après tout ce que tu as traversé, c'est normal. Mais un jour tu finiras par t'y habituer.
Moi: Oui, je le sais. Il y a aussi le fait que je le demande, j'ai été élevée de manière à exécuter des ordres, à donner, pas à demander. Je me sens mal-à-l'aise vis-à-vis ce genre de comportement et quand je vois que tout le monde fait ça, je me sens encore plus seule. Je me sens étrangère à ce monde, et cela neme plaît guère. J'aimerais tant être comme les autres, comme vous. Me sentir bien, me rassurer en me disant que j'ai enfin trouvé ma place.
Bill: L'affaire c'est qu'il ne faut pas que tu te presses, fait le pour toi et non pour nous. Nous on sera toujours là.
Andréas: Puis moi, bien euhh, même si je ne te connais pas beaucoup, moi aussi je veux t'aider.
Tom: Nous on sera toujours là, quoiqu'il advienne.
Moi: Merci pour tout ce que vous faites, merci d'être là et... Andréas, merci aussi de m'aider.
En théorie, tu ne serais pas obligé de faire ça puisque tu ne me connais pas et merci de vouloir me soutenir dans ma réhabilitation.
Après un gros calin entre nous quatre, on entre à la cafétéria et on a va chercher à manger. Les gars sont compréhensibles avec moi et m'aident en me montrant tout ce qu'il y a et le fonctionnement. On finit par aboutir devant la caisse et je donne le billet à la madame. On s'éloigne de la file et on part à la recherche d'une table. Curieusement, les gars se dirigent vers une table en particulier où sont déjà installées des filles. Comme je connaîs encore très peu. Je crois que ce sont des amies de mes frères jusqu'à temps qu'elles s'en aillent pour nous laisser la place. Elles regardent mes deux frères avec des regards à la fois doux et pour moi, elles me réservent ce regard, celui du genre qui veut dire: sa****. Bill ne fait rien, il reste comme toujours, il leur sourit mais sans plus tandis que Tom a l'air à s'amuser à mener les filles par le bout du nez et les faire tourner en bourique en leur faisant également des regards qui en disent longs. Quand elles posent leur regard sur moi, il est pour certaines méprisant et pour d'autres jaloux. Je ne me sens pas très bien, une impression de menace, la même que ce matin! Je me demande ce qu'elles me veulent? Bill recommence à me parler comme si de rien n'était tandis que Tom, ça lui prends plus de temps à redescendre sur terre. Je leur avoue même devant Andréas que je ne me sens pas très bien avec eux.
Bill: Comment ça?dit-il inquiet.
Moi: J'ai le pressentiment de monopoliser votre temps qui j'en suis sûre, vous aimeriez mieux le passer avec vos amies.
Tom: Non ça c'est faux.
Moi: Ouais, je sais. Pour toi, c'est avec le reste des filles du collège!!!
Andréas: Hahahahaha!!!! Elle est bien bonne celle-là, dit-il en levant sa main que je m'empresse de taper dedans en souriant en voyant la mine dépite de Tom.
Tom: Meuhh non, même pas vrai. Puis d'ailleurs, je vous boude!
Moi: Essaye de tenir jusqu'à ce soir. Je ne crois pas que tu sauras résister à me parler même pour me replacer.
Andréas et Bill: Hahahahaha!!!!
Tom: Bon pour en revenir au fait, c'est quoi l'affaire que tu te sens pas très bien avec nous?
Moi: Qu'est-ce que je t'avais dit. Pathétique frérot!!! Regard de Tom. Bon d'accord, je veux devenir indépendante le plus vite possible parce j'ai le sentiment d'être un poids pour vous. Et ne me mentez, vous le savez aussi bien que moi!
BillPeut-être que oui. Tu as peut-être raison, mais il n'y a rien qui empêche que tu rencontres et que tu viennes avec nous voir nos potes.
Moi: C'est bien gentil tout ça, mais peut-être qui si je faisais plus de choses seule, je saurai mieux me débrouiller plus rapidement ?
Andréas: Écoute Lauren, je connais les jumeaux, n'essaie pas de leur dire de faire quelque chose parce qu'avec eux, ça ne marche pas. Quand ils décident de quelque chose, ils y tiennent.
Moi: Bon d'accord, mais ne vous privez pas pour moi quand même.
Bill: Et puis ne t'inquiètes pas, on a pris le soin de prévenir nos amies que pendant quelque temps on les verraient moins parce qu'on voulait s'occuper de toi.
Tom: On leur a demandé si leur cela leur posaient un problème que l'on passe la journée avec toi pour que tu t'habitues tranquillement à l'école avant de les rencontrer. Ils nous ont assurés que ça ne leur dérangeaient pas du tout et que c'était même une bonne idée. Ils ont hâte de te rencontrer! Si tu veux on peut déjà t'en présenter quelques-uns...
Moi: Je ne sais pas...vous êtes des amours, mais ce n'est pas que je ne veux pas, au contraire, c'est jsute que...
Bill: Hey! Il ne faut t'en faire. On ne t'obliges pas. On sait que l'on ne peut pas comprendre la situation tel que toi tu la vois à cent pour cent, on le sait, mais on peut quand même imaginer ce que tu éprouves.
Tom: Ne te presses pas, tu nous le diras quand tu seras prête à rencontrer des gens. Prends ton temps. Brûle pas les étapes. Le but c'est que tu te sentes le mieux possible dans ta nouvelle vie, d'accord.
Moi: Oui.
Bill: Bon, hey bien bon appétit tout le monde et euhh... surtout à toi Lauren, vu que euhh, tu le sais hein...!!!
Moi(Rires): Oui, je le sais. Ne vous gênez pas pour m'en parler.Je suis toujours ouverte pour une conversation sincère et puis, je ne crois pas que ça soit une honte d'avoir eu des môments difficiles, ça fait partit de la vie, il ne faut pas renier le passée sous prétexte de vouloir avancer parce qu'en fin de compte, tu n'avances pas, si tu n'as pas pris le temps de régler tes problèmes. C'est sûr que ce n'est pas la plus belle époque de ma vie, ça été dur, c'était un combat de tous les jours, mais à ce que je sache, personne n'est mort, enfin, du moins...je ne suis pas morte. Je vais m'en remettre, j'ai appris à être forte avec le temps.
Andréas: Alors qu'est-ce qu'il te faisait au juste?
Moi: Tu es sûr de vouloir savoir maintenant, je te conseille d'attendre la fin du repas. Ça va sûrement te couper l'appétit.
Bill: Non, nous ça va aller, mais c'est seulement si tu veux en parler.
Moi: D'accord, mais je vous préviens, après ce je vais vous dévoiler, vous me regarderez peut-être sous un autre angle, je veux que rien ne change entre nous, d'accord? Alors, je vais vous dire ce qu'il m'est arrivée la dernière journée. Vous l'a-t-on déjà raconté?
Tom: Mnoon, dit-il en chantant.
Moi en coupant ma lasagne et en soupirant: Il est revenu au milieu de la nuit, saoûl, il a commencé à me battre dans la pièce dans le sous-sol que vous avez vu. J'étais attachée. Il a commencé à me couper la peau avec différentes sortes de couteaux un peu partout sur le corps, peu importait l'endroit, le seul but était de me faire le plus de mal possible et surtout, de me faire saigner un max. C'est d'ailleurs ça les traces que j'ai un peu partout sur moi. Après, il m'a mit dos à lui et m'a encore attachée. Il a prit un des fouettes que vous avez apperçus sur le mur et m'a frappée. Je sentais ma peau se déchirer sous les coups, il n'arrêtait pas, il continuait, je sentais ce liquide chaud si familier pour moi, ça me coulait le long du dos et des fois ça giclait, je le sentais et c'est ce que mon père aimait le plus. Être taché avec le sang de sa propre fille sur lui. Il portait des lunettes et un tablier pour quand même limiter les dégâts sur ses vêtements. Bien sûr, ces traces là, vous ne pouvez les voir, mais je peux vous en montrer une! Attendez. Je me retourne, je relève le chandail appartenant à Bill, et je leur montre une entaille profonde suivant ma colonne. Voilà, je ne sais pas si il y en a beaucoup de guéries.
Tom: Ayoye, dit-il en faisant une grimace. Et dire que moi je me plaint quand je me foule le pouce, ce n'est rien à comparrer à toi!
Andréas: Mais, il est donc bien dégueulasse ton père.
Bill: Ouin, moi il m'écoeure pour ce qu'il t'a fait subir.
Moi me remettant dans ma postition d'avant: Ensuite, il m'a entraînée dans sa chambre et il a filmée le viol qu'il m'a fait. D'ailleurs, il me semble qu'il a mis ça sur un site web, mais je ne conais pas l'adresse. Quand il s'est endormi, j'ai tenté d'appeler la police. Une dame m'a parlée un instant, j'ai eu le temps de lui dire notre adresse et ce qu'il m'a fait subir une fois de plus. Quand je me suis apperçue de sa présence dans mon dos, j'ai laché le combiné. Il se tenait là, le regard haineux avec une arme à la main. Il pointait celui-ci sur moi, sa main tremblait et c'est à ce môment-là qu'il m'a tirée dessus, j'ai vraiment cru que cette fois-là j'allais mourir pour de bon.
Bill: Ça y est, je n'ai plus faim!
Tom: Moi non plus!
Andréas: Pareille comme eux.
Moi: Je vous avais prévenus, désolée.
Bill: Bien ce n'est pas de ta faute si ton père est un écoeurant!!!
Moi en souriant: Merci pour tout ce support. Bon changeons de sujet. Vous, avant de me connaître, vous faisiez quoi?
Tom en regardant Bill et Andréas: 0_o
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Qu'est-ce que les gars vont lui dire??? C'est ce que vous saurez dans le prochain chapître.