Ce soir, Lauren, Tom et moi nous nous sommes retrouvés ensemble. Tom et moi avions besoin de lui parler, certaines choses devaient être mises au clair. Nous avons expliqués à Lauren qu'elle n'est pas toute seule et que lorsqu'elle part à quelque part, elle doit nous avertir et appeler si elle sent qu'elle sera en retard : c'est ce que nous faisons dans une famille pour empêcher les autres membres de s'inquiéter comme des malades. Nous avons également refusé qu'elle parte trop longtemps seule, qu'elle nous dise tout le temps où elle va, qu'elle nous donne un numéro de téléphone où nous pourrions la rejoindre à toutes heures du jour ou de la nuit. Au début elle se demandait sérieusement pourquoi nous voulions prendre toutes ces mesures «préventives» comme elle les appelait. On a dû lui expliquer que nous nous inquiétons beaucoup pour elle et que nous voulons nous assurer de sa sécurité. Elle a essayé d'argumenter, mais finalement elle a dû capituler parce qu'entêtés comme nous sommes, nous ne voulions pas revenir sur notre décision. Tout le monde vous le dira, quand un des deux frères Kaulitz a quelque chose en tête, il est impossible de l'en sortir alors quand ce sont les deux, ce n'est même pas la peine d'y songer!
Nous sommes ressortis de la chambre à peu près trente minutes après. Ensuite, avec les autres nous sommes sortis manger au restaurant et bien sûr, Lauren s'est proposée pour payer la facture de tout le monde. Personne ne voulait vraiment, en faite c'est plutôt le fait que ça nous mettait légèrement mal-à-l'aise, surtout pour nous, groupe allemand plein aux as...enfin pour des jeunes de 17 ans du moins, mais si Lauren a un point en commun avec Tom et Bill, c'est que quand elle veut, elle peut être aussi tête de mule que nous, du coup, c'est elle qui s'est chargée de la facture. Après, nous sommes allés à la tour du CN pour fêter notre dernière soirée à New York puisque demain nous partirons tout de suite après que Lauren aura été rencontrer la personne qu'elle doit voir.
Point de vue extérieur
Ce n'est que vers 23 heures que le groupe revient finalement à la maison de tous et de chacun. Et oui, comme le leur avait dit Lauren, cette demeure sera toujours ouverte à eux.
Les considérant désormais comme sa troisième famille, elle croyait que ce qu'il lui appartenait revenait également de droit aux autres. Cette âme généreuse vouait un culte à ses amis. Si elle avait un jour songé à mener une vie comme la sienne, ce n'était que pendant des passes de délire où l'ivresse était trop forte, où la douleur était telle qu'elle se devait de penser, d'imaginer à une situation plus joyeuse : une vie où elle ne serait pas le jouet de l'emprise maléfique et tordue de son père. Après avoir vécu l'enfer, elle savait que plus jamais sa vie d'antan ne reviendrait et ne reviendrait dans le futur, du moins c'est ce qu'elle souhaitait du fond de son être. La générosité est un bien que l'on partage et que l'on savoure à pleines dents, et ça Lauren, malgré ses trois pommes de hauteur et son cerveau naïf, l'avait compris mieux que quiconque et à ses dépends. Un devoir envers la société que d'aider son prochain ? Pour Lauren, c'en était autrement, évidement, pour elle, rien n'a de prix à part celui de l'égoïsme, mais blottît dans sa tour d'ivoire, elle avait compris que la vie ne se résumait pas à du donnant-donnant, c'eut été trop facile pour elle. À travers les nombreuses batailles acharnées contre elle-même et le monde extérieur, elle en était ressortie plus forte, plus que moi ou que vous. La petite bourgeoise, malgré son statut économique, n'était pas de ceux qui regardent leur nombril et qui comptent leurs journées en terme de profils, cette être, nouvelle génération, passait le plus clair de son temps à se demander comment elle pouvait aider son prochain, comment l'approcher et faire en sorte que sa vie soit meilleure. Elle connaissait très bien les lois de la jungle, du moins, ceux qui régissait chez elle, mais à l'extérieur de ces quatre murs, elle n'était qu'une inconnue parmi tant d'autres jusqu'à temps que le scandale éclate. Là, tout le monde avait vu qu'elle existait dans ce si beau château, une princesse à aller délivrer, mais la société d'aujourd'hui est cruelle et comme les riches pensent d'abord à leurs intérêts. Pauvre Lauren, prise dans une jungle nouvelle où les lois n'est plus de survivre, mais de se faire accepter. Ça les jumeaux l'avaient bien compris, mais sans doute ne donnaient-ils pas le bon bout du bâton, puisque Lauren, malgré son mutisme et sa gêne vis-à-vis les autres, était en fait une jeune fille extravertie comme vous et moi, une jeune adolescente en voie de devenir une merveilleuse femme, sûrement celle qui tracerait l'avenir de nombreux d'entre nous, mais ça, elle ne le savait pas encore. Elle vivait, pour l'instant, pour sa survie, parce que même à l'extérieur, les fantômes la suivaient et la poursuivaient sans relâche et sans se fatiguer. C'eut été triste de la voir déambuler comme un animal perdu dans les rues de cette immense ville où l'individualisme était roi, mais connaissant Lauren, derrière ce petit corps frêle et parsemé de blessures, résidait une véritable battante qui aurait pu concurrencer l'honneur et la célébrité d'Achille. Ne se connaissant pas très bien, du moins, pas encore de ce point de vue, elle ne savait pas encore de quoi elle était véritablement capable de faire. C'était à la fois, l'espoir et la lumière de nos lendemains, tout reposerait sur ces épaules d'ici peu, mais un seul faux mouvement et c'était la fin pour nous, peuple ignoble, qui éclaterait. Elle avait cette emprise sur les gens, cette bonté qui fait oublier aux plus endurcis de nous que Lauren est en fait une pauvre victime de tout ce spectacle médiatique. Ici, en Amérique, on se rappelait encore de sa mère, mais le peuple n'ayant pas vraiment connu Lauren dans le temps, l'ignorait lorsqu'elle passait à côté d'eux et puis de toute manière, celle-ci ayant changé d'apparence et de forme, peu était assujetti de la reconnaître à travers cette masse d'égoïstes. On passait à côté d'elle comme on passerait à côté d'un itinérant. Pour Lauren, ce geste fut l'exemple parfait que d'une part on se foutait complètement du malheur des autres, ça elle s'en était rapidement rendue compte lorsqu'elle s'était arrêté donner de l'argent à ces quêteurs et que tout le monde la regardait surpris de voir qu'il y avait dans leur rue, une autre race de personne, celle dont était fait autrefois sa mère, mais que d'un autre côté, les gens étaient tellement pressé de vivre leur vie et d'accéder à la plus grande liberté qu'on voulait qu'ils aient. Cependant, si cela l'avait fortement frappé et encré dans son esprit, elle appréciait que le cirque médiatique en Allemagne ne se soit pas encore rendu outre-mer. Elle aimait cette sensation d'être maintenant complètement libre sans que les photographes et les journalistes ne la suivent à toutes heures du jour et de la nuit. Oui, elle s'en était rendue compte, pour une raison ou pour autre, elle avait un jour d'école détourné un peu la tête et avait aperçu derrière les épais buissons, cette espèce d'animal que l'on appelle plus communément les paparazzis. Les gens de la haute-société et de la classe moyenne aimaient ce genre de vautours, parce qu'ils leur ramènent des histoires, des anecdotes et qu'ils ridiculisent haut et fort leur célébrités préférées. Quel vice ont les gens de voir leurs stars préférés tourmentés et détruites à petits feux comme elle l'était. Ici, à New York, depuis sa sortie, elle était tranquille, cachée dans une masse de gens où on ne douterait pas de sa véritable identité. Comment ils l'auraient reconnue ? Elle avait changé de nom et d'ailleurs, tous les gens semblaient avoir déjà oublié ou mis de côté le succès retentissant de sa défunte mère et les frasques de son criminel de père. Comme elle se plaît à le dire, ce n'est qu'une autre jungle, les lois changent, mais enfin de compte, les gens restent pareilles. Ils ne sortent seulement que pour lapider les plus faibles, pour croire qu'eux ils sont plus forts que quiconque. Ils ont ce besoin humain de se dire que pour une fois on les respecte, mais n'ont-ils jamais vraiment ouvert les yeux ? Si on ne les approche pas souvent, ce n'est ni pour le respect ou la crainte d'eux, mais seulement, et seulement parce qu'au plus profond de nous, nous avons cette autre sentiment bestiale que d'avoir le besoin de mépriser l'autre. Le pardon ne régit pas la société contemporaine actuelle, si cela est bien triste, les gens de ce monde ont l'air de se foutre carrément de l'image qu'ils renvoient d'eux. Lauren ne comprend pas ces gens parce qu'autrement, elle serait probablement déjà comme eux, mais ayant déjà survécu à trop de choses dans sa courte vie, elle ne peut que leur en vouloir parce que s'il y a bien quelqu'un qui a fait que son père soit comme ça, c'est de la faute de la société...Comme tout peut être relatif parfois, on donne, mais on a que ce que l'on a semé. Elle les ignore, certes, mais derrière ce masque, cette jeune fille à la peau laiteuse, n'est peut-être pas si différente d'eux. Elle aussi a des besoins, mais à force de les refouler, elle va exploser. Si elle avait été élevée autrement, elle aurait sûrement compris ce monde et ces comportements, mais elle haïssait ces gens imbus d'eux-mêmes. Par contre, ce qui la distinguait fortement des autres, c'est qu'elle était capable de pardonner. Elle pouvait prendre assez de recul pour faire le point de la situation, c'était là, un de ses nombreux atouts que même ses frères n'avaient pas ou qu'ils n'avaient pas encore montré.
Lauren, bien que perdue dans ce monde de fou, était avec ses amis qui semblait se sentir beaucoup plus à l'aise vis-à-vis tous ces gens qui n'arrêtaient pas de les bousculer. Elle regardait chacun d'entre eux en essayant de les imiter sans aucun résultat, bien qu'elle voulait apprendre, qu'elle en avait presque le désir ardent, tout ceci, pour l'instant la dépassait et paraissait être difficile. Elle baissa la tête en sachant très bien que les gens autour d'elle n'arrêtait pas de la regarder, la bête de foire refait surface, mais étant aux côtés de ses frères, elle se sentait mieux, beaucoup mieux comme protégée par une aura puissante qui la rendait invincible. Elle ne regardait ni derrière elle, ni à côté, seulement devant, là où elle serait sûre de les voir et de les suivre. Elle ne voulait pas les perdre parce que jusqu'à maintenant, c'était les seules personnes dignes de confiance à ses yeux et malgré le fait qu'elle avait, ces derniers jours pris beaucoup de transport et rencontré pleins de gens qu'elle ne connaissait pas, elle ne se sentait pas pour autant plus à l'aise, elle avait même dû faire des efforts surhumains pour contrôler sa peur et ses angoisses. Tout, tout autour d'elle, tous ces gens, toute cette populace était des ennemis potentiels, elle n'était jamais assez prudente. On aurait pu lui dire de se détendre qu'elle ne l'aurait pas fait parce qu'elle était trop encombrée par ces nouvelles situations que le seule fait de s'éloigner de la voie qu'elle s'était longtemps tracée, la rendait impuissante et vénérable à souhait pour ceux qui cherchait à l'atteindre de toutes les façons que ce soient.
Point de vue de Tom
Après cette après-midi, la tension dans le groupe s'est un peu diminuée, quoique le comportement de Bill me dérange un peu. Je sens ça depuis tantôt, j'ai l'impression qu'il me cache quelque chose, qu'il ne m'a pas tout dit et ça m'inquiète parce que je sais qu'il sait qu'il peut tout me dire et ça m'énerve qu'il ne le fasse pas! Au moins, Lauren sera revenue saine et sauve...encore une frousse pour rien. J'ai l'impression qu'elle ne se rend pas compte du danger qu'elle court. Elle n'est peut-être plus en Europe, mais à la vitesse que les nouvelles circulent maintenant, c'est dangereux pour elle ne rester seule. Il faut dire que même étant jeune, elle avait un de ces caractères trempés qui équivalait au nôtre. Parfois je me dis qu'il y aura eu du bon qui aura sorti de son expérience, elle est revenue plus forte comme le calme avant la tempête. Souvent, je dois dire, elle m'inquiète, elle fait des choses qui me font peur. Cette lueur qu'elle a lorsqu'elle regarde un couteau, cette lueur malicieuse de meurtrière, peut-être ne s'en rend-t-elle pas compte, mais c'est ce genre de choses qui font que je dors moins bien la nuit. J'ai tout le temps peur qu'il ne m'arrive quoi que soit. Je me cache la face en étant gentil avec elle, mais la vérité c'est que je la redoute. Il doit bien avoir chez elle des séquelles qui la rendent possiblement dangereuse. Je hais ce sentiment de ne pas être protégé, d'être un peu comme à sa merci. Je devrais avoir honte de dire que je ne regarde pas ma s½ur comme les autres filles, certes j'ai beaucoup de respect pour elle, s'être échappée d'un fou furieux qui traquait les personnes comme des animaux et qui leur faisait subir des sévices que je ne suis même pas capable d'imaginer, mais en même temps j'ai peur qu'elle ait pris certaines tendances face à la violence, pourtant je sais qu'à travers tout ce qu'elle fait, tout ce qu'elle dit ou encore son comportement, rien de tout ça ne fait croire qu'elle est devenue comme lui, mais je ne peux m'empêcher d'avoir ce sentiment d'insécurité. Ce n'est pas drôle d'avoir peur de sa propre s½ur, mais je sais au fond de moi que la fille qui traîne derrière moi en ce moment, c'est là même à quelque part que j'ai laissé il y a quelques années...elle doit bien être là, elle ne peut pas avoir disparu comme ça, je ne peux pas le croire, s'il avait suffit que quelqu'un l'aime pendant notre absence, elle ne serait sûrement pas aussi tourmenté. C'est bizarre aussi, parce que d'un côté, je souffre énormément pour elle, je la vois évoluer à chaque jour, elle a fait beaucoup de progrès, et j'ai l'impression de devenir à chaque jour plus intime avec elle, j'aime ça d'un côté, ça me donne le sentiment que je la retrouve, celle que j'ai perdue. Elle me fait pitié, je sais qu'elle ne veut pas que je me sente comme ça pour elle, mais je ne peux pas, c'est plus fort que moi et même si j'essayais de toutes mes forces, je ne veux pas voir mes illusions se briser. Lauren a toujours été comme une s½ur pour moi, malgré le fait que nous n'ayons pas les mêmes parents, peu nous importait, on se le disait même qu'à quelque part, nous étions s½ur et frères de sang et d'âme. On aimait se faire croire que peut-être dans une vie antérieure nous étions dans la même famille, et maintenant je me dis que tout ça, nous l'avions prédit. Nous étions fais pour être ensemble tous les trois. Quelque chose de puissant, dommage qu'elle n'ait pas eu le temps de connaître Andreas dans ce temps, on aurait fait un "team" d'enfer. Heureusement pour elle, voici sa chance de se rattraper sur ces nombreuses années. J'essaie de me dire qu'après le procès de son père, elle pourra enfin vivre une vie normale et commencer pourquoi pas un nouveau chapitre de son livre. Elle sera alors dans de meilleures conditions pour penser à autre chose que ce qu'il a bien pu lui faire. Je ne sais pas comment elle se sent, mais je sais que dans son univers tout n'est pas encore rose et j'aimerais qu'il en soit autrement pour elle, mais malgré ma célébrité et mes ressources, il y a des choses qui me sont encore impossible de faire, malheureusement pour moi parce que j'ai tellement envie de lui offrir tellement plus que ce qu'elle a déjà. Dans son regard, même les jours où elle se porte bien, je vois bien qu'elle est triste, c'est sans équivoque, ses yeux parlent à sa place et à chaque fois que je la regarde, je me noie...je me perds. Même si l'histoire ne me concerne pas vraiment, j'ai la haine au fond de moi et je la porte que pour une personne et c'est Lui. Lui qui a osé toucher ma Lauren de diverses façons. Il m'a dégouté quand Lauren nous a révélé qu'elle était tombée enceinte de lui et qu'il avait fini par tuer son propre enfant en plus de continuer à battre sa fille. Il ne manquerait plus que je croise son regard pour que je lui explose la tête, il ne manquerait plus que ça pour que je lui offre un aller simple pour l'enfer !!!
Au moins, ce soir je n'ai pas pensé à cela. Je suis heureux d'avoir vu la tour du CN avec Lauren et mon frère, avec mon meilleur ami et mes deux autres amies. Hélia, je ne sais pas encore. Il y a quelque chose qui me dérange chez elle, quelque chose qui sonne faux, mais même si j'ai des doutes sur elle, je joue le jeu devant les autres parce que Lauren lui fait confiance et que de savoir que son frère ne sait quoi penser de son amie la tuerait probablement. Pour l'instant, je déambule dans les rues de New York, ville où j'ai toujours voulu revenir et maintenant que je suis ici, c'est...Wow...fantastique. Ça me fait remémorer les bons souvenirs...le bon vieux temps ! Dommage que demain on doive déjà repartir, mais je suis à la fois très excité de mettre le pied sur la terre de Lauren. Je veux voir où elle est née, j'aurai peut-être le sentiment que je vais me rapprocher de ma s½ur.Un autre pays à visiter, un autre GRAND pays...pour moi, ça fait mon bonheur, j'aime vraiment trop voyager, c'est d'ailleurs un des aspects que j'aime de mon métier, voir de nouveaux horizons, voir toujours plus loin et dire que je n'ai jamais été aussi loin et que je vais bientôt y être m'excite comme une puce, une vraie petit puce toute excitée !!!
Point de vue de Lauren
Je crois que tout le monde s'est bien amusé ce soir et moi aussi, il faut le souligner. Ça m'a fait du bien de m'aérer le cerveau, de penser à autre chose que ce foutu procès et ce foutu parent qui me hante à chaque jour !!! Ça m'a fait un bien fou. Je suis heureuse de cette soirée et de cette journée aussi, je me suis rendue compte que parfois je peux être égoïste et qu'il y a certaines choses que je me dois de modifier dans mon comportement, à commencer par prévenir mes proches d'où je suis et de quand je sors. Bien qu'au début, ça ne me réjouissait guère, j'ai quand même fini par comprendre que c'était essentiel pour eux et je me dois de respecter ça et puis finalement, ce n'est pas si dur que ça d'appeler quelqu'un pour lui dire que tu vas être en retard...
J'ai aimé tout ce que l'on a fait ensemble aujourd'hui : le restaurant, la tour du CN, maintenant, de marcher dans les rues avec eux...c'était une journée remplie, mais combien agréable.
Je ne sais pas si c'est le cas pour les autres, mais moi j'ai hâte de rentrer au pays, du moins, seulement parce que je me sens un peu dépaysée.Pour l'instant, je suis un peu fatiguée, j'aimerais bien dormir et j'ai encore mal à ce foutu bras qui n'arrête pas de m'élancer, j'ai aussi remarqué que certaines blessures que je n'ai pas soignées depuis quelques jours commencent à s'infecter sérieusement et il faut que je fasse quelque chose. Demain, je devrai aller dans une pharmacie pour aller m'acheter ce dont j'ai besoin. Je ne sais pas vraiment où je pourrais en trouver une, mais je ne peux pas croire qu'à New York, il y en est pas et puis au pire, je demanderai à Gustav de m'accompagner vu que c'est le premier après moi à se lever. Je me fou du prix que ça coutera, je veux seulement me débarrasser de cette douleur une fois pour toute. Et je dois aussi faire impérativement quelque chose pour mon visage encore à moitié balafré. Je vais sûrement recommencer à remettre de l'onguent sur mes plaies pour qu'elle guérisse plus vite, sinon, je vais devoir consulter un médecin dans pas grand temps parce qu'elles se seront trop infectées et je voudrais à tout prix épargner la chirurgie que je trouve comme étant trop barbare à mon goût !!!!!! Je sais que je suis belle, il faut seulement que j'aide un peu mon corps à retrouver sa beauté d'atan, ce n'est que quelques efforts à fournir. Je veux être présentable le jour où ce salop sera enfermé entre quatre murs de briques et où là, ce ne sera plus loin le régisseur des lois, où ce sera lui qui subira parce qu'il le mérite bien. Mais là, moi, à penser ce genre de choses, je me fais peur. Je ne sais pas si c'est normal que je réagisse comme ça, pourtant je croyais que je ne voulais que personne souffre, alors je ne sais pas si j'ai raison de vouloir souhaiter ça à mon géniteur en plus.