Chapitre 11

Chapitre 11
Il les sort avec beaucoup de délicatesse et les tends vers nous. Il nous lit les grandes lignes de ce que comporte ce dossier et nous explique clairement ce que nous ne comprenons pas.

[Avocat : Donc voilà ce que ça donne. Maintenant procédons à la demande du changement de nom. Je vais vous poser quelques questions et vous répondrez. Alors commençons. Quel est ton prénom présentement?
Moi : Lauren.
Avocat : Sous quel prénom veux-tu être reconnus dès à présent?
Moi : Lauren.
Avocat : Nom ?
Moi : Scheffield.
Avocat : Nouveau nom ?
Moi : Kaulitz.
Avocat : Date de naissance ?
Moi : 2 Septembre 1989.
Avocat : Adresse de l'ancienne résidence?
Moi : 500 Springfield Avenue.
Avocat : Nouvelle adresse?
Maman : 367 Printzerplace.
Avocat : Nom complet de l'ancien tuteur?
Moi : Gislain Loyd.
Avocat : Nom du nouveau tuteur?
Maman : Simone ******.
Avocat : Origine ?
Moi : Canadienne.
Avocat : Âge?

Moi : Ça dépend, on est en quelle année???
Avocat : On est en 2007.
Moi : Donc, 17 ans.
Avocat : Sexe?
Moi : Féminin.


Et c'est comme ça que continue notre entretien jusqu'à 17 heures. Il me pose pleins de questions que je m'empresse de répondre en m'assurant que tout est authentique. Je signe enfin le dossier comme de quoi j'en ai pris connaissance. Et voilà c'est fait et Simone signe également en dessous du mien.

Avocat : Enfin, la demande est remplie. Je m'assurerai qu'elle partira dès ce soir et je vous appellerai pour confirmer votre nouveau nom. Ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps, à mon avis 3 ou 4 jours seront suffisants. Bon, hey bien merci d'être venus, je vous redonnerai des nouvelles, je vous le garantie. Bien le bonsoir.

Et c'est comme ça que se termine ce rendez-vous. Nous sommes présentement en route vers chez nous depuis 10 minutes. Simone m'a proposée d'aller acheter quelques articles scolaires pour demain au moins et le reste, nous nous le procurerons plus tard. C'est ainsi que 5 minutes plus tard nous rentrons dans une papeterie et les garçons nous aident à choisir « ce qu'il y a de mieux ». Nous en ressortons avec les bras quelque peu encombrés de cartables, cahiers, feuilles quadrillées et lignées, stylos, crayons, gommes à effacer, sac-à-dos Ernest, étui. Reste plus que les séparateurs, les surligneurs et mon nécessaire de mathématique (Règle, équerres, etc.) à avoir. Fiou, aujourd'hui aura été une grosse journée de magasinage, mais je suis contente de recommencer une « nouvelle » vie!

Plus tard à la maison

Simone en ouvrant la porte : Salut Gordon, on est rentré.

On installe le tout sur la table de la cuisine pour essayer d'organiser mes cartables. Pendant ce temps, on se demande où Gordon est passé puisqu'il ne répond pas. Enfin bref, Bill et Tom vont porter leurs manteaux avec le mien sur les crochets et reviennent à la cuisine. Tom prend des sacs et Bill prend l'autre moitié et ils se dirigent vers ma chambre. Naturellement je les suis et quand on rentre dans ma chambre, ils étalent tous mes effets scolaires sur le sol et commence à ouvrir paquet et crayons. Comme je me vois mal les regarder faire tout cela sans les aider, je m'accroupis face à eux et commence également à ouvrir les nouveaux paquets.

À la fin, mes cartables sont prêts, cela nous aura pris 10 minutes à tout arranger. Dans chacun de ceux-ci, il y a des cahiers et des feuilles lignées tandis que dans mon cartable de mathématique on y a installé des cahiers et des feuilles spéciales, hé oui ils sont quadrillés. Mon étui est également prêt. On met le tout dans mon sac et après nous montons en haut parce que Simone nous a appelés pour le souper. On s'installe tous à la table et je remarque que Gordon est arrivé. Simone arrive avec des coupes et du champagne et en sert à tout le monde, même à moi. Elle lève ensuite son verre et...


Simone : Je voudrais porter un toast à la nouvelle Lauren Kaulitz. Qu'elle se sente comme chez elle à partir d'aujourd'hui. Nous comptons un nouveau membre, qui, j'en suis sûre, saura faire notre fierté! À Lauren!!!!
Tous : À Lauren!!!
Moi : À Moi!!!!


Pour l'occasion, Simone nous a préparés de la lasagne que j'adore beaucoup. Elle fait bien à manger ma nouvelle maman. Nous soupons, dans la bonne humeur et Simone tient particulièrement à me raconter des anecdotes sur mes frères.

Simone : Ah oui, il y avait aussi la première fois où Bill est allé aux toilettes, il avait trois ans... et là... (Commence à rire jusqu'aux larmes) ... il est tombé dans les toilettes.

Je ris de bon c½ur et je vois Bill rougir de plus en plus. Il essaie de se faire petit, mais il n'arrive point vu sa grande taille. Tom, de son côté se moque aussi de son petit frère jusqu'à temps que Simone a en raconte une sur lui.

Simone : Et Tom, lui c'était quand il avait 1 ans et demi. Il avait fait son besoin numéro 2 dans ses couches et quand nous l'avons retrouvés, il était entrain de l'étendre sur les murs de sa chambre. Ça a été l'enfer de tout nettoyer après.

Ça y est, tout le monde rit et maintenant c'est au tour de Tom de vouloir disparaître.

Simone : Ha et une autre, celle-là concerne les deux. C'est quand ils avaient 10 ans, ils étaient partis à leur cabane qu'ils s'étaient construites dans le bois et ils ont fumés leur première cigarette. Je me souviens, ils sont revenus quelques minutes plus tard et ils empestaient la nicotine, heureusement qu'ils n'y ont plus retouchés.

Et c'est sur ces vieux souvenirs que continuait le souper. Grâce à ces anecdotes je pu en savoir davantage sur mes frères. Et présentement, je suis entrain de leur évoquer un de mes vieux souvenirs.

Moi : Un jour, je devais peut-être avoir 8 ou 9 ans. J'étais partie à la plage avec mes parents et quand je suis débarquée là-bas, j'ai vu un garçon de ma classe que je n'aimais pas. Il passait son temps à me niaiser et à se moquer de mon apparence devant tout le reste de la classe. Quand il s'est approché de moi et qu'il m'a demandé si je voulais jouer avec lui, je ne lui ai rien répondu non et j'ai tout simplement descendu son costume de bain. Il l'a relevé aussi vite que je l'avais descendu et il est reparti en courant et en gueulant après ses parents. Depuis lors, il ne m'a plus jamais adressé la parole.
Tom : Hé, tu es dangereuse! Je vais faire plus attention à moi...!!!


Plus tard

Gordon : Tout le monde a fini de souper?
Tous : Ouiii!!!
Gordon : Alors c'est le temps de donner le cadeau à Lauren. Attendez un peu, je vais le chercher.


Je crois que je n'ai pas bien compris, un cadeau??? À part la vie, la bonne humeur et une famille qui m'aime comme je suis, je ne vois pas ce que je pourrais avoir de plus précieux? J'ai hâte de savoir ce que c'est, mais en même temps je redoute un peu. Normale? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que l'attente commence à être longue. J'entends Gordon fouiller dans un sac et revenir vers nous. Il me tend un paquet enveloppé et une carte. Je les prends de ses mains et les pose sur la table avec un air d'incompréhension estompé sur la figure, j'imagine.

Bill :Allez, ouvre-le!!! Dit-il sur un ton surexcité en souriant de toutes ses dents.
Tom : Allez, allez, allez, allez, dit-il en tappant dans ses mains et bientôt rejoint par mon frère.
Bill et Tom : Allez, allez, allez, allez.... Disent-ils en riant et en affichant un sourire.


Je commence donc par ouvrir l'enveloppe et lis ce qu'il est écrit dessus, peu à peu mon visage s'illumine de joie. Voici donc ce qu'il est écrit :

Allo chère Lauren,
Nous somme heureux et fière de pouvoir te compter dès à présent parmi notre famille. On espère que tu te sentiras comme chez toi autant que possible. Nous sommes très honorés de pouvoir te côtoyer et de vivre à tes côtés. Nous serons, chacun de nous, toujours présent pour toi lors de pépins ou de quelconques autres problèmes. Soit sûre que nous nous assurerons de ton bien-être et de ton bonheur. Dès ce moment, considère-toi comme un membre de la famille à part entière. On espère sincèrement que tu tiendras à nous autant que nous on t'aime. Pour nous, tu as toujours été et tu seras toujours une partie de nous. Quand on t'as vu à l'hôpital, je savais que tu serrais la fille que je n'ai jamais eue. En peu de temps, tu as su démontrer de belles qualités et une adaptation à toute épreuve. Le chemin de la guérison est encore long, on ne se le cachera point, mais maintenant tu nous as et tu sais que tu peux compter sur nous. Les garçons, tes nouveaux frères, sont très heureux de pouvoir passer des moments avec toi. Depuis la première fois qu'ils t'ont vu, ils se sont sentis remplis d'un trop plein de bonté et te souhaite le meilleur en tout temps. On a tous su dès le premier instant que tu avais besoin de nous et que nous avions besoin de toi. Tu as réussi à nous faire réaliser à quel point un être tel que toi manquait profondément au dynamisme familiale, tu as su changer l'atmosphère en peu de temps et nous t'en remercions sincèrement pour tout ce que tu as fait et ce que tu continues de faire. Pour marquer ton nouveau départ, nous t'offrons, avec nos meilleurs v½ux, de vivre à fond cette deuxième chance.

Simone et Gordon


Chère nouvelle petite s½ur,
Je suis heureux de pouvoir affirmer et de me vanter d être ton grand frère. Sois sûre que je serrai toujours là en cas de besoin. Depuis le premier instant, j'ai su que je t'appréciais et je te considérais déjà comme ma petite s½ur...ouin de 24 heures ma cadette... (Enfin bref!!!). J'espère que tu sauras te confier à moi comme le ferais une s½ur et un frère soudés par les liens familiaux et amicaux parce que tu as beau être ma s½ur, je te considère également déjà comme une amie de c½ur!

Bill

Salut ma chère nouvelle frangine,
Je suis trop content d'avoir une petite s½ur!!! Mais tu sais que ce n'est pas juste pour ça...je suis aussi content que Tu sois ma petite s½ur... c'est en quelque sorte un honneur d'être aussi proche de moi, tu le remarqueras vite!!! J'espère que l'on passera des bons et beaux moments ensemble. J'ai hâte de mieux te connaître, car tu es tellement gentille comme fille et tu as quasiment le mot bonté tatoué sur le c½ur. On fera pleins de niaiseries ensemble, des choses comme s'amuser à réveiller Bill le lendemain du cuite ou de l'attaquer en le chatouillant pendant la nuit!!! On va bien s'amuser, je le sens. Bon, plus sérieusement (Ouais je fais un effort, tu vois !!!) j'espère sincèrement que l'on saura s'apprécier mutuellement et que tu viendras à te confier à moi ( J'ai vu que Bill aussi t'as écrit ça, mais tu viendras me voir en premier hein, parce que I am The Best!!!! Eh ouais, ce n'est pas facile tous les jours de me côtoyer, qu'est-ce que tu veux je suis un gars géniale, toutes les filles le disent!!! Je souhaite que l'on puisse s'entraider, (Toi dans mes devoirs et moi en ce que tu veux!!!) et rigoler un bon coup comme le ferait de vieilles connaissances ou plutôt comme les meilleures amis du monde.

Bizou « tite » s½ur
Je t'aime déjà

Tom The Best


Je me lève, vais les embrasser à tour de rôle et les remercie de tout mon c½ur pour tout ce qu'ils font pour moi. Je suis carrément chanceuse d'être tombée sur des personnes aussi gentilles et pleines de bonté comme eux. Je me sens revigorée après un long combat, un peu comme de la chaleur qui monte en moi après une longue nuit à attendre sur un banc de neige à -20. C'est tout un sentiment que je ressens et mon c½ur à recommencer à battre pour d'autres personnes que pour moi seulement. J'ai enfin trouver des raisons et des êtres pour qui vivre, une raison de prolonger mon voyage sur terre et je me sens tellement bien, tellement aimée, un trop plein de bonheur m'envahit depuis maintenant deux jours, un rêve qui me semblait ne jamais vouloir se réaliser, une illusion à laquelle on touche avant de replonger dans le noir, un mirage avant de retourner dans l'enfer de tous les jours, une lueur de lumière dans mes jours trop sombre, la naissance de l'espoir d'une vie meilleure quand je me retrouve au fond du gouffre et aussi, une chance pour le genre humain de se racheter auprès de moi et de me démontrer leur côté plus tendre. Mais je sais au plus profond de moi que rien ni personne ne pourra m'arracher à eux et qu'ils feront tout pour m'aider. Un nouveau départ s'annonce pour moi, je me dois d'effacer souvenirs et identité pour m'abandonner à une nouvelle marée de promesses. Me voici prête pour le nouveau départ, une deuxième chance s'offre à moi et celle-ci je ne l'a raterai point, je ne le permettrai pas, je pousserai les personnes qui se mettent à travers mon chemin pour m'empêcher d'atteindre l'extase, le bonheur à l'état pure. Je veux connaître ce sentiment d'appartenance, je veux réentendre les rires, les blagues, les voix des personnes qui comptent le plus pour moi à présent. Je veux avoir la chance de réaliser tout ce que je souhaite, atteindre un autre niveau, la liberté en quelque sorte, liberté qui m'avait été repris par mon ancien détenteur, liberté qui m'avait brimé, écrasé pour me réduire au seul statut de servante, de pute, d'esclave...!!! Ce nouveau monde, je saurai m'y adapter avec tous ses défauts, tous ces changements, toutes ses promesses, tous les espoirs que portent mes semblables à l'égard de personnes comme moi, car je sais que mon père, par inadvertance, a fait de moi quelqu'un de fort, et je sais qu'à partir d'aujourd'hui, rien de peux m'envoyer aussi profond que ces quelques années d'enfer. J'ai trop côtoyé le diable, il était venu pour me voler mon âme, pour me détourner du droit chemin, pour faire de moi, l'esclave du chaos, mais maintenant, plus forte et plus redoutante que jamais, je vais faire mon retour en force et Il n'osera plus jamais lever la main sur moi sans que je le fasse payer aussi cher qu'il l'a fait pour moi. Non, je n'oserai jamais lui faire du mal physiquement, je n'oserai jamais toucher à quelqu'un qu'il aime, parce que je sais que c'est une douleur incommensurable et que ça finit par être psychologique, tout ce que je veux, c'est m'assurer qu'il se sente aussi prisonnier que j'ai pu l'être. Je veux qu'il voit ce qu'il adviendra de lui, de sa liberté, de sa vie!!! Que je puisse voir de la peur, du dégout envers moi, de la colère noire passer à travers ses yeux bleus pâles à l'aspect dures, je veux voir son visage se décomposer lors du jugement dernier, de l'incompréhension, de la pitié, de l'égarement, de la folie, de la démence, je veux qu'il arrête de se cacher, qu'il dévoile le psychopathe qu'il est, que tout le monde puisse savoir ce qu'il est vraiment, je veux qu'il se sente dépourvu de tous moyens, qu'il soit à ma merci et je veux qu'il soit totalement soumis à ce qu'il adviendra de sa vie...Folle? Moi? Non! Je veux seulement m'assurer qu'il ne puisse plus entraver mes projets, je veux m'assurer que plus personne ne subisse ses sévices, que l'on soit hors de danger. Je veux épargner au monde de connaître douleur, désespoir, et fatalité. Je ne veux plus penser à moi, je veux penser aux autres qui n'attendent que d'être soulagé, rassuré par tant de frayeur qu'il sait si bien provoquer!!! Je veux les délivrer de tout ce qu'ils peuvent subir à cause d'un homme et qui est de surcroit mon père...car seule moi le connais assez bien pour l'arrêter au milieu de sa lancée machiavélique. J'exagère peut-être? Non, aucunement, je sais ce dont il est capable, je l'ai vu en action. Ce qu'il m'a fait subir n'était que le commencement d'une longue route parsemée d'embuches et de douleurs. Mais ma mère sous ses coups donnés, n'a pas eue la même chance que moi, n'a pas eue le temps de se délivrer de sa cage. Il nous a fait terriblement du tord et je sais qu'il ne s'arrêtera jamais, c'est pourquoi quelqu'un doit le faire, quelqu'un qui a déjà côtoyé la mort et qui n'a pas peur de mourir pour sauver ceux qu'il aime. Quelqu'un de courageux, prêt à se sacrifier pour le genre humain, pour un avenir meilleur, un avenir où l'on pourra enfin voir sur le visage des passants du soulagement. Personne ne mérite un sort comme lui il nous réserve. Je me dois avant de repartir sur ma lancé, faire en sorte que mon passé de puisse me rattraper et pour ça je dois faire en sorte qu'il ne nuise plus. Je veux enfin redormir sur mes deux oreilles, ne plus rêver qu'il pourrait me retrouver un jour et qu'alors il me réservera le coup fatale. Je dois être plus vite que lui, je dois ... le faire...emprisonner...sur haute surveillance.

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Alors je veux vous expliquer un truc, je sais pas si vous vous souvenez que Lauren disait ne pas avoir besoin de cours de français pour pouvoir le parler et elle a également ajouté qu'elle était trilingue depuis qu'elle avait 9 ans. Donc voici un petit historique de sa vie.


2 Septembre 1989, Lauren naît à l'hôpital de Toronto en Ontario,(Canada) mais grandit à Montréal, ville multiculturel et métropolitaine du Québec(Canada) jsuqu'à ce qu'elle ait 5 ans où ses parents l'entraîne en Angleterre car Gislain Loyd(Son père) a obtenu une promotion qui les ont amenés là-bas. Lauren est une fille dotée d'une extrême intellignce et est déjà à l'âge de 8 ans allumé sur le monde et sur l'écologie et ses inconvénients. Elle suit des cours en français dans une institution privée jusqu'à ses 7 ans où ses parents l'envoie dans une école anglaise pour parfais bourgeois. Elle poursuit ses études avec brio jusqu'à ce que son père se fasse renvoyer pour mauvaise conduite et les entraîne donc en Allemagne, pays qui depuis peu connaît une expansion économique, en espérant pouvoir se dénicher un autre travail. Lauren, qui de nature très réservée, ne semble pas affectée par ce nouveau départ. Elle entre à l'école secondaire de Loitsche en 1998 et est placée dans une classe spéciale parce que pour une fille de 9 ans, il n'est guère évident de côtoyer des personnes du même niveau qui ont 15 parfois 16 ans. Parfois, elle allait s'amuser avec les enfants de la voisine à son retour d'école car ceux-ci, bien qu'allumer sur le monde aussi, était encoreau au niveau du primaire, peu à peu, ils finirent par devenir plus que de simple compagnons de jeux. Ils se voyaient très souvent sur la semaine et passaient une grande partie de la fin de semaine soit chez l'un soit chez l'autre. Elle continua de vivre comme tous les enfants de son âge jusqu'au jour où sa mère tombe malade et meurt, après le décès de celle-ci , son père la retire de l'école et redéménage un peu plus loin dans la ville et là commence son enfer.

Alors j'espère que cela vous aidera à mieux comprendre l'histoire du comment du pourquoi!!!

Comme il y avait longtemps que je n'avais pas mis une suite, je me suis empressée d'en commencer une Lundi que j'ai continué d'écrire pendant tous mes temps libres, j'espère qu'elle vous plaîra. Elle est peut-être longue, je sais pas, elle faisait 5 pages et demi sur Word. J'ai essayer de vous en cococter une longue parce qu'il y a très très longtemps que vous n'aviez pas eu de suite et je trouvais que vous le méritiez pour votre patience. Je ne mettrais pas un nombre de commentaires parce que j'ai déjà essayé, et ça été la catastrophe!!! Alors, libre à vous d'en mettre comme vous voulez!

N'hésitez pas, si tu vous avez une ou des questions sur l'histoire à me le faire part, je saurai vous répondre...en même temps c'est normale!!!

Bonne lecture les gens­­...

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 15:49

Modifié le lundi 08 juin 2009 13:46

Chapitre 12

Chapitre 12
Je sens les regards se poser sur moi, bien oui, il y a un bout de temps que je suis partie dans mes réflexions. Je les regarde et leur souris avant de prononcer un merci. Je ne veux pas les inquiéter, non pas ce soir, peut-être demain je leur dirai, mais en ce moment de pure bonheur, je ne veux pas briser cette ambiance des plus chaleureuse qui soit en leur précieuse compagnie...ma famille. Je prends une longue respiration, je les regarde encore une fois en leur faisant un de mes plus beaux sourires et j'entreprends de défaire l'emballage autour de mon cadeau. Je déchire papier et enlève collant pour finalement arriver devant une petite boîte en carton que je défais également. Dedans, siégeait une magnifique tasse avec mon prénom et mon nouveau nom. On m'explique alors que...

Simone : Tous les membres de la famille ont une tasse avec leur nom écrit dessus. On voulait t'en offrir une pour te dire que tu ne fais pas juste partie de notre famille pour le gouvernement, mais pour nous aussi.

Et voilà, une larme coule le long de ma joue et j'ai les yeux qui brillent de reconnaissance. Oui, j'ai une véritable famille, bien sûr ils me l'avaient déjà dit, mais savoir que tu es assez importante pour eux pour qu'ils te fassent un cadeau comme celui-ci. Cadeau qui paraîtra aux yeux de tout le monde, c'est un sentiment tellement indescriptible que je suis aux anges littéralement.

Tom : Nous aussi, on a un cadeau pour toi.
Bill : On voulait te signifier notre bonheur envers toi. Alors, attends-nous, on revient.

Un autre cadeau. C'est trop beau pour être vrai. Qu'est-ce que je fais si je me réveille de ce rêve trop beau. J'aimerais avoir la certitude que tout ça, ne s'arrête jamais. J'aurai voulu ne jamais avoir connu souffrance et douleur, j'aurai voulu toujours être avec eux. Je sens que le destin nous a réunis. On a toujours été faits pour être ensemble, simple erreur du destin qu'on s'est fait une joie de réparer pour le meilleur. Je ne veux pas penser à ce qui pourrait m'arriver demain, je veux vivre le moment présent avec les personnes qui me font le plus de bien. Bientôt nous sommes rejoint par Tom et Bill qui affichent chacun un large sourire et me tendent une petite boîte.

Je la prends et les enlacent avant de leur dire un merci entrechoqué de sanglots de bonheur. Ce sont mes anges et ils le resteront quoiqu'il arrive. J'ouvre la boîte joliment décorée pour découvrir un pendentif avec un ange suspendu. Mes yeux s'éclairent et sourit tellement...il est tellement beau, pourtant...


Tom : Et ce n'est pas fini. Bill et moi, on a toujours été que deux même si on avait des amis, ils ne nous comprennent pas encore parfois. On a toujours été que deux enfants dans cette famille. Nous deux, on se soutenait mutuellement à chaque fois, mais maintenant tu es là, et c'est tellement une joie de te connaître. Pour te montrer ton appartenance envers nous, il y a quelque chose en dessous de la première couche dans la boîte, quelque chose qu'on a caché là en ton intention. J'espère qu'il te plaira.

Je ne comprends pas tout, mais d'un geste machinale, je défais le fond pour y découvrir une bague, avec trois c½urs collés.

Bill : Regarde dedans, on y a fait inscrire quelque chose.

Je m'approche de la lumière et je peux y lire : « À nous trois, quoiqu'il arrive !» Et dans chaque c½ur il est écrit « Bill, Lauren, Tom ».

Je me lève et vais les enlacer pendant une bonne minute en pleurant dans leur bras tout en disant des mercis incompréhensibles causés par les tremblements dans ma voix. Quand je me dégage d'eux, je vois Tom sortir une chaîne de sous son chandail et Bill enlever une bague de sa main droite. Je les regarde faire et finalement, ils me disent :

Bill et Tom : À nous trois, quoiqu'il arrive!

Là, j'ai pas tout compris, mais je vois deux autres bagues identiques à la mienne.

Bill : On les porte sur nous depuis qu'on les achetés, maintenant c'est à ton tour de porter la tienne. Pour nous, c'est un signe d'appartenance qui signifie la solidarité entre nous. On se demandait si tu voulais la porter pour nous.
Moi : Avec joie. C'est un honneur, ça me fait vraiment plaisir, dis-je en pleurant et en les enlaçant. Eux aussi commencent à pleurer et je vois Simone et Gordon, une larme à l'½il, émus par ce moment. Moi aussi je vous aime beaucoup, je vais la porter en notre honneur, d'accord, je ne l'enlèverai jamais de gré, dis-je en l'intention de mes frères qui sont depuis 3 jours, mes meilleurs amis, après vient bien sur Andréas et Hélia, deux personnes absolument fabuleuses. Quand j'y repense, je me demande comment j'ai pu passer à côté de pleins de moments d'extases comme ceux-là!

Bill m'aide finalement à mettre le collier. Je les remercie une dernière fois à tous. C'est une soirée des plus merveilleuses, espérons que je puisse avoir la chance d'en connaître d'autres comme ceux-là surtout en leur compagnie car sans eux, ça ne serait pas pareille!!!

Dix minutes plus tard, le souper prend fin et je propose à Simone de l'aider à faire la vaisselle, mais...


Simone : Tu fais tellement pour nous, et tu n'es pas obligée, tu le sais et pourtant tu le fais pareille. Ça me fait extrêmement plaisir, mais...
Moi en redoutant le pire : Mais...???
Simone : Mais ce soir, tu ne fais rien, c'est ta soirée. Tu ne fais pas de vaisselle et le reste, prends ça relax, c'est ta soirée, me dit-elle avec un sourire bienveillant.

Je lui dis un merci avant de retourner dans ma chambre, faire un peu de ménage puisqu'il reste encore les papiers et les emballages de mes articles scolaires qui jonchent le sol. Je suis entrain de m'affairer à ma tâche quand j'entends des pas venir vers ma chambre. Instinctivement, comme un animal traqué, j'essaie de me dissimuler dans un des recoins de la pièce le plus rapidement possible. La porte s'ouvre et mes souvenirs me ramènent là-bas avec LUI. J'ai peur et je commence à pleurer en LE suppliant de ne pas me faire de mal. Je me positionne de telle sorte que les coups qu'IL me donnera me fassent le moins mal possible. Je tremble, je pleure, je me balance d'avant en arrière. Quand la porte s'ouvre au complet, je pose mes mains sur mes oreilles et je ferme les yeux le plus fort possible tout en continuant de me balancer, en pleurant et en suppliant. Dans ma tête, je me vois dans cette chambre aux murs sals et crasseux. On peut même voir les planches de bois et des trous béants laissant passer le vent froid de l'hiver. Dans une atmosphère sombre remplie à la fois de douleur, de souffrance, de honte et de désespoir, je continue mon rêve éveillé, mais pourtant en rouvrant mes yeux, ce n'est pas LUI que je vois, mais bien eux, mes anges. Je suis dans les bras de Bill, je pleure et lui en fait autant, Tom est devant moi et je vois que quelques larmes sont sur le point de tomber, il se retient, il veut être fort pour moi puisque Bill n'y arrive pas. Il se sent sûrement obligé d'endosser la douleur de nous trois en même temps. J'ouvre les bras et Tom vient s'y réfugier. Bill me caresse les cheveux tandis que Tom me supplie :


Tom : Ne recommence pas, je t'en supplie. Ça me fait de la peine de te voir comme ça. On voudrait t'aider, mais on se sent impuissant. Aide-nous à comprendre, aide-nous. Je suis las de ne pouvoir t'apporter plus, je me sens inutile face à tout ce qu'il t'arrive, je voudrais tellement te donner, mais je ne sais pas comment. J'ignore et ça me déchire encore plus. Je t'en supplie, aide-nous, dit-il en pleurant dans mes bras.

Après cinq minutes d'entraide mutuelle :

Moi : Vous voulez vraiment comprendre?

Bill et Tom se regarde avant de me faire face d'un air entendu. Il hoche la tête positivement en murmurant un «oui».

Moi : Vous savez, ce que je vais vous dévoiler sera dure à entendre, seule moi le sais. Parce qu'ELLE est partie, elle m'a laissé avec LUI. Ce sont des révélations avec aucune possibilité de retour en arrière. Vous voulez savoir peut-être tout pour me comprendre un temps soit peu, mais il faudra assumer ces secrets que j'ai enfouis au plus profond de moi depuis des années. Je ne peux que vous dire, que je suis désolée de ce qu'il adviendra de notre relation. Sachez seulement que je ne veux pas que vous me regardiez d'une autre façon, je préférerais que vous ne me regardiez plus du tout dans ce cas. Je ne veux pas de vos regards remplis de tristesses ou de pitiés, je veux sentir que vous serez là pour moi quoiqu'il arrive. Je sais que j'aurais, de toute manière, un jour ou l'autre dû vous en parler, mais j'aurai aimé vous voir plus près. Sans être méchante envers nous, vous savez peu de choses sur la vie et de son évolution. Vous avez grandi dans un cadre bien défini et moi aussi malheureusement. Ceci n'est pas un film dans le genre que vous avez sûrement déjà vu au cinéma. C'est la vérité et à LA maison, il y reste encore les preuves, dissimulées, certes, mais pas introuvables, ils ne sont d'ailleurs pas détruites, je suppose qu'IL n'avait pas prévu une descente de police chez nous, mais moi je sais où ils sont et maintenant que je suis rendue où je suis, il faut qu'IL paye pour ses actes, je ne me gênerais pas. IL aurait du être loin de moi depuis longtemps. IL n'aurait pas du m'approcher, ce que je vais LUI faire subir devrait refroidir SES ardeurs. J'en parlerai demain à Simone, mais j'aimerai que si ça fonctionne, je voudrais que vous témoigniez pour moi. Alors je vais seulement vous dire ceci, pour que vous compreniez un peu. Tantôt, pendant le souper quand vous me regardiez avec insistance, on va dire, je réfléchissais à ma situation et surtout à mon passé. Je me disais que je ne voulais pas que ça s'arrête...
Tom : On te promet de tout faire pour que tu te sentes mieux, tout!!!
Lauren : Je sais, mais il y a des choses que je dois faire seule, que je dois affronter de mon côté sans l'aide de quiconque, je dois faire face à mes démons en solitaire pour que jamais ils ne reviennent me hanter. C'est une tâche ardue que je me suis assignée et que je devrai accomplir sans vous, mais d'une certaine manière, vous y participerai si vous voulez m'aider, ce sera la seule chose que je vous permettrai de faire, car le reste est de mon ressort, c'est entre LUI et moi. C'est trop dangereux, je ne veux pas que vous soyez blessés, je m'en voudrais à mort que d'autres personnes souffrent pour moi et à cause de moi. Le monde est tellement vaste, il ne faut pas s'arrêter seulement à ce que l'on voit, il faut savoir aller plus loin et ne pas s'arrêter aux choses banales. Il faut savoir profiter de chaque instant parce que celui-ci pourrait être éphémère. On doit avancer dans la vie sans pour autant regretter ce que l'on a fait. Et moi, pour épargner toute la souffrance que j'ai subie aux autres, je serais prête à faire bien des choses, des bonnes et des mauvaises peut-être, probablement même à donner ma vie. Je ne suis pas aveugle, je vois bien les gens dans la rue me regarder comme une bête de foire, ils sont fascinés. Oui, je suis la survivante, mais si eux ne font pas attention, ça ce pourrait que ce soit eux, les prochaines victimes sur SA liste.
Bill : Lauren, peux-tu nous dire qu'est-ce que tu as l'intention de faire, tu me fais peur!!!
Moi : Je veux LE poursuive au civil. Je suis sûre qu'IL se fait déjà poursuivre au criminel, mais si il faut que je fasse le civil et le pénale, pour qu'IL arrête je le ferais. Vous ignorez bien des choses sur LUI et sur moi. Je suis prête à vous en dévoiler quelques-unes. Premièrement, je ne suis pas sa première victime, sa première fut ma mère, IL l'a empoisonné à l'arsenic sur une longue durée de plusieurs mois. C'est LUI qui l'a tuée alors que je n'avais même pas 12 ans. On habitait proche d'ici. Ça ressemblait étrangement à cette endroit mais je n'en suis pas sûre, tout ce que je me rappelle, c'est que je jouais souvent avec deux garçons après l'école ou les fins de semaines. Parfois c'était eux qui venaient dormir chez nous, d'autres fois, c'était moi qui allais chez eux. Après que ma mère nous ait quitté, nous avons emménagé à l'autre bout de la ville et depuis je ne suis jamais partie loin de LUI. Peu de temps après, IL m'a retiré de l'école et IL a commencé à ramener des gens peu fréquentables, ceux-ci s'amusaient parfois à me toucher. Au début, ça L'irritait parce qu'IL disait que j'étais SA chose, mais plus le temps passait, plus IL les laissait faire. Un soir, IL est revenu à la maison recouvert de sang. Depuis, IL n'a pas arrêté de me frapper. Parfois IL ramenait des femmes, des adolescents égarés, des pouceux, des putes, des fugueurs, et m'obligeait à assister à leur séance de torture pour finir par les voir mourir devant mes yeux et je ne pouvais rien faire parce que sinon, il allait en tuer deux fois, trois fois plus pour que je lui apporte ne serait qu'une once d'attention. Si je suis encore vivante, ce n'est pas une question de pitié, c'est seulement que je LUI rappelle sa première victime. Cet homme est dangereux et avant qu'IL ne fasse du mal à quelqu'un d'autre, il me faut L'arrêter. Je veux qu'IL paie pour tout ce qu'il a fait. Mais je devrai être prudente, parce qu'IL ne se gênera pas pour m'éliminer si IL voit que je deviens une menace. Vous ne LE connaissez pas et je doute que les forces policières LE connaissent autant qu'ils le prétendent. Nombre de crimes qu'IL a commis ne sont pas inscrits dans SON dossier criminel. À moi, de rectifier le tire, voilà, ce que je veux faire. Maintenant, je préfèrerai savoir si vous êtes avec moi ou non. Je ne veux pas mettre votre vie en péril pour avoir loger une personne qui pourrait entraver à SA liberté. Ceci sera dangereux et sans merci.
Tom : Je suis avec toi.
Bill : Moi aussi, on te l'a dit, «Tous les trois, quoiqu'il arrive» !!!
Moi : Merci beaucoup, dis-je en les enlaçant dans mes bras. Mais je crois que le mieux serait avant que vous en parliez à Simone et à Gordon, vous n'êtes pas encore majeur, il faut leur permission. Ils voudront probablement pour moi, mais moi c'est différent! Parlez-leur en et vous me le direz plus tard. Moi pour l'instant, j'ai besoin de dormir, si vous voulez, je remets les explications en français pour demain et ma biographie devra attendre un peu aussi. Je suis las et je dois me reposer. Je suis désolée, mais j'espère que vous comprenez?
Tom et Bill : Oui, bien sur!

Je commence à préparer ma chambre, d'ailleurs, je vais réessayer le lit, juste pour m'habituer un peu, sinon je redormirai par terre. Après, je vais me doucher et me brosser les dents pour finalement retourner dans ma chambre ou je vois les garçons assit sur le lit. Je me demande bien ce qu'ils peuvent bien faire là, sérieusement. Pourtant, Bill a l'air de comprendre que je me pose des questions existentielles, mais étrangement c'est Tom qui parle.

Tom : Après tout ce que tu nous as dévoilés, il n'était pas question pour nous de te laisser dormir seule, et comme le lit est assez grand, on va tous les deux dormir avec toi. Avec tout ce que tu as vécu, il y a de quoi à devenir folle et nous voulons te supporter même la nuit.
Moi : Merci beaucoup. Mais vous en êtes surs? Je vais peut-être vous réveiller cette nuit. Je ne voudrais pas que vous soyez fatigués par ma faute.
Bill : Ne t'inquiètes pas pour nous. Commence par toi, pour l'instant, nous c'est secondaire.
Moi : Bon si vous le dîtes. Alors qui couche où?
Bill : Toi au milieu et nous...ben pas d'importance.

On s'installe finalement dans mon lit et on s'endort rapidement, mais...

Ellipse temporelle : À 2heures du matin...


Moi : Noooooooooooooooooonnnnnnnnn!!!


_______________________________________________________________________________________


Désolée pour les couleurs, je reviendrai les mettre, ne vous inquiétez pas pour ça!!!

Alors, tout d'abord, que pensez-vous qu'il se passe, est-ce un autre rêve ou seulement Tom qui vient de la pousser par terre ???

Dites-moi ce que vous pensez de ce chapitre. Y'a t-il place à amélioration, bon moyen, pas du tout ou c'st le plus gros navet que vous avez jamais lu??? Non, sérieusement, faites-moi le savoir pour que je puisse m'améliorer!!!

Bonne lecture!!!

# Posté le lundi 04 février 2008 14:41

Modifié le lundi 08 juin 2009 14:10

Chapitre 13

Chapitre 13
Encore un rêve, ce n'est qu'un rêve...pourtant tout semblait être si réelle. J'espère que dès que je parlerai à Simone de mes intentions de poursuite envers mon père, tout ceci s'arrangera...je rêve depuis longtemps d'un sommeil profond sans rêves de mon passé qui viendraient me hanter. Je sais qu'ils sont tous là pour moi et une chance aussi. Seule, j'aurai sombré. C'est un sentiment que j'ai essayé d'ignorer depuis des années, parce que j'espérais que tout finirait. J'espérais tellement, je ne veux surtout pas que des souvenirs comme ceux-là viennent me déranger encore. Je sens que je sombre encore et toujours, je suis si désespérée, je suis tellement fatiguée de cette situation, je veux que tout s'arrête, un moment de répit c'est tout ce que je veux et pourtant je sens que ce moment n'est pas prêt à s'offrir à moi. Je devrais encore supporter l'enfer pour un bout, mais une chance que cette pression se fait moins pesante depuis qu'ils sont là. Tom et Bill viennent de se réveiller. Ce n'est qu'un simple cauchemar, je devrais m'y habituer. Tous les deux me regardent avec des regards interrogateurs. Je ne veux pas les inquiéter encore plus, je sens que des larmes coulent sur mes joues, mais je les ignore, je me dois de rester forte pour ma mère qui a donné sa vie pour moi. Je sais qu'elle veille sur moi depuis son départ, sur son lit de mort, je lui ai fait une promesse, celle de ne jamais lâcher prise et je compte bien la tenir. C'est pour ça que je me recouche sur le dos, bien que je sois effrayée de retourner dans ce monde qui pourtant devrait m'apaiser, mais tout ceci est trop compliqué. Les garçons se recouchent sans que je n'ai pu leur donner aucune explication, depuis qu'ils me connaissent, ils savent que de toute manière, il est inutile de trop me presser puisque je leur dirai tout un jour. Je sens leur regards se poser sur moi, mais comme je ne bouge pas, Bill finit par s'endormir, mais Tom toujours aussi protecteur, ne veut pas partir dans le sommeil et continue donc de me fixer. Je finis par céder par ses questions silencieuses et je consens à le regarder.

Tom : Pourquoi toi?
Moi : Je ne sais pas. La vie n'est pas toujours facile. Je ne dis pas que je me plains même si j'ai amplement le droit, il ne faut pas désespérer, notre tour finit par arriver un jour ou l'autre. Seulement la plupart des personnes qui ont eu la chance d'avoir une vie normale comme la vôtre ne se rendent pas toujours compte de la chance qu'ils ont et cherchent souvent à avoir plus. C'est une des raisons pourquoi je me suis si vite attachée à vous. Vous avez, chaque jour, l'air reconnaissant envers tout ce qui vous arrive. Vous ne cherchez pas l'attention et vous ne cherchez pas être une autre personne. Vous savez vous contenter, c'est quelque chose que j'admire parce que d'autres voudraient probablement plus d'attention.
Tom : Sais-tu quoi?
Moi : Non!
Tom : Moi je t'admire aussi pour ce genre de chose.
Moi : Quoi donc?
Tom : On dirait que tu ne te plains jamais, pourquoi?
Moi : Mais à quoi bon? Si on refuse d'accepter tout ce qui nous arrive, à quoi bon continuer? J'ai fait une promesse Tom. Je LUI en ai fait une sur son lit de mort. C'est elle qui m'a tenue en vie jusqu'à aujourd'hui. C'est mon étoile et vous, je parle de Bill et Toi, vous êtes devenus mes anges. Je crois que j'avais besoin de ça, de me sentir utile sur terre. Jamais je ne me suis sentie comme ça et c'est grâce à vous deux. Ce plaindre ne nous aide pas à avancer, il faut simplement comprendre que de nouveaux jours se lèveront pour nous et qu'il ne faut pas perdre espoir pour ceux que l'on aime.
Tom : Comment fais-tu? Comment fais-tu pour dire de telles choses. Il ne t'est jamais arrivée d'avoir eu envie de tout laissée tomber? Comment fais-tu pour être aussi optimiste? Il m'arrive parfois de me dire que tu es un peu comme une énigme pour moi. Je t'admire beaucoup pour ça!
Moi : Tu sais il ne faut pas. Ce sont les expériences de vie qui te font voir celle-ci d'une autre manière. J'ai appris des choses que je n'aurais certes pas voulu connaître, mais cela m'a quand même fait grandir. Comment je fais pour dire ce genre de choses ? Je ne sais pas, vraiment je l'ignore, mais ce que je sais, c'est que je puise ma force dans tout, on apprend beaucoup avec ces expériences! Je ne veux pas changer le monde, mais j'espère que mon comportement en inspirera plus d'un. Il ne faut pas tourner le dos au monde! Bien sûr, ce n'est pas tout le monde qui mérite que l'on s'intéresse à eux, mais si tu fais l'effort, peut-être changeront-ils pour devenir meilleurs. Tu m'admire, mais je crains que ce ne soit une illusion, désolée. J'ai fait des choses horribles dans des circonstances horribles. Je mériterais de me faire emprisonner et sinon, moi je le voudrais. Des choses dont je ne suis pas fière, ils me poursuivront tout le long de ma vie. D'un côté j'ai été forcée, mais je suis sûre qu'au fond de moi, je ne vaux pas mieux que mon père. Tu t'en apercevras quand tu sauras tout, peut-être me pardonneras-tu parce que tu penseras que j'étais prise au piège, mais dans ce cas, c'est moi qui partirai parce que je saurai que tout ce que vous me donnez, je ne le mérite pas. C'est un mensonge que tu vois depuis 2 jours, je suis désolée, je ne vous veux aucun mal, c'est pour ça que je tiens à le faire enfermer. Il faut commencer par quelque chose, un point de départ pour avancer.
Tom : De quoi tu parles?
Moi : Je ne crois pas que tu sois prêt à entendre ce que j'ai fait. Je te promets que dès demain, j'entreprends toutes les démarches, je vous dirai tout, tout, tout, mais d'ici là, je crois que le manque de sommeil de te servira à rien pour aujourd'hui. Tu en as perdu assez, je crois que la meilleure idée serait que tu dormes et que l'on en reparle demain.
Tom : Bien comme tu le souhaites, mais saches que nous serons toujours là!
Moi : Je sais, mais je sais aussi que tu regretteras ces paroles demain. Et pourtant je ne vous en veux pas. Bref, je te souhaite bonne nuit, lui dis-je en lui souriant avec un air apaisant. La nuit porte conseil!

Je ne dors toujours pas et il est 3 heures du matin. Je regarde Tom et Bill dormir, et dire que tout ce que j'ai connu depuis deux beaux jours, je le perdrais sans doute demain. J'aurais au moins pu connaître le bonheur en compagnie de gens que j'aime plus que tout. Elle avait raison quand elle m'avait dit que mon père avait bien fait en me battant. Je le mérites, mais de sa part, non. J'aurai aimé souffrir de la part d'une personne digne de le faire. De la part de Tom, de Bill, d'Andreas ou d'Hélia? Je ne sais pas, mais surtout pas de sa part. Je continue de regarder Tom. Il est tellement beau quand il dort tout comme Bill. Ce sont mes anges, il ont l'air si bien dans ce monde que j'aimerai connaître avant que le temps ne me manque. Je voudrais leur faire savoir à quel point je leur suis reconnaissante, mais le sauront-ils jamais? Je ne sais pas comment faire. Ils m'offrent tellement plus que moi je ne peux le faire. Mes frères sont devenus tout pour moi. Ils sont là, juste à côté de moi pour moi. Comment leur faire part de ma gratitude. Aurais-je jamais l'occasion de le faire? Ils sourient tous les deux dans leur sommeil, je me sens nostalgique de cette époque où tout ça n'était qu'inconnu pour moi. Cette époque où j'allais toujours m'amuser avec mes amis. Innocente petite fille, j'étais et meurtrière je suis devenue. Mon c½ur est si pesant dans ma poitrine en ce moment. Je manque d'air, ça y est, je vais mourir. J'ai omis de leur faire part de mes problèmes de santé, j'ai cru que c'était la meilleure solution, mais avant je me dois de tout leur livrer sur papier. Ils m'ont acceptée, mais ils ne savent rien. Parfois, je ne pense qu'à moi, mais pour leur bien! Avant que je rende mon dernier souffle, je leur dois bien cela. Des personnes bien qui j'en suis sûre réaliseront encore bien des choses. Ils méritent tout ce qu'ils leur arrivent. Des larmes perlent sur mes joues, je ne veux pas les énerver, j'ai peur de ce qui pourrait arriver. Je n'ai jamais aimé les aux revoir et je n'en vaux pas la peine. Je me dois de me contrôler le temps que je puisse tout mettre, que je me confesse sur papier.

Je me lève d'un pas lourd en faisant attention de ne pas réveiller mes deux rayons de soleil dans mes jours si sombres. Je ne veux plus me battre, je suis fatiguée, mais pourtant je sens que je me dois de tout faire pour les protéger, alors je crois que je vais leur écrire une lettre d'adieu pour demain. Demain je leur expliquerai tout et à la nuit tombée, je m'en irai. J'accomplirai mon destin sans aucun détour, pourquoi se voiler et surtout pourquoi faire en sorte que d'autres personnes souffrent pour moi? Je ne suis qu'un tas de pourriture et ils le sauront bientôt. J'ai honte, j'ai mal, je me dégoute, je ne peux plus encore partager cette atmosphère avec eux, je ne mérite pas de respirer le même air qu'eux, tout ce que je mérite, c'est crever. Mourir pour ne jamais revenir, combien de personnes me connaissent vraiment? Seule une et je ne veux surtout pas rester pour lui, non je ne le supporterai pas. Si je ne m'en vais pas naturellement, je forcerai la nature à me laisser partir. Peut-être irai-je rejoindre ma mère ou peut-être irai-je en enfer? Pour moi, tout ce qui compte, c'est que lui y aille. De moi, j'ai su me passer depuis bien longtemps, je leur ai dit que je ferai tout pour le mettre hors de danger et je tiendrai cette dernière promesse pour eux... pour tous ceux qui méritent de vivre!

Je sors de la chambre et je vais m'asseoir sur un des divans dans le petit salon aménagé au sous-sol, avec en main, un crayon et une feuille. Et comme ceci commence ma lettre :

En ce matin si apaisant, je vous dévoile mes plus sombres secrets, mon histoire de A à Z. Je ne sais pas si vous êtes prêts à tout savoir, mais je vous le doit et je me sentirai coupable de partir sans explication. Je me sens indigne de partager le même air, le même espace et encore plus de recevoir votre amour qui pour moi, n'a pas lieu d'être! Pour que vous compreniez mieux, je commence avec ceci. Je m'appelle Lauren et j'ai 17 ans. Sans le vouloir je suis devenue meurtrière, triste destin que j'ai du suivre non sans résister. Je suis née à Toronto au Canada et j'ai vécu jusqu' à l'âge de 5 ans à Montréal. J'ai déménagé après au États-Unis pour ensuite me retrouver en Angleterre et finalement aboutir en Allemagne. J'ai connu deux garçons très gentils, nous étions d'ailleurs inséparables et dans ce temps-là je n'aurai jamais cru devoir me battre pour ma survie. Mais suite au décès de ma mère, j'ai déménagé avec mon père au l'autre bout de la ville, lieu de souffrance. Cet endroit morbide où j'ai passé toute mon adolescence. Là-bas, j'ai appris les pires vices que je n'aurais pu imaginer. Je vous fait part de ma reconnaissance en vers vous, mais vous, vous devez pas m'en donnez, c'est contre nature, c'est contre ce que je souhaite, contre ce que Dieu veut probablement. Le démon s'est emparé de mon âme il y a déjà quelques années, j'ai essayé de tout effacer, mais pour moi, le voyage que j'ai entrepris à ce moment était un voyage sans possibilité de retour en arrière. J'ai commis les pires choses au monde, pires que ce que vous pouvez penser, même votre imagination ne peut imaginer de telles choses! J'ai tué, oui j'ai tué. Tout commence lorsqu'un jour mon père décide que ma mère est de trop dans notre vie. Il l'empoisonne à l'arsenic avec une dose mortelle. Elle est partie peu de temps après et sur son lit de mort, je lui avais promis de rester forte, ce que je fais toutes ces années. Mon père a commencé à se saoûler de plus en plus et à fréquenter des personnes faisant partis d'un gang. Il a sombré et il m'a emporté dans sa chute. Il a commencé à me frapper, rien de bien grave, quelques claques, quelques volés, mais un jour il a failli, il m'a enlevé ce que tout enfant possède, mon innocence. Le viol est devenu pour moi, chose courante dans cette maison et avec lui. Ses amis ont commencé également, mais non sans qu'il ne demande quelque chose en retour, je suis devenue ainsi prostitué malgré moi. Ils payaient pour me faire subir les pires sévices toujours plus fous les uns que les autres. Mais mon père n'était pas homme à se contenter de ce qu'il a. Il est revenu un soir d'hiver taché de sang. Il en était couvert de partout, il avait tué son ami Pablo pour une vulgaire histoire de pute qu'il s'était vanté d'avoir sauté. Dès lors, il ramenait souvent des jeunes, adolescents ou adolescentes, peu lui importe, seule l'ivresse du moment comptait seulement pour lui. Il a commencé à les torturer dans la pièce qui m'était habituellement réservée, je ne savais alors pas ce qu'il faisait, mais je pouvais les entendre crier, le supplier mais rien n'y faisait. C'était moi qui généralement nettoyait la pièce après son passage, et du sang il en avait et leurs membres...dispersés ici et là. C'est d'ailleurs moi qui faisais brûler leur corps. Un jour, mon père a pensé que peut-être je voudrais assister à une des séances. Et pour cela, il m'attachait à une chaise et me mettait devant eux. Je les voyais ce faire torturer devant sans que je puisse y faire quelque chose. Tout séance commençait par le réchauffement, mais pas juste de lui, mais de l'autre aussi, pour ce faire il leur arrachait les ongles à froid. J'étais là, je voyais leur yeux s'exorbiter devant l'instrument tandis que moi j'essayais de me défaire de mes liens, mais sans grand succès. J'ai toujours dit que je n'aimais pas mon père, mais à partir de ce moment-là j'ai commencé à avoir des envies de meurtre. Par la suite, il continuait, il les scalpait, leur arrachait les yeux et les restes à froid. Je n'ai pas le c½ur à vous faire partager ces moments douloureux, je ne vous en dirais donc pas plus sur ça. Petit à petit, son lavage de cerveau commençait à faire son effet et moi-même j'ai commencé à torturer des personnes. Je les entendais crier et pourtant je continuais. J'ai tué une jeune fille de mon âge. C'était l'an passé et quand je l'ai fait, je me suis rendue compte de ce que je devenais et de ce que mon père m'obligeait à faire. J'ai donc commencé à me rebeller, mais mon père ne l'entendait pas de cette manière. Il a commencé à me battre fort, très fort. Cela passait du fouette, au couteau, au viol jusqu'à film pornographique qui m'obligeait de faire sous peine de mourir. Je n'avais pas le choix, je tenais à la vie et j'avais fait une promesse à ma mère, celle de ne jamais lâcher prise. Aujourd'hui je me rends compte que peut-être je ne devrais pas être de ce monde. Je ne le mérite pas, j'en viens même à en souhaiter de brûler en enfer pour l'éternité. Il ne m'a jamais aimée, il ne nous a jamais aimés, il était avec ma mère parce que celle-ci lui procurait ce dont il avait toujours voulu : l'argent et le pouvoir. En effet ma mère faisait partie de ceux pour qui la vie avait toujours souris. Mes grands-parents étaient eux-mêmes héritiers d'énormes sommes d'argent et à leur mort, c'est ma mère qui a tout reçu. L'avidité a fini par faire perdre toute raison à mon père. Je suis en quelque sorte morte à cause de lui. Mes raisons de vivre encore un peu: l'emprisonner. Si personne ne me rends justice et à tous ceux qui ont disparus à cause de lui, c'est moi-même qui la rendrait. Je n'ai pas peur de mourir, je me fou carrément de ma vie, elle m'importe peu dans mes heures si sombres loin de cette lumière que j'ai connu jadis. Trop longtemps j'ai souffert et trop longtemps il me hantera si je ne me résigne pas à faire ce qu'il y a de mieux pour tout le monde! Je suis désolée, mais je me dois de partir loin de vous, tout ceci a assez duré, trop de mensonges en si peu de temps. Trop d'amour pour une vipère comme moi! Pourquoi? Pourquoi vous efforcez-vous à essayer de me rendre normale? Je ne sais pas, mais je vous en remercie de tout mon c½ur. Vous m'avez redonnée espoir en le genre humain et c'est grâce à vous que je me tiens encore debout. Merci pour tout.

Lauren

# Posté le vendredi 08 février 2008 16:57

Modifié le lundi 08 juin 2009 14:39

Chapitre 14

Chapitre 14
Je suis quelque peu fatiguéee il est vrai, mais l'habitude de ce genre de situation m'aide à rester éveillée. Pour la dernière fois de ma vie, je décide de m'occuper du rangement de la maison. Il est un peu moins de 4 heures du matin et je commence ce qui m'a longtemps aidée à m'évader pour quelques heures dans un monde meilleur. Comme je ne peux leur offrir plus, je m'efforce donc à faire en sorte que ce que je leur prépare soit le plus parfait possible. Tout y passe dans le sous-sol, la salle de bain, le salon, la salle de divertissement ainsi que le bureau. Je lave vitres, mirroirs, bain, lavabo, toilette, j'époussette meubles, télévision, ordinateur, jeux, en plus de balayer dans toutes les pièces. Vers 4 heures 30, je monte et fais de même pour tout, tout y passe avant que je finisse par m'attarder au dernier étage.

Éllipse de temps: 6 heures

Je redescends en bas et regarde sur le cadran du salon l'heure qu'il est. Il est 6 heures tappant. Il me reste donc assez de temps pour leur préparer un dernier repas, le repas d'adieu, mais eux, ils ne le savent pas.

Je me dirige donc vers la cuisine où je sors ce dont j'ai besoin pour la préparation du déjeuner. Pour chacun, je prépare une salade de fruits mélangée avec du yogourt aux cerises en plus d'une compote aux bananes apprêtée avec du sucre que j'ai appris à faire pour mon père. Comme breuvage, je me dis que du jus d'orange pressé avec de la grenadine devrait aller. Quand je finis cela, je transfère le tout sur la table et reviens à la cuisine par après pour nettoyer la vaisselle. Moins de 10 minutes plus tard, malaxeur, planche, ustensiles et contenants sont rincés, lavés, rincés et essuyés. Je range le tout avant d'aller m'habiller.

Je descends les escaliers et entre dans ma chambre en faisant attention de ne pas faire du bruit pour ne point réveiller mes frères que je commence déjà à regretter. Je me sors des vêtements que je vais enfiler dans la salle de bain. Quand je reviens, je remarque qu'il est légèrement dépassé 6 heures et demi et comme que ça prend un peu plus de temps à Bill pour se préparer, je me dis qu'il serait temps de les réveiller. Ce que je fais quasi instantanément. J'y vais en douceur en les brassant par l'épaule et en leur chuchautant qu'il est temps de se réveiller. Ils se réveillent ,mais se cachent ensuite sous la couverture en disant en mon intention:


Tom et Bill: Laisse-moi dormir!

Autre preuve qu'ils ne sont pas jumeaux pour rien, même avec la tête dans le cul à 6 heures 35 le matin, ils se comprennent toujours et restent connectés. Je m'accroupies sur le lit et regarde les deux bosses que font leur corps sous la couette. Je continues de fixer ces formes, partis dans mes pensées et finis par leur dire d'un air évasif:

Moi: Le déjeuner est prêt et n'attends que vous.

Et voilà, la réaction est quasi automatique, mes frères ont l'air tout d'un coup à ne plus sentir la fatigue. Ils se lèvent précipitament et s'en vont en courant dans les escaliers où j'entends des pas se faire pressant en direction de la salle à manger. Moi, je reste encore là, sur la lune et inconsciemment, je finis par former un sourire sur ce visage où l'on peut entrepercevoir une larme de nostalgie couler. Oui de nostalgie, il me manque, tous chez eux me plaient, leur caractère, leur physique, car bien qu'ils soient jumeaux, niveau goût vestimentaires, ils restent pourtant très différents sur ce point et bien sûr, la façon qu'ils ont de me regarder de ce regard qui se veut bienveillant. Oui, ils me manqueront assûrément. Demain, je ne pourrai les voir dès leur réveil, les entendre me complimenter sur ma cuisine pourtant «si» rudimentaire, les sentir près de moi dans leur bras, les entendre prononcer des mots réconfortant m'assurant leur présence quoiqu'il arrive ou encore sentir leur amour à mon égard dans l'atmospère et d'avoir le sentiment qu'ils me protègent peu importe où que je sois. Finis les rires, les pleurs, les regards échangés avec moi, les compliments, ce sera tout simplement finis quand ils apprendront en lisant la lettre à propos de moi. Je n'aurai pas le courage d'être dans un endroit oppressé par la haine, la colère, la consternation, la surprise, le dégoût avec eux, eux si pleins de joie de vivre. Je ne pourrai supporter leurs regards durs, les paroles qu'ils diront pour moi, l'hostilité portée en mon nom par des anges comme mes frères. Et Simone, et Gordon? Que diront-ils? Comprendront-ils que je le fais pour eux? M'en voudront-ils? Je deviendrai la personne cible aux maltraitements, je serai haïs de tous quand mon secret se saura. Je ne peux pourtant pas leur en vouloir. En haut, je peux entendre les éclats de rires et Bill demander à Tom de laisser tranquil son assiette en lui disant qu'il a déjà eu sa part. Oui, tout ceci va me manquer. Comment mes anges me percevront-ils à partir de ce soir, j'aime mieux l'ignorer, je crois. Je sens des pincements sur mon coeur. J'ai enduré milles pièges sur ma route et voilà que je me rends compte que tout cela n'est pas fini et qu'au contraire, tout ne fait que commencer et que la route est encore longue et sera sans aucun doute, dure à supporter!!!


Je finis par me relever d'un pas nonchalant pour rejoindre ma «famille». Rendue dans la salle à manger, par contre, je ne laisse paraître aucun sentiment sur mon visage à part celui de la bonne humeur. Pourquoi leur gâcher leur dernières heures à tout ignorer, à penser que je suis seulement une victime? Ils auront bien assez de temps pour me haïr après! Je m'asseois à côté de Simone et de Bill et commence à manger mon repas. C'est vrai que je ne suis pas si pire que ça en cuisine en fin de compte, bien que Simone soit encore meilleure, j'adore particulièrement ses pâtes qu'elle fait avec tant d'amour! Souvent, les personnes prennent à la légère quand on leur dit que l'ingrédient secret dans un plat c'est l'amour qu'on y met, ils le prennent à la blague, mais moi je peux maintenant sentir la différence. La différence? La différence c'est que si tu es nourris sans cet ingrédient secret là, on te lance presque l'assiette au milieu du visage et tout te parraît terne dans ton plat, comme si on te donnait à manger plus par nécessité que par volonté de bien vouloir le faire, tandis que dans un repas préparé avec amour, tu sens le soin minitieu qu'on a pris le temps de mettre dans ce que l'on t'apportes, on sens une certaine bonté quand on te l'offres et on sent plus particulière que l'on te nourries plus par amour que par nécessité, c'est la différence et cela me manquera aussi.

Je finis mon repas avec les rires en arrière fond sonore. Peut-être, est-ce que je prends la mauvaise décision? Et si jamais ils ne venaient pas à savoir? M'en voudraient-ils ou me comprendraient-ils et me soutiendraient? Si je leur mens encore et encore, finirais-je par oublier ce que j'ai fait. La fille avait beau m'avoir supplier, je ne pensais pas en être capable, et pourtant je l'ai fait pour notre salut à tous les deux! Mais est-ce encore une excuse que je m'invente pour me convaincre que je suis toujours cette innocente petit fille à qui on aurait dérober la plus grosse partie de son enfance et de son coeur? Si je fains la gentille encore et qu'ils finissent par le savoir, que diront-ils de moi? Peut-être devrais-je encore réfléchir un peu, il me reste encore jusqu'au point culminant pour changer de décision. Mais si je change et que je reste, vivrais-je mieux en me disant que je leur cache pleins de choses et que je leur mens jour après jour? ou ne serait-ce pas mieux que je m'en aille loin d'eux pour empêcher que tout mal ne leur soit proféré? Si mon père venait à connaître l'endroit où j'habite, viendrait-il menacer la vie de ma nouvelle famille? Si je ne pars pas parce que je leur mens et que je ne supporterai pas leurs sentiments à mon égard, je partirai alors pour sauver ce qu'il restera d'eux, la vie! C'est tout ce que je peux encore leur offrir, le plus beau de tous les cadeaux: la liberté! Mais comment réagiront-ils? Ne voudront-ils plus de moi ou alors viendront-ils à me rechercher? J'ai imaginer leur haine envers moi, mais d'un côté je pense que c'est parce que c'est ce qu'il m'arrangerait le plus. Je ne veux pas penser une seconde que des personnes m'aiment autant pour vouloir me faire revenir.
Me repentir, j'ai essayé,
et chaque fois, j'ai échoué,
le dernier voyage de Lauren
S'annonce allourdi par la haine,
Et tout ce que je traîne,
C'est le poison dans mes veines,
Que toujours, il m'enchaîne,
Jamais plus, je ne veux faire de la peine
À tous ceux que j'aime

C'est bien beau tout ça, mais où je vais aller? Dois-je retourner chez «nous»? J'ai peur de cette alternative, mais sinon, où je suis supposée aller? Voudras-t-on encore de moi dans la société, et si oui, qui prendra le risque d'héberger une folle meurtrière qui prétendait jusqu'à ce jour que tout ce qu'elle avait subi était de la faute de son père? Qui serait assez fou pour vouloir encore de moi? Être à la place des autres, je voudrais que l'on me conduise sur le bûcher, la peine de mort, peut-être ou simplement emprisonnée pour le restant de ses jours sans possibilité de sursie! Si personne ne veut de moi, ce qui ne me surprendrait pas, et que je dénonce mon père et qu'il s'en va en prison, qu'ai-je encore à accomplir? Rien, alors pourquoi se débattre avec ses démons quand on peut trouver la paix dans une autre solution? Qu'ai-je de plus, qu'ai-je de moins pour mériter la vie? Des innocents meurent à chaque jour pendant que moi je «m'amuses» à tromper tout le monde. Trop c'est comme pas assez et j'ai décidé qu'il fallait arrêter ce massacre autant intérieur qu'extérieur pour le bien de l'humanité. Peut-être qu'en acomplissant ce geste, des plus dangereux, je finirais par regagner une certaine place dans le coeur des gens comme étant celle leur ayant sauvé le voyage de non-retour? Et sinon, qu'ai-je à perdre? J'ai tout perdu, je n'ai plus rien, je suis tombée dans mon propre piège, qu'elle calamité!

Je dessers tout le monde et refais la vaisselle pendant que les autres vont se préparer pour ce qu'ils leur semblent une journée banale, oridnaire, comme toutes celles qu'ils ont vécus auparavant. Je termine ça et je range la vaisselle à la place leur étant attribuée. Je descend en bas et finis ma toilette, je brosse les cheveux qui me restent et me les attache en queue de cheval de façons que les plaque manquantes ne paraissent pas trop. Pendant que je me brosse les dents, les garçons descendent en bas et m'appellent ne sachant pas où je suis. Pour leur faciliter la tâche, je parle du mieux que je peux en sortant une main de la salle de bain pour qu'ils puissent me voir. Quand ils s'approchent enfin, je vois Tom avec les produits m'étant prescrit par le médecin pour guérir me blessures. Ils préparent le tout sur le comptoir tandis que moi je finis de me brosser les dents.


Bill: Si mademoiselle se donnait la peine de s'asseoir pendant que l'on s'occupe d'elle, s'il vous plaît?
Moi en riant quelque peu: Mais comment refuser une offre si bien demandée par ce gentil monsieur, dis-je en l'intention de Tom.

J'ai beau rire un peu de Bill, je fais tout de même ce qu'il me demande. Peut-être serait-ce son dernier geste doux et je ne veux pas le manquer.Pendant plus de 10 minutes, mes frères prennent grand soin de moi et s'assurent que chaque geste qu'ils posent sur mon corps ne me fait pas mal. Oui, ils sont bien mes anges, mais j'espère que par ma faute, ils ne deveiendront pas des anges déchus. Comment pourrait vivre un monde parfait sans mes deux grands frères parfaits? J'espère qu'ils ne se laisseront pas tomber comme moi je me laisse tomber. À la fin de la séance, j'ai de la pommade qui me recouvrent la quasi totalité de mon corps, mais chaque blessures est quand même recouverte d'un bandage qui, on l'espère, tiendront au moins jusqu'à l'heure du dîner.

7 heures 30 sonne sur l'horloge grand-père au fond du couloir.

On prend nos affaires et nous sortons de la maison. les garçons marchent devant moi et moi avant de m'éloigner trop de la cours, je me retourne une dernière fois et regarde cette bâtisse qui m'a acceuillie à bras ouvert. Je me reprends bien vite puisqu'il ne faut pas que j'attire l'attention sur moi. Je cours donc en espérant rattrapper Bill et Tom avant qu'ils ne traversent la rue et aussi gentils qu'ils soient, ils m'attendent justement pour continuer à l'intersection. Ils ne me posent aucune question et donc, je ne leur donne aucune explication sur mon comportement. Pour les rassurer, je leur souris et leur dit en riant faussement:

Moi: Je crois que l'on peut traverser maintenant, non?dis-je en pointant le petit bonhomme sur le poteau de l'autre côté de la rue encore vert, mais qui tourne malheureusement au rouge en faisant le décompte des secondes...10...9...8...
Bill:
Heinnnn non, faut pas le manquer,hurle-t-il en nous empoignant d'une main ferme, Tom et moi.

Nous courons pour rejoindre l'autre côté avant que le peit bonhomme n'indique que le temps alloué est terminé.Je peux voir les cheveux de Bill, flotter dans le vent tandis que lui,il crie qi'il faut que l'on se dépêche. Bravo, mon frère, tu t'en es rendu compte tout seul? Je vois également les dreads de Tom me narguer en faisant de Bou doum, be doum sur ses épaules larges pendant que lui prends un air effrayé par la situation. En effet, dans sa précipitation, Bill a oublié de regarder les deux côtés du chemin (Vigileance implique, hein!!) avant de tranverser et un chauffard pas très branché lumière, a oublié de regarder qu'elle était rouge et que c'était moment exceptionnel piéton, alors Tom a vu l'auto s'arrêter brusquement à moins d'un mètre de lui. Et moi, bien je prends ça bien relax, je cours pas, je gambade au milieu de la rue en m'imaginant au milieu d'un champ remplies de fleurs... mais qu'est-ce que vous croyez, j'ai failli faire une crise cardiaque et je vous jure que ça se voit maintenant que l'on a traversé.

Moi: Est-ce que ça vous arrive de ne pas courir partout?demandais-je essouflée.
Tom: Oui, quand on dort, me dit-il en esseyant de reprendre son souffle.
Bill: Ou quand on est dans la douche, me confirme-t-il en se tenant la cage thoraxiqueà cause du manque de souffle.
Tom: Ou quand on est entrain de faire l'am...affirme-t-il d'un air que je qualifierai de plutôt coquin!!!
Bill: Ta gueule Tom!!!
Moi: Je vois, il est inutile d'être plus explicite je crois, mais merci d'avoir bien voulu partager ce moment avec nous Tom. Maintenant on sait que tu es un homme et un vrai, lui dis-je d'un air faussement faché pour ensuite lui sourire. Cool!!!

Tom et Bill me regarde en se demandant d'où peut provenir ma surexcitation si soudaine. Peut-être pensent-ils que j'ai surchauffé d'une neurone!!! Bref, ils me dévisagent vraiment beaucoup, tellement que je peux même m'imaginer les point d'interrogations au-dessus de leur tête.

Moi: Bien quoi??? Arrêtez de me dévisager! 0_o, c'est bon j'ai compris que vous n'aviez pas tout compris, mais il est inutile de prendre cet air, dis-je en m'emprtant quelque peu. Je voulais juste dire que maintenant qu'on a traversé, on pourrait peut-être continuer d'avancer, non?
Tom: Ouais, ça serait géniale, déclare-t-il en reprenant ses esprits. (Pas tro tôt!!!)
Moi: Ouais, avant que l'on soit en retard.
Bill qui vient juste de redescendre sur terre: Hein??? Quoi??? Il est quelle heure???
Moi: L'heure que t'indiques ta montre!
Bil:0_o!!! D'accord,dit-il exaspéré.
Moi: Mais je suis sûre qu'il nous reste encore assez de temps pour arriver à l'heure.
Bill: Ouais, juste assez, dit-il en sortant sa langue et en fronçant les soucils tout en plissant les yeux. Tout ça pour regarder l'heure.
Moi: Eh bien, alors, qu'est-ce que l'on attends?

Sur ce, nous reprenons notre route direction l'institution scolaire. Pendant le trajet j'essaie de leur expliquer que les tout: T-O-U-T peuvent être soit deux choses : qui désigne un ensemble comme dans un tout où un adjectif indéterminé au masculin singulier...mais je crois que déjà là ça bloque. Je me répète sur cela tout le long parce que Tom n'a toujours pas compris...

Arrivés à l'école, nous vérifions notre horaire et après nous voilà partit pour 3 heures de musique. On descend au locale situé au niveau inférieur.


Moi: C'est quoi l'instrument que l'on joue en musique?
Bill: De la guitare, dit-il d'un air renfrogné.
Moi: Hein, tu n'as pas l'air très enthousiaste, Bill.
Tom: C'est parce qu'il a de la misère.
Bill: Je serai déjà heureux d'avoir seulement de la misère, pour moi c'est plus un calvaire d'y aller!
Moi: 0_o Tant que ça, mais je suis quand même sûre que tu débrouilles bien!
Tom: C'est que tu dis, mais Bill pète une corde au moins à chaque cours.
Bill: La ferme Tom!!!

Et nous voilà vis-à-vis la classe. On entre et on va s'assoeir sur des chaises dans le fond quand...

# Posté le mercredi 13 février 2008 17:21

Modifié le mardi 09 juin 2009 12:02

Chapitre 15

Chapitre 15
-Hey. Salut tout le monde!!!

Je me retourne et essaies de voir qui a bien pu dire ça. Il s'approche de nous avec un air enjoué et va serrer mes frères dans ses bras. Je ne sais pas qui ça peut bien être, alors j'interroge Tom d'un regard.

Tom : C'est un copain à Bill et moi. Euhh...alors voici Michael. Se retournant vers son ami. Michael, voici notre s½ur, Lauren.
Michael : Enchanté de faire votre connaissance, me dit-il en me tendant la main.
Moi : Euhh...bien enchantée également Michael.
Michael : Tout le plaisir est pour moi, jeune demoiselle.
Moi : 0_o

Bill toussote un peu dans le but d'attirer l'attention de son ami, ce qui réussit plutôt bien parce que celui se reprend.

Nous nous assoyons sur des chaises en attendant que le professeur arrive, ce qui ne tarde pas vraiment.


Professeur : Bonjour. Alors aujourd'hui, nous allons réviser la gamme de Do transposée en troisième position et en deux octaves. Alors, vous pouvez aller vous prendre une guitare, nous commençons.

Je me lève et me sens un peu oppressée par la situation. Que faire? Je ne sais plus, mais je sens qu'il faut faire vite. Bill sentant mon angoisse me tend une guitare que je prends maladroitement. On retourne s'asseoir et mes frères tentent désespérément de me montrer la position de base qui comporte à écarter les jambes et à placer le bosse de la guitare du haut, entre mes deux seins. Après vient les mains...ah non, mais je vous dis quelle galère. Enfin, quand je suis prête, on essai de suivre les autres...ce qui n'est pas très dure pour Tom qui a l'air à se la couler douce...étrange. Enfin, pour Bill, c'est autre chose, il peine à suivre le rythme, alors imaginer moi. Je n'y arrive tout simplement pas. Bien au moins, ça fera une matière où j'aurai besoin d'aide et vite, c'est urgent je le sens.

Alors Do, sur la cinquième corde, mais quelle case déjà??? Ah oui, le troisième et puis le mi, lui, il est où??? Ah ben je sens que le cours va être long...surtout que le professeur veut augmenter le rythme de 70 à la croche à 75! Ah ça y est, je suis morte...!!! Ce n'est pas ma veine aujourd'hui...en tout cas, la journée commence mal!


Ellipse temporel :

Afin le cours est finit, c'est dommage non!!! En tout cas, surprise surprise, Bill n'a pas cassé une corde. C'est le début d'une grande amélioration dis donc.

Moi : Ah c'était quoi ce cours??? J'ai rien compris!!!
Bill : Ouais, tu as bien raison! Faut être fou pour comprendre quelque chose là-dedans!
Tom : Hey, dit-il d'un air outré.
Moi : Bien non, on ne parlait pas de toi, Tom! Si tu t'es senti visé, bien ce n'est pas de notre faute.
Tom : En tout cas, au pire, comme je sens que l'année va être encore longue pour Bill et maintenant pour toi aussi, je pourrais vous aider.
Moi : Enfin un cours où je n'excelle pas!
Tom : Oui, mais là c'est surtout artistique...alors on t'excuse. Et puis, je suis le meilleur...alors il est dur de faire mieux que moi sans me vanter, dit-il en se donnant un air supérieur et en affichant un sourire.
Moi : C'est drôle, c'est tout à fait ce à quoi je pensais. N'est-ce pas Bill que Tom est le plus talentueux d'entre toute? Dis-je d'une voix moqueuse.
Bill : Oui oui. Tu as bien raison. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas le remarquer durant toutes ces années, mais oui oui tu as bien raison!! Je suis trop honoré d'avoir Tom comme grand frère.
Tom : Ne seriez-vous pas entrain de rire de ma gueule?
Moi en me retournant vers Tom : Mais qu'est-ce qui te fais dire ça. Notre ton de voix, le choix de nos mots...alors je ne vois pas en quoi on se moquerait de toi. Voyons, ça ne se fait pas de faire ça surtout devant le plus grand, dis-je en étirant un sourire sur mon visage.
Tom : Ahahaha!!! Je le savais. J'ai failli me faire avoir...
Bill : Encore!!!
Tom : Ouais, pas la peine de me le rappeler.
Moi : Bon je ne voudrais surtout pas casser l'ambiance déjà bien installée, mais c'est quoi le prochain cours?
Tom : Le prochain cours???
Moi : Ben oui le prochain cours?
Bill : Il n'y a pas de prochain cours. On le sait, l'école peut-être chiant, nous faire lever pour seulement 3 heures de cours...m'enfin bref, au moins on a le reste de la journée pour faire autre chose.
Tom : Tu pourras finir de nous expliquer la chose sur les «tout».
Moi : Oui. Bon, vous voulez aller où ?
Bill : Il y a une crémerie proche d'ici. Ça vous dit?
Moi; Oui, pourquoi pas?
Tom : Je vous suis alors!!!

Plus tard vers 11 :45 heures :

Moi : Non, Tom ce n'est pas ça!
Tom : Bien c'est quoi dans ce cas. « Tout les enfants vont à l'école.»
Moi : Mais le «tout» ne s'écrit pas comme ça. Il qualifie les enfants, donc il est masculins pluriel, donc il s'écrit «tous».
Tom : Ah encore, mais alors, je ne comprends plus rien. Je suis pommé...
Moi et Bill : Encore!!!
Tom : Oui, bon ça va, je sais que je ne suis pas bon en français.

Moi et Bill on sourit à Tom pour le faire relaxer, même si sur notre visage, on peut apercevoir une petite pointe de moquerie. Mais ce n'est pas tout, il y a quand beaucoup de feuilles d'exercices que nous faisons depuis bientôt 40 minutes et il faut les finir pour le prochain cours...enfin...pour leurs prochains cours. Mais je me dois de rester impassible pour ne pas attirer leur attention.

Vers 12 heures 30, on va dans un restaurant spécialisé dans les pâtes où mes frères commandent une pizza pour nous trois...mais sans crier gare, voilà qu'Andreas fait son entrée. Quand il nous voit, il se dirige directement vers nous et s'assoit à la place de libre à côté de Bill pour finalement prendre une pointe.

Andreas en mangeant : Meuhh, vous avez commencé le devoir en français. Moi je dois avouer que je n'ai pas hâte de le faire. Il a l'air vachement dur.

Ouin, même avec ses drôle de manière, lui aussi va me manquer, mais de son côté je ne sais pas si ça lui fera quelque chose. Bien oui, on se connaît depuis à peine deux jours. Ce qui me surprend aussi sur le fait que je l'ai adopté aussi facilement. Peut-être est-ce la présence de mes frères qui m'a aidée à l'apprécier qui sait?

Nous parlons de tout et de rien...l'ambiance est vraiment des plus chaleureuse. Je n'ai jamais connu ça auparavant...ou peut-être que oui? Mais ça fait trop longtemps pour que je ne m'est souvenue de cette sensation de ne pas faire tache dans le tableau. Bien que je les connaisse...plus ou moins...ils me font participer à la conversation au mieux qu'ils le peuvent! Bientôt nou devons y aller, parce que Bill a supposément vu une superbe paire de Jeans dans un magasin et que ,contrairement à nous, Andreans a cours de philosophie!!! La vache, de ce que je me rapelle, ce n'était pas mon cours préféré, bien que je me débrouillait assez bien! Je lui souhaite bonne chance avant de rejoindre mes frères.


Ellipse temporelle:

Nous sommes dans le troisième magasins que Bill a voulu visiter...non...je rectifie...on est dans le deuxième, puisque le dernier c'était à la demande de Tom!!! Je me demande comment ils font pour toujours vouloir plus de vêtements...et puis après tout...s'ils peuvent se les payer, pourquoi pas...c'est pas moi qui vais espionner leur budget!!!! On s'amuse comme ça pendant toute l'après-midi et certaines fois, ils me font essayer des trucs...mais voilà, dans les grands pantalons, j'ai l'air quasi innexistantes et dans les pantalons serrés, c'est à peine si on voit que j'ai des jambres tellement je suis maigre!!! Mais pas grave, l'important c'est que l'on a bien rigolé. Je n'oublierais jamais cet après-midi!

J'attends dehors du magasin avec Tom prendant que Bill paye ses­...quoi...cinq nouvelles paires de pantalons!!! Présentement, il est 15:35 heures...heures de l'est...non je déconnes, j'attendais souvent ça quand je vivais au Canada et aux États-Unis, mais ici le pays est trop petit pour qu'il y ai deux fuseaux horaires différents, alors il est tout simplement 15:35 hueres. Comment je le sais? Eh non, je ne l'ai pas demandé à Bill...quoique ça n'aurait pas été idiot!!! Mais non, il suffit de regarder la grosse horloge qu'affiche l'église en son sommet. 15: 37 heures et Tom propose une glace pour passer sa faim et bien entendu Bill n'est pas mieux et avoue que c'est une bonne idée. Moi par contre, je n'ai pas aussi faim qu'eux...l'habitude???? peut-être? Mais le fait est que je n'ai pas faim, alors je les regarde manger leurs glaces...ouais il y en a plusieurs, une ce n'était pas assez!!!! Et puis après cette petite escapade, nous voilà renter chez nous!!!


Tom: Salut m'ma. On est arrivé!
Simone: Salut mes chéris. Ça s'est bien passé à l'école?
Bill: Je ne dirai pas un mot!
Simone: 0_o
Moi qui suis entrain de rigoler: Je crois que la musique ça ne lui fait pas!!!
Tom: Mais au moins, il n'a pas péter une corde!
Bill en haut: Arrêtez de me ridiculiser! Je vous ferai remarquer que Lauren n'était pas mieux!!!
Moi: Attends un peu toi, tu vas voir de quoi je suis capable, dis-je en montant les escaliers rapidos prestos suivit de Tom, qui j'en suis sûre, voulait assister à la scène!!!

Je rentre dans la chambre de Bill et lui saute dessus par en arrière (Aucune pensée déplacée, je vous pris!!!!). Bien que je ne sois pas très lourde, le choc l'a fait tombé par en avant!!! Et voilà tout éparpillé par terre, tandis que moi je reste sur son dos et que je...


Moi: Alors, on disait quoi ?
Bill: Bien... (Ouff il fait chaud ici! Hihihih!!! Pourquoi je ris nerveusement,moi!!! Je sens que je deviens tout rouge,là!!!!) Je...petit égard momentané???
Moi en pensant à son oreille: Mouais!!! Une chance que je ne suis pas de nature rancunière!!! dis-je en me relevant et en l'aidant pas la suite à se relever.
Tom: Héhéhé, petit frère, pourquoi est-ce que tu bégayais???
Bill: Mais...je ne bégayais pas! dit-il en faisant la moue d'un enfant pris sur le fait.
Moi: Oh qu'il est trop chou quand il est boudeur, lui dis-je en me moquant de lui et en lui pinçant les joues comme les tantes aiment si bien le faire!!!
Bill: Hein!!! Quoi???, me dit-il en me prenant et en me jetant sur le lit pour ensuite me chatouiller et il est très bon dans ce jeu si bien que je n'arrête pas de rire. Ouin, on dirait des gamins même si on va bientôt avoir tous les trois 17 ans.

Très vite, tous les deux exténués de cette petite bagarre amicale, nous décidons de tous les trois de nous allonger côte-à-côte sur le lit de Bill en regardant le plafond. Qu'est-ce qu'il est intéressant!!! Mais je ne m'en plains pas car je crois vivre un rêve, comme si ma vie avait toujours été simple, comme si je n'avais jamais rien vécu ou plutôt tout vécu avec eux dans cette sérénité. Aucun mot ne traversait nos bouches, mais on savait quand même à quel point les autres était bien en cet instant et là commença ma torture mentale. Je commençais à m'en vouloir de leur cacher autant...je n'aurais pas dû rigoler avec eux! Qu'est-ce qu'ils vont dire de moi? Que j'ai profité de leur générosité, de leur faiblesse? J'ai tout à coup l'impression d'être une lâche, de ne pas savoir affronter mes erreurs et puis il y a cette sensation au creux de mon ventre qui me dit de rester, mais je sais que ce n'est pas la meilleure solution. D'un côté, je déguerpis directe ce soir et eux, bien qu'ils m'en voudront, ils pourront toujours reprendre une vie normale, mais d'une autre côté, si je reste, ils seront heureux jusqu'à qu'ils découvrent la mont-golfière de mensonges que je leur ai dit jusqu'à ce moment, et là, je ne crois pas qu'ils me pardonneront. Enfin bref, pourquoi se torturer maintenant? Sinon ,je ne serai pas capable d'accomplir mon destin aussi triste fût-il!

Vers 19 heures, nous descendons dans la salle à manger puisque Simone nous a appellés pour le souper. Tiens Gordon n'est toujours pas arrivé!Simone sentant la question surgir de nos esprits répond:


Simone: Gordon ne devrait plus tarder. Il est allé acheter de la bière au dépanneur du coin.

Ah oui, je ne vous l'avais pas dit, mais les allemands sont de grands consommateurs de bières parce que c'est leur boisson nationale et même j'irai plus loin, en Bavière, celle-ci étant considérée comme faisant partie de la nourriture, les élèves sont autorisés à en boire à l'école. Je trouve ça un peu étrange quand même, parce que même le matin, j'en vois dans la rue qui en boivent et personne ne semble se préoccuper de ça, comme si c'était normal!!! C'est un pays étrange ici, surtout quand on se rend compte qu'il y a des jeunes de 4 et 5 ans qui boivent...enfin bref, c'est une toute autre mentalité, bien que radicale, je l'aime bien...du vent frais en quelque sorte!!!

Donc, où j'en étais, ah ouais! Simone nous a préparés des salades avec des moineaux...et naturellement, moi je trouve ça bon, mais je ne m'empiffre pas hein!!! Je connais tout de même les bonnes manières après tout ce temps !!!

Nous discutâmes un peu de ce que nous avions fait aujourd'hui après les cours et de tout le reste comme, est-je que je me suis fait des amis? C'était bien l'école aujoud'hui? Est-ce que je me sens mieux? Sinon il y a mes frères qui seront toujours là, n'est-ce pas? Et c'est bien ça le problème, ils ne pourront pas toujours être là, et je ne le veux pas, parce que cela signifiera échouer ma rédemption, mais je ne leur fait pas la remarque de peur de les blesser en croyant que je repousse mes frères qui m'adorent déjà!!!

Après le repas, les jumeaux montent en haut tandis que je reste à la table et que Simone s'affaire à faire la vaisselle.


Moi: Simone, puis-je vous parler de quelque chose qui me tient à coeur?
Simone: Eh bien, ma foie, oui!!me dit-elle en me souriant.
Moi: Je crois qu'il serait également bien que Gordon soit là.
Simone: Bien. GORDON!!!
Gordon: OUIII!!!
Simone: TU POURRAIS VENIR S'IL VOUS PLAIT????
Gordon: BIEN SÛR!!! J'ARRIVE!!!

Et le voilà qui arrive dans la salle à manger. Il s'assoit en face de moi tout en me souriant. Sans l'aimer comme j'aime mes frères, j'apprécie énormément la présence de Gordon. Quand je l'ai vu pour la première fois, bien que j'ai eu l'air effrayé à son égard, il m'a paru être un homme droit d'une extrême gentillesse et d'un sens de l'écoute bien aiguisé.! Il a une large carrure qui me fait sentir que tant que je suis proche de lui, rien ne pourrait m'arriver...ici dans cette nouvelle maison, je me sens enfin chez moi et c'est justement ça qui me retourne, comment je fais pour me sentir à l'aise dans une maison que je viens à peine de connaître depuis trois jours, comment? Je ne sais pas, mais tout ici me semble étrangement familier, comme si j'étais déjà venue, mais je me dis que ce n'est que l'effet de mon imagination, comme d'habitude.

Simone continue de faire la vaisselle en nous assurant qu'elle a bientôt finis.Et finalement c'est 5 minutes plus tard qu'elle nous rejoint. Elle prend place à côté de moi au bout de la table tandic que Gordon est en face de moi. Je sens les regards se poser sur moi, alors j'inspire et...


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Alors peut-être un petit coup de gueule...mon Dieu Seigneur, je n'aurais jamais cru en arrivé là un jour!!!

Premièrement, si vous n'aimez pas ma fiction, dites-le moi avant que j'ailles vous prévenir parce que j'avoue que je perds mon temps, alors la politesse oblige, ok.

Deuxièmement, ça fait au moins 3 semaines que le chapitre précédent est publié et je n'ai que 2 commentaires, alors ,là oui je vous dit que je ne suis pas exigeante, mais il y atout de même des limites, je crois. Quand j'ai voulu mettre un quotas de 5 coms, ça n'avait pas fonctionné puisque j'en avais reçu que 3...alors je crois que si ça continue comme ça, je vais mettre ma fiction de côté...eh non, je ne me permetrrai pas de l'arrêter parce que j'y tiens, seulement je ne veux pas écrire pour des aveugles...d'ailleurs je remercie beaucoup ceux qui viennent, ça ne sera pas dure de se reconnaître je crois,lol!!!

Donc, c'était tout pour mon coup de gueule...si vous avez des commentaires à faire sur ma fiction, dîtes-le moi, qu'ils soient gentils ou méchants...tous commentaires est constructifs à mes yeux!!! Alors voilà, c'est tout!!!

# Posté le mardi 18 mars 2008 13:27

Modifié le mardi 09 juin 2009 12:27