Chapitre 20

Chapitre 20
Après avoir confié une partie de ma vie et les avoir collés, je me retourne et part. Ils savent maintenant le comment du pourquoi, j'espère que ça les aidera à mieux comprendre. Après 1 heure de marche à travers les ruelles de la ville, je me pose dans un coin sombre et mange la poutine de Tom. Je me demande en même temps que j'avale chaque bouchée, ce que lui va manger. J'espère un jour avoir le courage de revivre sous le même toit qu'eux et de pouvoir les regarder véritablement en face sans avoir l'impression qu'il faut impérativement que je me cache derrière des mensonges qui n'apportent que malheur et qui n'ont pour seul but que de dévaster une journée entière de ta vie. Pourquoi parfois pour se sentir bien, il faut se voiler? Moi, j'en ai assez de faire pitié, je veux être forte. La route est déjà assez dure comme ça, mais si en plus il faut que tu changes de cap, tout se complique davantage, mais je crois être capable d'aller jusqu'au bout. Je veux redevenir celle que j'étais il y a longtemps. Cette jeune fille aux longues nattes qui jouait tout le temps avec Bill et Tom, maintenant je sais qui c'était: eux. Eux que je désirais le plus revoir, comment j'ai fait pour ne pas m'en rendre compte? La vie peut parfois être une chienne, mais si tu la supplie, elle peut changer. C'est ce que je veux faire. Changer! Changer pour devenir meilleure. Peut-être que des personnes seront encore dégoutées par moi, mais je veux faire cela avant tout pour moi.

Point de vue de Bill :

Il y a une heure que l'on a vue Lauren. Elle va bien, ça me rassure pourtant je n'arrive toujours pas à croire ce que son père lui a fait. De tout ce qu'elle m'a raconté sur ces 5 dernières années, cet épisode était sûrement la pire. Comment peut-on faire souffrir un enfant, surtout elle. Elle qui n'a jamais rien fait et qui était toujours là pour les autres même quand elle ne les connaissait pas. Tout le monde l'aimait et aujourd'hui tout est devenu le contraire. Personne ne comprend ce qu'elle ressent et ils s'amusent à colporter des ragots sur elle alors qu'ils savent parfaitement qu'elle n'a jamais rien fait pour devenir ce qu'elle est. Je ne les comprends pas et sans doute je ne les comprendrais jamais. Dans ses yeux, j'ai vue une volonté de fer, elle veut nous sauver. Ça ne me surprend pas, elle a toujours pensé aux autres avant de penser à son bien-être! J'espère qu'un jour je pourrais la revoir, maintenant que je l'ai rencontrée, je me sens encore plus vide. Ça ne m'a pas fait du bien car j'ai réalisé que sans son approbation, on ne pourrait rien faire pour elle. Rien et ça me fait peur en sachant que c'est de l'aide qu'elle a besoin. Mais elle a toujours été comme ça, elle n'a jamais voulu de la pitié des autres, seulement de la compréhension, elle voulait tout faire par elle-même. Ça c'est bien ma petite s½ur.

Nous sommes de retour à l'école depuis bientôt 45 minutes. Nous sommes entrain de manger en silence, chacun pensant sûrement à cette rencontre. Chacun se posant probablement plus de questions qu'ils n'en devraient. On espère tous qu'un jour elle s'en sorte et la connaissant, elle sera capable de se débrouiller seule malgré ses terreurs qui la pourchasseront sans cesse jours et nuits. Elle sait aussi qu'on sera toujours là pour elle et quoiqu'il arrive, notre promesse tient toujours. L'amour dans une vraie famille est plus fort que tout, il y a ce lien invisible, mais si résistant que même après la fleur de l'âge, il continu de s'épanouir et cela, en particulier dans la famille Kaulitz. Rien ne peut changer un sentiment si fort quand on est sûr d'aimer la bonne personne pour les bonnes raisons, et moi mes raisons je les ai trouvées. Oui je les ai trouvées, et c'est pour elle, celle que j'aime, ma petite s½ur, mon ex. En ce moment, je ne peux m'empêcher de penser à elle et à tout ce que l'on a vécu ensemble avant que tout change. On était si heureux, on avait 11 ans et pourtant on vivait la vie à fond. On courait partout dans les rues et parfois pour rire, sur la ligne du milieu, on aimait prendre des risques, on aimait être ensemble. Tom était presque tout le temps avec nous. Dans ce temps-là, on était carrément inséparables, on était LE trio du moment et pourtant il a fallut qu'elle parte. Et quand je la retrouve, je ne vois plus rien en elle. Elle n'est plus joyeuse, elle ne ferait plus de conneries pour le simple principe qu'il faut s'amuser dans la vie. Elle m'est revenue cassée, tourmentée, faible, vide et sans joie. Elle n'est plus qu'une pâle copie de celle que j'ai connue il y a si longtemps il me semble. Où est passé cette jeune fille pour qui j'ai pleuré tant de fois étant gosse? Tom a aussi été vraiment affecté par son départ, peut-être plus que moi parce qu'étant mon grand frère, il se sentait obligé de me consoler et ça le peinait de me voir dans cet état pour une fille. Pour notre amie qu'on ne savait pas quand elle allait revenir. Ce jour, tout s'est écroulé. Elle est partie sans nous prévenir, sûrement parce qu'elle-même ignorait ce qu'il allait lui arriver. Des larmes, on en a versées et plus d'une fois. On a presque rempli l'océan Indien seulement à nous deux! D'un côté, je me sens mieux aussi depuis que je l'ai vue. Non, elle n'était pas spécialement de bonne humeur...je dirais plus qu'elle était stable. Elle s'accroche à la vie ma petite Lauren et essaie de voir ce qu'elle peut lui apporter! Dans ses yeux, je voyais un combat qui se livrait au plus profond d'elle-même. Elle nous aime à en mourir et je suis sûr qu'elle serait prête à faire ce sacrifice seulement pour nous. Bref, depuis que je l'ai vu, je me sens mieux tout de même, maintenant je sais qu'elle est encore en ville et qu'elle veille sur nous d'une façon ou d'une autre. Je me sens bizarre juste à penser à ça, nous qui avons des gardes du corps! C'est de elle qu'elle doit s'occuper, pas de nous! J'aimerais tellement que pour une fois elle pense à elle avant. Cette fille m'a changé du tout au tout ou presque...avant j'étais là pour mon frère et Andreas et pour personne d'autre! Avant, j'étais totalement égoïste et quand je ne l'étais pas, c'est quand j'étais dans les vaps après avoir trop bu! Avant, je voyais seulement que les bons côtés de la vie, pourtant je savais l'envers du décor, mais ça ne préoccupait pas! Avant, j'étais légèrement grognon sur les bord et voilà que maintenant, me revoilà transformé! Elle m'a beaucoup appris et et elle m'apprend encore à travers ce qu'elle continuera de faire pour nous. Et d'ailleurs, maintenant que j'y pense, son histoire m'inspire une chanson. Pourquoi on ne parlerait pas des personnes comme elle! Pas battues ou violées ou quoi que ce soit d'autres, je parle plutôt d'enfants qui semblent avoir été oubliés par la société devenue trop égoïste!!! Je parle de nous! Elle m'apporte aussi cela, depuis le temps où l'inspiration ne venait pas, il a fallu qu'elle débarque pour qu'elle chamboule tout dans nos vies et qu'elle rallume une lumière d'espoir alors que la chandelle était finit! Je crois que j'écriverai effectivement une chanson sur ce sujet, je pourrais aussi la lui déduire! Pas besoin qu'elle sache, j'ai juste besoin de savoir que j'ai fait quelque chose d'elle, que je parle d'elle sans aucune gêne, sans aucune retenue et sans aucune honte! J'en parlerai à Tom et aux gars, j'espère qu'ils trouveront l'idée bonne et aussi que David sera d'accord! J'ai déjà hâte de la mettre en chantier, je pourrais alors me dire que lorsque je serai sur scène, devant ces miliers de fans, je pourrais me dire que j'emporte un peu d'elle dans mes bagages! Je l'aime à la folie, d'un amour passionnelle, pas charnelle, mais bien passionnelle! Les liens qui existent entre elle et moi sont désormais aussi forts que ceux qu'il y a entre Tom et moi!!! J'ai juste besoin d'une chose...ou plutôt d'une personne pour me sentir mieux et c'est elle!!! Juste elle!


Point de vue d'Andreas:

Wow, mais quelle ambiance de merde!!! Ça se comprend aussi. Jamais au grand jamais j'aurais cru que les gars se mettraient dans un tel état pour une fille et surtout Tom. Sans être méchant, je ne crois pas que son départ m'affecte tant que ça, mais ce n'est pas pour autant que je renie ces super moments passés en sa compagnie! Lauren est une fille tellement gentille, tellement intelligente et tellement sociable, je voyais vraiment qu'elle s'en faisait pour nous? Mais pourquoi pour nous? Cette question me chicote toujours d'ailleurs!!!! C'est un peu con ce que je fais en ce moment, je trouve! Je fais exactement ce que Lauren a fait, je me voile la face! Pourquoi ne suis-je pas capable de m'avouer que pour la première fois le départ d'une fille, que je considère tout de même comme une excellente amie, même si je la connais encore très peu,
puisse me faire autant d'effet? Présentement, je mange dans la cafétéria en compagnie des jumeaux et d'Hélia, mais même avec eux, je ne me sens pas bien, il manque sa voix, ses réflections sur sa philosophie de vie, ses opinions, son regard pétillant qu'elle nous fait quand elle est contente, son rire qui ferait revivre un mort, sa manière d'être et d'agir, sa manière de manger, mais aussi cet être timide qui tente pourtant de s'en sortir, cet être insécure, cet être pour qui tout ça était nouveau, cet être qui nous a été enlevée, cet être pour qui j'ai l'impression de vivre, cet être qui a besoin de nous et nous bande de cons, la laissons partir, n'essayons même pas de la retenir. Même toutes les raisons du monde n'auraient pas dû nous l'éloigner. C'est purement ridicule peut-être, mais je suis jaloux d'un côté de Tom et de Bill, j'aurais tellement aimé être celui à qui elle se confierai, celui pour qui elle rirait, pour qui elle vivrait, j'aurai voulu être aussi proche d'elle que les Kaulitz. Si il y avait une possibilité pour qu'elle revienne, je ferai tout pour elle et je crois que je serai aussi supporté et avec raison. En ce moment, on ne sait pas où elle peut être! Parcourt-elle les rues? Dort-elle sur un banc au milieu de nul part? Se fait-elle tabasser...et si oui, nous comment faisons-nous pour l'aider en sachant qu'on ignore complètement l'endroit où elle se trouve? Tout en étant perdu dans mes réflections, je regarde à tour de rôle mes amis dans les yeux. Chacun a le regard qui fuit, chacun vient de perdre ses reperds, chacun d'entre nous sombrons de plus en plus à chaque seconde qui passe, mais quand je regarde Bill dans les yeux, je vois autres choses que de la tristesse, je perçois une lueur d'espoir. Il l'a connaît après tout, il doit croire qu'elle s'en sortira. Mais à travers se larmes je vois une percée de lumière grandir en lui: il a eu une idée!!! Mais à propos de quoi? Je ne sais pas, mais j'ai espoir que peut-être il saura me le dire. Si ça concerne Lauren, je veux savoir à tout prix!!! Je me torture sans cesse depuis son départ et je sais que je ne suis pas le dernier, mais une autre question survient alors dans ma tête...allons-nous dévoiler cet rencontre à LEURS parents. Eux aussi se font du sang d'encre sans doute, ils ont besoin de savoir comment elle va, ils doivent le savoir...!!!


Ellipse temporelle:
Point de vue de Lauren:


J'ai froid dans cette couverture que j'ai dégotée dans une poubelle, pourtant aujourd'hui il a fait chaud. J'aurais cru que la brise de la nuit en serait autant, mais on dirait que non. Je suis dans une ruelle sombre, ou pour être plus précise, dans un cul-de-sac et j'attends que demain arrive. Je n'arrive pas à me réchauffer et encore moins à m'endormir. Je ne cesse de penser à eux et en plus quand je ferme les yeux, je me revois il y a quelques semaines de ça. Avant, quand je dormais, j'appréhendais bien sûr la suite de mon cauchemard, car je savais ce qu'il allait se passer, mais je savais néammoins qu'ils seraient là pour me réconforter, mais maintenant que je suis partie et que je me retrouve seule, je n'ai même pas la force, le courage de m'aventurer dans le pays des songes, alors j'attends et j'attends en collant le plus possible cette couverture trouée contre mon corps en espérant qu'une certaine chaleur s'en dégage et parvienne jusqu'à moi. Mais depuis bientôt 2 heures que je suis là, que je patiente, mais il n'y a jamais rien de nouveau et à chaque fois que j'espère, un bruit sourd vient me sortir de ma léthargie et m'effraie toujours de plus en plus. Je n'ai rien à faire ici, alors je me lève et toujours en gardant cette doudoune tout près de moi, enroulée autour de ce frêle corps qui est mien, j'avance et j'avance dans ces ruelles sombres et humides...j'avance, lentement certes, mais j'avance! Comme il fait trop noir, je m'appuie contre les murs de cet endroit et continue de marcher, jusqu'à temps qu'une lueur de la lune m'ecclaire et que je vois quelqu'un au bout de cette ruelle, soudain mon sang ne fait qu'un tour et comme tant de fois auparavant, je baisse les bras. J'ai trop peur cette nuit, trop fatiguée pour affronter les danger, alors je fais demi-tour et je retourne me cacher dans mon trou à au moins 300 mètres de là et je patiente comme ça pendant encore une bonne demi-heure avant de risquer à me ré-aventurer vers les lumières de la ville. Toujours grelotante, toujours aussi lentement et toujours aux aguets d'un quelconque danger, j'avance de nouveau sous ce ciel qui ne veut pas s'éclairer pour moi! Au même endroit où je me suis enfuie quelques minutes plus tôt, je ne vois plus ce fameux étranger à l'allure plus que bizarre...enfin seule, je ne sens aucun danger et bientôt me voilà au coeur de la ville. Je déambule parmis des gens peu fréquentables qui sont saoûent et qui doivent probablement ne plus savoir ce qu'ils font de leur nuit à cette heure-ci. Je regarde autour de moi avec un air effrayé sur le visage, je me sens comme une bête de foire au milieu de cette populasse nocturne, je n'arrête pas de jeter des coups d'oeil partout en croyant à chaque fois que je suis poursuivie. Finalement, je reprends courage et je me dirige vers ce fameux parc où je les ai rencontrés aujourd'hui sur l'heure du dîner. Je pose ma couverture par terre, me couche dessus et rabat la partie de trop sur moi, je fais de mes bras mon oreiller et je pars vers cette route où mes pires cauchemars ne cesseront jamais de me traquer!

Plus tard dans la nuit:

Lauren: Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!

Point de vue de Bill:

Il est 2:31 et je me réveille en sursaut. Je suis couvert de sueur...j'ai fait un cauchemard. Le premier depuis longtemps. Je l'ai entendue crier, peut-être n'est-ce qu'un hallucination auditive. Je me lève de mon lit, j'entrouve la porte qui communique avec la chambre de mon jumeau et je m'apperçois avec surprise qu'il est assis dans son lit, le regard affolé. Il lève la tête en sursaut quand il apperçoit mon reflet sur le sol. À travers le store ouvert, nous regardons les nuages qui défilent devant la lune par intermittence. Nous sommes enlacés dans les bras de l'un et de l'autre et nous voyons les arbres bouger à cause du vent. Assis sur le lit de Tom, nous remontons la couverture sur nous puisque nous avons froid même si le thermostat indique 25 degrés. Nous nous recouchons, mais aucun de nous deux n'arrivent à retrouver le sommeil jusqu'à ce qu'un nouveau cri vienne refendre l'air et transpercer ce silence lourd. Surpris, nous nous relevons en sursaut et affolés, nous nous avançons vers la fenêtre et à ce moment, on voit un homme louche rôder autour de la maison avec sur son épaule une forme indistincte pour nous, mais celle-ci ne semble pas bouger. Un nuage se tasse peu après, et on peut voir un énorme rictus se former sur son visage quand celui-ci s'apperçoit qu'on l'a reconnu, avec cette percée de lumière, nous nous rendons compte que c'est Lauren qui est sur lui, pied et mains attachés, bouche baillonné et yeux cachés! Elle semble inconsciente, qu'est-ce qu'il a bien pu lui faire!
Aujourd'hui aux nouvelles, en rentrant de l'école, le journaliste avait annoncé que son père avait été inculpé de tentative de meurtre, de maltraitements, de l'avoir isolée pendant tout ce temps et la découverte de nouveaux indices parus comme par magie les ont aidés aujourd'hui au tribunal. La découverte de celles-ci les ont aussi amenés à identifier le bras droit de son père, un certain Jörk, et ce même Jörk est dans notre jardin à se moquer de nous!Il s'amuse à nous faire peur en faisant semblant de vouloir lâcher Lauren par terre jusqu'à temps qu'il le fasse est très peu délicatement. La forme que forme le corps de notre soeur tombe durement contre la paroi asphaltée de l'entrée du garage et sa tête heurte le sol dans un choc qui nous fait sursauter et mal en même temps. Comment peut-il faire ça? N'a-t-il point de coeur? Elle, elle est toujours face contre le sol, immobile, inconsciente du danger. Les nuages recouvrent le ciel tout d'un coup et quand, 30 secondes plus tard, ils s'en vont, l'ombre et Lauren ont disparu! Ils ne sont ni dans notre cours, ni dans la rue, ni aux alentours, ils sont partis, volatisés, et nous on s'inquiète de plus en plus pour Lauren. Que va-t-il maintenant lui arriver? On ignore complètement la suite et on ne sait pas si un jour on la reverra. Je ne veux pas garder d'elle le souvenir de son enlèvement alors que l'on aurait pu surement faire quelque chose, sans pour autant bouger, terrorisé par cette peur qui me tenaillait il y a moins d'une minute! Je descends au rez-de-chaussée suivis de Tom. Nous sommes si effrayés et si inquiets à la fois. Qu'allons-nous faire maintenant? Alors que je parcours de long en large le salon et que la pluie commence à couler dehors et que des éclairs éclairent les ciel de temps à autre, une forme apparait dans la grande vitre du salon. Je ne peux retenir un cri de peur que seul Tom a entendu par chance. Elle est là, attachée par les pieds et son corps se balance à un rythme toujours constant. On peut aussi entendre le son sourd que sa tête fait à chaque fois que celle-ci heurte le mur de brique de la maison. Ses cheveux qui sont mouillés et détachés lui collent au visage alors que ses yeux sont clos, alors seulement deux options me viennent en tête: soit elle est morte et ne ressent plus rien, soit elle est tellement droguée qu'elle s'est effondrée et qu'elle ne sent plus rien. Dans les deux cas, cela me fait mal et je ne peux le croire. Un nouvelle éclair surgit et juste à la place où le corps de notre soeur balotait quelque instant auparavant, un visage apparait au milieu de la fenêtre. Un énorme sourire se dessine sur le visage de l'homme et on peut percevoir une lueure meurtrière dans ses yeux. Instinctivement, nous courons fermer la porte et toutes les fenêtres, on tire les rideaux aussi, mais quand Tom s'apprête à fermer le dernier, l'homme vient en courant et on peut lire sur ses lèvres : " Vous ne l'aurez jamais vivante, jamais plus vous ne la reverrai. Elle est à moi..." Tom tire enfin sur le rideaux. Nous voilà plongés dans la pénombre et nous somme insécures face à cette situation. Maman et Gordon ne sont même pas là et nous sommes terrorisés comme des animals en cage et nous sentons l'étau se ressérer à chaque minute. Une étrange pressentiment s'impose dans l'atmosphère et une lumière à l'étage s'allume et s'éteind, mais nous essayons tant bien que mal de nous rassurer en nous disant qu'avec les éclairs peut-être est-ce ça a dérangé les fils électriques, mais nous sommes pas moins convaincus! Quand celle-ci s'éteind pour la dernière fois et s'ouvre une autre fois, Lauren est supendue par les poignets en haut des escaliers. Consciente, elle nous supplie à travers ses larmes: "Allez-vous en ! Sauvez votre peau et ne revenez pas pour moi!" Voyant que nous sommes toujours là à la regarder, elle finit par dire: " Il est en haut et n'attend que vous veniez me délivrer pour vous faire du mal! Courez, sauvez-vous bande de fous! Sauvez-vous pour votre salut!" On perçoit que sa voix tremble et qu'elle pleure. Après avoir pris conscience que notre vie était vraiment en danger, nous tournons les talons et quittons la maison après lui avoir souhaité bonne chance et dit qu'on l'aime, ce qu'elle nous dit aussi en retour. Nous nous précipitons vers la porte et maintenant nous nous retrouvons dans la rue, en dessous de la pluie et nous courrons vers la premiere maison familière que l'on peut trouver, c'est-à-dire chez Andreas...
On frappe fort contre la paroi en bois de chêne qu'est la porte de sa maison. Étant donné que ses parents sont en voyage à Honolulu à Hawaï, c'est lui qui vient nous ouvir. Encore endormi, il nous jette un regard inquiet et interrogateur.C'est sûr qu'en temps normal on ne s'attends pas à voir nos amis débarquer chez nous en plein milieu de la nuit à peine habillé en plus. Voyant nos visage effrayés, il ne se pose plus de question, se tasse pour nous laisser entrer et referme la porte que je prends soin de fermer à double tour. Surpris de ma réaction, je vois sur son visage qu'il est de plus en plus surpris par nos réactions. Pendant que Tom vérifie chaque fenêtre, qu'il tire chaque rideau, moi je vérifie chaque porte, chaque trappe. On s'assure que tout est fermé à clé et on va s'enfermer dans le salon au sous-sol. Andreas nous suit sans vraiment savoir quoi penser ou faire. Il nous regarde nous activer encore quelque temps jusqu'à temps que:

Andreas: Vous allez enfin me dire ce que vous faîtes?

Tom et moi on s'échange un regard. Qui lui dira en premier? Après que j'ai repris le plein contrôle de mes émotions et quelques soupirs, je lui dis enfin;

Bill:Elle est revenue!
Andreas: Qui?
Tom: Elle!!! ...Lauren!
Andreas: Quoi??? dit-il ébranlé. Mais pourquoi...je...je ne comprends pas alors. Pourquoi est-ce que vous êtes venus? Pourquoi tout ce remu-ménage?
Bill: Elle n'est pas venue seule.
Andreas: Qu'entends-tu par là?
Tom: Je...je...je crois que...que...que l'on...
Andreas: Oui???
Bill: Je crois que ce que Tom veut te dire c'est que Lauren...n'est plus avec nous...on ne peux plus rien pour elle sinon d'appeler la police!
Andreas: Pourquoi? Racontez-moi!
Bill: J'ai fait un cauchemar ou plutôt je croyais en avoir fait un. En gros j'ai entendu un cri et quand je suis allé voir Tom, lui aussi était debout.
Tom: On en était pas sûr, parce que comme tu le sais, parfois on fait les mêmes rêves, alors on croyaient à une coïncidence, mais quelques instants plus, on en a réentendu un autre.On a regardé dehors, et en dessous de notre fenêtre, il y avait Jörk, l'homme qu'on dit être le bras droit du père de Lauren. Il était là sous nos yeux, dans notre jardin et il portait Lauren sur son épaule, il menaçait de la lâcher jusqu'à ce qu'il le fasse. Des nuages ont recouvert le ciel et puis après, plus rien. Ils n'étaient plus là! On a paniqué, on est descendu en bas, mais à cause de la pluie et des éclairs, on ne voyait pas vraiment dehors.
Bill: Mais tout à coup, on a vu Lauren attachée par les pieds, inconsciente et son corps se balaçait tandis que sa tête n'arrêtait pas de cogner contre le mur de la maison. On avait vraiment peur. On croyait virer fous quand deux minutes après, elle n'était plus là et qu'à la place, il y avait Jörk qui nous dévisageait. On pris plus peur alors on a décidé de tout fermer, les portes les fenêtre, les rideaux, tout! Mais quand Tom est venu pour fermer le dernier rideau, il arrivé et a il nous a dit qu'on ne l'aurait jamais vivante, que jamais plus on ne la reverrait et qu'elle était à lui.
Tom: Quelques secondes plus tard, les lumières de la maison n'arrêtaient pas de s'ouvirent et de s'éteindrent et un moment donné, elle était là, au-dessus de l'escalier, attachée par les poignets et suspendue. Elle était consciente et nous priait de nous sauver si on tenait à notre vie. Elle nous a dit qu'il était en haut et qu'il n'attendait juste qu'on monte la délivrer pour s'en prendre à nous. Elle nous a suppliés de partir, et c'est ce que nous avons fait avant de lui dire qu'on l'aimait et qu'on lui souhaitait bonne chance.
Bill: On ne savait pas où aller, alors on s'est arrêté à la première maison qu'on connaissait, c'est-à-dire chez toi. Tu sais tout maintenant. On ne peut plus rien pour Lauren à part signaler sa disparition et raconter aux policiers ce qui vient juste d'arriver.
Tom: Andreas, on a peur, on a nul part où aller! Est-ce que l'on peut rester ici?
Andreas: Je crois que le mieux, c'est que j'appelle mon oncle pour qu'il vienne. Celui qui est policier, il n'est pas en service, je le sais, je suis allé souper chez lui ce soir. On se sentira plus en sécurité ou on peut aller chez lui, mais dans tous les cas, le mieux c'est que l'on ne reste pas seuls. On est plus en danger, on est des proies faciles sinon.
Tom et Bill: D'accord.
Andreas: Alors je l'appelle tout de suite.

Andreas va appeler son oncle et cinq minutes plus tard, un van noir vient nous récupérer. On passe la nuit à faire une déposition avec quelques policiers qui se sont déplacés chez son oncle. Voilà, la chasse pour trouver Lauren et son agresseur est ouverte. Ne reste plus qu'à patienter...

# Posté le mardi 29 avril 2008 12:58

Modifié le mardi 16 juin 2009 00:06

Chapitre 21

Chapitre 21
Point de vue de Lauren

Je suis revenue chez moi...merde!!! Comment je vais me sortir de ce guêpier...je ne suis quand même pas Wonder Woman!!! En plus, il fait vraiment froid et c'est humide. Je l'entends qui n'arrêtes pas de marcher dans la pièce d'à côté. Une chance que depuis le temps, je sais garder mon sang froid, s'il ne m'a pas encore tuér, c'est que c'est bon signe, enfin je l'espère bien, parce que ce n'est quand même pas mon père, il faut le dire!!!! Je relève ma tête et...merde de merde, j'ai les chevilles et un poignet attachés contre le mur, au moins il me reste encore un bas de libre et je peux voir, mais ...je ne peux pas parler, je ne sais pas pourquoi. Peut-être la fatigue??? J'espère que c'est ça, parce que si ce n'est que ça, ce n'est pas très inquiétant à la vitesse où je peux récupérer mes forces. J'entends toujours ses pas, mais cette fois-ci, ils se dirigent vers moi...alors là, même si je sais garder mon calme, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas effrayant ou encore très inquiétant. Connaissant mon père, il doit m'avoir dégotée un tueur en série d'une très grande expérience. Il ne doit pas faire souvent joujoux avec ces victimes et je me sens mal tout d'un coup. La frayeur reprend le dessus, je n'ai pas su me montrer forte comme je l'aurai dû. Je le vois entrer dans la pièce et il me sourit. Non, pas d'un sourire narquois, mais bienveillant et ce contraste d'humeur émanant de lui, me fait encore plus peur et le rend d'autant plus machiavélique, si je ne peux même pas me fier à mes instincts, si je ne peux même pas m'attendre à une quelconque réaction que je peux prévoir, c'en est fini pour moi et je le sens, je le sais. Il prend une chaise qu'il y a dans ma chambre et l'approche près de moi, s'assoies dessus et me regarde comme s'il trouvait que la situation était normale. Des fois je ne comprends vraiment pas les malades mentales...au moins je comprenais un peu mon père, mais de me dire cela, n'a pas pour effet de me rassurer, loin de là. Si il fallait en plus que je sois capable de les comprendre, où est-ce que je m'en vais? On reste dans cette position, moi à m'évader dans mes pensées et lui à me regarder réfléchir pendant 2 bonnes heures. Mon bras commence à tirer affreusement et mes chevilles me font atrocement mal. Il tousse parfois et d'autrefois il se flatte le pénis avec envie et commence à se masturber devant moi, à la seule vue de ce geste, je détourne la tête. Première leçon, comment un tueur en série peut me dégouter le plus vite possible : en pensant me violer et en faisant des geste obscènes juste sous mes yeux. J'en ai assez de subir tout ça alors que je ne me rappelle même pas pourquoi on s'amuse à me faire du mal. Je n'ai aucun souvenir d'avoir un jour commis un geste fautif sur mon père ou sur quiconque d'autre. J'aimerais tout simplement comprendre, mais tout ce que je comprends c'est que je le fais pour la bonne cause alors que des centaines de gens dehors pour qui je me sacrifie, seraient prêts à m'envoyer sur le bucher. Le monde est ainsi faite et ce n'est sûrement pas une fille de gosse de riche violentée qui y changera quelque chose. Au plus profond de moi, je sais au moins que certaines personnes seront reconnaissantes de mes gestes, peinées certes, mais ils comprendront assurément pourquoi j'ai tenu à vouloir le faire. Je sors de mes pensées quand Jörk approche dangereusement son visage tout près du mien. Je ne peux supporter son haleine qui pu, il faut savoir qu'un tueur qui s'est enfui et qui est pourchassé par une horde de policiers n'a pas vraiment le temps et le souci de prendre soin de sa personne. Ses cheveux ne sont pas mieux, ils sont tellement sals que la crasse à sécher sur ceux-ci et a fait qu'ils soient tous raides. Vraiment cet homme me dégoutera toujours. Je ne peux m'empêcher de lui lancer un regard de haine et dans les secondes qui suivent, son sourire disparaît et fait place à un visage dur et impassible. Je le vois fulminer de rage, il essaie de se retenir, de se contenir devant moi, mais n'y arrivant finalement pas, il me prend pas les cheveux et me brasse tout en me cognant contre la paroi froide derrière mon dos. Il me maltraite tellement fort, qu'à la fin, une touffe de mes cheveux est dans sa main. Je lui lance un regard remplie de défi et crache à ses pieds en signe de dégoût, c'est le geste à ne pas faire, celui de trop. Il pousse un hurlement à faire peur, s'en va et reviens avec une planche. Il commence à me frapper dans le visage, dans le ventre et sur les bras, tout mon corps y passe et finalement, à bout de force, il s'en va, ferme la porte à clé et je ne sais pas s'il est encore dans la maison ou s'il est parti pour de bon! Je saigne de plusieurs endroits, je crois même que j'ai des os qui se sont brisés, il ne manquait plus que ça! Je sens de plus en plus les forces me quitter et je sombre bientôt dans l'inconscience. Au moins, dans cet état, je n'ai pas conscience de ce qui m'arrive.

Je me réveille, il fait encore nuit. Je relève ma tête qui dodeline, j'essaie de voir grâce à la lumière de la lune qui me parvient. Je cligne des yeux et devant moi, se tient Jörk, pendu par les pieds et il a perdu la tête, dans le sens où il est mort et décapité. Je ne peux regarder ce spectacle encore plus longtemps, je cris, je pleure, j'essaie de me rassurer. Le sang de mon corps coule encore un peu, mais les hémorragies ont presque arrêté. J'essaie de me retourner le plus possible vers le mur derrière moi et je réfléchis à un moyen de me sauver, mais je ne vois pas lequel alors je trempe mes doigts dans la flaque de sang froid par terre et j'écris ces quelques lettres contre le mur : «Hilfe». Je me tasse sur moi-même et tente le plus possible de me cacher de ce corps quand je remarque un bout de papier près de moi. Je tends ma main pour le prendre et je peux lire y dessus : «Le prix de la désobéissance est toujours élevé avec moi...il a failli te tuer, alors c'est moi qui l'ai achevé avant. Ce geste n'est pas gratuit. Papa.» Comment il a fait pour sortir de prison, je croyais qu'il s'était fait enfermé hier. J'ai de plus en plus peur, mais étant à bout, je finis par m'endormir pendue à mes chaînes.

Pour la deuxième fois dans la même journée, je me réveille, mais cette fois, il fait jour et il a l'air de faire beau dehors pour une journée de fin d'été. J'entends des personnes parler et marcher dans la maison. Certaines personnes disent à d'autres de ranger telles ou telles choses. Ils insistent sur le fait que tout doit être remballé avant la fin de l'avant-midi. Jusqu'à temps que j'entends ces quelques mots :


Inconnu : Agent Cortes! Mel-Anny?
Inconnue : Oui?
Agent Cortes : Cette nuit, on nous a signalé une disparition.
Mel-Anny : Qui est-ce?
Agent Cortes : C'est Lauren Kaulitz. Nous sommes allés prendre la déposition chez un collègue où ses frères nous attendaient. Ils nous ont tous racontés de ce qu'il s'était passé.
Mel-Anny : Et?
Agent Cortes : Il paraîtrait qu'au début elle se soit enfuie de la maison, mais que lorsqu'ils l'ont revue, cette fois elle s'était fait kidnappée et qu'elle leur disait qu'ils étaient en danger de mort.
Mel-Anny : Encore elle. Le monde est bien cruel avec cette petite. Elle en a pourtant déjà assez bavée avec ce qui lui est arrivée, il a fallu en plus qu'il lui arrive cela! Elle est courageuse, je voudrais tellement l'aider. Ça doit être difficile pour elle.
Agent Cortes : Justement, cette affaire vous sera confiée avec l'agent Ku.

Je sais que ces gens sont là pour m'aider. Je me dois d'avoir confiance en eux, après tout il faudra un jour que j'arrête de penser que toute la terre entière est méchante et vile. Il faut que je reprenne sur moi. Je commence donc, même si j'ai mal partout à cogner ma tête contre le mur accompagnée de coups de poing. Le son est sourd et paraît creux, mais j'espère que ce sera assez pour attirer leur attention puisque de toute manière je n'ai plus de force. Heureusement pour moi...

Agent Cortes : Tout le monde, Chuuuutttt!!!!

Je continue de cogner contre le mur. Et je me sens envahie d'une étrange bouffé de chaleur. Je sais que seulement quelques mètres entre eux et moi nous séparent. Je sais qu'ils m'ont entendue et c'est pourquoi, je cogne de plus en plus fort mais toujours à un rythme constant.

Agent Cortes : On n'est pas seul. D'où peut venir ce bruit.
Mel-Anny : On dirait que ça provient du fond de la garde-robe...agent Cortes, venez écouter.

Je ne les entends plus depuis quelques secondes, mais je sais qu'ils ne sont pas partis, un simple préssentiment??? Peut-être! Jusqu'à temps que...

Agent Cortes : Mel-Anny, ça vient de la pièce d'à côté. Je vais chercher l'agent Josh pour qu'il nous ouvre cette maudite porte condamnée. Je reviens.

BOUM! Je viens de tomber dans les pommes, je crois que de se cogner la tête contre le mur n'est pas recommandé!!! Pourtant, à travers cet espace intemporelle, j'ai l'impression de les sentir à mes côtés. J'entends quelqu'un crier et une autre personne hurler «Lauren», tandis que l'agent Cortes dit à quelqu'un de le retenir. Je ne comprends pas très bien ce qui m'arrive, mais je sais que je suis à moitié nue, mais je ne m'en préoccupe guère. Je sens une étrange chaleur m'envahir, quelque chose de doux me touche et quelqu'un me parle, mais je n'arrive pas à démêler les syllabes les unes des autres et tout ce qu'il me dit, me semble d'une incompréhension totale, mais je suis bien dans les bras de cette personne. Je me sens en quelque sorte protégée, mais de quoi? Il n'y a aucun danger. Mais bientôt, j'arrête de me poser des questions et je pars véritablement.

Point de vue de Tom :

Ce matin je me réveille et je me sens terriblement mal. J'ai mal dormi, j'ai fait des cauchemars ou plutôt, je me suis souvenu de cette nuit. Bill et moi pensons que ça été une bonne idée de prévenir la police, mais bien sûr ce n'est pas pour autant que je ne sens pas un amer goût de remord remonter en moi. On avait dit à Lauren qu'on la laisserait tranquille. Mai peut-être était-ce parce que nous avions marre de voir Lauren parcourir une ville qu'elle ne connaissait pas à travers une horde de personnes méconnus pour elle, que l'on s'est enfin décidés à l'aider coûte que coûte. On voulait l'aider pour tout ce qu'elle a fait pour nous. C'est rendu à un point où même si elle me faisait la tête pendant des jours, des semaines ou même des mois, je m'en foutrais. J'ai besoin de la sentir près de moi, je n'aime pas que l'on touche à mes choses et naturellement, Lauren n'est pas ma chose, mais elle est tout comme. Je l'aime tellement que je ferai tout pour la retrouver, pour qu'elle nous revienne, pour qu'elle me revienne. Elle ne pouvait pas nous quitter de cette façon, pas encore une fois. Pourquoi il a fallu qu'il nous l'enlève? Pourquoi? Même si elle se comporte comme une adulte la plupart du temps, à travers ses yeux je vois encore l'enfant qui ressurgit chaque fois qu'elle a peur ou que quelque chose est nouveau.
Ce matin, Bill et moi avons décidé d'aller voir la maison où Lauren a habité pendant ces dernières années. Peut-être que sa seule vue,du fait de la visiter, d'être dedans et de s'imaginer avec ce qu'elle nous a dit comment pouvait être sa vie, peut-être comprendrons-nous mieux.


Ellipse temporelle :

Nous débarquons de la voiture. Georg, Gustav, Andreas et Hélia ont tenu à nous accompagner. Il est présentement environ 9 heures du matin. Bien que d'habitude nous nous levions beaucoup plus tard, Bill et moi ne pouvions plus dormir. Et quand on a appelé Georg pour lui annoncer la nouvelle, il n'était pas réveillé, mais il s'en foutait. Il a même insisté pour qu'on l'attende. Il voulait absolument être à nos côté. Une chance que Gustav et Georg étaient là ces derniers jours. Ils nous ont supportés moralement, on leur a parlé de nos inquiétudes, de Lauren, de tout, et maintenant ils se sont rendus qu'ils connaissent presque autant Lauren que nous, c'est peut-être pour cela qu'ils voulaient venir. Quoi qu'il en soit, le groupe que nous sommes, entrons dans la maison. Nous faisons le tour de la maison, elle est vraiment belle en effet. La dernière fois, nous n'avions pas vu grand chose, mais il faut dire que l'on n'y tenait pas vraiment. Maintenant nous regardons tous avec minutie, on veut pouvoir s'imprégner de l'atmosphère qu'il y a bien régner ici. On espère que cela aura pour effet de nous rapprocher encore plus de Lauren. Nous sommes toujours au rez-de-chaussée. Nous rentrons dans le salon et voyons pleins de gens s'affairer à tout ranger et ... je vois une immense tache de sang par terre, sur un magnifique tapis qui a bien dû coûter au moins 5 000£. Je détourne le regard et préfère regarder la table basse, les photos sur les murs et les divans. Des cartons jonchent chaque pièce et des rubans jaunes que l'on voit sur les scènes de crimes recouvrent toute la propriété. on voit des agents s'affairer à prendre des photos des lieux avant d'emporter les objets suspectés avoir fait partis du crime. Naturellement, la maison entière est une scène de crime, alors cela prendra du temps. Je ne peux m'empêcher de regarder tout le monde travailler alors que les autres semblent à la fois émerveillés par la beauté des lieux et effrayés parce qu'il a bien pu se passer ici. Bien que le salon soit splendide, Bill et moi savons qu'il en est tout autrement aux deuxièmes sous-sols et c'est justement le moment où nous descendrons que je redoute. Pour l'instant nous parcourons la cuisine et la salle à manger. Ces deux pièces sont immenses, mais vraiment. En fait tout ici est démesuré, on dirait un château, c'est ce qui fait que c'est en même temps beau, mais parfois lugubre et effrayant. Nous faisons le tour et nous descendons dans le premier sous-sol. Ici tout est encore magnifique, il a une énorme chambre froide où le vin est entreposé. Il doit y avoir des milliers de bouteilles de toutes sortes et de toutes les origines, assez pour picoler un bon moment! Plus loin, il y a une salle de musique dans un deuxième salon. Des guitares sont accrochées au mur, il y a un piano à queue et le violon de Lauren, en morceaux posé dans son étui sur le piano. Je regarde les toiles. Quand je plonge mes yeux dans ceux d'un personnage inanimé, j'ai l'impression que celui-ci est vivant et qu'il me toise pour de vrai. J'ai des frissons qui me parcourent le dos à toute vitesse. Je me sens tout d'un coup mal-à-l'aise, mais je reste tout de même puisque que je ne suis pas seul et que je sais qu'avec le nombre de personnes dans la maison, je n'ai rien à craindre. Parfois nous croisons des policiers, des enquêteurs et des agents en nous enfonçant de plus en plus vers le fond du sous-sol, là où LA porte du deuxième sous-sol se trouve. Je ne tiens pas vraiment à y retourner, mais je me le dois pour mes amis qui comptent sur moi. C'est Georg qui ouvre la porte en aluminium et c'est Hélia qui ouvre la lumière. Il y a des dizaines de marches à descendre avant de se retrouver en bas, alors nous commençons la descente en faisant attention pour ne pas tomber et je dois dire qu'avec mes pantalons ce n'est pas toujours facile!
Arriver en bas, des souvenir me remontent en tête, je me rappelle m'être senti angoissé et que Bill ne s'était pas du tout senti bien la fois où nous sommes venus et j'espère que cette fois tout ira mieux. Gustav a l'air outré par le «spectacle» qui s'offre à lui. Il y a plusieurs panneaux dans lesquels ils contiennent pleins de choses, tournevis, aiguilles, marteaux, scie à chaîne, fouets, couteaux, fusils, une machine pour la soudure, broches, crochets, morceaux de vers, faucilles de toutes les grandeurs, menottes, sarreaux, lunettes, gants et pleins d'autres choses. À la seule pensée de savoir pourquoi toutes ces choses étaient là me donne mal au c½ur. On change de pièce, et on voit une chaise branchée à des fils électriques, sur le mur une sorte de cercueil. Georg va l'ouvrir et nous voyons qu'il est entièrement taché de sang et surtout que ce n'est pas un cercueil ordinaire, il est rempli de pleins de lames de couteaux et de clous. Il y a également une roue à l'extrémité opposée. Nous changeons encore une fois de pièce et cette fois-ci c'est moi qui ouvre la porte. Un lit. C'est tout ce qui s'y trouve, mais un lit dont les couvertures sont tachées de sang, il en va de même pour les murs et pour le sol. Cette endroit est tout petit et c'est probablement cela qui lui donne une apparence encore plus inquiétante. Nous ressortons et nous allons dans l'avant dernière pièce. Celle-ci est tout simplement un autre salon, avec un foyer et quelques divans. Cet endroit ne colle pas vraiment avec le reste du décor. Alors que les autres endroits sont faites de pierres, celles-ci est faite comme toutes les pièces des étages supérieures. Il y a une télévision, un ordinateur, une tête d'orignal empaillé au-dessus de la cheminé, le sol est recouvert d'un tapis à l'allure moyenâgeux et finalement une petite salle de bain. Bill commence déjà à se diriger vers la dernière pièce. Incapable d'ouvrir le loquet de la porte, il appelle Georg pour qu'il vienne l'aider. Et ce fut le coup fatal!!! À l'intérieur, dans des cercueils de verre, il y avait des dizaines de corps et au-dessus, la tête de la personne dans un cube transparent. Son père était vraiment dégueulasse. Moi qui croyais que je ne pourrais jamais entendre ou voir aussi pire que ce qu'elle nous disait ou que ce qu'elle nous décrivait, voilà que je sais que son père pouvait vraiment avoir des idées tordues! Nous ne pouvons rester plus longtemps dans cette endroit, nous marchons à toute allure vers l'escalier que nous nous empressons de monter. Je ne veux plus jamais revenir ici, c'est une promesse que je me fais! Enfin sortis du sous-sol, nous nous arrêtons pour reprendre nos idées et notre souffle. Cet homme était sans aucun doute un fanatique de la torture. Je crois maintenant Lauren quand elle disait que son père s'inspirait de films d'horreurs pour développer de nouvelles techniques de torture. Et en y repensant et après ce que je viens de voir, je ne sais pas du tout si un jour j'aurai le courage de revoir ce genre de DVD, moi qui avant ne jurait que par ça et les films 3X, je crois que je vais me contenter des derniers tout compte fait! Pendant que nous nous reposons, nous entendons l'agent Cortes supplier tout le monde de se taire. Plus aucun bruit ne vient déranger l'atmosphère déjà lourde jusqu'à temps que l'on entende des coups sourds. Je regarde les gars et Hélia d'un regard interrogateur et quand nous réentendons le son, je me précipite vers le deuxième étage. Bien que je ne sois pas maniaque de l'exercice, c'est avec une vitesse fulgurante que je réussis à monter ces deux étages en un temps record. Je suis suivi de Georg, Gustav, Hélia, Bill et Andreas. Nous nous postons non loin de la porte où l'agent Cortes vient de déclarer d'où la provenance du bruit était. J'attends que l'agent Josh défonce la porte aidé de ses coéquipiers pour entrer. Quand celle-ci s'ouvre, nous voyons un corps suspendu par les pieds au plafond, sans vie et sans tête. Son cou exposé, le sang continue de couler formant une énorme flaque de sang. Hélia ne pouvant supporter la vue se mit à crier des cris aigus. Moi, la seule chose qui attira véritablement mon attention, ce fut ELLE. Je l'avais retrouvée et c'est tout ce qui comptait pour moi. Je me précipite vers son corps même si j'entendais l'agent Cortes dire à quelqu'un de me retenir. Je pris Lauren dans mes bras après que quelqu'un ait déposé une couverture chauffante sur son corps maigre et parsemé de coups. Quelques policiers arrivent et la détache grâce à des énormes pinces. Je soulève Lauren et je la prends dans mes bras, Bill me tire sur la manche et il montre ce qu'elle a écrit sur le mur :«Hilfe». Je me rends compte en ce moment à quel point Lauren se sentait mal. Elle criait sans cesse des cris de détresses, des cris déchirant, mais moi je n'ai pas su les entendre et je m'en veux. Je sors de la chambre alors que des policiers s'affairent à replacer des choses dans la pièce pour identifier les preuves du crime. J'en entends un qui appelle le poste de police et qui déclare la nouvelle! Moi pendant ce temps, je marche en direction de la porte où les gars m'attendent et où Hélia se cache derrière Georg pour ne pas voir ce qu'il y a dans la pièce. Après ce que je viens de voir, ce n'est plus dégoûtant, c'est rendue tout simplement écoeurant à un tel point que ça en est inimaginable! Je traverse le couloir avec la gang à mes talons et quand j'arrive ddans la cour de dehors, je constate que quelqu'un a eu le bon sens d'appeler les ambulances car un auto est là et nous attends. Je dépose Lauren sur la civière et embrasse son front. Bill et moi embarquons dans l'ambulance tandis que Gustav nous dit qu'ils vont nous rejoindre à l'hôpital et qu'ils vont se charger d'appeler nos parents. Pendant que la voiture roule...


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Alors, alors, comment trouvez-vous ma suite? Je sais que la longueur est moyenne, mais je me la suis tapée en un coup et à force d'écrire, je finis par m'écoeurer et même si j'aime écrire cette fiction!!! Dites-moi ce que vous en pensez s'il vous plaît!!!
Et je vous donne un indice pour la suite, le mot que Lauren a écrit sur le mur a un rapport!!!
Allez bonne recherche...

Je tenais aussi à m'excuser d'avoir tardé à mettre ma suite, mais comme certaines le savent déjà, j'ai été beaucoup prise ces derniers temps!!! Mais me revoilà. Je sais qu'auparavant je vous avais juré de mettre la suite quotidiennement pendant un laps de temps et qu'en fin de compte je n'avais pas pu tenir ma promesse pour plusieurs raisons, mais cette fois la promesse que je vous fait, c'est d'ESSAYER de la mettre aussi souvent que possible et comme j'ai encore 2 semaines de congés et que lorsque mes cours d'été vont commencé, je ne les auraient qu'en début d'après-midi et le soir, je crois que je serai assez capable de vous mettre des suites assez souvent. Peut-être 4 ou 5 fois par semaine, mais ce n'est pas encore sûre, car les études avant!!!!

Je ne sais pas si vous avez tous finis ou bientôt fini l'école, mais moi je vous souhaite une bonne été quand même!!!!

# Posté le jeudi 15 mai 2008 14:48

Modifié le mardi 16 juin 2009 12:15

Chapitre 22

Chapitre 22
Point de vue de Tom:

Lauren est allongée sur une civière, un tube dans le nez pour l'aider à respirer. Je n'aime pas la voir comme ça. J'ai toujousr vu Lauren comme une batante, je sais qu'elle s'en sortira. C'est obligé!!! Mais cette simple vue me fais tout drôle. Elle parait tout d'un coup si faible, si fragile comme une poupée de procelaine qui serait tombée maintes et maintes fois et à qui on aurait recollé les morceaux. Je la regarde, je détaille son visage qui commençait à guérir, ce visage ou je commençais à voir la beauté et qui maintenant est de nouveaux remplis d'ecchymoses. Je ne sais plus quoi faire pour l'aider et même si je le savais, elle ne voudrait pas de mon aide. Je comprends qu'elle veuille nous protéger, elle n'a plus que nous, mais pour moi, c'est elle que l'on doit protéger! L'ambulance continue de rouler et la sirène n'arrêtes pas de crier en même temps que le véhicule se fraie un chemin sur la route en direction de l'hôpital. En moins d'une semaine, la revoilà qui retourne dans la même bâtisse. Je sers sa main pour m'assurer que tout ira bien, pour qu'elle sache que je suis là. Une pluie d'étoiles tombent de mes yeux,je renifle à chaque fois que j'ose poser un regard sur elle. Cela me fait tellement mal de la voir allongée comme ça, mais en même temps, cela me fait du bien de savoir qu'elle est encore bel et bien en vie. Une couverture recouvre le corps meurtri et nu de Lauren. Un médecin est là avec nous et s'assure que le pouls de Lauren reste stable, il vérifie que tout est correcte et pour ça, je l'en remercierai jamais assez. Je parle parfois à Lauren, je sens le regard de Bill se poser sur le corps inconscient de notre soeur, je sais au plus profond de moi que Bill se sent mal même si les larmes tardent à venir. Seulement, il est tellement déchiré à l'intérieur de lui, il est en quelque sorte sans repère, dérouté et ne sais pas quoi faire, tout comme moi il se sent impuissant face à cette situation, mais je sens que quelque chose s'est brisée en lui. Il est perdu et semble dans son monde. Il s'est renfermé comme il l'a fait auparavant quand nous étions jeunes. Il s'efforce quand même à parler à Lauren avec moi, nous nous remémorons des souvenirs que l'on a partagés tous les trois ces quelques dernières journées comme les jours d'autrefois. À chaque fois qu'un nouveau souvenir vient, un sourire se dessine sur mes lèvres, un sourire de nostalgie. Pourquoi ne pouvons-nous pas revenir en arrière? Pourquoi n'avons -nous pas le pouvoir sur le temps et changer les choses tels qu'ils sont pour en faire quelques choses de merveilleux? Au fond de moi, je sais que n'importe où Lauren sera, près ou loin de moi, je sais que je penserai toujours à elle, c'est obligé! Elle fait partie de moi comme Bill. Jamais je ne pourrais l'oublier et jamais je ne pourrais lui en vouloir, quoi qu'elle fasse, je sais qu'elle le fera pour une bonne raison. Elle est réfléchie, elle est probablement la personne la plus honnête que je ne connaisse et si elle ne veut pas dire quelque chose, elle ne mentira pas, elle ne se cachera, elle dira tout simplement rien! Je lui fais confiance et je ferai tout pour elle quoi qu'il en coûte au nom de mon amour pour elle. Je l'aime de trop cet être, pas un amour comme on retrouve dans un couple d'amoureux, ce sentiment est encore plus fort, plus concret, aussi fort et aussi étroit que l'amour que l'on peut porter pour une personne qui nous est chère qu'importe ce qu'elle peut représenter pour nous. Lauren est pour moi comme un phoenix, bien qu'elle ne soit pas morte, elle a su traversé tant d'épreuves, elle a su rester debout malgré toutes les embûches que son père lui posaient, elle a su renaître à sa façon. Et elle est encore là et son âme brille comme jamais elle n'a brillé, elle brille de mille feux. Son aura éclate sous la pression d'une puissance émanant de son corps. Oh oui, Lauren est pour moi un modèle à suivre, et en très peu de temps, je lui ai vouée un très grand respect. Il n'est pas difficile de me comprendre quand on connaît Lauren. Je me demande comment elle fait encore aujourd'hui pour continuer à se tenir sur ses pieds, comment elle fait pour vouloir donner une deuxième chance au genre humain alors qu'un individu de nos rangs lui a fait tellement de mal, a voulu la briser, elle, un être si pure!!!???? Comment? Seule elle peut répondre, seule elle. Je caresse sa main droite avec mon pouce et je sens que même si son corps de perçoit pas mes mouvements réguliers, je sais que cela à un impact bénéfique sur elle. Au plus profond d'elle, où qu'elle soit en ce moment, dans l'abîme ou sur les nuages, je sais qu'elle pense à nous, je sais qu'elle ne nous abandonnerais jamais, jamais sans s'être battue avant. Lauren ne nous lâchera jamais et ne se rendera jamais même si ça lui coûte sa vie! Lauren est pour moi tout ce que le monde peut nous offrir et tout ce qu'il nous promet. L'espoir de pouvoir faire régner la paix. Elle sera toujours là et cela même si tu la déteste, elle sera toujours là pour son prochain. Son coeur est si blanc comme neige, si rouge comme la passion et si bleu comme le ciel. Qui aurait idée de vouloir détruire une source de bonté? Seule une âme déjà détruite et sale. Son père en l'occurence. J'aimerai tellement qu'elle pose un regard sur moi, parce que dans son regard je vois, oui la douleur, l'incertitude, la frayeur et tout mais je vois aussi qu'elle m'aime beaucoup et sincèrement, je vois ses yeux qui pétillemt à chaque merveilles ou à chaque nouvelle occasion qu'on lui présente. Elle est émerveillée par ce monde dans lequel Bill et moi vivons, dans lequel tout nous paraît si simple. J'aimerai seulement un instant sentir ses yeux posés sur moi et ressentir qu'elle sera toujours à nos côtés comme nous on l'est pour elle. Sa main devient glacée, je sens la vie la quitter, je la sens loin de moi, je me sens paniqué et si faible. Impuissant vis-à-vis ce qui l'attend. J'ai crains de ne pouvoir la protéger et voilà que cela se produit. Je supplie le médecin de faire quelque chose, je le supplie au nom de mon amour pour elle, je le supplie de me la ramener, parce que même si j'ai Bill, Andréas et tout les autres, en ce moment, je ne veux qu'elle et je ne sais pas ce que je ferais sans elle à mes côtés. Qu'est-ce que je ferais? Je pourrais tout faire sans jamais trouver un moindre sens à ce je fais.

Point de vue de Bill:

Je ne peux croire en ce que j'ai vu, en ce qu'il arrive. Cette vision...inoubliable! Comment a-t-on pu?Comment est-ce possible? Je me sens dépassé et Lauren qui gisait là, enchaînée et immobile comme un vulgaire pantin jeté par là dans un excès de dégoût...et ce corps attaché au plafond, ce corps sans vie, ce corps qui se vidait de son sang, suspendu comme une carcasse quelconque. J'angoisse de plus en plus, j'ai l'impression que le monde de Lauren veut nous rattraper sans pitié et sans détour, je le sens qui se presse derrière moi, à chaque tournant de mes journées, je ressens son omniprésence et cela m'effraie. Et maintenant, là, sous mon regard inquiet, se tient ma soeur entre la vie et la mort, se tient une forme, sinon LA forme la plus pure de notre genre humain. Les yeux me picotent, me chauffent à la seule pensée que je la perdrerai peut-être encore une fois et cette fois-ci de manière définitive. Quand est-ce que nous pourrions nous réveiller? À quelques centimètres de moi, est couchée l'Espoir du monde, traversant une période de sa vie la plus incertaine, mais je sais que la mort pour elle ne représente pour elle qu'un passage que tout le monde devra un jour ou l'autre emprunter. Pour elle, ce n'est, un peu, comme la pièce d'à côté. Présence toujours présente, mais invisible. La mort ne l'effraie point et sa fin lui importe peu. Elle ressent tout, douleur comme joie! Le sacrifice pour elle est tout naturel et cela dans n'importe quelles conditions que se soient tant que cela sert une bonne cause. Non, rien ne l'effraie hormis une chose: la solitude! Elle ne craint pas en tant que tel de traverser cette frontière de la vie, mais plutôt le fait de nous perdre et de se sentir délaissée! Si elle, elle ne craint pas cela, pour moi l'idée en est aberrante. Que ferais-je sans elle? Que serait ma vie après sans sa présence?Elle représente tellement pour moi, tellement de choses. Pour son âge si précoce, elle a plus de vécu que quiconque. Elle représente à la fois tout ce que j'espère être et tout que je ne serai probablement jamais...sans elle. Seule elle peut me refaire voir la lumière, après ce que j'ai vu. Elle est un modèle, un idéale. Si ça ne serait que de moi, je la vénèrerai ! Elle est si optimiste aors que jusqu'à maintenant tout se retournait contre elle. Comment fait-elle pour nous regarder en face, nous, enfants du mal et du bien? Lauren est tellement au-dessus de tout ça. Elle a tellement donné et peu reçu, alors pourquoi persiste-t-elle à croire en nous? Qu'est-ce qui anime une âme si pure? Le saura-t-on jamais un jour au moins? J'ai tellement honte de nous, tellement. Je me demande même si nous méritons la vie et à chaque fois que je réponds à cette question, le résultatt ne me satisfait jamais. La seule à pouvoir me le dire véritablement et que je pourrais croire: c'est elle!
Plongé dans mes pensées noires, je ne remarque pas que j'ai pris la main gauche de Lauren et que je la serre tellement fort que l'on pourrait presque croire que je la retiens de s'enfuir, de partir sans moi. D'un mouvement circuaire, j'active mes doigts sur sa main comme si j'espèrais que ce geste la ferait revenir.
Et dire que maman va être prévenue de ce qui lui est arrivée. Aucun de nous n'a su la protéger, aucun de nous. Je me sens si coupable, si indigne de la mission que je me suis donné. Je me sens si petit, si inutile, j'ai l'impression que sans moi, la vie de Lauren de changerait pas même si je sais que c'est faux! Pourtant je ne peux m'empêcher de croire en une telle chose, en une telle idée.
Je suis ailleurs, dans ma tête, sur la lune. L'ambulance roule à une telle vitesse, je suis brassé de partout, mais je ne m'en préoccupe guère. transporté ailleurs, je n'attends qu'un chose: que l'espoir renaîsse. Perdu, préoccupé par autre chose, je ne remarque pas que Tom me regarde en se demandant ce à quoi je pense. Pour le moment je me fous de savoir qui a bien pu maltraiter Lauren à ce point ou de savoir qui a tué cet homme, tout ce que je veux, c'est qu'elle me revienne.


Éllipse temporelle:
Point de vue de Lauren
:

Mais c'est quoi ce bordel? Il parle de quoi là? Pourquoi j'entends mal? Qu'est-ce qui m'est arrivée bon sang? Pourquoi je ne peux pas ouvrir mes yeux? Ils me semblent si lourds, impossible de les bouger d'un cil. Et mon corps, je ne le sens pas, mes jambes, mes bras, mon torse, tout reste immobile alors que je n'arrête pas de faire des efforts surhumains, mais ça ne donne rien. Pourquoi? Et ce mal de tête, quelle horreur! J'espère que je pourrai me réveiller bientôt du moins! Je me sens perdue sans mes sens! Pourtant je sens leur présence, je sais qu'ils sont là pour moi, je sais qu'ils ne m'en veulent pas du moins,ils ne me comprennent pas et j'accepte cela. C'est vrai que j'aurai pu perdre la vie, mais j'aurai tout fait, tout donné pour qu'il y ait une chance qu'on ne les touche pas, qu'on ne leur fasse rien et qu'on les laisse tranquil. J'ai connu ce monde de misère et je ne souhaite à personne de vivre cela et même à mon pire ennemi. Je sais que je suis inconsciente, et étrangement, je n'ai pas peur...si je dois mourir, je me dirais que j'aurais tout fait pour les sauver, je ne regretterai rien. Si je pense, si j'en suis encore capable, ce n'est que mon subconscient qui veut se livrer une dernière fois. J'aimerai quand même leur dire à quel point je les aime, je sais au plus profonde de moi qu'ils le savent déjà, mais c'est un peu comme une incertitude que j'ai en moi, il faut absolument que je leur dise. Je ne veux pas voir pour la dernière fois, ce néant vide et noir, je veux voir un visage familier qui saurait me réconforter avant que je passe de l'autre côté. Est-ce trop demander pour tout ce que j'ai enduré? Je sens quelqu'un me prendre la main, mas je ne peux lui dire à quel point un tel contact m'avait manquée, à quel point, qui que ce soit, à quel point je suis contente que cette personne soit à mes côtés. J'espère de tout coeur qu'elle le sait. La personne me parle, mais je ne comprends pas grand chose, quelques phrases tout au plus! Mais au fur et à mesure qu'elle parle, je sens une deuxième présence et une troisième et une quatrième...une cinquière et une sixième et une septième et une huitième. Huit personnes sont là pour moi, je suis tellement heureuse. J'ai l'impression de me sentir bien, de sentir enfin une larme couler...je sens...je recouvre mes sensations. Je me porte déjà mieux, j'ai l'impression, Je commence à remuer mes doigts, et mes paupières, je penche la tête de côté et j'essaie de faire également bouger mes lèvres, mais cette étape s'avère plus diffcile pour une raison que j'ignore...

Point de vue de Bill:

Je décide de me lever de mon siège et de venir prendre la main de Lauren. Elle me manque déjà beaucoup, c'est fou comme un petit bout de femme comme elle était capable de déplacer de l'air. Elle ne laissait personne indifférent et même si elle était toujours sur ses gardes, ce n'est pas pour autant qu'elle se préoccuppait de se que les autres pouvaient bien penser d'elle. Elle se savait différente et tout au fond d'elle, elle s'acceptait même si les premiers jours n'ont pas été faciles, je dois l'avouer.
Les médecins sont venus il y a quelques instants, ils nous ont dit qu'elle pouvait nous entendre et qu'ils espéraient sincèrement pour nous qu'elle se rétablisse bientôt, mais que la de là où elle est, ce n'est pas facile, vraiment loin de l'être. Au fond de moi, je ne sais pas si les médecins étaient aussi sincères qu'ils le prétendaient puisque notre image joue pour nous. On nous souhaite le meilleur pour nous tous simplement parce que l'on nous prend pour des stars, mais depuis qu'elle est revenue dans notre vie, je me sens plus modeste qu'avant. Je peux dire qu'elle est arrivée juste à temps avant que notre tête explose tellement nous étions narcissique, et moi en particulier. Tom essyait tant bien que mal de me refaire descendre sur terre, mais de se faire dire ça par mon frère alors que lui aussi est tout autant adulé que moi, il m'était dur de le croire et Lauren a réussi à me le faire comprendre par sa simplicité. Avec tout ce qui lui est arrivée, je comprends un peu mieux chaque jour à quel point notre monde est injuste et à quel point nous sommes manipulés de partout. J'avais vraiment envie de m'occuper d'elle, de ce petit être innocent et farouche à la fois, elle n'était pas dans son monde et j'ai dû apprendre à lui faire gagner ma confiance, c'était dure pour elle, et je me rends compte un peu mieux la grandeur de son malaise, et je suis sûr qu'il est encore plus grand que je ne le crois. J'ai le sentiment qu'elle se sent encore seule parmi cette foule, parmi nous. Elle ne se sent pas tout à fait appartenir à une famille, elle ne sait pas où se ratacher parce qu'elle a peur pour elle, mais encore plus pour nous. Un jour, sa bonté la perdera, mais ce qui me déchire encore plus, c'est que je sais que sans s'en foutre, elle se sacrifie et elle en a conscience, c'est voulu!!!
Je vais essayer de lui parler, si elle doit partir, j'espère qu'elle m'entendra lui dire à quel point je tiens à elle. Je tire un fauteuil à côté de son lit, et je m'assis dessus. Je tourne mon corps vers elle et joins ma main dans la sienne. J'exerce une pression pour qu'elle sente une présence à côté d'elle. Je suis à ses côtés et j'espère sincèrment qu'elle le sait et qu'elle m'entendra. Je souhaite qu'elle se rétablisse, que sur ce visage pâle, se dessine le sourire que j'aime tant et qui me fait savoir qu'elle tient à moi et qu'elle a confiance en moi. Celui qui me dit qu'elle est heureuse avec nous et que jamais elle nous oubliera. Celui même qui ensoleille ma journée dès les premières minutes que je la vois. Sans elle, ces derniers temps, je me sentais mal, j'avais perdu mon soleil sans savoir si un jour je le retouverais comme je me l'étais promis. J'étais plongé les poings et pieds liés dans l'incertitude et tout pour moi était noir.
Pendant que je lui parle, je sens Georg et Gustav entrer dans la pièce et venir près de moi. Georg, bien qu'il soit plus proche de Tom que moi, pose une main réconfortante sur mon épaule et:


Georg: On est avec vous, tu le sais n'est-ce pas?
Bill: Oui et merci d'être venu. Même si vous ne connaissez Lauren que depuis quelques temps et que vous ne l'avez vu qu'une fois, je suis sûr qu'elle vous en est reconnaissante. Je sais qu'elle n'aurait pas voulu me voir me morfondre, elle aurait voulu que je m'amuse, mais je ne peux pas, c'est au-dessus de mes forces. C'est trop dur Georg.

Je commences à pleurer et Georg vient me prendre dans ses bras. Je continue sur son épaule, effondré, c'est le moins que l'on puisse dire. Il me serre fort contre lui tout en me carressant le dos. Gustav est plus en retrait, mais je vois bien qu'il a pris la main de Lauren. En effet, dès que j'ai commencé à leur parler de Lauren, Gustav s'est tout de suite pris de sympathie pour elle, peut-être parce qu'ils ont le même caractère réfléchie. Il est donc là, assis tout près d'elle et ne parle pas, il ne fait que la regarder avec un air triste. C'est vrai qu'elle est pas mal amochée. Qui, à cette vue, n'aurait pas pitié d'elle? Je suis toujours dans les bras de Georg et il continue de me réconforter, mes sanglots commencent à diminuer et je me calme peu à peu.

Bill: Merci Georg, je ne sais pas quoi dire...
Georg: Oh tu sais, c'est tout à fait normal. Je suis comme ça, parfait!

Je souris à l'entente de cette phrase, pourtant si simple, mais en même temps si réconfortante. De le voir si sûr de lui m'aide à me sentir mieux.

Georg: Et voilà le sourire que j'espèrais voir. Tu sais que tu es plus beau quand tu souris, me dit-il en riant.
Bill: Je sais, mais ces temps-ci j'en avait pas trop l'envie, tu comprends?
Georg: Tout à fait. Elle est partie alors que tu l'aimes. Tu t'es inquiété parce que tu sais qu'elle n'est pas encore à l'aise, seule dans cette univers. Tu as mal en constatant son départ, mais encore plus quand tu t'es apperçue que toi tu avais eu une vie simple alors qu'elle, elle en avait arraché et je crois aussi que tu t'en veux d'en avoir profité, alors qu'une amie d'enfance que tu n'avais pas vu depuis longtemps, subissait des maltraitements alors que toi, pendant ce temps tu étais sur scène, en entrevue, dans de grand hôtels et tout. Tu t'es senti injuste envers elle. Tu te dis qu'elle, elle mérite ce que tu as, beaucoup plus que toi. Mais je vais te dire une chose, tu ne le savais pas et je suis sûr qu'elle ne t'en veux pas. Je suis certain qu'au fond de son trou, elle espérait seulement que pour vous ça aille puisque pour elle c'était l'enfer. Il ne faut pas t'en vouloir, comme tu l'as dit tantôt, elle aurait voulu que tu profites de chaque instants parce qu'à preuve du contraire, elle est vraiment la seule dans ceux que nous connaissons qui sache exactement l'importance de la vie. Elle sait que le temps passe à tout allure et que la vie s'écoule comme un sablier qui n'attends qu'à être rendu jusqu'à la fin.
Bill: Je sais, mais je ne peux me faire à cette idée. Si j'avais su, j'aurais pu essayer de savoir, si je ne m'étais pas enfermé dans mon monde et dans mon luxe, peut-être que...
Georg: Non Bill, non, tu ne pouvais pas le savoir. Arrêtes de t'en vouloir pour des choses que tu n'as pas fait. Je sais que derrière cette image que tu te donnes, il y a un être sensible et tu le démontres bien avec Lauren. Je sais que si tu avais su, tu aurais tout fais, c'est indéniable, c'est pourquoi elle ne t'en voudras pas à mon avis.
Bill: Oui, tu as sans doute raison.
Georg: Sûr que j'ai raison, voyons!!!

Je ris devant cette réplique. Georg est un peu comme notre grand frère à tous. Alors que je rie encore, j'entends des pas venir dans notre direction. Je me retourne et je peux voir dans le cadre de porte, Hélia et Andréas accompagné de Tom. Tout les deux semblent sur le choc, Hélia avance un peu vers Lauren en ne sachant pas trop quoi faire. Elle est inquiète et ça se voit. D'un pas lent mais résolu, elle avance encore pour finir par être à ses côtés. Elle commence à pleurer à la seule vue de son amie, allongée dans un lit d'hôpital dans un état pitoyable. Des bleux parsèment le visage et le corps de ma soeur et quelques échorchures par-ci, par-là. Mais c'est surtout son énorme pansement qu'elle a sur son bras frêle qui fait réagir Hélia. Sans se faire prier, elle pleure en parlant à Lauren. Elle la supplie de ne pas se laisser aller, elle lui dit qu'elle a encore besoin d'elle, que l'on a tous besoin d'elle. Elle lui sert la main tout en lui chuchotant des mots incompréhensibles, mais juste à voir son visage, on peut constater qu'elle est plus que bouleversée et que dans ses propos, quoi qu'ils soient, sont sincères et qu'ils ne viennent pas de son coeur, non. Ils viennent d'ailleurs, ils proviennent de son âme. Hélia n'est rien sans Lauren et je crois que d'une certaine façon c'est réciproque. Hélia a toujours été seule, elle a toujours été celle que tout le monde se moquait sans cesse, c'était la fille intelligente et cultivée, gosse de riche que tout le monde tappait et Tom et moi, ne faisions rien en particulier pour l'aider, trop préoccupés par notre vie. Que le monde peut nous rendre égoïstes parfois! Et je me sens mal, juste à penser que moi non plus, je n'ai pas fait exception à la règle, que je me suis laissé emporter comme tous les autres avant et comme tous les autre qui viendront. Pendant qu'un spectacle déchirant se passe sous nos yeux, Andréas s'avance vers nous.

Andréas: J'espère sincèrement qu'elle nous reviendra. Tu sais, même si je ne suis pas aussi proche d'elle que Tom, toi ou Hélia, elle me manque énormément. Elle semblait à la fois émerveillée et appeurée par ce monde extérieur. Elle semblait avide de tout voir, de tout connaître, on aurait dit un enfant devant un magasin de bonbons ou de jouets.
Bill: Justement, elle a perdu son adolescence et son enfance n'était qu'un amas de mensonges. Elle ne connait rien, j'ai l'impression que je me dois de la protéger, mais je ne sais pas comment et surtout, elle n'a jamais été, d'aussi loin que je me souvienne, une fille qui accepte vraiment l'aide des autres. Elle voulait être responsable, elle croyait être un fardeau pour nous.
Andréas: Tu sais, je crois qu'il y a une partie d'elle qui a toujours peur de nous. Pas dans le sens où elle a peur qu'on lui fasse du mal physiquement, mais je crois qu'elle a peur de donner sa confiance en quelqu'un et d'être déçue par la suite. Elle a peur de vous perdre comme elle a perdu sa mère et comme elle a perdu le père qu'elle coyait avoir. Elle a peur que tout soit qu'un mirage.
Bill: Oui, je n'avais jamais vu cet aspect.
Andréas: Non, parce qu'elle s'efforce tout le temps de le cacher. Elle se sent perdue peut-être? Tu sais, je ne sais pas à quel point cela a pu être horible pour elle, et je pense que je ne le saurai jamais. Lauren est un être fragile, généreuse, peut-être trop. Elle veut sans doute se rattrapper envers les gens pour les actes horribles que son père a commis. Si elle veut une chose, elle fera tout pour l'avoir mais de manière honnête.
Bill: Oui, mais ce que je ne saisis pas, c'est que ça serait elle qui ferait tout ça, qui se démènerait pour des choses que son père qui a commis?
Andréas: Honnêtement, je le pense oui. C'est un peu comme si tu te disais que tu ferais exactement la même chose pour un d'entre nous. Elle pense sûrement que le comportement de son père est en partie de sa faute.
Bill: Mais tout le monde sait bien que non!
Andréas: C'est pour ça que tu crois qu'il en a qui la déteste et qui parle de lui faire subir les pire sévices. Bill, tout le monde n'est pas du même avis et Lauren le sait.
Bill: Oui, mais elle s'en fou de ce que les gens pense, non?
Andréas: Oui, mais imagine-toi vivre dans un monde où tu te sens étouffé, où tu te sens épié et menacé. Elle ressent tout cela, dans ces moments-là, la question n'est plus de savoir si tu te préoccupes de ce que les autres pensent, mais bien si tu vas arriver à survivre avec toute cette haine. Elle essaie donc de montrer au monde qu'elle n'est pas la fille qu'ils pensent qu'elle est. Elle veut démentir ces rumeurs comme de quoi elle serait une meurtrière!
Bill: Mais, elle l'est.
Andréas: Oui, elle l'est malheureusement, mais c'est loin d'être sa faute. Vivre constament avec un fou ne pouvait pas faire autre chose que de lui faire un ménage de cerveau. Elle a eu des troubles psychologiques. Si elle n'avait pas eu une part d'humanité, si elle était une vraie meurtrière, pure et dure, pourquoi se serait-elle enfuie? Elle aurait plutôt pris goût à cette vie, non? Et pour l'instant, tout ce que l'on sait c'est qu'elle a vu une vidéo d'elle pendant l'acte, pour ce que l'on sait de son père, tout cela pourrait être de la foutaise et personnellement, son père est tellement dérangé que cela ne me surprendrais même pas!
Bill: Merci de la défendre, peu de personnes l'auraient fait, je crois.
Andréas: Je le fais parce que contrairement aux autres, je me suis donné la peine de la connaître vraiment et que je sais qu'elle n'aurait jamais fait cela dans son état normal. Contrairement à ce que peuvent dire les gens, j'ai confiance en Lauren, j'ai confiance en elle, je sais qu'elle est bien et qu'elle ira loin, c'est une battante, elle ne se laissera pas faire. Tu la connais aussi bien que moi et sinon plus encore, elle n'est pas le genre de fille à ce faire piétiner dessus, sinon ça ferait longtemps qu'elle serait à terre et pourtant elle se tient toujours debout, parce qu'elle a un fond pur et qu'elle laisse sans cesse des deuxièmes chances à tout le monde. Je suis même presque persuadé que si on lui disait que son père va être suivi par un psychologue en prison, elle nous dirait que ça lui fera du bien de faire le point et que peut-être se rendra-t-il compte de tous les dégâts qu'il a fait et qu'après il deviendra quelqu'un de bien. Lauren, comme nous la connaissons, est quelqu'un qui voit la moindre parcelle de bonté en chacun de nous, même en ceux que nous savons, irrécupérables.
Bill: Je sais et merci d'être venu.
Andréas: De rien, je sais que vous avez besoin d'être soutenus et puis Lauren est aussi mon amie. C'est une fille géniale qui ne mérite pas ce qui lui arrive et je veux être avec elle si jamais elle...
Bill: Ne dis pas ça, elle ne partira pas!
Andréas: Bill, reste ouvert, si tu te refermes comme ça et que cela se produit malgré tout, tu t'en voudras encore plus, tu te feras encore plus de mal. Ne rejettes pas cette possibilié puisque c'est dans ces moments-là que les gens se rendent compte à quel point on tient à eux. Même si elle ne t'entends pas, dis-lui tout ce que tu as sur le coeur, tu te sentiras beaucoup mieux après et puis tu ne t'en voudras pas de ne pas lui avoir dit que tu l'aimais.

Pendant que Andréas et moi continuons de parler, la résonnance des pas dans le couloir nous indique que d'autres personnes arrivent: Tout d'un coup, tout le monde se tait et tourne le regard vers le porte où on voit surgir Sylvie et Gordon quelques instants après. Maman a l'air d'être énormément fatiguée et tendue tandis que Gordon a le regard dans le vide. Nous sommes dans le vide et inconsciemment, nous nous plaçons tous autour du lit de Lauren en rond. 3 de chaques côtés et 2 au bout. Nous regardons ce petit ange que je refuse qui passe. Des larmes coulent sur les joues de tous les membres. Je continue de fixer Lauren, lorsque je sens une pression dans ma main. Je descend mon regard sur nos mains entrelacées et je vois ces doigts qui bougent. Je ne peux le croire, un sourire se dessine sur mes lèvres et je lui dit merci.

Bill: Hé tout le monde, elle a bougé.
Tout le monde lève la tête: Quoi!?
Bill: Oui, ses doigts ont bougés et elle m'a serrré un peu la main.

Tout le monde a un énorme soulagement et on continue tous de la regarder jusqu'à temps que l'on appercoît cette fois, ces paupières qui bougent suivis de sa tête qui penche sur le côté et que l'on s'apperçoive qu'elle essaie de remuer ses lèvres, sans succès.
Je me baisse à la hauteur de son visage et je lui dit:


Bill: Merci Lauren, merci. Mais maintenant que l'on sait que tu vas mieux, tu peux te reposer.

Je pense qu'elle m'a compris parce qu'elle a arrêté et qu'elle a relâché tous ses muscles.

# Posté le mardi 27 mai 2008 11:53

Modifié le mardi 16 juin 2009 12:51

Chapitre 23

Chapitre 23
Point de vue de Lauren:

Je me suis réveillée...en tout cas, je le pense. Je vois tout noir encore, mais je sens beaucoup mieux. Je suis sûre que mon corps est encore brisé. Cela ne me surprendrait guère, pour être honnête et je dois dire que je m'en fou un peu. Ce n'est pas cela qui va me faire mourir et je crois que ce n'est qu'une enveloppe corporelle, rien d'autre! J'essaie de m'étirer ou de bouger, mais je me rappelle soudain que je suis en quelque sorte paralysée. À seule cette pensée, je me sens triste un peu, si c'est pour toujours rester comme cela, je préfère mourir maintenant! Mais bon, je crois qu'il ne faut pas que je me dise de telles choses, mes amis et ma famille ont besoin de moi, peut importe dans quel état je suis, il faut que je sois là pour eux! Je sens du mouvement tout autour de moi, nous sommes probablement le matin et tout le monde est réveillé, à moins que l'on ne soit la nuit, je ne sais pas. Je ne sais plus, je n'ai plus la notion du temps, mais tant qu'ils sont là, je m'en fou.

Soudain, j'ai le pressentiment qu'il y a des personnes qui entrent dans la pièce. Je ne sais pas exactement qui jusqu'à temps que je perçoive les voix. Je les entends mal et seulement quelques bribes me parviennent distinctement jusqu'à moi :


Inconnu 1: ...gravement blessée...peu de chance qu'elle se rétablisse à cent pour cent...est dans un profond...gardons bon espoir ...résultats s'annoncent prometteurs par contre...ne sait pas combien de temps...dès qu'elle se réveille...si sa santé est instable.
Inconnu 2 : ...se souviendra...
Inconnu 1 : ...pas...pas.
Inconnu 3 : Nous...elle.
Inconnu 1 : Bien....mais...quel point...
Inconnu 4 : Va-t-elle...roulante...?
Inconnu 1 : On espère...peut pas...définitivement...mieux...
Inconnu 2 : ...beau...teur.
Inconnu 1 : ...prie.

C'est tout ce que je réussi à entendre de ce qu'il dise. Alors, moi je me sens un peu soulagée, parce qu'hier ou il y a quelques heures, je ne pouvais simplement sentir que la présence des gens, mais maintenant que je peux un tant soit peu les entendre, je me sens un peu revigorée. J'aurai envie de sourire, mais je n'y parviens pas, mais je ne m'inquiète pas pour ça, puisque je sais que j'ai déjà réussi à bouger un peu mes membres!

Point de vue de Tom :

On est arrivé à l'hôpital il y a environ sept heures et depuis que Lauren est sortie de la salle d'opération, je suis là, à ses côtés avec Bill, Georg, Gustav, Andréas et Hélia. Maman et Gordon sont arrivés peu de temps après nous. Elle était à la fois soulagée de revoir Lauren et inquiète de son état de santé, de la retrouver comme cela. Pour l'instant, elle est partie se chercher un café, je crois qu'elle en a de besoin pour survivre en quelque sorte. Cela doit être terrible de perdre sa fille et de la retrouver avec un corps brisé, allongé, incertain de savoir ce qu'il ladviendra par après. Bill est assis en face de moi. Depuis les conversations qu'il a eut avec les autres, il s'est tu et refuse de parler. Il est assis dans un des fauteuils et regarde le paysage par la fenêtre à côté du lit de Lauren. Je m'inquiète pour lui, d'habitude j'arrive à savoir ce à quoi il pense ou ses sentiments, mais pas là, je ne sais pas ce qu'il se passe, mais j'en suis incapable. Bien sûr, parfois cela m'arrivait, mais à chaque fois, ce n'était jamais bon signe et j'avais pour la plupart du temps, raison. Mais pour l'instant, j'ai l'impression qu'il a érigé une sorte de barrière ou de mur entre nous que je ne peux franchir, pourtant j'essaie tout de même, mais rien n'y fait!

J'entends des pas dans le couloir qui se dirige vers nous, inconsciemment, je lève les yeux et j'aperçois maman dans le cadre de porte.


Tom : Gordon n'est plus là?
Sylvie : Il est parti s'occuper des factures d'hospitalisation.
Tom : Ok.

Après ces quelques mots échangés, le silence retombe sur nous. Je pose un instant le regard sur Lauren en priant bien fort pour qu'elle s'en remette au plus vite. Parfois, je regarde Bill qui a commencé à jouer avec ses cheveux, signe d'un grand stress incontrôlable pour finalement me retourner vers maman. Je commence à être impatient, les médecins nous ont dit qu'ils nous donneraient des nouvelles bientôt. Cela fait exactement 4 heures et 5 minutes que j'attends et aucun d'entre eux n'est encore venu nous voir. Je sens que ma patience est à bout et que j'ai de la difficulté à me contenir face à l'incompétence de ce centre. On aurait dû aller dans un hôpital privée...je le savais. Enfin bref, maintenant il est trop tard. J'attends encore quelques instants par respect pour ma s½ur «mourante» et dix minutes plus tard débarque, en sarreau blanc, tenant dans ces mains des feuilles, le docteur Uwe Rächtsen.

Dr. Uwe : Malheureusement madame, votre fille est gravement blessée et dans un état de faiblesse. Les résultats des analyses prouvent qu'il y a peu de chance qu'elle se rétablisse à cent pour cent, le pourcentage est de l'ordre environnant les 90 %. Pour l'instant, ses signes vitaux sont tous correctes et stables, mais elle est dans un profond coma. L'équipe médicale s'occupant de Lauren, incluant moi, gardons bon espoir d'un rétablissement prochain. Les résultats s'annoncent prometteurs par contre son apport nutrititionnel faible des derniers jours joue contre elle et rendra le tout plus difficile. Comme je l'ai mentionné plus tôt, elle est dans un coma profond par conséquent, je ne sais pas combien de temps cela va durer. Elle peut tout aussi bien se réveiller d'une minute à l'autre, comme elle peut seulement en sortir demain, la semaine prochaine ou dans des mois. Ceci reste de l'ordre de l'incertain. Si elle se réveille pendant que vous êtes là, prévenez-nous dans le cas contraire, nous vous appellerons dès qu'elle sera de nouveau parmi nous! Ensuite nous le ferons faire une batterie de tests pour vérifier son bilan de santé et nous serons en mesure de dire si celui-ci est instable ou non.
Sylvie : Est-ce qu'elle se souviendra de ce qui lui est arrivée?
Dr. Uwe : Nous ne le savons pas parce que les ressources utilisées ne nous le permettent pas.

Bill se lève de sa place et s'approche de nous tout d'un coup intéressé par ce que le médecin nous dit sur Lauren alors que les autres écoutent de leur place.

Bill : Nous entend-t-elle?
Dr. Uwe : Bien sûr! mais nous ignorons à quel point par contre.
Tom : Va-t-elle être obligée de se déplacer en chaise roulante les premiers jours?
Dr. Uwe : On espère que non, mais oui ça se peut. On ne peut pas le dire définitivement puisque cela se pourrait qu'elle récupère plus vite et qu'à sa sortie d'hôpital, elle se sente assez mieux pour ne pas avoir de besoin.
Sylvie : Merci beaucoup docteur, dit-elle en lui serrant la main d'une poignée franche.
Dr. Uwe : Je vous en prie.

Le docteur nous laisse et va sûrement rejoindre d'autres personnes comme nous qui vivaient dans l'incertitude, l'angoisse et le stress il y a quelques instants. Je retourne m'asseoir près de ma s½ur, satisfait de ce que le médecin nous a dit. Je me sens plus léger depuis et il me tarde de la voir ouvrir ses yeux.

Ellipse temporelle :
Point de vue de Bill :


Je sens que quelqu'un me caresse les cheveux. J'ouvre grand mes yeux et m'habitue à la clarté de la chambre pour finalement tourner ma tête vers Lauren qui me regarde d'un air bienveillant tout en me faisant un sourire que je lui rend avant de me recoller contre elle et de l'enlacer à mon tour.

Bill : Tu m'as fait peur, lui dis-je d'une petite voix.
Lauren : Je le sais, me répond-t-elle, triste.
Bill : Maintenant, tu vas rester avec nous, n'est-ce pas?

Lauren ne me répond pas, elle semble penser. Elle a le don de m'inquiéter d'avantage avec ses silences alors que je pense que je ne peux l'être plus! Je ne peux le supporter car tout comme avec Tom, je vis avec Lauren une véritable osmose, je la sens. Je peux ressentir tous ses sentiments juste en étant près d'elle ; quand elle va mal, moi aussi et quand elle va bien, je sens une chaleur sur mon c½ur. Je donnerais tout pour voir un sourire de Lauren. Dans ma vie, je dirais que c'est elle qui régit mes sentiments. Plus jamais elle ne partira, c'est ce que je souhaite sinon j'en mourrai, je le sens!

Bill : Lauren?
Lauren : Mmmhhh?
Bill : Promet-le moi! ajoutais-je sur un ton suppliant.
Lauren : Bill, tu peux tout me demander, mais pas ça. Je ne te mentirai pas en prétendant que cette fois-ci je ne pars pas! Seules les circonstances à venir pencheront la balance. Mais si ce n'était que de moi, je ne serais même jamais partie, mais comprend que je l'ai fais pour votre bonheur, pour empêcher que l'on s'approche de vous comme on s'approche de moi, même si au bout du compte cela n'a pas fonctionné. Je saisirai toutes les chances pour vous protéger et tu le sais. Vous êtes ma seule famille, il est normal que je veuille qu'il ne vous arrive rien et dans la situation où nous sommes, je suis la mieux placée pour éviter la souffrance.
Bill : Je le sais, mais je ne veux pas te perdre encore.
Lauren : Tu sais théoriquement, jamais tu ne me perdras! Certes, je ne serai plus là, mais tant qu'il y aura des sentiments réciproques entre nous, une partie de moi sera à toi, et puis entre nous, jamais je ne vous oublierai, même lors de mon dernier souffle, je penserai à vous...à tout ce que je quitte.
Bill : Ne dis pas ça comme ça Lauren, tu ne vas pas mourir!
Lauren : Ah oui? Tu es en mesure de me le me promettre? J'ai assez de cran et de respect pour vous pour ne pas nier l'évidence, Bill. L'avenir est une carte routière avec des chemins incertains. Qui nous dit ce que demain sera fait? Je ne fais que me préparer psychologiquement à une éventualité, je ne regretterai pas de ne pas vous avoir dit à quel point je vous aimais et que c'est justement par amour que je me suis sacrifiée. Bill? Tu sais, il ne fait pas avoir peur de la mort, Nous sommes peut-être vivants, mais nous sommes emprisonnés d'un amas d'os et de chair et nous sommes sans cesse régit par des lois tandis que la mort n'est seulement que le remède à tes mots. Elle te permet d'accéder à un niveau philosophique supérieur et a pour avantage de te rendre libre. Tu vois, quand nous mourrons, nous nous libérons des chaînes, nous nous échappons de notre cage. Notre passage sur terre est infiniment court par rapport au chemin spirituel qui nous attend après. La mort n'est qu'une étape, elle ne fait pas mal, ce qui vient avant peut l'être! Tu deviens un esprit libre, tu ne connais ni douleur, ni sentiments, tu ne crains ni le temps ni le changement. Ce nouvel état est la forme la plus pure que tu puisses prendre. Si ma fin venait à arriver prématurément, mon seul regret serait de ne pas avoir pu rester plus longtemps avec vous, mais à la fin, peu importe puisque de toute manière, nous nous retrouverons et moi en attendant que nous veniez me rejoindre, je continuerai de veiller sur vous. La mort n'est pas une fatalité en soi, elle nous permet de renaître plus sensée, plus raisonnables sous une autre forme. Grâce à elle, des personnes se rapprochent et se soutiennent mutuellement. Elle fait appel à nos sentiments. Elle n'est pas mauvaise, au contraire, c'est la meilleure chose qui puisse nous arriver.
Bill : Ah oui! Et les suicidés, eux?
Lauren : Derrière chaque conséquence, se tient la réalisation des faits. Ces gens sont des personnes incomprises par leur milieu parce qu'ils sont philosophiquement plus avancée. L'être supérieur contrôle une seule chose dans ta vie et c'est ton heure. Il est impuissant quant à la vitesse de ton apprentissage, si tu te tues avant l'heure, c'est que tu es prêt à accéder à l'autre niveau et dans le cas échéant, il y a la réincarnation!
Bill : Tu pourrais devenir professeure de philosophie, dis donc!
Lauren : Mais ce que je t'ai dit, ce n'est qu'une façon de voir la mort. Justement, c'est philosophique et en philosophie, il est impossible d'avoir une réponse claire, nette et précise. Peut-être que ce n'est pas cela, je n'ai jamais prétendu le contraire, mais moi, j'aime mieux voir cela de cette façon! Il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre, car ce sujet amène toujours à des discutions interminables et controversées.
Bill : Tu sais-tu quoi? Exprimé de ta façon, la mort fait beaucoup moins peur. Bien sûr, elle soulève toujours des questions sans réponses.
Lauren : Mais les réponses, tu peux les formuler en regard de tes convictions, à tes croyances. Il faut tout simplement que tu formules le tout de façon posée et réfléchie. En philosophie, il n'existe pas de mauvaise réponse tant que celle que tu apportes est un sens pour toi et que les explications démontrées soient faites de manière cohérente. Après, tout va bien!
Bill : Tu sais que tu es la meilleure s½ur cadette que l'on puisse m'avoir donné?
Lauren : Surtout que je suis la seule, dit-elle en riant.
Bill : Ah bien oui, mais c'était une façon de parler.
Lauren : Ne t'en fais pas, j'avais compris, je faisais juste te taquiner.
Bill : Je sais, lui dis-je en lui souriant. Bon, le médecin nous avait demandé de le prévenir dès que tu te réveillerais et ça fait quand même trente minutes déjà!
Lauren : Oui d'accord.
Bill : Ne t'inquiètes pas, je suis sûr que tout va bien se passer.

J'appuie sur le bouton pour prévenir un médecin du réveil de ma s½ur et quelques instants plus tard, c'est le docteur Uwe qui débarque.

Dr. Uwe : Alors, alors. Tu t'es enfin réveillée. Je suis content, tu vas t'en remettre plus vite. Bon, pour l'instant nous ferons certains examens dans la salle d'examens. Nous allons vérifier que tout va bien sur ton état de santé, cela ne devrait pas durer plus d'une heure et puis après tu pourras de reposer. D'accord?
Lauren : Oui, monsieur.
Bill : Est-ce que je peux l'accompagner, docteur?
Dr. Uwe : Oui, bien sûr jeune homme.
Bill : Merci bien.

Après que des infirmières soient venues s'occuper du transport de Lauren, nous commençons les tests. Lauren est très patiente et même si cela peut parfois lui faire mal elle reste calme et très «professionnelle». Je sens qu'elle a hâte que tout cela soit finit, mais par respect pour le travail du docteur et pour elle, elle continue de souffrir et de subir en silence. Elle se montre très coopérative et je suis content. Parfois, je détourne le regard quand il examine ses blessures. Je ne peux pas dire que ce sont le genre de choses qui m'intéresse. Déjà que j'ai un peu de difficulté à le voir à la télévision, alors dans la vraie vie, sous mes yeux en plus, je ne peux le supporter et j'en remercie Lauren d'avoir compris cela. Finalement après plus de cinquante et quelques minutes, Lauren est de retour dans sa chambre. Le docteur me dit que l'état de ma s½ur et vraiment très bon pour une personne qui s'est fait violentée à ce point et qu'il croit sincèrement que tout va rentrer dans l'ordre et qu'elle a de bonnes chances de tout récupérer. Bien sûr, il me dit qu'il reviendra tout reconfirmer ça avec les résultats d'ici 2 heures. Je le remercie et il finit par partir. Lauren est dans son lit et me regarde, inquiète pour finalement me sourire franchement et :

Lauren : Tu es fatigué, on dirait?
Bill : Oui un peu.
Lauren : Bien, viens te coucher. Dormir quelques heures de plus te fera le plus grand bien je crois.
Bill : Mais je ne veux pas te déranger dans ton lit.
Lauren : ne sois pas ridicule, allez viens.

Et c'est comme cela, que nous finissons par nous endormir quelques minutes plus tard après que j'ai tiré les rideaux et que je me sois couché à ses côtés.

# Posté le mardi 03 juin 2008 11:50

Modifié le mardi 16 juin 2009 13:54

Chapitre 24

Chapitre 24
Ellipse temporel : Le lendemain matin :
Point de vue de Tom :


Je me réveille et puis je m'étire. Je me lève de par terre, peut-être est-ce que j'ai tombé contre le sol pendant mon sommeil? Je secoue un peu mes vêtements, et pars pour aller voir comment Lauren va. Je m'approche tranquillement de son lit et j'aperçois mon frère qui est endormi dans ses bras. Il semble être bien dans son rêve...dans ses bras! Lauren a posé un bras autour de ses épaules et son autre main est sur sa tête, comme si elle le protégeait corps et âme. Ils paraissent bien tous les deux et je dois avouer qu'ils sont beaux ensembles endormis. Comme il reste encore un peu de place dans le grand lit d'hôpital et qu'en cet instant je me sens seul, je me faufile moi aussi sous les couettes de l'autre côté de Lauren. Je les regarde pendant quelques instants et la chaleur qui émane des couvertures m'entraîne dans le sommeil à mon tour.

Point de vue de Gustav :

Je me lève, tout le monde dort et je peux remarquer que la famille dort ensemble. Quand je les regarde comme cela, un sourire s'affiche sur mes lèvres. Ça parait tellement à quel point les jumeaux l'aiment. On dirait qu'ils forment un tableau tellement tout est parfais. Les voir comme cela doit faire vraiment plaisir à Sylvie et à Gordon. C'est tellement beau à voir l'amour qu'ils se portent, on dirait un trio, un peu comme des triplets dans l'âme. Je détourne le regard et comme j'ai soif, je pars me chercher un café. Je marche lentement dans les couloirs, croise quelques fois des infirmières ou des médecins pour finalement arriver devant la machine. Je rentre quelques sous et j'attends que mon café soit prêt en regardant un peu les personnes qui sont présentes dans la salle d'attente. Quand mon café est fin prêt, je le prends et je me dirige vers un des fauteuils. Alors que je buvais mes premières gorgées, mon cellulaire sonne. Évidemment je le prends le plus vite possible pour ne pas déranger le monde qui est là. Sur l'écran principal s'affiche le nom de David. J'ouvre le téléphone et :

David : Bonjour Gus.
Gustav : Salut David, dis-je d'une vois faible, lente et posée.
David : Ouh là, tu sembles fatigué!
Gustav : Oui, je sais. On a retrouvé Lauren. Elle est à l'hôpital. On est là tout le groupe, plus Sylvie, Gordon, Andréas et Hélia. Elle est là depuis hier matin et on attend de savoir comment elle va.
David : Lauren, c'est la s½ur des jumeaux, c'est cela?
Gustav : Oui. C'est elle qui s'est fait maltraitée dans le coin. C'est elle qui a fait la une de tous les journaux quand on l'a découvert et c'est son père qui a été incarcéré.
David : Ah d'accord. Tu transmettras mes sympathies pour la famille, hein?
Gustav : Oui, oui bien sûr! Sans problème. Au fait pourquoi tu m'as appelé?
David : C'était pour vous dire de ne pas oublier la rencontre avec les journalistes demain à 10 :30 heures au studio.
Gustav : Oui, merci. Ne t'inquiètes pas, nous serons là-bas à l'heure.
David : Ouais, bien pour y arriver, tu réveilleras Bill une heure avant, hein?
Gustav : Oui, oui d'accord.
David : Bien. Sur ce, je te laisse.
Gustav: Oui, salut.

Je referme mon cellulaire et finit mon café rapidement avant de retourner dans la chambre de Lauren. Je refais le chemin en sens inverse quand une jeune adolescente dans une chaise roulante m'arrête et me demande si je peux lui signer un autographe. Bien sûr j'accepte.

Gustav : Quel est ton prénom?
Jeune fille : Léa.
Gustav : Tiens Léa, et je te souhaite de passer une bonne journée.
Léa : Merci beaucoup. Au fait, pourquoi est-ce que tu es là? Est-ce que c'est quelqu'un du groupe qui est...
Gustav : Non, on va tous bien. Il y a seulement une de nos amies qui ne va pas très et qui s'est fait hospitalisée, donc on est tous là pour la soutenir.
Léa : Ah ok. Bon, eh bien bonne journée à toi aussi.

Après cet arrêt inattendu, je retourne à la chambre. Je rentre dans celle-ci quelques secondes plus tard et vais me rasseoir sur un des divans à coté de Georg qui dort toujours. Hélia et Andréas, sont sur l'autre divan et semble dormir également. Sylvie et Gordon sont repartis hier soir très tard car ils devaient travailler ce matin, mais ils ont promis de repasser dans la journée et ils nous ont demandé de les appeler dès qu'il y aurait du nouveau. Pour l'instant, il n'y rien à faire, donc j'ouvre la télévision, je baisse le volume un peu pour ne pas tous les réveiller et regarde ce qu'il se passe aux nouvelles. Bon, au début il parle des quelques fermes qui sont obligés de fermer leur entreprise à cause du ralentissement économique. Après, ils font part de la rencontre entre Angela Merkel, Georges Bush, Nicholas Sarkozi et Stephen Harper, rien de très intéressant, jusqu'à où il fallait bien qu'ils parlent de nous...comme d'habitude! Alors... :

Présentateur : Le phénomène Tokio Hotel va refaire leur apparition lors d'un souper de charité pour «Rêves d'enfants» ce samedi au Supraclub. Vous pourrez, lors de cette soirée verser des dons. Voici ce que nous dit l'un des membres: Bill Kaulitz.
Bill Kaulitz : Nous sommes heureux de pouvoir participer à cette soirée. Nous sommes contents de faire partis de ceux qui aideront ces jeunes enfants à réaliser un de leur rêve. Ils le méritent bien pour tout ce qu'ils traversent chaque jour. Pour nous, c'est un grand honneur d'avoir été choisi et bien sûr, nous n'avions nullement l'intention de ne pas nous y présenter. Cet évènement est très important pour nous. J'espère que les personnes de notre pays donneront beaucoup de dons pour les aider parce que nous trouvons cela très lucratif. Les enfants comptent beaucoup pour nous, car ils représentent l'avenir de notre société. Nous nous devons de les aider. Alors, j'espère sincèrement que l'on amassera beaucoup d'argent lors de cette soirée.
Présentateur : Vous l'avez tous entendus comme moi. Les Tokio Hotel se préoccupent beaucoup de l'avenir de notre pays. Je rappelle que l'évènement se tient ce samedi et vous pourrez appeler au 318-8463 pour verser vos dons.


À cet instant précis, je me dis : Au moins une chose que les médias n'ont pas déformée! Je continue d'écouter les informations jusqu'à temps que l'on parle de nouveau de Lauren et ...de nous.

Présentateur : Alors que les policiers et l'Institut Hanson pliaient les bagages après l'enquête mener sur le père de Lauren pour ses nombreux crimes crapuleux, un groupe de jeunes ont trouvé une pièce caché au sous-sol de la maison où plusieurs corps à la tête coupé ont été retrouvés dans des cercueils. L'enquête que l'on croyait finit, continue après ces nouvelles preuves...cela pourrait causer la peine de mort de Gislain Loyd. Son deuxième procès se tiendra dans plus de deux mois au tribunal de Hambourg. Par la même occasion, Lauren Kaulitz, fille de Gislain et fille adoptée par la célèbre mère des frères Kaulitz a été retrouvée dans la maison, après 2 jours de disparition. Elle a été transférée à l'hôpital de Berlin hier matin. Il semble à priori qu'elle se soit faite maltraiter par le bras droit de son père, retrouvé dans la même pièce qu'elle, mort. Lauren, était attachée avec des chaînes contre un mur, voici sa chambre.

Il montre une image de sa chambre où on voit distinctement les chaînes contre le mur et où on voit également les mots en sang: «Hilfe mir».

Présentateur : Sur les lieux, étaient présents le groupe de Tokio Hotel mais aussi deux autres jeunes gens qui les accompagnaient. Lauren, est selon les docteurs, encore dans le coma et a subi plusieurs fractures au bras et aux jambes. Pour l'instant, selon l'équipe médicale qui s'occupe de son cas, son état de santé est toujours instable. Ici Ulrich Könn sur Berlin 2.

Les nouvelles se terminent sur cette note. On aura encore réussi à faire parler de nous! J'espère que cela ne sera pas trop controversé parce que sinon, nous devrons nous expliquer encore une fois devant la presse entière et faire un communiqué de presse. Ce que je déteste le plus, c'est les journalistes qui s'amusent à tout défaire des propos et dans ce cas-là je me demande à quoi ça peut servir que l'on donne notre version des faits quand ceux-ci viennent tout changer par après. Mais enfin bref, quand on est adulé par des milliers de personnes et que l'on est aussi célèbres que nous, ce n'est que la moindre des choses de s'expliquer sur notre présence. Je redoute alors les interviews que l'on a à faire demain. Je ferme la télévision et décide d'aller prendre une marche dehors pour m'aérer un peu les idées. Je sors du bâtiment et me promène dans les rues en prenant garde de ne pas trop attirer l'attention sur moi, ce n'est pas le moment de se faire remarquer. Les mains dans les poches, la tête penchée, je me faufile à travers les ruelles, et continue ma marche en allant toujours par en avant. Je déambule comme cela pendant presque 2 heures avant de retourner à l'hôpital.

Point de vue de Lauren :

Je me réveille, il est proche de onze heures. Je remarque que Gustav n'est plus là, mais je ne sais pas depuis combien de temps par contre. Je ne peux pas bouger à cause de mes nombreux plâtres, alors je regarde le plafond et je pense en attendant. En me retournant un peu, je vois Tom qui dort à poings fermés à côté de moi. Je remonte un peu la couverture qui avait glissé pendant notre sommeil jusqu'au haut des ses épaules et de tirer un peu vers son côté pour le recouvrir entièrement. Cela me prit beaucoup de temps compte tenu que mes gestes étaient lents. Je le regarde encore et encore. J'aime bien faire cela, je me demande tout le temps à quoi peuvent rêver ces gens-là. Sur son visage je remarque un sourire qui se forme et cela en même temps que Bill...décidément ils sont jumeaux jusque dans leurs rêves??? Je me réinstalle confortablement dans mon lit et pense à tout ce qu'il m'est arrivé. Je m'en souviens que trop bien et pourtant je sais qu'au fond de moi, j'aurais voulu qu'il en soit autrement.

Quelques minutes plus tard, je vois Gustav qui entre dans la chambre. Il me sourit d'un sourire bienveillant que je lui refais, spontanément. Il s'asseye à mes côtés sur le fauteuil dans lequel Bill était assis hier et on engage une conversation.


Gustav : Comment tu te sens?
Lauren : Bien, mais je ne te cacherais pas que ça pourrait aller mieux!
Gustav en riant : C'est sûr!
Lauren : En plus, je me souviens de tout. J'aurai aimé ne pas m'en souvenir, c'était si horrible. Je n'arrive à croire que Jörk voulait s'en prendre à Bill et Tom. J'ai l'impression que c'est de ma faute encore plus. Et si ils auraient essayé de venir me sauver...j'aime mieux ne pas penser à ce qui leur serait arrivé.
Gustav : Je sais que tu les aime.
Lauren : Ah oui, plus que tout. En fait, je suis reconnaissante envers toutes les personnes qui m'on aidée. J'ai l'impression de leur devoir beaucoup. Ils ont tant fait pour moi, même quand je leur disais de s'amuser un peu, que si ils n'étaient pas avec moi, ou qu'ils étaient avec des amies, que cela ne me dérangeait pas. Mais non, ils voulaient toujours rester près de moi, ils ont tellement fait et après ce qu'il vient de se passer, je me sens de plus en plus indigne face à eux. C'est vrai, je ne peux que leur apporter des ennuies, je mets leur vie en danger en voulant rester près d'eux. Alors je ne les comprends pas et je me dis que peut-être est-ce moi qui ne va pas bien. J'ai le sentiment que tout ce que je fais retourne contre moi. J'ai voulu m'éloigner d'eux pour les sauver, mais Jörk a quand même réussi à les retrouver. Et je ne sais plus quoi faire, c'est malin.
Gustav : Tu sais, ils t'aiment énormément et ça se voit. Je ne parle pas seulement de Bill et de Tom, mais aussi d'Hélia et d'Andréas. Tu crois leur apporter que des malheurs, mais selon eux, tu apportes beaucoup plus. Je te jure que de mon point de vue, quand tu étais là, je n'avais pas vu les jumeaux heureux à ce point là que depuis très longtemps. Ils semblaient pleins de vie et quand tu es partie, on aurait dit que tout leur monde venait de s'écrouler en poussière. Tu comptes beaucoup plus que tu ne le crois pour eux. Tu les aime, mais je crois que tu ne sais pas à quel point les sentiments que tu as pour eux sont réciproques. Ils sont tout pour toi, et tu es tout pour eux. Vous allez ensemble, c'est indéniable. Je sais que je ne te connais pas beaucoup, enfaite, je ne t'ai vu qu'un peu lors de la fête de ton arrivée, mais je connais assez les jumeaux pour savoir qu'ils ont sûrement de bonnes raisons de t'aimer. Ils tiennent à toi comme à la prunelle de leurs yeux.
Lauren : Merci de me dire ça. Au moins, je me dis que comme ça que je n'ai pas tout fait de travers et que je leur ai un peu apporté.
Gustav : Depuis que tu es là, je ne dirais pas qu'ils ont radicalement changé, mais ils sont devenus meilleurs. Leurs défauts se sont estompés si on peut dire ainsi et tout ça grâce à toi. À chaque fois qu'ils nous parlaient de toi, on sentait une détresse dans leur ton de voix. Ils semblaient perdus, inquiets et effrayés par ce qu'il pourrait t'arriver. Ils agissent comme des grands frères, même si je sais que vous avez à peine quelques heures de différence. Ils veulent te protéger de leur mieux mais ils ignorent comment s'y prendre.
Lauren : Je sais et je sais aussi que ce que je fais n'est pas toujours bien, mais j'essaye quand même de me comporter au mieux possible.
Gustav : Tu sais, ce n'est pas pour te plaindre, mais je crois qu'avec toutes les épreuves que tu as vécues, il est normal que tu te sentes un peu désorientée, mais après quelques temps, tu te sentiras mieux. C'est que tu as été éloignée de la société tellement longtemps et tu subissais maltraitements par-dessus maltraitements. Ton père ne te donnait carrément pas le bon exemple en tuant des personnes devant toi. Il est normal que tu ne saches plus très bien où tu en es. On le comprend et on essaye de te montrer un peu comment agir. Bill et Tom ne t'en voudront jamais pour ce que tu as fait, ils te comprennent peut-être mieux que la majorité des personnes, ils savent ce que tu as vécu, ils ne peuvent le ressentir comme toi tu le ressens, mais je peux t'assurer qu'ils seront toujours là pour toi.
Lauren : Merci, Gustav d'être là aussi. Je sais que comme tu ne me connais pas, tu aurais très bien pu rester chez vous. Merci d'être venu soutenir mes frères puisque moi je ne pouvais pas le faire.
Gustav : De rien, ça me fait plaisir tu sais. C'est dans ce genre de moment que l'on se rend compte qui sont nos vrais amis et je trouvais normal que je vienne pour les aider parce que je sais que si ça m'aurait arrivé à moi, je sais qu'ils auraient été là pour moi.

Avec Gustav, je m'entends super bien. On continue de discuter de tout et de rien pendant presque quarante-cinq minutes jusqu'à temps que l'on entende quelqu'un s'étirer. Eh oui Georg venait de se réveiller. Au début il semblait perdu, mais je suppose que c'est normal au réveil. Après quelques instants, il semblait plus conscient de où il était. Il se leva, s'étira et nous dit qu'il allait se chercher quelque chose à boire.

Georg : Veux-tu quelque chose en même temps, Gus?
Gustav : Je prendrai bien une bouteille d'eau, s'il vous plaît.
Georg : Ok, et toi Lauren.
Lauren : Je suis déjà alimentée, dis-je en riant. Mais merci quand même.
Georg : Mais de rien. Ok, eh bien je reviens dans pas grand temps.

Point de vue de Georg :

Je sors de la chambre et je me dirige vers le distributeur au bout du couloir. Je glisse quelques sous dans la machine et je prends la bouteille d'eau de Gustav. Pour moi, je me prends des chips Tostitos et du jus de pomme. Quand tout est commandé et récupéré, je ramasse le tout et je retourne dans la chambre où je donne la bouteille à Gustav.

Pendant que nous parlons un peu avec Lauren, Andréas et Hélia se réveillent et viennent se joindre à la conversation. Nous passons quelques minutes à discuter quand le docteur Uwe débarque dans la chambre. Il nous parle un peu de l'état de santé de Lauren et selon lui, tout est «clean». Il nous confie aussi que Lauren pourra sortir d'ici deux à trois jours en attendant qu'il surveille encore sa santé. Il s'excuse auprès de Lauren pour le retard des résultats, mais selon lui quand il était venu, il avait vu que tout le monde dormait et qu'il ne voulait pas nous déranger. Après ces quelques explications, il repart.

Nous sommes tous contents pour Lauren qui semble se remettre bien vite de cette mésaventure qui aurait pû lui coûter la vie. Gustav se charge d'appeler Sylvie pour la prévenir que tout est correcte avec Lauren et qu'elle va bien. Quand cela est fini, il revient vers nous et nous recommençons à discuter. Bill et Tom se réveillent tous les deux vers deux heures de l'après-midi - comme souvent d'ailleurs - et entre temps, Lauren a reçu son repas. D'ailleurs, il n'avait pas l'air très appétissant, mais je crois qu'elle avait assez faim pour ne pas s'en préoccuper davantage. Vers la fin de l'après-midi nous devons malheureusement la quitter pour avoir une bonne nuit de sommeil avant notre interview de demain. Andréas et Hélia proposent d'aller se doucher chez eux et de revenir lui tenir compagnie pendant toute la nuit. Ils prévoient même de venir dormir avec elle. Je suis contente pour Lauren qu'elle ait des amis qui tiennent beaucoup à elle. Cette fille me fait en quelque sorte pitié, mais en même temps qu'il émane d'elle une certaine faiblesse, je ressens de la force aussi. Et puis après ces quelques moments passés avec elle, je comprends mieux pourquoi les jumeaux tiennent autant à elle. Il est vrai qu'au début quand Tom me parlait d'elle, je restais surpris par tout ce qu'il pouvait sortir sur elle, mais maintenant que je la connais un peu mieux, je trouve cela tout à fait compréhensible.

Nous quittons l'hôpital un peu avant souper et nous rentrons chez nous en taxi.


Point de vue de Bill :

Je ne veux pas quitter Lauren. Je sais qu'elle est entre de bonnes mains et qu'ici il ne peut rien lui arriver, mais je suis quand même inquiet pour elle et je ne peux m'en empêcher. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs? Tom et moi avons un peu parlé tout à l'heure, nous pensons revenir un peu demain matin avant notre rendez-vous au studio. N'ayant pas le choix, je dis au revoir à ma petite s½ur, et nous sortons du bâtiment. Nous rentrons tous à la maison et nous nous commandons de la pizza. Pendant l'heure du souper, je ne peux m'empêcher de tourner mes pensées vers elle. Je me demande sans cesse si Andréas et Hélia sont arrivés, si elle va bien, si elle a besoin de quelque chose. Qu'est-ce qu'elle fait? Je suis préoccupé par cela jusqu'à temps que j'aille me coucher dans mon lit douillet. Mais même là, je ne me sens pas bien, je me dis qu'alors que moi je dormirai confortablement chez nous, elle, elle est enfermée dans cette hôpital, couchée dans un lit dur. Mais le sommeil est plus fort que moi et je finis par me faire emporter par lui.

Ellipse temporelle :
Le lendemain matin :


Je suis réveillé par le cri de Tom ce matin :

Tom : BILL!!! LÈVE-TOI!

Un peu grognon et fatigué, je descends dans la salle à manger et je déjeune en compagnie de Tom qui a l'air pressé d'aller voir Lauren. Je sens que lui aussi s'inquiétait pour elle, d'où son empressement à aller la rejoindre, c'est pourquoi je fais un effort pour me dépêcher. Je sais que ça lui tiens à c½ur tout comme moi, alors, je me mets à aller plus vite. Je prends ma douche, en sort quinze plus tard, m'habille rapidement avant de m'avoir fait sécher les cheveux. Me maquille un peu, parce que je sais de toute manière que je vais me refaire maquiller avant l'entrevue, me mets quelques accessoires, prends mon sac et descends rapidement au salon où Tom m'attendait, trépignant d'impatience.

Arrivés à l'hôpital, nous nous dépêchons de monter dans la chambre de Lauren.


Lauren : Eh, salut vous deux! C'était prévu que vous passiez?
Bill : Oui, mais tu ne le savais pas, dis-je en riant. On a voulu te faire une surprise.
Lauren : Eh merci d'être venu me voir. Gustav m'a dit que vous aviez quelque chose de prévu ce matin. Je n'ai pas cherché à savoir quoi, de toute manière ce ne sont pas de mes affaires. Alors, je ne pensais pas vous voir ce matin.
Tom : Mais tu sais, on s'est ennuyé de toi.
Lauren : Mon dieu, à ce point?
Tom et Bill : Ouais!
Lauren : Contente de savoir à quel point je vous suis indispensable, dit-elle en riant.
Tom : Tu ne peux pas savoir comment! lui dit-il en se penchant et en l'enlaçant ce que je fais par la suite.

Nous restons avec elle environ une heure avant de lui dire que l'on doit maintenant partir, mais que l'on reviendra plus tard. Elle nous dit salut et nous souhaite bonne chance pour notre rendez-vous dont elle ignore complètement la nature.


Ellipse temporelle : 10 :29 heures au studio.

Journaliste : Bonjour chers lecteurs, nous sommes présentement en compagnie de Bill, Tom, Georg et Gustav pour une entrevue. Bonjour jeunes gens. Tout d'abord, parlez-nous un peu de ce qui s'est passé ces derniers jours dans votre vie?
Bill : Pas grand-chose, Tom et moi sommes retournés à l'école pour finir notre dernière année et entre temps nous continuons la composition de notre deuxième album.
Journaliste : Nous entendons souvent parler de cette chère Lauren qui serait, à ce qui paraît, votre s½ur. Qu'avez-vous à dire à son sujet.
Tom : Lauren est une fille extraordinaire avec un grand c½ur. Elle nous apporte beaucoup et nous l'aimons énormément.
Bill : Grâce à elle, nous allons mieux sur le plan moral. Elle est vraiment la meilleure amie et la meilleure s½ur que l'on puisse avoir.
Tom : Contrairement à beaucoup de rumeurs, Lauren est une fille comme les autres avec ses difficultés. Malgré son tragique passé, nous l'acceptons comme elle est.
Bill : Pour rien au monde, nous voudrions qu'elle change.
Journaliste : Et vous Georg et Gustav, l'avez-vous déjà rencontrée?
Georg et Gustav : Oui.
Journaliste : Et que pensez-vous d'elle?
Gustav : Lauren est une fille douce et ouverte à tout. Elle ne se préoccupe pas des petits problèmes, elle vit le jour le jour et aime énormément ses proches. Nous avons eu l'occasion de discuter avec elle hier et elle m'a semblée comme étant une fille réfléchie et posée.
Journaliste : Et vous Georg?
Georg : Je connais Lauren depuis peu, mais je sais qu'elle est vraiment gentille, elle aime tout le monde et même si certain ne l'aime pas. Elle a de belles pensées je trouve. Elle cherche constamment le bien en chacun de nous, alors qu'elle a vécu beaucoup d'années dans le mal. Lauren est pour nous tous, je crois comme un exemple à suivre et sera, d'ici quelques années, je crois, une source d'inspiration pour le peuple allemand. Elle se comporte un peu comme la mère des jumeaux dans le sens où elle veille à leur bien être comme le ferait Sylvie. On dit souvent qu'il ne peut y avoir deux personnes pareilles, mais je crois que si on avait plus de Lauren, le monde d'aujourd'hui, tout irait sans doute beaucoup mieux!
Journaliste : Parlez-nous un peu de ce que vous faisiez il y a deux jours, à son ancienne résidence ?

...

# Posté le mercredi 04 juin 2008 11:52

Modifié le mardi 16 juin 2009 14:17