Point de vue de Bill :
Il y a une heure que l'on a vue Lauren. Elle va bien, ça me rassure pourtant je n'arrive toujours pas à croire ce que son père lui a fait. De tout ce qu'elle m'a raconté sur ces 5 dernières années, cet épisode était sûrement la pire. Comment peut-on faire souffrir un enfant, surtout elle. Elle qui n'a jamais rien fait et qui était toujours là pour les autres même quand elle ne les connaissait pas. Tout le monde l'aimait et aujourd'hui tout est devenu le contraire. Personne ne comprend ce qu'elle ressent et ils s'amusent à colporter des ragots sur elle alors qu'ils savent parfaitement qu'elle n'a jamais rien fait pour devenir ce qu'elle est. Je ne les comprends pas et sans doute je ne les comprendrais jamais. Dans ses yeux, j'ai vue une volonté de fer, elle veut nous sauver. Ça ne me surprend pas, elle a toujours pensé aux autres avant de penser à son bien-être! J'espère qu'un jour je pourrais la revoir, maintenant que je l'ai rencontrée, je me sens encore plus vide. Ça ne m'a pas fait du bien car j'ai réalisé que sans son approbation, on ne pourrait rien faire pour elle. Rien et ça me fait peur en sachant que c'est de l'aide qu'elle a besoin. Mais elle a toujours été comme ça, elle n'a jamais voulu de la pitié des autres, seulement de la compréhension, elle voulait tout faire par elle-même. Ça c'est bien ma petite s½ur.
Nous sommes de retour à l'école depuis bientôt 45 minutes. Nous sommes entrain de manger en silence, chacun pensant sûrement à cette rencontre. Chacun se posant probablement plus de questions qu'ils n'en devraient. On espère tous qu'un jour elle s'en sorte et la connaissant, elle sera capable de se débrouiller seule malgré ses terreurs qui la pourchasseront sans cesse jours et nuits. Elle sait aussi qu'on sera toujours là pour elle et quoiqu'il arrive, notre promesse tient toujours. L'amour dans une vraie famille est plus fort que tout, il y a ce lien invisible, mais si résistant que même après la fleur de l'âge, il continu de s'épanouir et cela, en particulier dans la famille Kaulitz. Rien ne peut changer un sentiment si fort quand on est sûr d'aimer la bonne personne pour les bonnes raisons, et moi mes raisons je les ai trouvées. Oui je les ai trouvées, et c'est pour elle, celle que j'aime, ma petite s½ur, mon ex. En ce moment, je ne peux m'empêcher de penser à elle et à tout ce que l'on a vécu ensemble avant que tout change. On était si heureux, on avait 11 ans et pourtant on vivait la vie à fond. On courait partout dans les rues et parfois pour rire, sur la ligne du milieu, on aimait prendre des risques, on aimait être ensemble. Tom était presque tout le temps avec nous. Dans ce temps-là, on était carrément inséparables, on était LE trio du moment et pourtant il a fallut qu'elle parte. Et quand je la retrouve, je ne vois plus rien en elle. Elle n'est plus joyeuse, elle ne ferait plus de conneries pour le simple principe qu'il faut s'amuser dans la vie. Elle m'est revenue cassée, tourmentée, faible, vide et sans joie. Elle n'est plus qu'une pâle copie de celle que j'ai connue il y a si longtemps il me semble. Où est passé cette jeune fille pour qui j'ai pleuré tant de fois étant gosse? Tom a aussi été vraiment affecté par son départ, peut-être plus que moi parce qu'étant mon grand frère, il se sentait obligé de me consoler et ça le peinait de me voir dans cet état pour une fille. Pour notre amie qu'on ne savait pas quand elle allait revenir. Ce jour, tout s'est écroulé. Elle est partie sans nous prévenir, sûrement parce qu'elle-même ignorait ce qu'il allait lui arriver. Des larmes, on en a versées et plus d'une fois. On a presque rempli l'océan Indien seulement à nous deux! D'un côté, je me sens mieux aussi depuis que je l'ai vue. Non, elle n'était pas spécialement de bonne humeur...je dirais plus qu'elle était stable. Elle s'accroche à la vie ma petite Lauren et essaie de voir ce qu'elle peut lui apporter! Dans ses yeux, je voyais un combat qui se livrait au plus profond d'elle-même. Elle nous aime à en mourir et je suis sûr qu'elle serait prête à faire ce sacrifice seulement pour nous. Bref, depuis que je l'ai vu, je me sens mieux tout de même, maintenant je sais qu'elle est encore en ville et qu'elle veille sur nous d'une façon ou d'une autre. Je me sens bizarre juste à penser à ça, nous qui avons des gardes du corps! C'est de elle qu'elle doit s'occuper, pas de nous! J'aimerais tellement que pour une fois elle pense à elle avant. Cette fille m'a changé du tout au tout ou presque...avant j'étais là pour mon frère et Andreas et pour personne d'autre! Avant, j'étais totalement égoïste et quand je ne l'étais pas, c'est quand j'étais dans les vaps après avoir trop bu! Avant, je voyais seulement que les bons côtés de la vie, pourtant je savais l'envers du décor, mais ça ne préoccupait pas! Avant, j'étais légèrement grognon sur les bord et voilà que maintenant, me revoilà transformé! Elle m'a beaucoup appris et et elle m'apprend encore à travers ce qu'elle continuera de faire pour nous. Et d'ailleurs, maintenant que j'y pense, son histoire m'inspire une chanson. Pourquoi on ne parlerait pas des personnes comme elle! Pas battues ou violées ou quoi que ce soit d'autres, je parle plutôt d'enfants qui semblent avoir été oubliés par la société devenue trop égoïste!!! Je parle de nous! Elle m'apporte aussi cela, depuis le temps où l'inspiration ne venait pas, il a fallu qu'elle débarque pour qu'elle chamboule tout dans nos vies et qu'elle rallume une lumière d'espoir alors que la chandelle était finit! Je crois que j'écriverai effectivement une chanson sur ce sujet, je pourrais aussi la lui déduire! Pas besoin qu'elle sache, j'ai juste besoin de savoir que j'ai fait quelque chose d'elle, que je parle d'elle sans aucune gêne, sans aucune retenue et sans aucune honte! J'en parlerai à Tom et aux gars, j'espère qu'ils trouveront l'idée bonne et aussi que David sera d'accord! J'ai déjà hâte de la mettre en chantier, je pourrais alors me dire que lorsque je serai sur scène, devant ces miliers de fans, je pourrais me dire que j'emporte un peu d'elle dans mes bagages! Je l'aime à la folie, d'un amour passionnelle, pas charnelle, mais bien passionnelle! Les liens qui existent entre elle et moi sont désormais aussi forts que ceux qu'il y a entre Tom et moi!!! J'ai juste besoin d'une chose...ou plutôt d'une personne pour me sentir mieux et c'est elle!!! Juste elle!
Point de vue d'Andreas:
Wow, mais quelle ambiance de merde!!! Ça se comprend aussi. Jamais au grand jamais j'aurais cru que les gars se mettraient dans un tel état pour une fille et surtout Tom. Sans être méchant, je ne crois pas que son départ m'affecte tant que ça, mais ce n'est pas pour autant que je renie ces super moments passés en sa compagnie! Lauren est une fille tellement gentille, tellement intelligente et tellement sociable, je voyais vraiment qu'elle s'en faisait pour nous? Mais pourquoi pour nous? Cette question me chicote toujours d'ailleurs!!!! C'est un peu con ce que je fais en ce moment, je trouve! Je fais exactement ce que Lauren a fait, je me voile la face! Pourquoi ne suis-je pas capable de m'avouer que pour la première fois le départ d'une fille, que je considère tout de même comme une excellente amie, même si je la connais encore très peu,
puisse me faire autant d'effet? Présentement, je mange dans la cafétéria en compagnie des jumeaux et d'Hélia, mais même avec eux, je ne me sens pas bien, il manque sa voix, ses réflections sur sa philosophie de vie, ses opinions, son regard pétillant qu'elle nous fait quand elle est contente, son rire qui ferait revivre un mort, sa manière d'être et d'agir, sa manière de manger, mais aussi cet être timide qui tente pourtant de s'en sortir, cet être insécure, cet être pour qui tout ça était nouveau, cet être qui nous a été enlevée, cet être pour qui j'ai l'impression de vivre, cet être qui a besoin de nous et nous bande de cons, la laissons partir, n'essayons même pas de la retenir. Même toutes les raisons du monde n'auraient pas dû nous l'éloigner. C'est purement ridicule peut-être, mais je suis jaloux d'un côté de Tom et de Bill, j'aurais tellement aimé être celui à qui elle se confierai, celui pour qui elle rirait, pour qui elle vivrait, j'aurai voulu être aussi proche d'elle que les Kaulitz. Si il y avait une possibilité pour qu'elle revienne, je ferai tout pour elle et je crois que je serai aussi supporté et avec raison. En ce moment, on ne sait pas où elle peut être! Parcourt-elle les rues? Dort-elle sur un banc au milieu de nul part? Se fait-elle tabasser...et si oui, nous comment faisons-nous pour l'aider en sachant qu'on ignore complètement l'endroit où elle se trouve? Tout en étant perdu dans mes réflections, je regarde à tour de rôle mes amis dans les yeux. Chacun a le regard qui fuit, chacun vient de perdre ses reperds, chacun d'entre nous sombrons de plus en plus à chaque seconde qui passe, mais quand je regarde Bill dans les yeux, je vois autres choses que de la tristesse, je perçois une lueur d'espoir. Il l'a connaît après tout, il doit croire qu'elle s'en sortira. Mais à travers se larmes je vois une percée de lumière grandir en lui: il a eu une idée!!! Mais à propos de quoi? Je ne sais pas, mais j'ai espoir que peut-être il saura me le dire. Si ça concerne Lauren, je veux savoir à tout prix!!! Je me torture sans cesse depuis son départ et je sais que je ne suis pas le dernier, mais une autre question survient alors dans ma tête...allons-nous dévoiler cet rencontre à LEURS parents. Eux aussi se font du sang d'encre sans doute, ils ont besoin de savoir comment elle va, ils doivent le savoir...!!!
Ellipse temporelle:
Point de vue de Lauren:
J'ai froid dans cette couverture que j'ai dégotée dans une poubelle, pourtant aujourd'hui il a fait chaud. J'aurais cru que la brise de la nuit en serait autant, mais on dirait que non. Je suis dans une ruelle sombre, ou pour être plus précise, dans un cul-de-sac et j'attends que demain arrive. Je n'arrive pas à me réchauffer et encore moins à m'endormir. Je ne cesse de penser à eux et en plus quand je ferme les yeux, je me revois il y a quelques semaines de ça. Avant, quand je dormais, j'appréhendais bien sûr la suite de mon cauchemard, car je savais ce qu'il allait se passer, mais je savais néammoins qu'ils seraient là pour me réconforter, mais maintenant que je suis partie et que je me retrouve seule, je n'ai même pas la force, le courage de m'aventurer dans le pays des songes, alors j'attends et j'attends en collant le plus possible cette couverture trouée contre mon corps en espérant qu'une certaine chaleur s'en dégage et parvienne jusqu'à moi. Mais depuis bientôt 2 heures que je suis là, que je patiente, mais il n'y a jamais rien de nouveau et à chaque fois que j'espère, un bruit sourd vient me sortir de ma léthargie et m'effraie toujours de plus en plus. Je n'ai rien à faire ici, alors je me lève et toujours en gardant cette doudoune tout près de moi, enroulée autour de ce frêle corps qui est mien, j'avance et j'avance dans ces ruelles sombres et humides...j'avance, lentement certes, mais j'avance! Comme il fait trop noir, je m'appuie contre les murs de cet endroit et continue de marcher, jusqu'à temps qu'une lueur de la lune m'ecclaire et que je vois quelqu'un au bout de cette ruelle, soudain mon sang ne fait qu'un tour et comme tant de fois auparavant, je baisse les bras. J'ai trop peur cette nuit, trop fatiguée pour affronter les danger, alors je fais demi-tour et je retourne me cacher dans mon trou à au moins 300 mètres de là et je patiente comme ça pendant encore une bonne demi-heure avant de risquer à me ré-aventurer vers les lumières de la ville. Toujours grelotante, toujours aussi lentement et toujours aux aguets d'un quelconque danger, j'avance de nouveau sous ce ciel qui ne veut pas s'éclairer pour moi! Au même endroit où je me suis enfuie quelques minutes plus tôt, je ne vois plus ce fameux étranger à l'allure plus que bizarre...enfin seule, je ne sens aucun danger et bientôt me voilà au coeur de la ville. Je déambule parmis des gens peu fréquentables qui sont saoûent et qui doivent probablement ne plus savoir ce qu'ils font de leur nuit à cette heure-ci. Je regarde autour de moi avec un air effrayé sur le visage, je me sens comme une bête de foire au milieu de cette populasse nocturne, je n'arrête pas de jeter des coups d'oeil partout en croyant à chaque fois que je suis poursuivie. Finalement, je reprends courage et je me dirige vers ce fameux parc où je les ai rencontrés aujourd'hui sur l'heure du dîner. Je pose ma couverture par terre, me couche dessus et rabat la partie de trop sur moi, je fais de mes bras mon oreiller et je pars vers cette route où mes pires cauchemars ne cesseront jamais de me traquer!
Plus tard dans la nuit:
Lauren: Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!
Point de vue de Bill:
Il est 2:31 et je me réveille en sursaut. Je suis couvert de sueur...j'ai fait un cauchemard. Le premier depuis longtemps. Je l'ai entendue crier, peut-être n'est-ce qu'un hallucination auditive. Je me lève de mon lit, j'entrouve la porte qui communique avec la chambre de mon jumeau et je m'apperçois avec surprise qu'il est assis dans son lit, le regard affolé. Il lève la tête en sursaut quand il apperçoit mon reflet sur le sol. À travers le store ouvert, nous regardons les nuages qui défilent devant la lune par intermittence. Nous sommes enlacés dans les bras de l'un et de l'autre et nous voyons les arbres bouger à cause du vent. Assis sur le lit de Tom, nous remontons la couverture sur nous puisque nous avons froid même si le thermostat indique 25 degrés. Nous nous recouchons, mais aucun de nous deux n'arrivent à retrouver le sommeil jusqu'à ce qu'un nouveau cri vienne refendre l'air et transpercer ce silence lourd. Surpris, nous nous relevons en sursaut et affolés, nous nous avançons vers la fenêtre et à ce moment, on voit un homme louche rôder autour de la maison avec sur son épaule une forme indistincte pour nous, mais celle-ci ne semble pas bouger. Un nuage se tasse peu après, et on peut voir un énorme rictus se former sur son visage quand celui-ci s'apperçoit qu'on l'a reconnu, avec cette percée de lumière, nous nous rendons compte que c'est Lauren qui est sur lui, pied et mains attachés, bouche baillonné et yeux cachés! Elle semble inconsciente, qu'est-ce qu'il a bien pu lui faire!
Aujourd'hui aux nouvelles, en rentrant de l'école, le journaliste avait annoncé que son père avait été inculpé de tentative de meurtre, de maltraitements, de l'avoir isolée pendant tout ce temps et la découverte de nouveaux indices parus comme par magie les ont aidés aujourd'hui au tribunal. La découverte de celles-ci les ont aussi amenés à identifier le bras droit de son père, un certain Jörk, et ce même Jörk est dans notre jardin à se moquer de nous!Il s'amuse à nous faire peur en faisant semblant de vouloir lâcher Lauren par terre jusqu'à temps qu'il le fasse est très peu délicatement. La forme que forme le corps de notre soeur tombe durement contre la paroi asphaltée de l'entrée du garage et sa tête heurte le sol dans un choc qui nous fait sursauter et mal en même temps. Comment peut-il faire ça? N'a-t-il point de coeur? Elle, elle est toujours face contre le sol, immobile, inconsciente du danger. Les nuages recouvrent le ciel tout d'un coup et quand, 30 secondes plus tard, ils s'en vont, l'ombre et Lauren ont disparu! Ils ne sont ni dans notre cours, ni dans la rue, ni aux alentours, ils sont partis, volatisés, et nous on s'inquiète de plus en plus pour Lauren. Que va-t-il maintenant lui arriver? On ignore complètement la suite et on ne sait pas si un jour on la reverra. Je ne veux pas garder d'elle le souvenir de son enlèvement alors que l'on aurait pu surement faire quelque chose, sans pour autant bouger, terrorisé par cette peur qui me tenaillait il y a moins d'une minute! Je descends au rez-de-chaussée suivis de Tom. Nous sommes si effrayés et si inquiets à la fois. Qu'allons-nous faire maintenant? Alors que je parcours de long en large le salon et que la pluie commence à couler dehors et que des éclairs éclairent les ciel de temps à autre, une forme apparait dans la grande vitre du salon. Je ne peux retenir un cri de peur que seul Tom a entendu par chance. Elle est là, attachée par les pieds et son corps se balance à un rythme toujours constant. On peut aussi entendre le son sourd que sa tête fait à chaque fois que celle-ci heurte le mur de brique de la maison. Ses cheveux qui sont mouillés et détachés lui collent au visage alors que ses yeux sont clos, alors seulement deux options me viennent en tête: soit elle est morte et ne ressent plus rien, soit elle est tellement droguée qu'elle s'est effondrée et qu'elle ne sent plus rien. Dans les deux cas, cela me fait mal et je ne peux le croire. Un nouvelle éclair surgit et juste à la place où le corps de notre soeur balotait quelque instant auparavant, un visage apparait au milieu de la fenêtre. Un énorme sourire se dessine sur le visage de l'homme et on peut percevoir une lueure meurtrière dans ses yeux. Instinctivement, nous courons fermer la porte et toutes les fenêtres, on tire les rideaux aussi, mais quand Tom s'apprête à fermer le dernier, l'homme vient en courant et on peut lire sur ses lèvres : " Vous ne l'aurez jamais vivante, jamais plus vous ne la reverrai. Elle est à moi..." Tom tire enfin sur le rideaux. Nous voilà plongés dans la pénombre et nous somme insécures face à cette situation. Maman et Gordon ne sont même pas là et nous sommes terrorisés comme des animals en cage et nous sentons l'étau se ressérer à chaque minute. Une étrange pressentiment s'impose dans l'atmosphère et une lumière à l'étage s'allume et s'éteind, mais nous essayons tant bien que mal de nous rassurer en nous disant qu'avec les éclairs peut-être est-ce ça a dérangé les fils électriques, mais nous sommes pas moins convaincus! Quand celle-ci s'éteind pour la dernière fois et s'ouvre une autre fois, Lauren est supendue par les poignets en haut des escaliers. Consciente, elle nous supplie à travers ses larmes: "Allez-vous en ! Sauvez votre peau et ne revenez pas pour moi!" Voyant que nous sommes toujours là à la regarder, elle finit par dire: " Il est en haut et n'attend que vous veniez me délivrer pour vous faire du mal! Courez, sauvez-vous bande de fous! Sauvez-vous pour votre salut!" On perçoit que sa voix tremble et qu'elle pleure. Après avoir pris conscience que notre vie était vraiment en danger, nous tournons les talons et quittons la maison après lui avoir souhaité bonne chance et dit qu'on l'aime, ce qu'elle nous dit aussi en retour. Nous nous précipitons vers la porte et maintenant nous nous retrouvons dans la rue, en dessous de la pluie et nous courrons vers la premiere maison familière que l'on peut trouver, c'est-à-dire chez Andreas...
On frappe fort contre la paroi en bois de chêne qu'est la porte de sa maison. Étant donné que ses parents sont en voyage à Honolulu à Hawaï, c'est lui qui vient nous ouvir. Encore endormi, il nous jette un regard inquiet et interrogateur.C'est sûr qu'en temps normal on ne s'attends pas à voir nos amis débarquer chez nous en plein milieu de la nuit à peine habillé en plus. Voyant nos visage effrayés, il ne se pose plus de question, se tasse pour nous laisser entrer et referme la porte que je prends soin de fermer à double tour. Surpris de ma réaction, je vois sur son visage qu'il est de plus en plus surpris par nos réactions. Pendant que Tom vérifie chaque fenêtre, qu'il tire chaque rideau, moi je vérifie chaque porte, chaque trappe. On s'assure que tout est fermé à clé et on va s'enfermer dans le salon au sous-sol. Andreas nous suit sans vraiment savoir quoi penser ou faire. Il nous regarde nous activer encore quelque temps jusqu'à temps que:
Andreas: Vous allez enfin me dire ce que vous faîtes?
Tom et moi on s'échange un regard. Qui lui dira en premier? Après que j'ai repris le plein contrôle de mes émotions et quelques soupirs, je lui dis enfin;
Bill:Elle est revenue!
Andreas: Qui?
Tom: Elle!!! ...Lauren!
Andreas: Quoi??? dit-il ébranlé. Mais pourquoi...je...je ne comprends pas alors. Pourquoi est-ce que vous êtes venus? Pourquoi tout ce remu-ménage?
Bill: Elle n'est pas venue seule.
Andreas: Qu'entends-tu par là?
Tom: Je...je...je crois que...que...que l'on...
Andreas: Oui???
Bill: Je crois que ce que Tom veut te dire c'est que Lauren...n'est plus avec nous...on ne peux plus rien pour elle sinon d'appeler la police!
Andreas: Pourquoi? Racontez-moi!
Bill: J'ai fait un cauchemar ou plutôt je croyais en avoir fait un. En gros j'ai entendu un cri et quand je suis allé voir Tom, lui aussi était debout.
Tom: On en était pas sûr, parce que comme tu le sais, parfois on fait les mêmes rêves, alors on croyaient à une coïncidence, mais quelques instants plus, on en a réentendu un autre.On a regardé dehors, et en dessous de notre fenêtre, il y avait Jörk, l'homme qu'on dit être le bras droit du père de Lauren. Il était là sous nos yeux, dans notre jardin et il portait Lauren sur son épaule, il menaçait de la lâcher jusqu'à ce qu'il le fasse. Des nuages ont recouvert le ciel et puis après, plus rien. Ils n'étaient plus là! On a paniqué, on est descendu en bas, mais à cause de la pluie et des éclairs, on ne voyait pas vraiment dehors.
Bill: Mais tout à coup, on a vu Lauren attachée par les pieds, inconsciente et son corps se balaçait tandis que sa tête n'arrêtait pas de cogner contre le mur de la maison. On avait vraiment peur. On croyait virer fous quand deux minutes après, elle n'était plus là et qu'à la place, il y avait Jörk qui nous dévisageait. On pris plus peur alors on a décidé de tout fermer, les portes les fenêtre, les rideaux, tout! Mais quand Tom est venu pour fermer le dernier rideau, il arrivé et a il nous a dit qu'on ne l'aurait jamais vivante, que jamais plus on ne la reverrait et qu'elle était à lui.
Tom: Quelques secondes plus tard, les lumières de la maison n'arrêtaient pas de s'ouvirent et de s'éteindrent et un moment donné, elle était là, au-dessus de l'escalier, attachée par les poignets et suspendue. Elle était consciente et nous priait de nous sauver si on tenait à notre vie. Elle nous a dit qu'il était en haut et qu'il n'attendait juste qu'on monte la délivrer pour s'en prendre à nous. Elle nous a suppliés de partir, et c'est ce que nous avons fait avant de lui dire qu'on l'aimait et qu'on lui souhaitait bonne chance.
Bill: On ne savait pas où aller, alors on s'est arrêté à la première maison qu'on connaissait, c'est-à-dire chez toi. Tu sais tout maintenant. On ne peut plus rien pour Lauren à part signaler sa disparition et raconter aux policiers ce qui vient juste d'arriver.
Tom: Andreas, on a peur, on a nul part où aller! Est-ce que l'on peut rester ici?
Andreas: Je crois que le mieux, c'est que j'appelle mon oncle pour qu'il vienne. Celui qui est policier, il n'est pas en service, je le sais, je suis allé souper chez lui ce soir. On se sentira plus en sécurité ou on peut aller chez lui, mais dans tous les cas, le mieux c'est que l'on ne reste pas seuls. On est plus en danger, on est des proies faciles sinon.
Tom et Bill: D'accord.
Andreas: Alors je l'appelle tout de suite.
Andreas va appeler son oncle et cinq minutes plus tard, un van noir vient nous récupérer. On passe la nuit à faire une déposition avec quelques policiers qui se sont déplacés chez son oncle. Voilà, la chasse pour trouver Lauren et son agresseur est ouverte. Ne reste plus qu'à patienter...


