David: Les garçons ne répondez pas à cette question. Puis s'adressant au journaliste: Ceci restera du domaine privée, je vous pris.
Après cette intervention de David, l'entrevue continue, mais cette fois-ci, nous sommes beaucoup plus détendus. Le journaliste n'a plus jamais reposé une question de ce genre de toute la période que l'on avait à lui consacrer. Nous rigolons tous les cinq parfois à la réponse de certaines questions. Bref tout est rentré dans l'ordre et moi qui pensait au début que je détestais cet homme, je peux maintenant affirmer qu'il fait désormais partie de mon top 5 des journalistes les plus amusants et le moins chiant. J'ai confiance en lui pour ce qui est de la diffusion de notre rencontre, je suis sûr qu'il ne déformera aucun de nos propos. Bin sûr, des journaliste peuvent toujours être comme lui pour mieux nous sous-tirer des informations et par la suite que cela se retourne contre nous, c'est une possibilité, mais c'en est une à laquelle je ne veux pas penser.
Après la rencontre, nous avons tous faim parce que nous n'avons malheureusement pas pu manger quelque chose de toute l'avant-midi et maintenant nos ventre crient famine. Nous sortons tranquillement sous le soleil de midi de notre studio. Nous avons tous faim, et c'est inconsciemment que l'on déambule dans les rues, accoutrés de la sorte que personne ne puisse nous reconnaître. Nous continuons de marcher pendant encore 5 minutes, quand nous finissions par voir le restaurant que chacun d'entre nous aimons beaucoup: Le Yin/Yan, c'est un restaurant japonnais qui s'est implanté proche de notre studio il y a de cela très peu de temps. Et c'est une chance pour nous, parce que nous aimons beaucoup ce qu'ils font comme nourriture...il n'est pas trop loin, dans un coin tranquille, il est d'allure chic et tout est à un prix abordable. Gustav passe en premier et ouvre la porte pour que tout le monde puisse entrer et nous suis enfin. Comme nous sommes des habitués de la place, nous nous dirigeons directement dans la petite salle que David a réussi à nous réserver. Au départ, il n'y a avait pas de salle pour les V.I.P, mais nous ne tenions vraiment pas à être dérangés pendant que nous mangions, c'est pourquoi on a supplié notre manager de faire en sorte que ça soit fait. Bien sûr, au début le dirigeant avait refusé, mais comme tout homme cupide, il a cédé au chantage en voyant la belle promesse d'argent...enfin bref, même si je n'aime pas ce genre de personnes, on a quand même réussi à avoir ce que l'on voulait, et puis cela n'enlève pas le charme à cet endroit et à ses travailleurs. C'est ainsi, que machinalement, nous nous dirigeons vers le fond de la salle et que nous ouvrons une porte que nous laissons entrouverte, pour faire remarquer notre présence. Arrivés dans la salle, tout le monde prend sa place et nous nous intallons.
La conversation qui s'engendre est très professionnelle. Nous discutons notamment des diverses idées que nous avons pour les chansons à mettre sur l'album. C'est à ce moment que je dis à David que Lauren m'a d'ailleurs inspirée pour l'une d'elle. Je lui explique le concept de base et il semble très enthousiaste par ce que j'espère faire comme idée. Bien sûr, comme Lauren n'est pas au courant de cela, je demande aux autres une totale discrétion, qui je suis sûr sera tout de même facile, puisqu'elle ignore que nous sommes des musiciens et que la chansons ne parle pas d'elle explicitement, mais d'elle en générale! Notre discution continue, pour arriver à parler du comment on voit l'esthétisme de l'album. Je prends la parole, et je propose que l'on fasse les images un peu plus rock, mais innatendus pour bien se démarquer de notre premier album où nous n'étions encore que des adolescents novices Tout le monde à l'air enchanté, mais nous ne savons pas encore quoi exactement comme genre de photos. David nous dit simplement d'y penser et de l'appeler dès que nous croyons avoir une idée, quelqu'elle soit.
Le repas que nous avons commandé plus tôt arrive et la conversation, cette fois prend un nouveau tournant et délaisse complètement, le monde du travail, pour se concentrer sur tout autre chose, du tout au rien. Nous nous laissons aller, nous rions et buvons. Pendant quelques instants je réussis à oublier Lauren, et à me détendre et à ne me préoccuper que du moment présent, comme ma soeur m'aurait suggérer de le faire. David commande deux bouteilles de champagne et le dîner s'éternise jusqu'aux alentours de 14 heures, où nous quittons le restaurant bien remplis et bien rassasiés. Alors que David se dirige vers le studio pour s'occuper du travail des médias et tout le reste de la paperasse et que Gustav et Georg nous disent qu'ils vont rentrer chez eux, Tom et moi,nos prenons un taxi et nous nous dirigeons vers l'hôpital, voir notre soeur.
Le trajet dure un bon moment. Parfois je regarde et d'autre fois, je ne sais quoi dire alors je regarde le paysage. Nous parlons un peu de Lauren et de comment elle va, de nos appréhentions, de notre soulagement de l'avoir retrouvée, de tout la concernant pendant 20 minutes, jusqu'à temps qu'une bâtisse à la façade blanche apparaîsse dans notre champ de vision. Plus nous arrivons, plus je sens l'excitation de la retrouver monter en moi. Nous finissons par descendre, je paie le taxi et nous rentrons dans l'hôpital. Nous savons déjà où se trouve sa chambre, alors nous passons directement vers les ascenseurs sans faire un détour par la réception. Tom appuie sur le bouton et nous attendons quelques secondes pendant laquelle l'ascenseur descend, monte transportant des personnes pour enfin descendre complètement et venir nous chercher. À mon tour, j'appuie sur le bouton 6 et l'engin ferme ses portes, avant que l'on ne sente une légère secousse. Il glisse le long d'un tunnel fait d'aluminium et de fer, nous pouvons entendre le son glissant qu'il se fait, comme aspirer par quelque chose, avant qu'il ne s'arrête de nouveau et nous descendons. L'étage est parcourue de plusieurs couloirs, tous plus mêlant les uns que les autres et parmi ce labyrinthe, nous réussissons à nous frayer un passage entre les malades et le personnel. Nous marchons d'un pas rapide et décidé et nous avançons dans ces couloirs au mur un peu pâle. Finalement, nous nous arrêtons devant la porte d'une chambre, éloignée de tout bruit tapageur, tranquille dans son coin. Tom toque trois coups et nous rentrons à l'entente d'un «oui» provenu de l'intérieur.
Bill: Bonjour petite soeur. C'est encore nous.
Lauren avec un sourire rayonnant: Bonjour et puis votre rendez-vous s'est bien passé?
Tom: Oui très bien.
Lauren: De toute manière je le savais. Je suis sûre que vous avez bien rit...comme d'habitude!
Bill: Oui, dis-je en riant.
Je m'avance davantage et viens m'asseoir sur le côté droit de Lauren. Pendant qu'elle nous parle, je lui prend une de ses mains et joue avec.
Bill: Et puis toi, cet avant-midi? Pas trop seule, pas trop barbante?
Lauren: Je ne pourrais le dire. J'ai passé une grande partie à dormir...je n'avais rien d'autre à faire, c'est efficace pour faire écouler le temps, me dit-elle en m'adressant un sourire.
Tom: Et Andréas et Hélia, ils ne sont plus là?
Lauren: Non, Andréas avait quelque chose d'important à faire avec sa famille et comme vous me connaissez, je ne l'ai pas retenu et puis Hélia a été appelé par son père pour qu'elle aille s'occuper de la voisine parce que ses parents et les voisins faisaient une sortie en couple pendant toute la journée. Ils m'ont promis de revenir me voir, mais je leur ai dit de quand même se reposer, et de plutôt revenir demain, frais et dispos. Je ne veux tout de même pas être la cause d'un malaise pour manque de repos, hein???
Tom: Toi, tu ne changeras donc jamais?
Lauren: J'en doute fortement, cher frère.
Bill: Ce n'est pas grave, c'est comme cela que l'on t'aime, petite soeur,dis-je en l'enlaçant. Je peux venir avec toi dans le lit?
Lauren: Bien sûr, me dit-elle. J'aurai bien tiré les couvertes, mais je crois que le cinquième jeudi du mois à le temps de passer 5 fois, dit-elle en riant, ce que nous faisons aussi. Et toi aussi Tom, tu peux venir.
Tom: Merci.
Lauren: Je savais que tu n'attendais que ça.
Tom: Mais non!!!
Lauren: Mais si!!!
Tom: Mais non!!!
Lauren: Alors cinquante, cinquante???
Tom: J'aime mieux!
Point de vue de Lauren:
Mes frères sont arrivés depuis près de 10 minutes et nous jasons pendant de longues heures. Je leur dit que j'ai tout de même hâte de retourner à l'école mardi ou mercredi (donc mardi...après-demain et puis mercredi...logique, le jour d'après!). Ils me demandent pourquoi.
Lauren: Parce que je suis fatiguée de toujours être sur mes gardes, dehors quand je suis seule et qu'un d'un autre côté, être enfermée entre quatre murs d'un blanc cassé ne m'enchante guère plus.
Tom: Tu sais, c'est normal de vouloir sortir de ce bâtiment. Je ne connais pas grand monde qui aime l'ambiance d'un hôpital...sinon, ils sont vraiment «strange»!
Lauren: Oui, tu as raison. C'est bon pour la santé, une couleur qui illumine comme celle-ci, mais quand tu n'as rien à faire de tes journées, regarder n'importe où des murs blancs, pour toi, les lieux deviennent tous pareilles. À la fin, c'est vraiment exaspérant. Et puis, en regardant dehors, en voyant le beau soleil, je trouve un peu dommage de rester cloîtrée dans ma chambre, surtout en sachant que ce temps va s'en aller d'ici peu.
Bill: Oui, tu as raison. Le soleil est chaud en plus. Et puis, moi aussi j'ai hâte que tu sortes d'ici. Tu vas voir, à la maison nous allons bien s'occuper de toi.
Lauren: Mais tu sais, je vais très bien. Il n'y a que mon bras qui est limite pas fonctionnel pour un bout de temps.
Tom: Oui, mais nan. C'est à notre tour de prendre soin de toi pour les trois jours où tu as tout pris en charge dans la maison.
Lauren: Oui, mais nan. Parce que moi ça revient au pareille au même, j'aurais fait ça n'importe où. Quand tu fais quelque chose par mécanisme, les intentions de sont pas les mêmes, et pour cette raison, je ne suis pas d'accord.
Tom: Je m'en fous. Tu ne feras rien pendant 1 semaine au moins.
Lauren: Je suis capable de m'occuper de moi-même quand même aussi. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive.
Bill: Oui, mais nan. Devoir de grands frères!
Lauren: Je suppose que tout ce que je dirai ne vous fera pas changer d'idée?
Bill et Tom: Neinn!!!
Lauren: très bien, je me plie à vos exigences de grands frères protecteurs, dis-je en rigolant.
Point de vue de Tom:
Nous discutons avec Lauren depuis un bout de temps et dès que je l'ai vue, je me suis aperçu qu'elle allait beaucoup mieux. Elle récupère vite et puis c'est une fille forte. Je sais qu'elle fera tout pour guérir le plus vite possible, je lui fais confiance là-dessus. Depuis que nous sommes à ses côtés, je me sens moins mal et plus heureux. Elle aussi semble rayonnante. Son corps est encore malade, mais elle, elle ne changera pas pour autant: c'est notre petite Lauren tout crachée. Comment lui en vouloir après tout ce qu'elle s'efforce de faire?
Je suis tout simplement content d'être là, même si les chambres d'hôpital ne sont pas mon endroit préféré, elle réussit à me le faire oublier. Comment elle fait pour que tout ce qu'elle touche, se transforme?
Lauren: Et puis, est-ce que vous avez reparlé à Ann-Katrine et l'autre, là?
Bill: Non, dit-il en baissant les yeux. Pour nous c'est fini, après ce qu'elle t'a fait...c'est inacceptable d'avoir des préjugées comme ceux-là.
Lauren: Ben voyons. Vous n'allez quand même pas les laisser tomber pour une erreur de jugement? Ce n'est pas tout le monde qui pense comme vous. Restez ouvert, je suis sûre qu'au fond d'elle, elles s'en mordent les doigts.
Tom: Seulement parce qu'elles ne sont plus avec nous!
Lauren: Peut-être, mais c'est tout aussi bien. Elles ont découvert un côté de vous qu'elles ignoraient. Et puis c'est souvent en perdant ce que l'on a que l'on se rend compte de son importance. Elles penseront peut-être jamais comme vous, mais au moins elles auront appris à ne pas juger du premier coup.
Bill: Peut-être, mais nan!
Lauren: Non, mais vous êtes bornés ou quoi! Il faut apprendre à donner une deuxième chance aux personnes, sinon, rien ne va aller dans votre vie. Si vous ne retournez pas avec elle, laissez-les au moins l'opportunité de s'expliquer. Elles ne peuvent pas avoir fait cela que pour le plaisir, c'est impossible de faire quelque chose pour aucune raison. Essayez au moins de leur parler.
Tom: Mmmhh peut-être que tu as raison, mais je ne sens pas l'utilité.
Lauren: Tom...tu le fais exprès ou quoi! La question n'est pas d'être utile ou pas, mais de faire qu'entre vous, il n'y est plus comme seul souvenir, d'une divergence de point de vue. La seule chose que vous leur avez dit, c'est qu'entre vous, tout était fini. Vous ne leur avez même pas dit que vous n'étiez pas d'accord avec leur comportement, que vous n'acceptiez pas qu'elles me traitent de la sorte. Si vous voulez qu'elles changent, c'est à vous de leur faire voir la vérité. Tout le monde a un fond pur, c'est obligé! Essayez du moins. Je ne vous demande pas de ressortir avec elles, simplement de mettre les choses au clair, et puis dans le meilleur des mondes, elles finiront par reconnaître leurs torts et changeront probablement!
Bill: Bon, d'accord, moi je vais le faire. Et puis toi Tom?
Tom: Ouais, d'accord. Mais je vais t'apprendre quelque chose Lauren. Je suis super rancunier.
Lauren: Aucune importance, je m'en fous complètement. Je te demande seulement de vous expliquez, pas de leur pardonner, ça je ne peux pas vous forcer à le faire, je trouverais ça complètement amoral de ma part. Déjà que je me mêle un peu de mes affaires, moi!!!
Nous continuons de nous parler pendant encore de longues heures, jusqu'à temps que l'heure du souper arrive.
Je décide d'appeler maman pour ne pas qu'elle s'inquiète et qu'elle ne nous attende pour le souper. Je sors donc de la chambre et compose le numéro de la maison dans le couloir.
Tom: Allô, maman?
Sylvie: Oui, Tom?
Tom: C'est seulement pour te prévenir que nous sommes à l'hôpital avec Lauren et pour aussi te dire de ne pas nous attendre pour le souper. Nous ne rentrerons sûrement pas très tard, vers 21 heures 21:30 environ, d'accord?
Sylvie: Oui, merci de m'avoir prévenue. À tantôt, je t'aime Tom et dis aussi à Bill et à Lauren que je les aime aussi.
Tom: Oui, d'accord. Je leur ferai le message. Salut.
Sylvie: Salut.
Je raccroche le téléphone et retourne dans la chambre.
Tom: Tout est correct, Je lui ai dit que l'on rentrerait vers 21 heures, 21:30 heures environ et elle vous fait dire qu'elle vous aime aussi.
Bill: Ok.
Lauren: Dîtes, vous pourriez m'emmener les devoirs que l'on avait à faire la semaine passée et ceux que l'on aura à faire cette semaine quand je serai absente?
Bill: Oui bien sûr, mais n'oublie pas de te reposer aussi.
Lauren: Bien sûr Bill. Évidemment, il ne resterait plus que je me surmènne et que je retarde ma sortie d'hôpital. Ne vous inquiétez pas pour moi même si je sais que vous ne vous pouvez vous en empêcher. Et puis, je suis sûre que les médecins vont très bien s'occuper de moi.
Tom: Oui, tu as raison. Ça va faire drôle de ne pas être avec toi aux cours quand même. On viendra faire nos devoirs avec toi, je suis certain que tu n'as pas besoin d'explications pour comprendre quelque chose.
Lauren: Ben quand même, hein? Vous m'expliquerez ce que le professeur vous a montré aussi et on devrait être capable de se débrouiller!
Nous soupons tous ensemble dans le silence en nous regardant parfois. Bill et moi échangeons un regard et je sais qu'il pense exactement à ce que je pense. Bien que ce repas soit infect, je finis toute mon assiette, imité par Bill et Lauren. Par chance, la soupe offerte était passable, parce que sinon, je crois que nous serions tous tombés malades.
Après le repas, nous écoutons la télévision tout en faisant parfois des commentaires sur les scènes.
À 21 heures et quart, nous souhaitons une bonne nuit à Lauren en lui promettant de revenir le lendemain après les cours pour faire nos devoirs ensemble. Elle nous souhaite une bonne nuit et de faire de beaux rêves.
Bill et moi rentrons chez nous en taxi. Je paie cette fois. Nous avançons lentement dans l'allée de notre cours et nous franchissons enfin la porte de la maison. On enlève nos chaussures et maman vient nous voir et vient prendre des nouvelles de notre petite s½ur. Elle nous dit qu'elle ira sûrement la voir demain dans la journée pendant sa pause de dîner. Je commence à être fatigué et comme nous avons de l'école demain, je décide de prendre ma douche et de me coucher tout de suite après, comme cela je serai en forme. Bill, pendant que je rassemble mes affaires, écoute la chanson de Dido, White Flag (Drapeau blanc) ce qui veut dire qu'il est entrain de composer une nouvelle chanson. J'ai hâte de voir ce que sera cette fois. Bill écrit toujours de très beaux textes, moi j'en écris quelques-uns, mais personnellement, cela me prends du temps et il faut que je le retravaille tout le temps pour que cela arrive un temps soit peu à équivaloir ce que Bill peu écrire le premier coup, dire que lui, c'est tout le temps des ébauches!
Je rentre dans la salle de bain, me déshabille en mettant mon linge sale dans le panier de lavage et rentre dans la cabine de douche. L'eau chaude me fait le plus grand bien et a pour effet de m'endormir un peu. J'en sors 10 minutes après, brosse mes dents alors que j'ai une serviellette qui m'entoure les hanches. Je me fais un nettoyage de figure, oui oui, vous avez bien lu, il faut bien sûr préserver ce beau visage quand même, c'est ma marque de commerce, comme je le dis si bien. Et puis après je mets un caleçon et un T-shirt. Je descends en bas et souhaite une bonne nuit à Sylvie et à Gordon pour remonter après et faire de même avec Bill. Par la même occasion, il me montre un peu le texte qu'il a commencé à écrire et je dois avouer qu'il a fait fort, bien sûr il fait toujours fort, mais celle-là est vraiment très belle, surtout que je sais de qui elle parle. Je parcours le texte et Bill me harcèle sans cesse pour savoir ce que j'en pense.
Tom : Magnifique !
Bill : Tu trouves ? Tu es en sûr ? Ce n'est pas trop cucul ???
Tom : Non, au contraire, c'est par-fait. Juste comme il faut. Elle est vraiment très jolie en plus en sachant de qui tu parles, cela me prend plus au c½ur, elle sera belle à jouer.
Après avoir reparlé un peu du fond et de la forme –et oui, mes cours de français ressurgissent – je lui souhaite une bonne nuit et pars me coucher. Je rentre dans ma chambre, enlève mon chandail pour dormir et avant d'éteindre la lumière, je regarde un instant la photographie que maman avait prit de nous trois il y a quelques années, bien avant que Lauren parte. Un sourire se dessine sur mes lèvres en repensant à ce moment-là. Je repose mon cadre et ferme la lumière de ma lampe situé sur ma table de chevet du côté droit de mon lit. Je n'ai pas tiré les rideaux et je peux ainsi regarder le ciel étoilé et la lune qui fait son apparition quelques instants plus tard. C'est sur cette magnifique vue que je m'endors 3 minutes après.