Chapitre 25

Chapitre 25
David vient s'interposer à l'enttente de cette question qui ne reste pas très professionnelle. Il se lève de ssa chaise dans le coin, vient se placer derrière le journaliste, et dis fort:

David: Les garçons ne répondez pas à cette question. Puis s'adressant au journaliste: Ceci restera du domaine privée, je vous pris.

Après cette intervention de David, l'entrevue continue, mais cette fois-ci, nous sommes beaucoup plus détendus. Le journaliste n'a plus jamais reposé une question de ce genre de toute la période que l'on avait à lui consacrer. Nous rigolons tous les cinq parfois à la réponse de certaines questions. Bref tout est rentré dans l'ordre et moi qui pensait au début que je détestais cet homme, je peux maintenant affirmer qu'il fait désormais partie de mon top 5 des journalistes les plus amusants et le moins chiant. J'ai confiance en lui pour ce qui est de la diffusion de notre rencontre, je suis sûr qu'il ne déformera aucun de nos propos. Bin sûr, des journaliste peuvent toujours être comme lui pour mieux nous sous-tirer des informations et par la suite que cela se retourne contre nous, c'est une possibilité, mais c'en est une à laquelle je ne veux pas penser.

Après la rencontre, nous avons tous faim parce que nous n'avons malheureusement pas pu manger quelque chose de toute l'avant-midi et maintenant nos ventre crient famine. Nous sortons tranquillement sous le soleil de midi de notre studio. Nous avons tous faim, et c'est inconsciemment que l'on déambule dans les rues, accoutrés de la sorte que personne ne puisse nous reconnaître. Nous continuons de marcher pendant encore 5 minutes, quand nous finissions par voir le restaurant que chacun d'entre nous aimons beaucoup: Le Yin/Yan, c'est un restaurant japonnais qui s'est implanté proche de notre studio il y a de cela très peu de temps. Et c'est une chance pour nous, parce que nous aimons beaucoup ce qu'ils font comme nourriture...il n'est pas trop loin, dans un coin tranquille, il est d'allure chic et tout est à un prix abordable. Gustav passe en premier et ouvre la porte pour que tout le monde puisse entrer et nous suis enfin. Comme nous sommes des habitués de la place, nous nous dirigeons directement dans la petite salle que David a réussi à nous réserver. Au départ, il n'y a avait pas de salle pour les V.I.P, mais nous ne tenions vraiment pas à être dérangés pendant que nous mangions, c'est pourquoi on a supplié notre manager de faire en sorte que ça soit fait. Bien sûr, au début le dirigeant avait refusé, mais comme tout homme cupide, il a cédé au chantage en voyant la belle promesse d'argent...enfin bref, même si je n'aime pas ce genre de personnes, on a quand même réussi à avoir ce que l'on voulait, et puis cela n'enlève pas le charme à cet endroit et à ses travailleurs. C'est ainsi, que machinalement, nous nous dirigeons vers le fond de la salle et que nous ouvrons une porte que nous laissons entrouverte, pour faire remarquer notre présence. Arrivés dans la salle, tout le monde prend sa place et nous nous intallons.

La conversation qui s'engendre est très professionnelle. Nous discutons notamment des diverses idées que nous avons pour les chansons à mettre sur l'album. C'est à ce moment que je dis à David que Lauren m'a d'ailleurs inspirée pour l'une d'elle. Je lui explique le concept de base et il semble très enthousiaste par ce que j'espère faire comme idée. Bien sûr, comme Lauren n'est pas au courant de cela, je demande aux autres une totale discrétion, qui je suis sûr sera tout de même facile, puisqu'elle ignore que nous sommes des musiciens et que la chansons ne parle pas d'elle explicitement, mais d'elle en générale! Notre discution continue, pour arriver à parler du comment on voit l'esthétisme de l'album. Je prends la parole, et je propose que l'on fasse les images un peu plus rock, mais innatendus pour bien se démarquer de notre premier album où nous n'étions encore que des adolescents novices Tout le monde à l'air enchanté, mais nous ne savons pas encore quoi exactement comme genre de photos. David nous dit simplement d'y penser et de l'appeler dès que nous croyons avoir une idée, quelqu'elle soit.

Le repas que nous avons commandé plus tôt arrive et la conversation, cette fois prend un nouveau tournant et délaisse complètement, le monde du travail, pour se concentrer sur tout autre chose, du tout au rien. Nous nous laissons aller, nous rions et buvons. Pendant quelques instants je réussis à oublier Lauren, et à me détendre et à ne me préoccuper que du moment présent, comme ma soeur m'aurait suggérer de le faire. David commande deux bouteilles de champagne et le dîner s'éternise jusqu'aux alentours de 14 heures, où nous quittons le restaurant bien remplis et bien rassasiés. Alors que David se dirige vers le studio pour s'occuper du travail des médias et tout le reste de la paperasse et que Gustav et Georg nous disent qu'ils vont rentrer chez eux, Tom et moi,nos prenons un taxi et nous nous dirigeons vers l'hôpital, voir notre soeur.
Le trajet dure un bon moment. Parfois je regarde et d'autre fois, je ne sais quoi dire alors je regarde le paysage. Nous parlons un peu de Lauren et de comment elle va, de nos appréhentions, de notre soulagement de l'avoir retrouvée, de tout la concernant pendant 20 minutes, jusqu'à temps qu'une bâtisse à la façade blanche apparaîsse dans notre champ de vision. Plus nous arrivons, plus je sens l'excitation de la retrouver monter en moi. Nous finissons par descendre, je paie le taxi et nous rentrons dans l'hôpital. Nous savons déjà où se trouve sa chambre, alors nous passons directement vers les ascenseurs sans faire un détour par la réception. Tom appuie sur le bouton et nous attendons quelques secondes pendant laquelle l'ascenseur descend, monte transportant des personnes pour enfin descendre complètement et venir nous chercher. À mon tour, j'appuie sur le bouton 6 et l'engin ferme ses portes, avant que l'on ne sente une légère secousse. Il glisse le long d'un tunnel fait d'aluminium et de fer, nous pouvons entendre le son glissant qu'il se fait, comme aspirer par quelque chose, avant qu'il ne s'arrête de nouveau et nous descendons. L'étage est parcourue de plusieurs couloirs, tous plus mêlant les uns que les autres et parmi ce labyrinthe, nous réussissons à nous frayer un passage entre les malades et le personnel. Nous marchons d'un pas rapide et décidé et nous avançons dans ces couloirs au mur un peu pâle. Finalement, nous nous arrêtons devant la porte d'une chambre, éloignée de tout bruit tapageur, tranquille dans son coin. Tom toque trois coups et nous rentrons à l'entente d'un «oui» provenu de l'intérieur.


Bill: Bonjour petite soeur. C'est encore nous.
Lauren avec un sourire rayonnant: Bonjour et puis votre rendez-vous s'est bien passé?
Tom: Oui très bien.
Lauren: De toute manière je le savais. Je suis sûre que vous avez bien rit...comme d'habitude!
Bill: Oui, dis-je en riant.

Je m'avance davantage et viens m'asseoir sur le côté droit de Lauren. Pendant qu'elle nous parle, je lui prend une de ses mains et joue avec.

Bill: Et puis toi, cet avant-midi? Pas trop seule, pas trop barbante?
Lauren: Je ne pourrais le dire. J'ai passé une grande partie à dormir...je n'avais rien d'autre à faire, c'est efficace pour faire écouler le temps, me dit-elle en m'adressant un sourire.
Tom: Et Andréas et Hélia, ils ne sont plus là?
Lauren: Non, Andréas avait quelque chose d'important à faire avec sa famille et comme vous me connaissez, je ne l'ai pas retenu et puis Hélia a été appelé par son père pour qu'elle aille s'occuper de la voisine parce que ses parents et les voisins faisaient une sortie en couple pendant toute la journée. Ils m'ont promis de revenir me voir, mais je leur ai dit de quand même se reposer, et de plutôt revenir demain, frais et dispos. Je ne veux tout de même pas être la cause d'un malaise pour manque de repos, hein???
Tom: Toi, tu ne changeras donc jamais?
Lauren: J'en doute fortement, cher frère.
Bill: Ce n'est pas grave, c'est comme cela que l'on t'aime, petite soeur,dis-je en l'enlaçant. Je peux venir avec toi dans le lit?
Lauren: Bien sûr, me dit-elle. J'aurai bien tiré les couvertes, mais je crois que le cinquième jeudi du mois à le temps de passer 5 fois, dit-elle en riant, ce que nous faisons aussi. Et toi aussi Tom, tu peux venir.
Tom: Merci.
Lauren: Je savais que tu n'attendais que ça.
Tom: Mais non!!!
Lauren: Mais si!!!
Tom: Mais non!!!
Lauren: Alors cinquante, cinquante???
Tom: J'aime mieux!

Point de vue de Lauren:

Mes frères sont arrivés depuis près de 10 minutes et nous jasons pendant de longues heures. Je leur dit que j'ai tout de même hâte de retourner à l'école mardi ou mercredi (donc mardi...après-demain et puis mercredi...logique, le jour d'après!). Ils me demandent pourquoi.

Lauren: Parce que je suis fatiguée de toujours être sur mes gardes, dehors quand je suis seule et qu'un d'un autre côté, être enfermée entre quatre murs d'un blanc cassé ne m'enchante guère plus.
Tom: Tu sais, c'est normal de vouloir sortir de ce bâtiment. Je ne connais pas grand monde qui aime l'ambiance d'un hôpital...sinon, ils sont vraiment «strange»!
Lauren: Oui, tu as raison. C'est bon pour la santé, une couleur qui illumine comme celle-ci, mais quand tu n'as rien à faire de tes journées, regarder n'importe où des murs blancs, pour toi, les lieux deviennent tous pareilles. À la fin, c'est vraiment exaspérant. Et puis, en regardant dehors, en voyant le beau soleil, je trouve un peu dommage de rester cloîtrée dans ma chambre, surtout en sachant que ce temps va s'en aller d'ici peu.
Bill: Oui, tu as raison. Le soleil est chaud en plus. Et puis, moi aussi j'ai hâte que tu sortes d'ici. Tu vas voir, à la maison nous allons bien s'occuper de toi.
Lauren: Mais tu sais, je vais très bien. Il n'y a que mon bras qui est limite pas fonctionnel pour un bout de temps.
Tom: Oui, mais nan. C'est à notre tour de prendre soin de toi pour les trois jours où tu as tout pris en charge dans la maison.
Lauren: Oui, mais nan. Parce que moi ça revient au pareille au même, j'aurais fait ça n'importe où. Quand tu fais quelque chose par mécanisme, les intentions de sont pas les mêmes, et pour cette raison, je ne suis pas d'accord.
Tom: Je m'en fous. Tu ne feras rien pendant 1 semaine au moins.
Lauren: Je suis capable de m'occuper de moi-même quand même aussi. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive.
Bill: Oui, mais nan. Devoir de grands frères!
Lauren: Je suppose que tout ce que je dirai ne vous fera pas changer d'idée?
Bill et Tom: Neinn!!!
Lauren: très bien, je me plie à vos exigences de grands frères protecteurs, dis-je en rigolant.

Point de vue de Tom:

Nous discutons avec Lauren depuis un bout de temps et dès que je l'ai vue, je me suis aperçu qu'elle allait beaucoup mieux. Elle récupère vite et puis c'est une fille forte. Je sais qu'elle fera tout pour guérir le plus vite possible, je lui fais confiance là-dessus. Depuis que nous sommes à ses côtés, je me sens moins mal et plus heureux. Elle aussi semble rayonnante. Son corps est encore malade, mais elle, elle ne changera pas pour autant: c'est notre petite Lauren tout crachée. Comment lui en vouloir après tout ce qu'elle s'efforce de faire?

Je suis tout simplement content d'être là, même si les chambres d'hôpital ne sont pas mon endroit préféré, elle réussit à me le faire oublier. Comment elle fait pour que tout ce qu'elle touche, se transforme?


Lauren: Et puis, est-ce que vous avez reparlé à Ann-Katrine et l'autre, là?
Bill: Non, dit-il en baissant les yeux. Pour nous c'est fini, après ce qu'elle t'a fait...c'est inacceptable d'avoir des préjugées comme ceux-là.
Lauren: Ben voyons. Vous n'allez quand même pas les laisser tomber pour une erreur de jugement? Ce n'est pas tout le monde qui pense comme vous. Restez ouvert, je suis sûre qu'au fond d'elle, elles s'en mordent les doigts.
Tom: Seulement parce qu'elles ne sont plus avec nous!
Lauren: Peut-être, mais c'est tout aussi bien. Elles ont découvert un côté de vous qu'elles ignoraient. Et puis c'est souvent en perdant ce que l'on a que l'on se rend compte de son importance. Elles penseront peut-être jamais comme vous, mais au moins elles auront appris à ne pas juger du premier coup.
Bill: Peut-être, mais nan!
Lauren: Non, mais vous êtes bornés ou quoi! Il faut apprendre à donner une deuxième chance aux personnes, sinon, rien ne va aller dans votre vie. Si vous ne retournez pas avec elle, laissez-les au moins l'opportunité de s'expliquer. Elles ne peuvent pas avoir fait cela que pour le plaisir, c'est impossible de faire quelque chose pour aucune raison. Essayez au moins de leur parler.
Tom: Mmmhh peut-être que tu as raison, mais je ne sens pas l'utilité.
Lauren: Tom...tu le fais exprès ou quoi! La question n'est pas d'être utile ou pas, mais de faire qu'entre vous, il n'y est plus comme seul souvenir, d'une divergence de point de vue. La seule chose que vous leur avez dit, c'est qu'entre vous, tout était fini. Vous ne leur avez même pas dit que vous n'étiez pas d'accord avec leur comportement, que vous n'acceptiez pas qu'elles me traitent de la sorte. Si vous voulez qu'elles changent, c'est à vous de leur faire voir la vérité. Tout le monde a un fond pur, c'est obligé! Essayez du moins. Je ne vous demande pas de ressortir avec elles, simplement de mettre les choses au clair, et puis dans le meilleur des mondes, elles finiront par reconnaître leurs torts et changeront probablement!
Bill: Bon, d'accord, moi je vais le faire. Et puis toi Tom?
Tom: Ouais, d'accord. Mais je vais t'apprendre quelque chose Lauren. Je suis super rancunier.
Lauren: Aucune importance, je m'en fous complètement. Je te demande seulement de vous expliquez, pas de leur pardonner, ça je ne peux pas vous forcer à le faire, je trouverais ça complètement amoral de ma part. Déjà que je me mêle un peu de mes affaires, moi!!!

Nous continuons de nous parler pendant encore de longues heures, jusqu'à temps que l'heure du souper arrive.

Je décide d'appeler maman pour ne pas qu'elle s'inquiète et qu'elle ne nous attende pour le souper. Je sors donc de la chambre et compose le numéro de la maison dans le couloir.


Tom: Allô, maman?
Sylvie: Oui, Tom?
Tom: C'est seulement pour te prévenir que nous sommes à l'hôpital avec Lauren et pour aussi te dire de ne pas nous attendre pour le souper. Nous ne rentrerons sûrement pas très tard, vers 21 heures 21:30 environ, d'accord?
Sylvie: Oui, merci de m'avoir prévenue. À tantôt, je t'aime Tom et dis aussi à Bill et à Lauren que je les aime aussi.
Tom: Oui, d'accord. Je leur ferai le message. Salut.
Sylvie: Salut.

Je raccroche le téléphone et retourne dans la chambre.

Tom: Tout est correct, Je lui ai dit que l'on rentrerait vers 21 heures, 21:30 heures environ et elle vous fait dire qu'elle vous aime aussi.
Bill: Ok.
Lauren: Dîtes, vous pourriez m'emmener les devoirs que l'on avait à faire la semaine passée et ceux que l'on aura à faire cette semaine quand je serai absente?
Bill: Oui bien sûr, mais n'oublie pas de te reposer aussi.
Lauren: Bien sûr Bill. Évidemment, il ne resterait plus que je me surmènne et que je retarde ma sortie d'hôpital. Ne vous inquiétez pas pour moi même si je sais que vous ne vous pouvez vous en empêcher. Et puis, je suis sûre que les médecins vont très bien s'occuper de moi.
Tom: Oui, tu as raison. Ça va faire drôle de ne pas être avec toi aux cours quand même. On viendra faire nos devoirs avec toi, je suis certain que tu n'as pas besoin d'explications pour comprendre quelque chose.
Lauren: Ben quand même, hein? Vous m'expliquerez ce que le professeur vous a montré aussi et on devrait être capable de se débrouiller!

Nous soupons tous ensemble dans le silence en nous regardant parfois. Bill et moi échangeons un regard et je sais qu'il pense exactement à ce que je pense. Bien que ce repas soit infect, je finis toute mon assiette, imité par Bill et Lauren. Par chance, la soupe offerte était passable, parce que sinon, je crois que nous serions tous tombés malades.

Après le repas, nous écoutons la télévision tout en faisant parfois des commentaires sur les scènes.
À 21 heures et quart, nous souhaitons une bonne nuit à Lauren en lui promettant de revenir le lendemain après les cours pour faire nos devoirs ensemble. Elle nous souhaite une bonne nuit et de faire de beaux rêves.

Bill et moi rentrons chez nous en taxi. Je paie cette fois. Nous avançons lentement dans l'allée de notre cours et nous franchissons enfin la porte de la maison. On enlève nos chaussures et maman vient nous voir et vient prendre des nouvelles de notre petite s½ur. Elle nous dit qu'elle ira sûrement la voir demain dans la journée pendant sa pause de dîner. Je commence à être fatigué et comme nous avons de l'école demain, je décide de prendre ma douche et de me coucher tout de suite après, comme cela je serai en forme. Bill, pendant que je rassemble mes affaires, écoute la chanson de Dido, White Flag (Drapeau blanc) ce qui veut dire qu'il est entrain de composer une nouvelle chanson. J'ai hâte de voir ce que sera cette fois. Bill écrit toujours de très beaux textes, moi j'en écris quelques-uns, mais personnellement, cela me prends du temps et il faut que je le retravaille tout le temps pour que cela arrive un temps soit peu à équivaloir ce que Bill peu écrire le premier coup, dire que lui, c'est tout le temps des ébauches!

Je rentre dans la salle de bain, me déshabille en mettant mon linge sale dans le panier de lavage et rentre dans la cabine de douche. L'eau chaude me fait le plus grand bien et a pour effet de m'endormir un peu. J'en sors 10 minutes après, brosse mes dents alors que j'ai une serviellette qui m'entoure les hanches. Je me fais un nettoyage de figure, oui oui, vous avez bien lu, il faut bien sûr préserver ce beau visage quand même, c'est ma marque de commerce, comme je le dis si bien. Et puis après je mets un caleçon et un T-shirt. Je descends en bas et souhaite une bonne nuit à Sylvie et à Gordon pour remonter après et faire de même avec Bill. Par la même occasion, il me montre un peu le texte qu'il a commencé à écrire et je dois avouer qu'il a fait fort, bien sûr il fait toujours fort, mais celle-là est vraiment très belle, surtout que je sais de qui elle parle. Je parcours le texte et Bill me harcèle sans cesse pour savoir ce que j'en pense.


Tom : Magnifique !
Bill : Tu trouves ? Tu es en sûr ? Ce n'est pas trop cucul ???
Tom : Non, au contraire, c'est par-fait. Juste comme il faut. Elle est vraiment très jolie en plus en sachant de qui tu parles, cela me prend plus au c½ur, elle sera belle à jouer.

Après avoir reparlé un peu du fond et de la forme –et oui, mes cours de français ressurgissent – je lui souhaite une bonne nuit et pars me coucher. Je rentre dans ma chambre, enlève mon chandail pour dormir et avant d'éteindre la lumière, je regarde un instant la photographie que maman avait prit de nous trois il y a quelques années, bien avant que Lauren parte. Un sourire se dessine sur mes lèvres en repensant à ce moment-là. Je repose mon cadre et ferme la lumière de ma lampe situé sur ma table de chevet du côté droit de mon lit. Je n'ai pas tiré les rideaux et je peux ainsi regarder le ciel étoilé et la lune qui fait son apparition quelques instants plus tard. C'est sur cette magnifique vue que je m'endors 3 minutes après.
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 11:44

Modifié le jeudi 18 juin 2009 09:04

Chapitre 26

Chapitre 26
Du point de vue de Lauren :

Il est presque 22 heures et demi et je ne réussis toujours pas à m'endormir. Je ne sais que faire...il pèse, ici, un silence lourd. Je suis seule et je sens cette chambre vide, si vide. J'ai peine à croire qu'il y avait encore seulement quelques heures, elle était remplie de joie de vivre, de rires, de personnes. Je sentais son atmosphère chaude et douillette, mais maintenant que le rideau est tombé et que je suis la seule dans la salle devant cette estrade vide, je me sens abandonnée. J'ai le mal de vivre depuis quelques temps...non en fait depuis quelques années, et même si mes frères essaient de me rendre la vie plus facile, plus aisée, plus joviale, j'ai toujours ce vide qui me ronge de l'intérieur...il creuse un tunnel partant de mon c½ur et s'en va jusqu'à mon âme. Plus le temps passe et plus j'ai l'impression de mourir, du moins je me sens affaiblie, un peu comme si mon saoûl me restait coincé à quelque part, perdu à l'intérieur de moi. J'ai tellement besoin de la présence de quelqu'un à mes côtés pour me sentir vivante, pour sentir que j'existe à quelque part. Si personne ne vient m'aider, je me laisserai périr, là sur la place publique comme une rose qui se fane, comme un ange déchu, comme une coquille vide. Je ne suis plus rien, je suis transparente, translucide, du vide...voilà ce qui me caractérise le plus et plus j'y pense et plus je le sens ce manque. Mon c½ur a beau battre encore en moi, je suis morte et gelée. Je suis givrée dans le temps, dans ce temps, il y a de ça des années et je ne peux rien y faire pour m'y échapper. Quoi faire quand tu crois que la vie ne vaut plus la peine d'être vécue? Ici, seule dans cette pièce pour seuls compagnons mes idées noires et ce silence assourdissant, je ne me sens pas bien.

Quelle est ma raison d'être? J'ai beau chercher, j'ai l'impression d'avoir perdu la raison à travers le temps et l'espace. Qui suis-je? Encore une fois, je ne le sais pas. J'ai cru être quelqu'un, mais traiterait-on quelqu'un comme on m'a traité? Vers où je vais? Si seulement je pouvais le savoir peut-être ne serais-je pas là à essayer de tuer le temps à me poser la question fatidique, celle où je me demande si je vais un jour ou l'autre, enfin trouver la paix.

Ça serait mal venu de se plaindre d'être entourée comme je suis, des amis géniaux, une famille géniale et la promesse d'une vie meilleure qui résonne dans le lointain, ça serait mal venu, mais ça serait aussi se mentir. Une lumière s'est allumée à quelque part pour moi, seulement pour moi, mais alors pourquoi ne la vois-je pas? Pourquoi? M'est-elle vraiment destinée ou n'est-ce simplement qu'un mirage que je me reflète tel un miroir de mes pensées noires pour essayer de donner un sens à ma vie? Je sens le poison parcourir lentement mes veines, il me brûle littéralement, je voudrais toutes les ouvrir pour que la souffrance s'estompe. L'espoir fait revivre, dit-on, mais si j'en ai assez d'espérer en ce monde, que suis-je supposée faire? Ici, tout est hypocrisie, réglage de compte, la terre se vide, se meurt, elle va finir par exploser littéralement à cause de la bêtise humaine. Ne le voient-ils donc pas ou le font-ils exprès à se borner à l'idée que tout va se régler tout seul? On dit être des humains avec un c½ur, des sentiments, une raison encrée quelque part dans notre cerveau, mais on utilise rien de cela. On aime mieux amasser de l'argent que l'on n'a pas besoin et regarder son voisin crever de faim. Il est là sous nos yeux, à tortiller de douleur sous le poids présent dans leur ventre. Il se mange eux-mêmes parce que leur corps n'a rien d'autre pour se nourrir. Ils attrapent des maladies en mangeant des choses qu'ils trouvent à moitié pourris dans les poubelles de la ville et ça c'est sans parler de ceux qui vivent dans ces pays que l'on dit lointains, mais qui sont pourtant sur la même planète que la nôtre! On est la pire espèce que Dieu ait pu inventer. On n'est pas digne de son cadeau, on s'empoise mutuellement en ne regardant pas ce que nous faisons, nous sommes étrangers les uns les autres, mais enfin pourquoi cette ranc½ur? Je ne comprends pas, je ne nous comprends pas. Est-il possible d'aimer jusqu'au point de vouloir tuer? Est-il possible de se réveiller de ce cauchemar que nous nous sommes efforcer d'inventer? Nous avons tué les plus grands de cette planète pour notre propre profit et cela ne nous atteint pas plus que cela? Y a-t-il au moins une seule chose de juste sur cette maudite terre? Non, je ne veux pas faire partie de ce moule que la société a formé bien avant notre ère. Non. Je ne veux pas vivre entourée de gens qui sont vide de leur esprit, qui ont salis leur âme, qui n'arrêtent pas de pêcher jour après jour. Non! Je ne veux pas vivre avec une espèce qui n'évolue pas, qui n'apprends pas de ses erreurs. Non! Je ne veux pas vivre avec cette colonie d'animaux, car c'est bien ce que nous sommes. Nous sommes insouciants, nous ne pensons qu'à notre survie, nous sommes une civilisation dégueulasse!!! Non, non et non!!! Nous méritons tous d'être pendus et rare sont ceux qui méritent une terre avec un peuple solidaire, unis et en paix. Un monde idéale, nous y pensons depuis des générations et des générations, des siècles et des siècles, des millénaires et bien plus, mais nous n'arrivons jamais à avancer. La technologie n'a rien fait pour, tout ce que nous savons faire c'est avancer de deux pas par en avant et trois par en arrière. Qui sommes-nous à la fin? Sommes-nous quelque chose du moins? Existons-nous réellement parce que si oui, je ne nous comprends de moins en moins. Le moment présent est arrivé à un point culminant, critique. Bientôt, la terre va se mourir, elle va se laisser aller en espérant que la fin soit rapide car elle souffre trop et nous, hommes ayant les plus grandes capacités intellectuelles, mais étant les plus stupides, la seule chose que l'on sait faire, c'est de nous enfoncer plus loin dans notre trou. Qui, un jour, se lèvera et prendra position pour ceux qui voient le massacre, qui en sont affligées, qui en souffrent en à mourir à petit feu? Qui? Si cela continue, on a le temps de mourir avant que quelqu'un de sensé ne dise les choses en face, ne dise la vérité qui fait mal, qui nous ronge et qui nous videra tôt ou tard! Je ne sais plus quoi faire, ils réussissent à me faire sentir importante, mais le suis-je vraiment? Je suis égale aux autres et les autres sont mes égaux. Y a-t-il juste moi qui le voie? Non, je ne suis pas importante, je suis pareille comme un neutron dans l'univers et peut-être moins. Il est infini, il ne connait ni l'espace ni le temps. Qui a sorti cette connerie comme de quoi, la vie valait la peine d'être vécue? Sûrement quelqu'un qui vient de ces temps anciens où la bombe atomique n'existait pas encore. La seule raison pour laquelle nous sommes maintenant ici, c'est pour rattraper les erreurs que les autres ont commis. Nous nous devons de nettoyer la terre de toute cette saleté, car sinon, j'ai bien peur que la fin n'arrive bientôt. À côté de ça, mes problèmes me semblent d'une insignifiance totale.

C'est sur ces pensées philosophiques que je m'endors dans cette pièce qui me donne le vertige.

Je fais un beau rêve en ce moment. Nous sommes dans un petit boisé, j'ai les pieds dans l'eau et je porte une jolie robe longue fleurie avec quelques rubans dans mes cheveux. Je me lève, j'avance dans les sentiers parfumés de l'odeur des roses, mes fleurs préférées, j'avance toujours. Je m'arrête arrivée à destination devant un temple où on peut apercevoir des piédestal. Quelques gamins s'amusent autour de moi et moi je tourne en rond, je dance avec eux accompagnée de cette jolie mélodie qui provient d'une belle lyre. Ici, je me sens libre, tellement bien, je suis au chaud et le rire est communicatif. Jamais je ne voudrais partir de cet endroit. Le soleil est à son zénith, les oiseaux d'une beauté imprenables volent tout autour de nous comme s'ils s'amusaient pendant que nous dansions. Ma mère s'avance vers nous en portant une assiette remplie de petits fours, quand je la regarde je sens tout ce qu'elle sent. Elle est bien ici, elle se sent renaître, un peu comme si jamais elle n'avait connu cela auparavant, un peu comme une deuxième chance de rattraper le temps qui lui est échappé, qui lui est glissé des mains. Impuissante face à un tel spectacle, je me sens submergée par ces sentiments, je sens une ivresse, un bonheur, je sens des feux d'artifice en moi, oh ça oui, j'en sens. Je ris, je souris, des étoiles n'arrêtent pas d'exploser dans mes yeux, une chaleur m'envahit, je me sens transportée par tous ces sentiments. Je veux voir papa, je veux qu'il partage mon bonheur. Je me précipite sur la véranda, ouvre la porte, crie le nom de papa, mais je ne le vois nulle part. Je prends donc ma patience en main, et fait le tour de notre énorme propriété, je descends au sous-sol, mais je ne le vois, j'entends des hurlements, je me demande ce qu'il se passe. Seule ici, effrayée, j'ouvre la porte du deuxième sous-sol, j'interpelle papa.


Moi : Papa, dis-je d'une voix mal assurée et timide. Papa, est-ce que c'est toi? Est-ce que ça va? Papa? Pourquoi tu ne me réponds pas?

Je descends le grand escalier en tourbillon d'un pas mal assuré, la lumière décroit, je sens le danger rôder près de moi, mais je ne sais pas d'où il vient et tout ce que je veux c'est le voir. Inquiète, je descends les quelques marches qui me reste à franchir. Je suis là, plantéé sur le seuil de la porte qui est entre-ouverte. Une raie de lumière passe entre la fente, je parle toujours en espérant que papa m'entende, mais les hurlements écrasent sans aucune difficulté mes supplications. Je décide d'ouvrir la porte et là je sens le monde s'écrouler sous mes pieds. Papa détourne la tête vers moi, un affreux rictus est sur son visage à la place de celui bienveillant que je lui connaissais. Il est accoutré d'un sarreau et de gants, il porte un casque sur sa tête, le genre de casque que porterait un soudeur et de grosses bottes. Derrière loin, une table est installée avec plein d'outils étranges, certains semblent coupants, d'autres ont l'air d'être là pour déchirer, pour pincer et des crochets sont également là, mais le pire c'est à côté de ce spectacle d'horreur, est enchaînée une jeune adolescente de mon âge, elle est massacrée, certaines parties de son corps manque, je peux voir les lambeaux de chaire pendre à d'autres endroits, des os dépasser parfois, ses yeux sont tombés, brulés par la flamme que tenait mon père devant ceux-ci il y a quelques instants. Le plus horrible, c'est qu'elle est suspendue dans le vide retenue par des chaines qui traverse tantôt son corps, tantôt qui la soulève alors que certaines sont tombées par terre parce qu'elles n'ont plus rien à tenir. Je retourne le regard vers mon père, effrayée comme jamais, il sort d'un des tiroirs de la table, une longue faucille qu'il brandit au-dessus, avant de faire un mouvement circulaire en l'air et de la couper en deux. La fille est prise de convulsions et le sang gicle, gicle et gicle...et ne s'arrête que lordque le corps est complètement vide de ce liquide, seulement alors je ...

Moi : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!

Je me réveille, je transpire de partout, je fais une crise de panique et mon pouls augmente dangereusement. L'alarme reliée à la machine se déclenche et avertie ainsi à tout le personnel que je suis mal en point. Trente secondes plus tard, je vois ma chambre occupée par pleins de personnes. Je ne vois plus très bien, je sens mon c½ur battre contre ma poitrine à une vitesse affolante et j'ai peur pour ma propre survie. Je vois floue, je ne distingue plus les ombres, je me sens recaler dans un espace temps encore inconnu pour moi. Je me sens partir loin de tous, mais je ne veux pas, pas avant de leur avoir dit que je les aimais, non surtout pas avant, mais je glisse lentement dans les ténèbres...

Ellipse temporelle :

Je me réveille, j'ai mal à la tête encore une fois comme à toutes les fois que je fais un malaise d'ailleurs. J'ouvre les yeux et de ma main libre je me prends la tête. Je tente de me lever, mais une main vient m'arrêter dans ma tentative et pousse par derrière pour que je me recouche. Elle me murmure de ne pas me lever, de me recoucher et que tout ira bien. Je l'entends, mais je ne peux toujours pas l'appercevoir. Je me recouche et cette fois je sens la main de quelqu'un de familier se poser sur la mienne et une autre personne vient prendre mon autre main. Ils me parlent, j'entends ce qu'ils me disent, je les entends pleurer aussi, je sais qui ils sont et je m'en veux de les voir ici. Ils devraient être dans leur lit entrain de récupérer le sommeil perdu par ma faute et pourtant ils sont encore là. Je sens la colère monter en moi. Ils ne peuvent pas être là. Je me débats et je pleure encore plus qu'eux.

Moi : Pourquoi est-ce que vous êtes-là? Répondez! Dis-je en hurlant. Allez-vous en, je n'en vaux pas la peine! Ne m'approchez plus, plus jamais, sinon vous construirai votre propre échafaud!!! Je suis dangereuse, porteuse du malheur...je suis la malédiction, dis-je cette fois-ci en pleurant. Je suis Kathara, mon père m'avait prévenu, je ne serai jamais tranquille, je serai toujours traquée, toujours, laissai-je échapper en un murmure avant de me calmer pour de bon!

Les larmes coulent en abondance sur ma peau et ma respiration est saccadée. Je me calme peu à peu et à travers mes yeux vitreux, je peux les voir, penchés à mon chevet, pleurant tout autant que moi, je me sens si mal. Pourquoi sont-ils là? N'ont-ils pas compris que je suis maudite, je suis tel un fléau que je propage, mais moi je m'en rends compte et c'est cela le pire, j'aurai aimé ignorer le mal que je fais. J'aurai aimé ne rien savoir, rien, mais pour moi, tout va toujours de travers. Rien n'est simple dans ma vie de misérable. Je suis à plaindre? Certainement un peu. À sauver? Sûrement pas, car je suis une espace en voie d'expansion et nous sommes le mal, nous devons nous éliminer avant que le mal n'entre en guerre avec le bien. Je suis mauvaise, je suis mauvaise, je suis mauvaise, je suis mauvaise, je suis mauvaise, je suis mauvaise, je suis...mauvaise...mauvaise ???Mauvaise??? Alors pourquoi eux viennent-ils tout le temps? J'ai tout le temps mauvaise conscience après une de leur visite, ou simplement carrément quand ils sont avec moi. Je me fais du mal à rechercher leur compagnie, je ne suis bonne qu'à cela!

Bill me serre la main plus fort et me dit :


Bill : Ne dis plus jamais ça, tu as compris? Plus jamais, nous tenons trop à toi pour te laisser comme ça. On sera toujours là, quoiqu'il arrive, tu t'en rappelles?

J'hoche la tête. Oui je m'en rappelle. Comment je pourrais l'avoir oublier. C'était la promesse de toute une vie.

Tom : Jamais plus tu ne recommenceras, ok? On est rien sans toi, rien. Combien de fois faudra-t-il que l'on te le répète, on tient à toi, peut-être trop, mais on s'en fou. On te veut, toi. Les problèmes qui viendront après, on les règlera en temps et lieu. Jamais plus tu ne recommenceras, promet-le nous.
Lauren : Je vous le promets, je vous le promets.

Mes frères se glissent sous la couette et se collent à moi. Ils pleurent dans mes bras et moi aussi d'ailleurs, je recommence. Les larmes sont ma délivrance dans ce temps-là, quand tout va mal, c'est vers elle que je me retourne, car elles me comprennent plus que tout le monde. Elles coulent pour moi, pour me soulager, elles sont mes véritables amies. Ils me serrent plus fort dans leur bras comme si ils avaient peur que je m'en aille sans eux. Ils ne veulent que moi et ça me déchire le c½ur car je sais que je ne peux leur en donner plus que pour l'instant. J'en suis incapable, je ne veux pas me tromper sur les personnes en qui j'ai confiance, pas encore. Je ne suis pas prête, mais je sais qu'un jour ou l'autre, je devrais surmonter mes peurs, mes angoisses et mes incertitudes pour avancer, parce que personne ne pourra le faire à ma place et je le sais, je le sais.

Sylvie vient s'asseoir sur le lit à côté de Tom. Elle pleure aussi. Elle me flatte la joue et semble prier de tout son être pour que j'aille mieux.


Ellipse temporelle :

Merci maman de t'inquiéter pour moi, mais j'ai bien peur que cela ne serve à rien, je devrais partir un moment. Je devrais faire le point sur toute ma vie avant de revenir vers vous. Je ne veux pas faire les mêmes erreurs continuellement, j'espère un jour m'en sortir et pour cela je devrais vous quitter. Merci chers frères d'avoir été toujours là pour moi. J'ai bien cru l'avoir fait pour vous, je l'ai bien cru. J'aurai aimé pouvoir vous apporter plus, beaucoup plus. J'aurai voulu que vous preniez conscience que sans vous, je n'étais rien et voilà mon véritablement problème. Je n'existais qu'avec vous. Je veux trouver l'identité que j'ai perdue, je veux retrouver cette petite fille que vous avez connue dans le passé. J'espère vous revenir plus sûre de moi et plus épanouie. Je veux chercher et trouver ce que j'ai perdu en cours de route, pour nous trois. Chère Hélia, ce n'est qu'à travers tes yeux que je me suis sentie véritablement vivre. À part mes frères, tu as été la première à m'aider à concrétiser mon rêve, celui d'exister. Petite, je ne connaissais que Bill et Tom, je suis maintenant contente de pouvoir te compter parmi mes amis. N'oublie pas que je t'aime, et pour moi, un amour aussi réciproque entre amies est aussi fort que celui que l'on puisse entretenir avec sa famille. Tu m'as épaulée comme peu l'aurais fait à travers plusieurs épreuves. Je t'ai prise en sympathie dès les premiers regards échangés, je t'ai tout de suite aimée. L'amour passe les frontières que nous pouvons construire avec le temps, il traverse l'espace et transperce le c½ur à chaque fois que l'on fait allusion à l'être aimé. Tu compte énormément pour moi. À toi, cher Andréas, je te donne le mandat de veiller sur mes frères en attendant mon retour. Veille sur eux comme tu veillerais sur moi. Je sais que tu peux le faire pour moi, je ne t'en remercierais jamais assez. Sache aussi que je tiens à toi autant que je peux tenir à mes frères, pour moi, je ne fais pas de différence entre la famille et les amis, tu peux donc en conclure que je te considère comme faisant partie de ma famille et je sais que tu y seras encré pour encore de nombreuses années. À vous Gustav et Georg, veiller aussi sur eux, ils en auront besoin. Soutenez-les dans les moments difficiles, je sais que la route qu'ils parcourront se montrera sans pitié. Elle sera longue et exténuante, mais moi je reviendrai plus forte. Je voulais aussi vous dire à quel point j'ai été contente de vous rencontrer et d'avoir l'occasion de vous parler. Je ne peux dire si je vous aime à proprement dit, mais je peux vous dire que je tiens à vous tout de même. Vous m'avez fait comprendre des choses, vous m'avez aidée à essayer de trouver un sens à ma vie et c'est pourquoi, je pars à sa recherche. Si jamais un jour je me pers, je saurai où aller. Vous tous, vous avez été là pour me soutenir et m'aider, à mon tour de faire mon bout de chemin. À mon tour de vous prouver à quel point je vous aime. Je veux vous revenir meilleure en restant toujours moi. Sans vous, je ne sais pas ce que j'aurai fait, mais sans doute pas autant que là. Merci, merci et merci pour tout!!!

Je vous aime Lauren.
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# Posté le vendredi 06 juin 2008 01:51

Modifié le mercredi 17 juin 2009 23:14

Chapitre 27

Chapitre 27
Point de vue de Tom :

Nous nous sommes endormis dans les bras de Lauren, hier soir, à bout de force tellement on a pleuré. Je sens quelqu'un qui m'étreint à côté de moi, je me retourne donc et :

Tom : Lauren, tasses-toi un peu s'il te plaît. Lauren???

Je soulève quelques mèches de cheveux et je m'aperçois que ce n'est nullement Lauren, mais Bill. Alors où est-elle? Je me lève précipitamment sans me soucier si je vais réveiller Bill en étant aussi brusque. Je fais le tour de la chambre, vais voir dans la salle de bain pour voir si elle n'y serait pas, mais non. Je sors de la chambre à toute allure et arrête toutes les infirmières à la recherche de ma s½ur, mais personne ne semble l'avoir vue, pourtant il y a toujours du monde ici, il y a forcément quelqu'un quelque part qui l'a aperçue autrement, ça serait impossible! Je refais tout l'étage et je fais même ceux qui sont inférieurs et supérieurs, je change également d'aile, mais il n'y a pas de Lauren dans les parages. Je retourne dans sa chambre tout retourné. Bill s'est rendormi lorsque j'aperçois une lettre sur le pied du lit. C'est son écriture, je sens l'appréhension monter en moi. Je sors la lettre de son enveloppe et peux y lire :

Merci maman de t'inquiéter pour moi, mais j'ai bien peur que cela ne serve à rien, je devrais partir un moment. Je devrais faire le point sur toute ma vie avant de revenir vers vous. Je ne veux pas faire les mêmes erreurs continuellement, j'espère un jour m'en sortir et pour cela je devrais vous quitter.

Merci chers frères d'avoir été toujours là pour moi. J'ai bien cru l'avoir fait pour vous, je l'ai bien cru. J'aurai aimé pouvoir vous apporter plus, beaucoup plus. J'aurai voulu que vous preniez conscience que sans vous, je n'étais rien et voilà mon véritablement problème. Je n'existais qu'avec vous. Je veux trouver l'identité que j'ai perdue, je veux retrouver cette petite fille que vous avez connue dans le passé. J'espère vous revenir plus sûre de moi et plus épanouie. Je veux chercher et trouver ce que j'ai perdu en cours de route, pour nous trois.

Chère Hélia, ce n'est qu'à travers tes yeux que je me suis sentie véritablement vivre. À part mes frères, tu as été la première à m'aider à concrétiser mon rêve, celui d'exister. Petite, je ne connaissais que Bill et Tom, je suis maintenant contente de pouvoir te compter parmi mes amis. N'oublie pas que je t'aime, et pour moi, un amour aussi réciproque entre amies est aussi fort que celui que l'on puisse entretenir avec sa famille. Tu m'as épaulée comme peu l'aurais fait à travers plusieurs épreuves. Je t'ai prise en sympathie dès les premiers mots échangés, je t'ai tout de suite aimé. L'amour passe les frontières que nous pouvons construire avec le temps, il traverse l'espace et transperce le c½ur à chaque fois que l'on fait allusion à l'être aimé. Tu compte énormément pour moi.

À toi, cher Andréas, je te donne le mandat de veiller sur mes frères en attendant mon retour. Veille sur eux comme tu veillerais sur moi. Je sais que tu peux le faire pour moi, je ne t'en remercierais jamais assez. Sache aussi que je tiens à toi autant que je peux tenir à mes frères, pour moi, je ne fais pas de différence entre la famille et les amis, tu peux donc en conclure que je te considères faisant partie de ma famille et je sais que tu y seras encré pour encore de nombreuses années.

À vous Gustav et Georg, veiller aussi sur eux, ils en auront besoin. Soutenez-les dans les moments difficiles, je sais que la route qu'ils parcourront se montrera sans pitié. Elle sera longue et exténuante, mais moi je reviendrai plus forte. Je voulais aussi vous dire à quel point j'ai été contente de vous rencontrés et d'avoir eu l'occasion de vous parler. Je ne peux dire si je vous aime à proprement dit, mais je peux vous dire que je tiens énormément à vous tout de même. Vous m'avez fait comprendre des choses, vous m'avez aidée à essayer de trouver un sens à ma vie et c'est pourquoi, je pars à sa recherche. Si jamais un jour je me pers, je saurai où aller et vers qui me retourner.

Vous tous, vous avez été là pour me soutenir et m'aider, à mon tour de faire mon bout de chemin. À mon tour de vous prouver à quel point je vous aime. Je veux vous revenir meilleure en restant toujours moi. Sans vous, je ne sais pas ce que j'aurai fait, mais sans doute pas autant que là. Merci, merci et merci pour tout!!!

Je vous aime Lauren.


Une larme coule sur moi, parcoure toute la longueur de mon visage pour venir s'échouer sur le papier. Je passe ma main sur la lettre, comme si cela était impossible pour moi. Je ne peux croire qu'elle soit encore partie loin de nous, néanmoins, contrairement aux autres fois, cette fois je sais qu'elle va revenir. Je le sens et je lui fais confiance, pourtant je ne me sens pas bien. Cette pensée ne réussit pas à me calmer et bientôt je suis de retour dans le lit, recroquevillé sur moi, les yeux grands ouverts et je n'arrête pas de me poser des questions. Parfois je balance mon corps comme un enfant apeuré. Je reste dans cette position plusieurs minutes jusqu'à temps que Bill finisse par se réveiller. Il est aussi surpris que moi en ne voyant pas Lauren. Je lui raconte tout et lui montre même la lettre. Il ne semble pas y croire, il pleure aussi, mais je ressens ce qu'il sent et je sais qu'il fait confiance à Lauren tout comme moi. Elle va nous revenir bientôt. On se sert quand même dans nos bras pour se soutenir mutuellement. Peu à peu le monde se réveille. Gustav en premier, puis Hélia, Andréas et finalement Georg. Je fais en sorte de les informer de ce qu'a fait Lauren et leur passe tour à tour la lettre. Ils ne semblent pas quoi dire pour nous, mais Bill et moi abhorrons un sourire. Ils ne semblent pas comprendre la situation. On leur explique alors que Lauren reviendra et non pas parce qu'elle l'a écrit, mais c'est simplement par instinct. Peut-être avons-nous tort, mais nous nous accrochons à cet espoir. Elle reviendra et cette fois, tout ira mieux.

Ce matin, nous sommes lundi et comme tous les lundis, nous devons aller à l'école. Nous nous préparons donc, même si on n'a franchement pas envie. L'école se situe à quelques minutes à pied de l'hôpital, donc c'est naturellement vers 8 heures que nous nous dirigeons vers celle-ci. Heureusement qu'hier nous avions pensé à emmener notre sac d'école.

Ce matin nous commençons tous les quatre par le cours d'économie. Une des matières que je n'aime pas, mais je suis sûr que si Lauren aurait été là, je l'aurai trouvée intéressante. Elle a ce don, le don de nous pousser et de rendre tout intéressant. J'ai déjà bien hâte qu'elle nous revienne.


Point de vue de Bill :

Nous rentrons dans la salle de cours et nous nous assoyons dans la rangé du milieu au fond de la classe. Nous sommes tous les quatre les uns à côté des autres. Le cours débute sur une note joyeuse. Par chance, cette année nous avons une professeure qui est un tant soit peu intéressante, j'espère que je vais mieux aimer ce cours que le précédent! Pendant toute l'heure du cours, je n'écoute que très peu la professeure et je m'efforce plutôt d'écrire une nouvelle chanson, la lettre de ce matin m'a beaucoup inspiré. J'espère que je serai capable de faire ressentir ce que je ressens en ce moment sur ce bout de papier.
La cloche sonne et nous ramassons nos affaires dans la hâte. On quitte la classe et on se dirige vers notre cours d'anglais, encore là je n'écoute guère, préférant mieux continuer mon texte pour qu'il soit finit le plus tôt possible et que je le fasse lire à Tom. Je ne sais pas pour les autres, mais je sais que pour moi l'heure est passée relativement vite. Je sais que Tom n'aime tout simplement pas l'école, pour ma part, ça passe encore quand je suis de bonne humeur et motivé, mais aujourd'hui je ne suis tout simplement pas dedans, mais je me dis que je me rattraperai plus tard. Après la classe, nous nous dirigeons vers la cafétéria où il nous serve des pâtes avec un pain. Tout le monde servis, je me dirige en premier vers notre table qui était occupée quelques instants plus tôt. Nous discutons de tout et de rien sans pour autant aborder le sujet Lauren. Maintenant je commence à considérer Hélia comme une des nôtres. Enfin de compte, elle est vraiment gentille et est comme Lauren nous l'avait décrit. Bien qu'étant gosse de riche, elle ne profite de rien, mais d'absolument rien, elle aime mieux vivre avec le minimum sachant que des personnes méritent mieux cette argent qu'elle, c'est pourquoi elle fait souvent des soirées bénéfices et des galas de charités et d'après ce que j'ai entendu, elle sera serveuse lors du gala, samedi au Supraclub. Je me trouve pleins de points communs avec elle. Notamment, nous croyons tous les deux au grand amour et nous sommes tous les deux parfois impulsifs et d'autrefois plus réfléchis. Je la découvre toujours un peu plus au fur et à mesure que le temps passe. Mais bientôt vient le temps que nous allions à notre dernier cours de la journée, géographie. Dans cette salle, les bureaux sont tous disposés en ilôt ce qui nous permet de nous parler pendant tout le cours sinon nous nous échangeons des bouts de papier, mais du moins, nous n'écoutons absolument rien.
À la fin des classes, Tom et moi rentrons à la maison suivis par Andréas qui habite pas très loin de chez nous. À l'intersection de sa rue, nous lui souhaitons une bonne fin de journée, et nous, nous continuons notre chemin jusqu'à temps d'arriver à la maison. Je monte dans notre chambre et balance mon sac d'école sur mon lit.


Bill : Enfin débarrassé!

J'entends Tom rire de moi et semble tout à fait d'accord avec moi par exemple. Et ouais, lui et l'école, ça ne sera jamais un match parfait. Il faut souvent le forcer le matin pour qu'il se lève, mais d'un autre côté il est vrai que je connais très peu de personnes qui disent aimer l'école, peut-être à part Lauren. Je m'allonge sur mon lit et Tom de même sur le sien.

Tom : Qu'est-ce que tu écrivais ce matin pendant le cours d'anglais et de géographie?
Bill : Ohhh!!! Attends, c'est une nouvelle chanson que j'ai écrit. Je voulais justement te la montrer. Tiens, lis-la, dis-je en la lui tendant.

Il hoche souvent la tête et semble pensif sur les mots écris sur la feuille. Il continu sa lecture et je peux voir peu à peu ses yeux s'écarquiller de plus en plus. Je crois qu'il est agréablement surpris par ce que j'ai écris. À la fin de sa lecture, il me redonne ma feuille.

Bill : Alors?
Tom : Je ne sais pas!
Bill : Comment ça? Dis-je sur un ton inquiet.
Tom : Parce qu'il faudrait inventer des mots pour décrire comment je trouve ton texte. Il est plus que magnifique ou beau ou géniale, il est plus que ça. Je ne sais pas comment le dire...
Bill : Mais en gros, tu aimes bien?
Tom : Pas juste bien, énormément, à la folie. À chaque fois que tu écris un nouveau texte, je me demande tout le temps comment tu fais pour que ce soit meilleur que la fois précédente.
Bill : Merci beaucoup, ça me fait plaisir que tu aimes.
Tom : D'ailleurs je vais commencer à trouver les notes pour aller avec tes deux textes. On appelle Georg et Gustav et on commence à composer?
Bill : Oui.
Tom : D'accord. Alors je vais les appeler tout de suite. Tu m'attends dans le garage?
Bill : Oui, oui!!! J'y vais, je vais commencer à essayer de trouver un rythme pour les deux.

Point de vue de Tom :

Tom: Allô Gustav?
Gustav: Oui?
Tom: Bill a écrit deux nouveaux textes et on aimerait mettre la musique dessus. On se demandait si tu pouvais venir maintenant?
Gustav : Ah oui, oui, j'arrive. J'appelle Georg?
Tom : Oui, merci.
Gustav : Ok, à tantôt, alors.
Tom : Oui, salut.

Et je raccroche le téléphone. Avant d'aller dans le garage, je prends quelques affaires dans le réfrigérateur pour Bill et moi. Après ceci de fait, je me dirige vers le fond de la cour. Le garage est en fait une sorte de maison insonorisée que nous avons tous retapée il y a quelques années parce que nous savions que nous passerions beaucoup de temps là-dedans, alors autant se mettre à son aise. Parfois, je me souviens, nous dormions ici tous les quatre, à nos tous débuts, alors que nous nous appelions encore Develish et un bout aussi lorsque nous avons commencé notre carrière de Tokio Hotel. Maintenant, nous y venons beaucoup moins souvent puisque nous avons le studio et que nous sommes souvent partis en tournés.

Je rentre, dans ce qu'on s'amusait à appeler notre sanctuaire, et j'entends Bill au fond entrain de chantonner quelques airs et parfois il fait des nons avec sa tête, signe que ce n'est pas ce qu'il recherche. On le sait tous, Bill est un incorrigible perfectionniste. Parfois nous pouvons rester bloqué sur un bout qui dure 5 secondes pendant des heures parce que monsieur n'est pas satisfait. Dans un sens, parfois c'est vraiment exaspérant, mais à la fin quand nous entendons le produit finit, on est tellement fiers qu'on oublie ces quelques moments.
Je m'avance de la place où il est assis et je lui tends une canette de jus déli-5. Alors qu'il débouche sa cannette, moi je dispose les quelques biscuits que j'ai emmené dans une assiette.

En attendant les gars, nous commençons déjà à composer. Cela prend peu à peu forme et je trouve la chanson encore plus prenante de cette manière. Bien sûr, ce n'est pas le produit finit puisque les gars ont aussi leur mot à dire. 15 minutes plus tard, les mecs font leur entrée dans le garage et viennent s'installer avec leur vieil instrument. Nous leur montrons nos ébauches que l'on a fait jusque-là. On passe notre après-midi et notre soirée à peaufiner les deux chansons. Nous décidons de nous arrêter pour aujourd'hui fatigués d'avoir tant joué surtout que Bill commence à fatiguer de la voix.

Mais avant nous tenons à refaire les deux chansons une dernière fois chaque.


Bill :
Ich halt mich wach - für Dich

Wir schaffens nicht beide - Du weisst es nicht
Ich geb mich jetzt für Dich auf
Mein letzter Wille hilft Dir raus
bevor das Meer unter mir - zerbricht
Ich glaub an Dich

Du wirst für mich - immer heilig sein
Ich sterb - für unsere Unsterblichkeit
Meine Hand - von Anfang an
über Dir - Ich glaub an Dich
Du wirst für mich - immer heilig sein

Du brichst die Kälte - wenn Du sprichst
Mit jedem Hauch von Dir - erlöst Du mich
Wir sehen uns wieder - irgendwann
Atme weiter - wenn Du kannst
Auch wennn das Meer - unter Dir zerbricht
Ich glaub an Dich

Du wirst für mich - immer heilig sein
Ich sterb - für unsere Unsterblichkeit
Meine Hand - von Anfang an
über Dir - Ich glaub an Dich
Du wirst für mich - immer heilig sein

Ich schau durchs Meer - und seh Dein Licht - über mir
Ich sinke - Ich sinke - weg von Dir

Schau - mir nicht mehr - hinterher
Glaub an Dich
Ich Glaub an Dich

Du wirst für mich - immer heilig sein
Ich sterb - für unsere Unsterblichkeit
Meine Hand - von Anfang an
über Dir - Ich glaub an Dich
Du wirst für mich - immer heilig sein


Et nous enchaînons sur la deuxième :

Bill :
'n ganz normaler tag
die strasse wird zum grab
die sporen sind verwischt
die Suche gab es nicht
Kalt is die nacht
wir friert ist zu schwach
niemand wird sie zahln
Niemand hat sie gesehen

Einsam und verloren
unschichtbar geboren
Beim ersten schrei erforen
vergessene kinder
Name unbekant
endlos weggerant
aus der welt verbannt
vergessene kinder

Sie sehen
Sie Fuhlen
Verstehen
Genau wie wir
Sie lachen
und weinen
wollen leben
Genau wie wir

Augen ohne gluck
Alle traume wurden erstickt
panik, vor dem licht
Und angst vor jedem gesicht
Schuld die keinen trifft
Die zeit heilt nicht

Einsam und verloren
unschichtbar geboren
Beim ersten schrei erforen
vergessene kinder
Name unbekant
endlos weggerant
aus der welt verbannt
vergessene kinder

Sie sehen
Sie Fuhlen
Verstehen
Genau wie wir
Sie lachen
und weinen
wollen leben
Genau wie wir

alles sollte anders sein
Alles sollte anders sein

Wir sehen
Wir fuhlen
verstehen
Genau wie ihr
Wir lachen
und weinen
Wollen leben
Wir sehen
Wir fuhlen
verstehen
Genau wie ihr
Wir lachen
und weinen
Wollen leben
genau wie ihr


Satisfait de nous, nous déposons nos instruments et décidons de rentrer en dedans pour manger quelque chose, car nous avons terriblement faim et que l'heure du souper est depuis longtemps passée!
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# Posté le vendredi 06 juin 2008 03:46

Modifié le jeudi 18 juin 2009 09:39

Chapitre 28

Chapitre 28
Point de Lauren:

Je me suis réveillée quelques heures plus tard dans mon lit d'hôpital. Mon bras me fait terriblement mal et malheureusement, ça va encore perdurer pour un bon bout de temps parce que j'en ai pour trois mois selon les médecins. Je regarde le plafond et je pense. Un rayon de lumière vient frapper contre les couvertures et celle-ci m'éblouit. Je sens qu'aujourd'hui qu'il fera vraiment super beau. J'aurais aimé pouvoir en profiter, mais plus je réfléchis et plus l'évidence s'impose dans mon esprit. Je ne suis plus moi depuis de nombreuses années et je dois faire quelque chose pour que mon état d'esprit n'empire pas plus qu'elle ne l'est déjà. Je devrais donc essayer de me retrouver, de chercher mes nouveaux repères car ici, cela ne m'est plus possible pour l'instant et je le sais, je le sens. La seule solution qui me vient en ce moment, c'est de partir et essayer de reforger mon aura, cela implique que je devrais les quitter encore une fois, chose que je ne peux pas faire, parce que je ne veux plus les quitter et eux de même, mais dans mon fort intérieur, je sais que je n'ai pas le choix. Si seulement, la vie pouvait être plus facile, je me sentirai tellement mieux, je me sentirai à l'aise et je pourrais mener la vie que je veux, une vie normale. Mais qu'est-ce qu'une vie normale? Une vie où tu fais inlassablement la même chose jours après jours? Peut-être? Alors, est-ce que j'ai le droit de les faire encore souffrir après tout ce que je me suis permis de faire? Ils m'en voudront pas peut-être si je leur explique le pourquoi, en tout cas, espérons!

Je me suis finalement décidée et je crois que c'est le meilleur moyen! Une infirmière traverse le couloir et je l'intercepte en même temps qu'elle allait s'empresser de passer devant la porte de ma chambre. Je lui demande de venir près de moi.Elle entre donc et se penche vers moi en faisant attention pour ne pas réveiller Tom qui dort toujours à côté de moi.


Infirmière : Que puis-je faire pour vous aider?
Lauren: Est-ce que je pourrais avoir une feuille, un crayon et une enveloppe, s'il vous plaît?
Infirmière : Oui, bien sûr. Je reviens tout de suite.
Lauren : D'accord, merci beaucoup.

Elle me fait un sourire et repart pour revenir 2 minutes plus tard.

Infirmière : Si vous avez besoin d'autres choses, prévenez-moi.
Lauren : Oui, ok. Bien sûr.

Maintenant que l'infirmière est partie, j'essaie de me redresser le plus possible en faisant attention de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller les occupant de la chambre. La position confortable trouvée, je commence à rédiger ma lettre.

Ellipse temporel de 15 minutes.

J'ai eu du mal à trouver les mots, mais je crois que j'ai quand même réussi à m'en sortir. Je plie la lettre et l'insère dans l'enveloppe. Je me lève lentement et prend garde de ne pas trop bouger le lit pour éviter de réveiller mes frères. Cela fait, je cherche un endroit où la mettre. À bout d'idée, je la dépose sur le lit en espérant qu'ils la verront du premier coup d'½il. Je vais chercher les vêtements que mes frères m'avaient apportés et qu'ils avaient déposés pour moi dans la salle de bain adjacente. Je m'habille le plus vite possible, mais ce n'est pas tout le temps évident. Enfin fini, je fais ma toilette et j'essaie le plus possible d'arranger mes cheveux qui tombent sur mes épaules. Je constate en fouillant dans l'armoire de la salle de bain que Tom m'avait apportée un de ses élastiques. Je me fais rapidement une queue de cheval et retourne dans la chambre. Je regarde tout le monde comme si c'était la dernière fois que je les voyaient. Je savoure la beauté de cette ambiance, celle où tout me semble calme et que tous les dangers de l'extérieur ne peuvent m'atteindre. Je soupire de tristesse et de remords face à ce que je vais faire. Je me décide enfin à me redresser et m'approcher d'eux. Je fais le tour de la chambre et dépose un baiser sur les fronts de tout le monde en leur chuchotant à chaque fois que l'on se reverra bientôt. Je me dirige vers le cadre de la porte et alors que je m'apprêtais à quitter la pièce, je ne pus retenir un dernier regard vers eux. Une larme se fraie un chemin sur mon visage, je me retourne et entame dès lors, ce nouveau pèlerinage.

Je m'avance dans ces couloirs d'un blanc immaculé et essaie de ne pas trop me faire remarquer. Je continue toujours et finis par trouver la sortit. Dehors, je sens la douceur, la chaleur des rayons de soleil qui me baigne le visage et le reste de mon corps. Je cherche un parc non loin et m'installe. Je m'étends dans l'herbe, passe un bras derrière ma tête et me laisse aller à ce confort jamais inégalé. J'entends des cris d'enfants, certains jouent, d'autres se chamaillent ou pleurent, mais c'est ça la beauté de cet instant. Je reste là pendant de longues minutes, peut-être vingt! Mais comme je sais la raison pour laquelle j'ai pu profiter de cette journée, je me décide de me redresser et de partir sur le champ.

Je me promène dans la ville, parfois je m'arrête devant la glace d'un magasin pour regarder les produits qui y sont montrés. Un large sourire se dessine sur mon visage quand je vois toutes ces beautés du monde et quand je vois l'insouciance des gens qui reprend peu à peu le dessus avec l'arrestation de mon père, et là je me dis que lorsque je reviendrai je serai comme eux, pas plus, pas moins!!!


Ellipse temporelle

J'ai visité toute la ville aujourd'hui. Il y a certains endroits où je me sentais oppressée et d'autres où j'avais littéralement l'impression d'être au paradis tellement c'était beau.Je garde de bons moments de cette nouvelle vie qui commence pour moi. Alors que je passais devant un magasin de musique j'entends à la radio le titre d'une chanson. Comme celle-ci m'a l'air intéressante, je décide de rester et de l'écouter.

Ohne Licht auf dunklen Wegen ganz allein
Meine Umgebung wächst
Doch ich bleib klein
Zu viel getrunken und zu wenig gelacht
Nichts mehr gegessen und die Nächte durch gemacht
Warum blick ich nur auf, wenn's keiner sieht?
Warum blick ich nur auf, wenn es dich nicht mehr gibt?

Ein neuer Tag beginnt
Eine neue Hoffnung
Ein erneutes Ende für mich
Wieder ein Kapitel
Doch meine Rolle stirbt für dich
Jetzt lass schon los, denn ich muss gehen!

Bilder der Vergangenheit holen mich wieder ein
Tage und Nächte sehe ich dein Lachen und Weinen
Ziele der Vergangenheit zu Asche verfallen
Ziele meines Lebens sind abgebrüht und kalt
Warum blick ich nur auf, wenn es keiner sieht?
Warum blick ich nur auf, wenn es dich nicht mehr gibt?

Ein neuer Tag...

Ich wusste immer es wird schwer sein allein zu sein
Nicht mehr mit dir vereint zu sein, man
ich möchte bei dir sein
Zu zweit wollt ich immer alle Wege beschreiten, doch
jetzt steh ich mir im Weg,
verzweifelt allein dabei
mein Spiegelbild anzuschreien
Kurz vorm heulen
vor deinem Grabstein zusammenfallen
Es ist viel zu viel für mich
deinen Totenschein in der Hand zu halten
Ich bete darum
dass du mich siehst und mich spürst
Versprich, dass du mir hilfst und mich berührst!
Denn wie knüpf ich an ein Leben an
allein, ohne mit dem schönsten Menschen aller Zeiten
vereint zu sein?

Eïn neuer Tag...


Les paroles viennent me chercher et me font penser à maman. Néanmoins, je la trouve très belle et très bien écrite. Je reste là, assis sur le trottoir et je me perds dans mes pensées, quand je me rends compte que les magasins se ferment peu à peu, un après l'autre et que le jour tombe, bientôt remplacé par la nuit. Je me lève, me secoue un peu les pantalons et rentame ma marche vers le centre de la ville, la où il y a les plus gros immeubles. J'ai toujours voulu revoir les étoiles une dernière fois et pendant que je me promenais tout à l'heure, j'ai pensé à cette possibilité. Je me dirige vers le plus gros édifice et passe par la cage d'escalier de secours. Je ne sais pas quelle heure il est, mais il commence à faire froid, mais la veste sur moi commence à peser sur mes épaules alors je décide de l'enlever tout de même. Je me dis qu'il ne doit pas faire assez froid pour qu'il m'arrive quelque chose. Enfin arrivée, j'ouvre la porte et me voilà sur le toit. Je m'approche lentement du bord, je vais même jusqu'à me hisser dessus, je lâche ma veste qui tombe sur le toit derrière moi et je commence à contempler le ciel. Je reste droite et je regarde vers le haut tout ces petits points lumineux qui se trouvent à des années lumières de mes problèmes. Le ciel est noir, mais avec toutes elles, il est quand beau. Je reste plantée dans la même position de longues minutes et cela me fait rappeler le temps, où jadis elle était toujours là pour moi, pour me protéger et où je pensais qu'il n'avait rien de vraiment terrible dans le monde. Je commence à sangloter et peu à peu des personnes viennent en bas, sur le trottoir et n'arrêtent pas de me pointer du doigt en me disant de ne pas faire cela. Dans ma tête, je ne vois pas de quoi ils parlent, je ne vais tout de même pas sauter, je ne fais que regarder les étoiles, en pleurant certes, mais je ne crois pas que ce soit un crime jusqu'à temps que des policiers débarquent sur la place. Je ne me préoccupe plus d'eux et relève plutôt la tête et regarde au loin, au-delà de la frontière de la ville. Là où sa pierre tombale est surement entrain d'attendre que j'aille m'y recueillir.

Tout à coup, j'entends un cri provenant du bas et aperçois quelqu'un courir vers le bâtiment. Il est vêtu d'un long manteau qui flotte derrière lui quand il court. Il me crie de ne pas sauter, cette voix je la reconnais je crois, mais à cause du vent je ne peux pas affirmer à cent pour cent à qui elle appartient. La personne entre par la porte en bas de l'édifice. Quelques instants plus tard, il est là, avec moi, près de moi. Il s'avance lentement en pensant sûrement comme les autres et j'ai ma réponse quand il me supplie de ne pas sauter, de rester avec lui.


Lauren : Mais de quoi parles-tu, Bill?
Bill : Lauren, écoutes-moi. Je suis là moi. Ne saute pas, je t'en supplie. Je t'aiderai je te le jure.

Après l'entente de ces mots, je me décide enfin à retourner un peu ma tête vers lui. J'aperçois dans son regard qu'il panique...

Lauren : Bill, je n'ai pas l'intention de sauter.
Bill : Qu'est-ce que tu fais, alors sur le bord du toit?
Lauren : Je regarde le ciel et je me remémore des vieux souvenirs de quand elle était là et que l'on faisait cela tout le temps ensemble.
Bill : Tu parles de qui, Lauren?
Lauren : De maman, Bill, de maman. Elle me manque tu sais? Oui, elle me manque énormément, je me demande même comment j'ai fait pour continuer à vivre sans elle. Tant de fois, j'ai passé proche de la mort, mais à chaque fois elle était là, tout près de moi. Elle était dans ma tête et chaque fois, la promesse que je lui avais faite me revenait à l'esprit. C'est la première à avoir compris ce qu'il m'attendrait. Ella avait toujours été là, et du jour au lendemain, je me suis retrouvée seule, dépourvue de moyens. Elle avait disparu, au début je croyais qu'elle m'avait abandonnée jusqu'à temps que mon père de me fasse assister à tout ce qu'il faisait au corps de ma mère, j'ai alors su qu'elle s'était battue jusqu'au bout pour moi. Elle voulait que je vive et elle en avait même payé sa vie comme prix. C'était l'instinct maternel qui avait fait qu'elle se sacrifie pour moi, et je ne sais pas encore aujourd'hui comment exprimer ma reconnaissance envers elle. Elle était faible et pourtant elle a continué à se battre jusqu'à ce que mort s'en suive!! Mais une chose est sûre, je ne sacrifierai jamais ma vie parce que elle, elle a renoncé à la sienne à moins que je n'ai pas le choix. Je sais que c'est ce qu'elle aurait voulu que je fasse, que je protège les personnes que j'aime comme elle, elle m'a protégée. Tu te rappelle les soirées quand vous veniez dormir chez moi et qu'elle nous faisait des crêpes et nous servait du chocolat chaud dans de grandes tasses. C'est ce temps-là que je me remémore, le temps où on ignorait encore le lendemain, le temps où on vivait la seconde, seulement nous trois. Nous rigolions souvent quand venait le temps de dormir et que nous discutions malgré tout dans le lit de ma chambre jusqu'à temps qu'elle frappe à la porte doucement et qu'elle nous supplie de dormir. C'est ce temps-là, c'est cette innocence que j'avais que j'espère retrouver. J'en ai assez de toujours me sentir traquée, épiée, étouffée et faible.
Bill : Oui je sais, mais je ne ressens rien. Je m'en rappelle en effet de ces beaux moments et je dois t'avouer qu'au début je pensais que tu nous avais abandonné et je t'en voulais, jusqu'à temps que j'apprenne la mort de ta mère et puis après, je n'ai plus jamais eu de nouvelles de toi. Je croyais que tu nous avais oubliés parce que tu ne nous donnais plus de nouvelles. Je me demandais si tu ne t'étais pas servie de nous pour faire passer le temps parce que je croyais que l'on était très très proche. Je te considérais comme ma s½ur déjà et je n'avais aucune nouvelle de ta part. Quand tu es arrivée dans la famille, je ne savais pas que c'était toi et donc je t'en voulais toujours jusqu'à temps que je découvre les vraies raisons de ton départ par après. Je me suis senti tellement faible, tellement coupable, je me disais que j'aurai dû insister auprès de maman pour aller te voir, j'aurai dû davantage la questionner, je me disais que peut-être j'aurais pu t'aider.
Lauren : Ce n'est pas grave, Bill. C'est oublié.
Bill : Ce n'est pas grave? Comment peux-tu dire une chose comme celle-là?
Lauren : Parce que je sais que si tu l'avais su, tu aurais tout fait pour me retrouver, pour m'aider, alors quand j'étais là-bas, je ne t'en voulais pas parce que je savais que tu l'ignorais sans doute et moi de mon côté, j'espérais, à chaque fois que mon père revenait avec une nouvelle victime, j'espérais que ce ne soit pas un de vous deux.Même de là où j'étais, je voulais déjà vous protéger et j'acceptais même de faire tout ce qu'il voulait et encore plus pour empêcher les chances qu'il ne vous retrouve! Je te connaissais assez pour savoir que nous trois c'était à la vie à la mort et pendant que j'étais là-bas j'ai continué à respecter notre engagement même si j'ignorais dès lors tout de vous.
Bill : Maintenant que nous nous sommes expliqués, pourrais-tu descendre du bord? Même si je sais que tu ne sauteras pas, il peut quand même arriver un accident et je ne veux pas te voir morte.
Lauren : Ah oui. Désolée.

Je redescend du bord , mets mon manteau et vais voir Bill un instant avant de lui dire que je dois y aller, qu'une longue marche m'attends, mais que je ne l'oublierai pas pour autant et de lui faire promettre de dire à tout le monde que je suis toujours vivante, mais que surtout je les aime et que je reviendrai bientôt.
Une larme coule sur le visage de mon frère, je m'approche de lui, l'enlace fort et il en fait autant et je lui dis que tout ira bien, que je donnerai de mes nouvelles cette fois, que je m'arrangerai pour leur appeler plusieurs fois par semaines si cela devait s'éterniser.

Après cet au revoir, je me dirige vers la porte, descend les escaliers, arrive en bas, ouvre la porte et pars dans la nuit. Je suis le chemin que le destin me dira de suivre. Le brouillard commence à faire son apparition et quand je retourne la tête une dernière fois, je vois Bill qui me regarde de loin, je lui souris et lui fais un signe de la main avant de me retourner et de reprendre ma marche...


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# Posté le mardi 10 juin 2008 18:27

Modifié le jeudi 18 juin 2009 09:56

Chapitre 29

Chapitre 29
Point de vue de Bill :

Après avoir soupé, nous avons décidé de se coucher car nous étions fatigués, mais voilà que depuis 2 heures je tourne en rond dans mon lit. Je décide donc de me lever et d'aller me prendre un verre d'eau dans la cuisine. Je sors de ma chambre, marche lentement en évitant les planches qui grincent et descend les marches toujours avec la même lenteur. Arrivé dans le salon, je m'aperçois du remue-ménage que l'on a fait ces derniers jours et je me remémore à quel point la maison était toujours propre quand Lauren habitait avec nous. Elle n'aurait jamais laissé la maison dans un tel état et puis elle nous aurait cuisiné des bons plats pour déjeuner, toujours nutritionnelle, forts en vitamine, mais succulents tout de même. Je soupire face à ce passé pas si lointain et me dirige vers la cuisine. Encore là, je peux voir le changement: des ustensiles, des chaudronnes, des plats et des verres salles sont ici et là, empilés les uns par-dessus les autres. Je m'approche de l'armoire au-dessus du comptoir du fond, l'ouvre et m'apprête à chercher un verre quand je me rends compte qu'il n'en reste plus un seul. Je suis découragé par la situation, même si je me dis que Lauren reviendra un jour, je sais que je ne le pense pas vraiment et cela m'attriste encore plus. Après avoir vu la réalité dans laquelle on a mis notre maison, je décide de faire un peu de ménage pour la rendre un peu plus vivable. Je commence par la cuisine, je fais en premier la vaisselle que je remets à leur place au fur et à mesure que j'essuie les morceaux, et après je lave le comptoir et la petite table et finalement je lave à l'aide d'un produit le four et les ronds de poêle. Partie dans ma lancée, je fais également le ménage du salon et de la salle de bain. Après avoir tout fini, je me décide à me poser sur un des divans, je prends la télécommande et je pitonne sur celle-ci pour trouver une émission un tant soit peu intéressante, mais manque de bol, il y en a pas et les seules films qu'il y a à cet heure, sont les films pornographiques dans le genre de Tom. Je referme la télévision et reste dans le noir pendant de longues minutes avant de me décider de sortir prendre l'air. Avant, j'écris toutefois un mot que je dépose sur la table de la salle à manger pour prévenir les gars d'où je suis et qu'ils peuvent me joindre sur mon cellulaire s'il y a un problème. Je sors enfin de la maison, referme la porte à clé, descend les marches du perron et part me promener. Je m'allume une cigarette parce que je sens que j'en ai besoin. C'est tout le temps le même refrain quand je suis nerveux ou inquiet. J'ai même fumé 1 paquet de cigarettes en 2 jours quand Lauren est partie tellement je m'inquiétais pour elle. Je resserre mon manteau sur moi, la nuit est froide et ça ne me tente pas d'attraper la grippe surtout qu'on a un concert à faire samedi pendant le gala de charité au Supraclub, je crois que David me tuerai! Non, peut-être pas, il ne m'en voudrait pas, on ne commande pas ça une grippe si je fais attention, mais c'est plutôt tous les papiers qu'il devra remplir après qui le dérangeront le plus je crois.

Perdu dans mes pensées, ça fait bientôt 1 heure que je marche dans les rues et inconsciemment, je me retrouve au centre-ville, là où il y a d'énormes édifices. Au loin j'entends les cris des sirènes et le brouhaha d'une foule. Curieux de nature je m'avance lentement tout en terminant ma cinquième cigarette. Les mains dans les poches, je m'avance toujours jusqu'à temps que je vois Lauren en haut d'un immeuble. Un vent de panique s'empare de moi et je commence à courir en lui criant de ne pas sauter. Elle me voit et après, elle retourne son attention sur le ciel qu'elle semble contempler de nouveau. Je continue de courir, tasse la foule à l'aide de mes jeux de coudes, heurtes une bande jaune mise par la police, traverse de l'autre côté et entre dans l'immeuble. Dans ma cage thoracique, je sens les battements violents que mon c½ur fait à chaque seconde qui se perd dans le temps. J'escalade les escaliers à une vitesse fulgurante tellement qu'au milieu du chemin, je dois m'arrêter pour reprendre mon souffle, je suis essoufflé à un tel point où je dois m'agripper sur la rampe pour m'aider à tenir debout. Mais, gardant toujours en tête que Lauren est sur le bord, à deux doigts de se suicider, je décide de continuer même si je n'en suis plus capable. La dernière marche, je reprends ma course, ouvre la porte du toit d'une volée et là, je vois enfin Lauren de proche.


Bill : Lauren, je t'en pris, ne fais surtout pas ça. Ne saute pas!
Lauren : Mais de quoi parles-tu, Bill?
Bill : Lauren, écoutes-moi. Je suis là moi. Ne saute pas, je t'en supplie. Je t'aiderai je te le jure.

Alors que je lui parle, je me rends compte comme je suis paniqué, j'essaie toutefois de rester calme, mais ce n'est pas évident et quand elle tourne enfin son visage vers moi, je sais qu'elle sait que je suis énervé.

Lauren : Bill, je n'ai pas l'intention de sauter.
Bill : Qu'est-ce que tu fais, alors sur le bord du toit?
Lauren : Je regarde le ciel et je me remémore des vieux souvenirs de quand elle était là et que l'on faisait cela tout le temps ensemble.
Bill : Tu parles de qui, Lauren?
Lauren : De maman, Bill, de maman. Elle me manque tu sais? Oui, elle me manque énormément, je me demande même comment j'ai fait pour continuer à vivre sans elle. Tant de fois, j'ai passé proche de la mort, mais à chaque fois elle était là, tout près de moi. Elle était dans ma tête et chaque fois, la promesse que je lui avais faite me revenait à l'esprit. C'est la première à avoir compris ce qu'il m'attendrait. Elle avait toujours été là, et du jour au lendemain, je me suis retrouvée seule, dépourvue de moyens. Elle avait disparu, au début je croyais qu'elle m'avait abandonnée jusqu'à temps que mon père me fasse assister à tout ce qu'il faisait au corps de ma mère, j'ai alors su qu'elle s'était battue jusqu'au bout pour moi. Elle voulait que je vive et elle en avait même payé sa vie comme prix. C'était l'instinct maternel qui avait fait qu'elle se sacrifie pour moi, et je ne sais pas encore aujourd'hui comment exprimer ma reconnaissance envers elle. Elle était faible et pourtant elle a continué à se battre jusqu'à ce que mort s'en suive!! Mais une chose est sûre, je ne sacrifierai jamais ma vie parce que elle, elle a renoncé à la sienne à moins que je n'ai pas le choix. Je sais que c'est ce qu'elle aurait voulu que je fasse, que je protège les personnes que j'aime comme elle, elle m'a protégée. Tu te rappelle les soirées quand vous veniez dormir chez moi et qu'elle nous faisait des crêpes et nous servait du chocolat chaud dans de grandes tasses. C'est ce temps-là que je me remémore, le temps où on ignorait encore le lendemain, le temps où on vivait la seconde, seulement nous trois. Nous rigolions souvent quand venait le temps de dormir et que nous discutions malgré tout dans le lit de ma chambre jusqu'à temps qu'elle frappe à la porte doucement et qu'elle nous supplie de dormir. C'est ce temps-là, c'est cette innocence que j'avais que j'espère retrouver. J'en ai assez de toujours me sentir traquée, épiée, étouffée et faible.
Bill : Oui je sais, mais je ne ressens rien. Je m'en rappelle en effet de ces beaux moments et je dois t'avouer qu'au début je pensais que tu nous avais abandonnés et je t'en voulais, jusqu'à temps que j'apprenne la mort de ta mère et puis après, je n'ai plus jamais eu de nouvelles de toi. Je croyais que tu nous avais oubliés parce que tu ne nous donnais plus de nouvelles. Je me demandais si tu ne t'étais pas servie de nous pour faire passer le temps parce que je croyais que l'on était très très proche. Je te considérais comme ma s½ur déjà et je n'avais aucune nouvelle de ta part. Quand tu es arrivée dans la famille, je ne savais pas que c'était toi et donc je t'en voulais toujours jusqu'à temps que je découvre les vraies raisons de ton départ par après. Je me suis sentie tellement faible, tellement coupable, je me disais que j'aurai dû insister auprès de maman pour aller te voir, j'aurai dû davantage la questionner, je me disais que peut-être j'aurais pu t'aider.
Lauren : Ce n'est pas grave, Bill. C'est oublié.
Bill : Ce n'est pas grave? Comment peux-tu dire une chose comme celle-là?
Lauren : Parce que je sais que si tu l'avais su, tu aurais tout fait pour me retrouver, pour m'aider, alors quand j'étais là-bas, je ne t'en voulais pas parce que je savais que tu l'ignorais sans doute et moi de mon côté, j'espérais, à chaque fois que mon père revenait avec une nouvelle victime, j'espérais que ce ne soit pas un de vous deux. Même de là où j'étais, je voulais déjà vous protéger et j'acceptais même de faire tout ce qu'il voulait et encore plus pour empêcher les chances qu'il ne vous retrouve! Je te connaissais assez pour savoir que nous trois c'était à la vie à la mort et pendant que j'étais là-bas j'ai continué à respecter notre engagement même si j'ignorais dès lors tout de vous.
Bill : Maintenant que nous nous sommes expliqués, pourrais-tu descendre du bord? Même si je sais que tu ne sauteras pas, il peut quand même arriver un accident et je ne veux pas te voir morte.
Lauren : Ah oui. Désolée.

Elle redescend enfin du bord et je sens un soulagement au fond de moi tellement fort. Mon c½ur reprend peu à peu son rythme régulier. Elle remet le manteau que je lui ai payé il y a de ça moins d'une semaine et s'avance vers moi. Elle me dit qu'elle doit y aller, mais qu'elle ne m'oubliera pas. Elle me fait promettre de dire à tout le monde qu'elle est toujours vivante, qu'elle les aime énormément et qu'elle reviendra bientôt. Je laisse une larme faire place sur mes joues et quand elle la voit, elle m'enlace fort et moi, comme j'ai besoin de ce dernier contact, je resserre l'étreinte en passant mes bras autour de sa petite taille. Elle me dit finalement qu'elle nous écrira ou qu'elle nous appellera si son voyage prend plus de temps que prévue.
Elle desserre son étreinte en me faisant un sourire rassurant et me quitte. Je la vois qui ouvre la porte, je la suis de près, elle descend les escaliers, ce que je fais aussi, et arrivée au rez-de-chaussée, elle ouvre la porte, ce que je fais également quelques instants plus tard.

Quand je sors dehors, le brouillard a fait son apparition et au loin je vois Lauren qui marche, une main dans une de ses poches de son pantalon et l'autre bras, emprisonné dans son plâtre et soutenue par une bandoulière. Alors que je m'apprêtais à me retourner et à rentrer chez nous, elle se retourne, me regarde une dernière fois, m'adresse le dernier sourire que j'aurai avant longtemps et me fais un signe de la main. Elle se retourne et je la regarde, la tête haute, s'avancer dans le brouillard, puis y disparaître.

Je me retourne moi aussi, et la tête basse, les deux mains enfoncées au fond des poches de mon veston, le dos courbé, je refais le trajet contraire et rentre à la maison.


Ellipse d'une heure

J'avance dans ma rue, je vois de la lumière dans le salon de mon chez-moi. Je monte les marches du perron, ouvre la porte, me déchausse et me dirige dans le salon où je vois tous les gars debout et réveillés. Ils lèvent tous la tête à mon entrée dans la pièce.

Gustav : Est-ce que ça mieux, me demande-t-il d'un ton soucieux.
Bill : Oui, beaucoup mieux. J'ai vu Lauren...
Tom : Où ? Quand ? s'empresse-t-il de me demander.
Georg : Est-ce qu'elle va mieux ? dit-il inquiet.
Bill : Attendez, pas toutes les questions en même temps. Je vais y répondre. Je vais vous raconter ce qu'il s'est passé.

Pendant les 10 minutes suivantes, je leur fait un résumé des circonstances dans lesquelles j'ai revue Lauren et ce qu'il s'est passé...

Bill : Elle vous fait dire aussi qu'elle vous aime, qu'elle reviendra bientôt et qu'elle est toujours vivante. Aussi, elle va écrire et elle va téléphoner si son voyage dure trop longtemps pour nous tenir au courant.
Tom : On pourra demander à David de la suivre à la trace pour s'assurer que cette fois, ça se passera bien. Je n'ai pas envie que l'épisode se répète et comme elle sent qu'elle doit faire absolument ce voyage...
Gustav : Je suis d'accord aussi, mais je ne sais pas si David sera du même avis par exemple.
Georg : De toute manière, on a rien à perdre à lui demander ça. Qu'en penses-tu Bill ?
Bill : Oui, ça me rassurait aussi beaucoup de savoir comment elle va. Je sens que je ne saurais attendre qu'une lettre de sa part ou qu'un coup de téléphone nous parvienne.
Tom : Ok, alors demain matin, j'appellerais David pour lui demander, nous dit-il. S'adressant à moi : Je suis content que tu l'ai revue avant qu'elle ne quitte la ville. Bon, maintenant, je vais retourner me coucher, on a école demain Bill.
Bill : Bizarre que ce mot sorte de ta bouche en sachant à quel point tu aimes ça y aller.
Tom : Oui, je sais, mais ça ne me tente pas de recaler une année et que tous les paparazzis le sachent.
Bill : Oh !!! On ne parle plus alors...
Tom : Exactement, bon maintenant tu viens te recoucher, me dit-il en m'empoignant la main.

Alors que je monte les escaliers avec toujours la main de Tom dans la mienne, je vois Georg et Gustav se lever aussi. Quelques secondes plus tard, je les entends monter les escaliers et aller se recoucher dans la chambre d'amis. Je me déshabille dans ma chambre, ouvre les couvertures de mon lit et m'immisce dans celui-ci. La fraîcheur des couvertures me fait du bien et bientôt, je réussis par m'endormir.

Je rêve d'elle, de nous, de ce temps comme elle m'a dit où nous étions jeunes et insouciants face aux dures réalités de la vie. Je rêve des souvenirs que j'ai gardés depuis ce temps, je rêve de ce que son père a bien pu lui faire pendant que nous, nous nous la coulions douce. Je rêve de ces fins de semaines, de ces soirées qu'on n'a pas pu passer ensemble, de ces partys et fêtes que l'on a faits sans elle, de cette adolescence que l'on a connu sans elle à nos côtés, des nouvelles rencontres que l'on a fait en son absence, de ce rêve de musique que nous avons réaliser sans quand elle en sache deux mots. Je rêve de tout à la fois, des flashes back s'imposent à mon esprit pendant que je dors.

À six heures trente, je suis de nouveau réveillé par Tom. Comme à tous les matins, je me lève, je ne prends pas la peine de faire mon lit en sachant que ce soir il sera de nouveau dans le même état. Je prends plutôt des vêtements, m'habille, descend déjeuner avec Tom. Depuis le départ de Lauren il y a 4 jours, nous nous sommes remis à manger des céréales et du pain grillé avec du Nutella. Aussi bon que ses repas, mais beaucoup moins nourrissant. Avec ça, je sens la faim s'en prendre à moi vers 11 heures alors qu'avec les repas de Lauren, j'allais jusqu'à 12 : 30 heures facilement, mais bon, tant que je ne me laisse pas mourir.
J'espère qu'elle verra les deux cents euros que j'ai glissés dans ses pantalons, parce que je savais qu'elle allait sûrement repartir, mais au fond de moi, j'espérais me tromper. Je veux au moins qu'elle puisse se nourrir un minimum et connaissant Lauren, elle fera assez attention à l'argent pour le faire perdurer tout le long de son voyage.

Je finis mon déjeuner, pose la vaisselle sur le comptoir et remonte dans ma chambre chercher mes produits pour les cheveux et mon maquillage. Je me dirige ensuite vers la salle de bain que je monopolise pendant une demi-heure. Quand je sors, Tom entre pour brosser ses dents et laver sa face. À huit heures, nous partons de la maison, Georg et Gustav sont toujours entrain de dormir. Peut-être resteront-ils toute la journée ou partiront-ils après s'être levés, je ne sais pas, mais nous nous connaissons tellement qu'ils habitent presque chez nous, ils font comme chez eux, pareille pour nous quand nous allons chez eux. Avec le temps, nous nous sommes rapprochés, mais pas autant que nous l'avions fait avec Lauren parce que j'avais empêché toutes personnes de l'être car j'avais peur d'avoir aussi mal s'ils partaient, mais maintenant que Lauren est revenue dans nos vies, peut-être que je me sentirai plus apte à les laisser entrer davantage dans ma vie. Bref, Tom et moi marchons vers l'école. Aujourd'hui à l'emploi du temps, on a du français, de la musique et de l'histoire. Pendant que nous arrivons, Tom parle avec David et lui demande pour Lauren. Il semble plutôt réticent au début par en juger de la manière que Tom le supplie, mais quand je l'entends dire : «Ouais ! Merci beaucoup David !» je sais qu'il a réussi à le convaincre. Je souris à cette nouvelle, je me sens davantage rassuré, encore plus que lorsqu'elle nous a dit qu'elle nous tiendrait informer, mais ce que je crains le plus, c'est la réaction de maman face au départ de Lauren. Elle n'a pas pu d'ailleurs venir dormir cette nuit probablement parce qu'elle avait trop de travail, même si Tom et moi lui avions proposé de la faire vivre étant donné le montant d'argent que nous gagnons et que nous n'avons pas besoin, mais elle a refusé catégoriquement prétextant qu'elle ne voulait pas vivre aux dépends de ses deux fils et que cet argent était à nous. Je me rappelle, on en avait fait tout un cas Tom et moi, parce que nous trouvions qu'elle travaillait beaucoup trop parce que son patron compte sur elle, et donc lui donne sans cesse plus travail que la fois précédente.

À l'école, nous traversons les couloirs pour finalement arriver à nos casiers qui sont adjacents, nous avions tenus à l'inscription à ce que tout ce que nous fassions, nous le fassions ensemble, pareille pour les casiers. Il reste encore un casier à côté du mien, probablement que ce sera celui de Lauren quand elle reviendra.

Andréas vient nous rejoindre quelques instants plus tard suivi par Hélia qui s'assure encore que tout va bien pour nous. Nous lui répondons par l'affirmatif et nous les informons du fait que nous allons suivre Lauren par l'intermédiaire des ressources de David. Ils semblent plutôt enchantés par cette idée.

À 8 heures trente, nous nous séparons et allons à nos cours respectifs en se donnant rendez-vous à la cafétéria à midi au préalable. Tom et moi, nous nous dirigeons vers notre cours de musique. Arrivés dans la salle, nous prenons place et attendons la venue du professeur.

Celui-ci arrive quelques instants plus tard. Il nous annonce dès le début du cours que notre projet pour cette étape sera de composer une chanson. Nous aurons éventuellement des rencontres avec le professeur pour apprendre comment on en écrit une, mais comme Tom et moi savons déjà ça, nous, nous serons exemptés de ces rencontres.

Après cela, nous formons les groupes de 3 ou 4. Évidemment, nous nous plaçons avec Michael.
Nous connaissons Michael depuis l'an passé à peu près, il était nouveau dans notre école et comme il était tout seul, Tom et moi avions commencé à lui parlé et puis enfin de compte, il s'est avéré qu'on avait pleins de points en communs autant avec moi qu'avec Tom, depuis nous sommes amis, mais nous nous voyons rarement en dehors de l'école car il habite loin et qu'il prend l'autobus pour aller jusqu'à chez lui. Pendant le cours, on commence déjà à composer, il faut dire qu'avec l'expérience que Tom et moi avons, cela coule vraiment comme de l'eau. Pendant que je compose la chanson, eux ils parlent du genre de chanson qu'ils vont faire. Ils décident finalement de garder le genre de riff que le groupe Tokio Hotel pourrait jouer. Pour cette chanson, je me suis inspiré de l'effet que m'avait fait la première lettre de Lauren. Dans ces moments-là, il est facile pour moi de composer, quand je sais exactement ce que je veux dire, comment l'exprimer et comment le présenter, sous quelle manière et sous quel air, cela me vient naturellement. Un peu avant la fin du cours, je leur montre le texte que j'ai écri pour qu'il approuve et pour savoir si je dois changer quelque chose.

Michael lit la chanson à voix haute pour que Tom puisse l'entendre.


Ich halt den Brief,
in meiner kalten Hand.
Der letzte Satz war lang,
solang er noch brennt,
schau ich ihn an.

Mit jeden Zeile,
stirbt ein Gefühl.
Was bleibt ist Finsternis,
ein Schauer von Dir,
hilft nicht mehr viel.

Es bringt mich um,
Wir ham uns totgeliebt,
Es bringt mich um,
weil unser Traum,
in Trümmern liegt.
Die Welt soll schweigen,
und für immer einsam sein.
Wir sind verloren,
auch wenn die Mächte,
sich vereinen.
Es ist vorbei.

Die Geier kreisen,
über unserm Revier.
Was nehmen wir noch mit,
is alles nicht wert.
Wenn wir uns verlier'n,

Sie kommen näher,
sind hinter uns her.
Wollen Dich und mich.
Lass mich jetzt los,
Ich kann nicht mehr.

Es bringt mich um,
Wir ham uns totgeliebt,
Es bringt mich um,
weil unser Traum,
in Trümmern liegt.
Die Welt soll schweigen,
und für immer einsam sein.
Wir sind verloren,
auch wenn die Mächte,
sich vereinen.
Es ist vorbei.
Es ist vorbei.
Es ist vorbei.
Es ist vorbei.

Die geier kreisen,
über unserm Revier.
Töten das letzte von Dir,
und das letzte in mir.
Es bringt mich um

Wir ham uns totgeliebt,
Es bringt mich um,
weil unser Traum,
in Trümmern liegt.
Die Welt soll schweigen,
und für immer einsam sein.
Wir sind verloren,
auch wenn die Mächte,
sich vereinen.
Es ist vorbei.
Es ist vorbei.
Es ist vorbei.
Es ist vorbei.


Tom : Wow. Elle est géniale, elle est vraiment belle.
Michael : Par-fai-te, par-fai-te. Surtout ne change rien.
Bill : D'accord. Alors il ne restera seulement qu'à trouver la musique pour le prochain cours et moi en attendant, je me charge de trouver un air.
Michael : D'accord. Dis donc, on est en avance...
Tom : C'est parce que tu es avec des pros...
Bill : Arrête de te vanter Tom, c'est moi qui ai écrit la chanson.
Tom : Si on ne peut plus plaisanter en plus!

La cloche retentit, nous ramassons vite nos affaires et je m'assure de mettre la feuille dans un endroit sûr. Nous sortons de notre cours et Tom et moi, nous nous dirigeons une fois de plus vers notre casier pour aller chercher nos affaires pour le cours de français...

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Alors les gens, voici un nouveau chapitre...ouep, je sais j'écrit beaucoup ces temps-ci mais comme j'ai trouvé un endroit où les ordinateurs sont accessibles 24/24 heures, je me dis que ça vous fait toujours plaisir d'avoir plus de suites...J'ai raison???

Enfin bref, dîtes-moi ce que vous en pensez, dîtes-moi ce que je dois changer, si mon histoire ne devient pas trop barbatte après presque 30 chapitres...Je compte sur vous pour me dire ce qui cloche parce que ce n'est que comme ça que je vais pouvoir m'améiorer davantage au lieu de faire des essaies/erreurs, loll!!!

Alors je vous souhaite à tous une bonne lecture!!!

# Posté le mercredi 11 juin 2008 01:57

Modifié le jeudi 18 juin 2009 10:16