Chapitre 30

Chapitre 30
Point de vue de Lauren :

Je suis partie hier de chez nous et j'ai même eu l'occasion de dire un dernier au revoir à Bill. Je pense que ca lui a fait plaisir même si j'ai vu de la tristesse dans son regard. Je sais qu'il n'a pas confiance en moi. Malheureusement pour moi, je le sais et je pense que dans ces conditions, à sa place, j'aurai réagi comme lui. Il n'est pas facile de laisser partir quelqu'un quand tu sais tout ce qu'elle a traversé les deux dernières fois que tu l'as laissé partir. Je sais tout ça et c'est compréhensible. J'aurai tellement voulu trouver les mots qui le réconforterait et qui lui prouverait que j'ai bel et bien l'intention de revenir.

Une chance que le voyage ne durera pas bien bien longtemps. J'ai comme projet de faire 2 semaines tout au plus. Je vais commencer par l'Angleterre, après j'irai aux États-Unis et je finirai par le Canada et je reviendrai.
Toutefois, avant, il fallait que je sache toutes les adresses où les personnes habitaient en supposant qu'ils n'aient pas déménagé entre-temps. C'est pourquoi je me trouve à mon ancienne résidence, proche de celle de mes frères. Ce matin, je suis entrée dans le jardin et j'ai essayé de me remémorer l'endroit où on cachait la clé de secours. Alors que je cherchais, j'ai vu Tom et Bill marcher côte à côte et se diriger vers l'école. À leur vue, je me suis sentie tout d'un coup plus courageuse et plus persévérante. C'est pourquoi j'ai recommencé à chercher la clef quelques minutes plus tard. C'est comme ça que je suis rentrée.

Maintenant, je suis dans le bureau au rez de chaussé et je fouille, mais je m'aperçois vite qu'il n'y a rien ici, alors je monte dans la chambre de mes «parents» et je regarde dans la garde-robe où je descends de l'étage une grosse boîte en carton. Je la dépose sur le lit poussiéreux et l'ouvre avec difficulté. Ça pu le moisi et la poussière, il y a bien longtemps qu'on n'a pas fait le ménage ou qu'on a mis le pied dans la maison. J'enlève peu à peu ce que la boîte en carton contient...vêtements, souliers, albums de photos. Il ne reste plus que des lettres dans le fin fond et nos passeports. Je les prends avec soin et m'assis sur le lit pour les regarder de plus près. Je regarde les adresses et les pays d'où elles ont été envoyées. Je les tris en ordre par pays et par province et refais une pile avec. Je les laisse sur le lit le temps que j'aille dans ma chambre récupérer un de mes anciens sacs d'école. Je reviens sur mes pas, me prends quelques anciens pantalons à ma mère, quelques chemises et sous-vêtements que je fourre dans le sac. Je mets les lettres dans la poche avant complète de mon sac Lavoie et mets aussi mon passeport. Après je pose le sac dans le couloir avant de rejoindre l'arrière salle d'exposition qu'il y a dans la maison.

Je marche vers le fond où il y a des briques. Je regarde les chandeliers en essayant de me souvenir duquel il s'agissait. Mais ne réussissant point, je décide de tous les essayer un par un. Je fais le tour jusqu'à temps que je le trouve enfin à l'opposé du mur du fond où l'entrée du coffre fort apparaît derrière la bibliothèque. Je refais le chemin inverse et pitonne mon code, que je me rappelle vaguement, mais qui fonctionne pareille. Je monte le loquet et ouvre la porte. J'entre dans la chambre forte où il y a doit bien avoir pour 10 millions d'Euros. Véritable bunker, ma mère a voulu me léguer une bonne partie de l'argent qui se trouve ici, mais je n'ai jamais été intéressée par ces petits bouts de papiers. Si j'ai accepté, c'est seulement parce que c'est le bien de notre famille qui se transmet de génération en génération et je ne pouvais pas accepter que tous nos souvenirs s'envolent comme de la fumée. Je regarde encore les étagères bondées de ses petites coupures avant de me décider d'en prendre un paquet qui doit bien contenir cent milles Euros. Je sors enfin du l'immense coffre fort. Mon père ne sait pas qu'il existe, ma mère avait tenu à ce qu'il lui reste de l'argent parce que mon père dépense beaucoup beaucoup et sans compter. En 12 ans de mariage, il a dépensé pour une bonne cinquantaine de millions qui ne lui appartenait même pas, c'est pourquoi elle avait voulu se faire une petite réserve que seul moi sais. Je referme le loquet, fais faire quelques tour au cadenas, me dirige vers le chandelier que je remets à sa place, la pièce du fond est remplacée bientôt par la bibliothèque qui glisse de côté pour reprendre sa place habituelle.

Je sors de l'arrière salle et remonte les escaliers pour mettre mon magot dans mon sac. Je retourne dans la chambre de papa et de maman et remets tout ce que j'ai déplacé à leur place. Fini, je referme la porte de la garde-robe et celle de la chambre. Je prends le sac et le pose sur mes épaules. Je redescends les marches d'un pas pressé, retourne vers l'arrière de l'immense demeure et sors de la maison. Les clefs en mains, je rembarre la porte et fourre les clés dans mes poches.


Ellipse Temporelle :

Je regarde sur la grande horloge du hall de l'aéroport. Il est presque midi. Ce matin, alors que je payais le taxi, j'ai vu que j'avais un excédent de 200 Euros dans mes poches...j'ai tout de suite pensé à Bill, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, mais j'ai la certitude que c'est lui. J'ai souri à la vue de cette petite attention, mais j'ai quand même décidé de les lui redonné dès que je serai rentrée.

Pour l'instant, je suis posée sur un banc. J'ai été m'acheter un billet pour London et depuis j'attends son heure de départ.

Après presqu'une demi-heure je patiente toujours et la faim commence à me tenailler. Des yeux, j'essaye de repérer un petit restaurant où je pourrais acheter quelque chose puisque je ne peux pas transporter de la nourriture dans l'avion. Je finis par trouver un casse-croute. Je prends mes affaires et me dirige vers celui-ci. Accueillie et installée, je commande une salade César. Quelques instants plus tard, je la mange avec appétit. Tout en buvant mon verre d'eau, je regarde les passant de la station quand j'entends que le décollage de mon avion est prévu pour dans moins de dix minutes. N'ayant pas perdu mes habitudes, j'appelle le serveur pour qu'il vienne me donner ma facture. Deux minutes plus tard, je le paie et lui donne un pourboire de 200 %, donc de 20 dollars. Il a l'air d'être tout content. C'est sûr qu'ayant pris les habitudes de maman, je ne lèse pas sur l'argent, même si je sais me contrôler et me contenter de peu.

J'empoigne mes bagages et je vais faire la file pour mon avion. Je sors mon billet et mon passeport avant de rentrer dans cet engin volant qui m'amènera à mon premier arrêt. Je marche à travers un tunnel blanc, éclairé de partout par d'innombrables lumières blanches. Je monte des marches, rentre dans l'avion et vais rejoindre ma place en première classe, au deuxième étage. Je mets mon sac dans le compartiment au dessus de ma tête et m'installe dans la ligne du milieu, le premier siège du milieu. Il est proche de 13 heures et l'avion décolle. Nous allons faire une escapade en France pour prendre d'autres passagers. Je tente de m'endormir en sachant que cela n'arrivera que dans une heure et demie.

Je n'arrive pas et cela fait bientôt quarante-cinq minutes que je suis là. Je sais que mes frères sont supposés revenir vers 14 heures chez nous. Je patiente donc en attendant de les appeler.

14 heures sonnent sur l'horloge grand-père de l'avion. Je prends une grande respiration et compose enfin le numéro de chez nous. Un coup, deux coups, trois coups, quatre coups... Je crois qu'ils ne sont pas encore arrivés, jusqu'à temps que j'entends :


... : Oui, bonjour.
Lauren : Salut Tom. C'est Lauren.
Tom : Eh les gars, c'est Lauren. Me reparlant : Tu es où là?
Lauren : Dans l'avion destination London, mais on va faire une escale à Paris.
Tom : Tu...tu...tu quittes le pays?
Lauren : Oui, mais je tenais quand même à vous parler.
Tom : Ça ne va pas trop te coûter cher?
Lauren : Peut-être, mais je suis passée à la maison proche de chez vous et j'ai été me chercher de l'argent. Je prévois habiter quelques jours à notre résidence à Fulham le temps que je vais être là.
Tom : Ok. Attends, Bill veut te parler et les autres aussi. Je vais te mettre sur le haut-parleur.
Lauren: Ok.
Bill: Salut Lauren. Ça va bien?
Lauren: Oui et toi depuis hier?
Bill:Ça peut aller, mais tu me manques.
Lauren : Toi aussi ... et vous aussi la gang.
Andréas: Tu prévoies aller où?
Lauren:Eh bien là, pour l'instant je vais à London, et je vais rester dans la maison familiale de Fulham, le temps que je vais être ici, après je vais aller à New York, et je vais habiter dans l'appartement de ma mère et pour finir, je vais à Montréal et je vais sûrement aller l'hôtel, parce que je ne me rappelle pas qu'on ait un appartement là-bas.
Bill: Ah!!! Je croyais que tu resterais au pays.
Lauren: Je sais, je suis désolée, mais j'ai quelques personnes à voir. Si tout va bien, je devrais être de retour dans une semaine et demi minimum et deux semaines maximum. J'essaierai de vous appeler à tous les jours et je vous enverrai des lettres aussi, ne vous inquiétez pas et puis avec mon garde du corps, ça va aller.
Tom: Ton...garde du corps?
Lauren en riant : Arrêtez de faire semblant, je sais que vous me faîtes suivre. Vous oubliez je suis la fille de qui? Mais bon, je ne vous en veux pas et puis si ça peut vous rassurer, je l'accepte.
Bill: Ah...tu le savais?
Lauren: Eh oui. Sinon, à part ça, il y a du nouveau?
Tom: En musique, comme projet d'étape, on doit composer une chanson, en français, c'est franchement chiant, je n'ai pas compris grand-chose et en anglais, ça allait mieux, mais c'est parce que ça fait un bon bout de temps qu'on a ce cours aussi.
Lauren: En gros, vous avez hâte que je revienne pour vous aider?
Bill et Tom: Euhh?
Lauren: Ok, j'ai compris, dis-je en riant. Et puis, sinon, comment va Hélia? Elle n'est pas trop fâchée contre moi que je l'abandonne encore une fois?
Andréas: Non, je crois qu'elle se fait plus de souci pour toi que d'autre chose et puis, on sait qu'elle a hâte de te revoir.
Lauren: Et pour l'hôpital, comment vous avez fait?
Gustav: C'est David qui a arrangé ça. Il a prétexté que comme tu faisais partie de la famille des membres du groupe, que tu méritais plus qu'une chambre d'hôpital. Il a dit au docteur que tu étais chez vous avec les meilleurs médecins qu'il a pu dénicher.
Lauren:Il doit m'en vouloir, alors. Question juste comme ça? Je ne me rappelle pas avoir déjà entendu parler de David. C'est qui au juste?
Georg: Une connaissance que nous quatre connaissons.
Lauren: Ah d'accord. Eh bien vous le remercierez de ma part. J'image pas tout le mal qu'il a du se donner à cause de moi.
Gustav: Oui, bien sûr, nous lui ferons le message.
Andréas: Sinon, comment tu vas faire pour l'école?
Lauren: Je vais la réintégrer dès que je reviendrai et pour les cours manqués, je n'aurai qu'à faire les exercices dans le livre.
Bill: Tu sais que les explications ne sont pas fameuses dans le livre?
Lauren: Ah pour de vrai?!? Ah ok. Bien si je ne comprends pas, j'irai voir les professeurs. Bill...ou Tom, est-ce que vous pourriez dire à la professeure d'histoire que j'accepte de participer au concours.
Bill: ok.
Lauren : Bon, je dois y aller, l'avion va bientôt atterrir, mais si vous voulez, je vous rappelle dans une demi-heure, le temps que les passagers de Paris embarquent?
Tom:Oui, oui bien sûr. Appelle-nous.
Lauren:Alors salut et à tout à l'heure!
Tous: Salut Lauren.

Je raccroche le téléphone à sa place, rattache ma ceinture de sécurité et attends que l'avion se pose.

Voix : Madame et messieurs, veuillez prier de vous attacher. L'avion se posera bientôt. Nous vous prions de rester calmes. Merci d'avoir fait affaire avec notre compagnie. Je répète. Veuillez prier de vous attacher. L'avion se posera bientôt. Nous vous prions de rester calme. Merci d'avoir fait affaire avec notre compagnie.

J'entends un petit déclic, alors je sais qu'elle a raccroché. Quelques hôtesses de l'air font le tour pour s'assurer que tout le monde est prêt avant de retourner sur leur siège et de s'attacher par la suite.
On atterrit quelques instants plus tard et quelques nouveaux passagers font place dans l'engin.

Heureusement pour moi, on dirait que les sièges de devant ne sont pas très aimés par les voyageurs. Après proche d'une bonne vingtaine de minutes à attendre, 15 heures sonnent sur l'horloge grand-père et nous redécollons. Dès que nous sommes complètement dans les airs, je n'attends pas plus et je réappelle à la maison. Après même pas une sonnerie, j'entends déjà :


...: Allô! Lauren?
Lauren: Bonjour Andréas.
Andréas: Les gars, c'est Lauren.

J'entends des pas précipités descendre sûrement des escaliers et ensuite des chaises trainer contre le sol. Tout le monde s'installe et puis tout redevient silence.

Andréas: Je t'ai mis sur le haut-parleur.
Lauren: Ok. Alors depuis tout à l'heure quoi de neuf?
Hélia: Je suis là Lauren.
Bill: Ouais, quand tu as appelé tantôt et que tu as dit que tu rappellerais, on a prévenu Hélia pour qu'elle puisse te parler.
Lauren: Ah, c'est vraiment gentil. Bon là, nous, nous sommes repartis il y a à peut prêt dix minutes et nous nous dirigeons vers London. Je devrais arriver vers 18 heures je crois, si on ne fait pas d'autre escale surprise.
Bill: Et puis, tu as mangé ce midi?
Lauren: Bien oui, je ne vais quand même pas me laisser mourir.
Bill:Ben, je ne voulais pas dire ça.
Lauren en riant: Non, ce n'est pas grave.
Tom:Sinon, qu'est-ce que tu as mangé?
Lauren: Une salade César et un verre d'eau. Dans l'avion, j'ai pris une pomme. Voilà. Sinon, ça va mieux Hélia?
Hélia: Depuis que je sais où tu es, je ne sais plus. Je ne sais pas si je dois être rassurée de te savoir loin de nous, mais sinon, ça va, ça va?
Lauren: Ah d'accord. Je suis quand même désolée d'être partie comme ça, mais je n'aime pas les aux revoir. J'ai une bonne nouvelle pour vous. Vous allez pouvoir me voir de où je serai.
Andréas: Hein! Comment ça?
Lauren: Je me suis rappelée que maman avait un programme sur son ordinateur pour transmettre l'image, un peu comme une caméra, mais moi je ne pourrais pas vous voir par exemple et je crois qu'il y a ça aussi à New York. Par contre, quand je serai à Montréal, on ne pourra plus le voir, de toute manière j'y resterai seulement une journée, je dormirai à l'hôtel et je devrai revenir au courant de la journée du vendredi.
Hélia: Hein, c'est donc bien cool. J'ai hâte de te voir.
Gustav: Et puis ton bras, il va comment?
Lauren: Bien je dois dire qu'il tire un peu, il m'a fait moin mal que ce matin, je crois que c'est parce que les muscles n'étaient pas réchauffés, mais sinon, il va bien et puis j'ai déjà supporté pire, alors.
Bill: As-tu rencontré quelqu'un dans l'avion?
Lauren: Non, en faite, au début du voyage, je me suis mise en avant complètement et puis je crois que le devant n'est pas très apprécié dans les avions. Ils ont l'air d'avoir peur.
Andréas: Comment ça, tu as choisi ta place, elles ne sont pas assignées d'habitude?
Lauren: Dans la classe économique, oui...
Tom: Tu es en première classe ?
Lauren: Euh oui, pourquoi?
Tom: Pour...rien. C'est seulement surprenant.
Lauren: Ah d'accord. Euh, je voulais vous demander...comment vous alliez apprendre la nouvelle à maman?
Bill et Tom: On n'en sait rien, mais on va voir en temps voulu.
Lauren: Toujours aussi synchro à ce que je vois.
Bill et Tom: Toujours!
Lauren en riant:Ouais, c'est ce que je vois. Bon sinon, je peux très bien lui apprendre la nouvelle. Je n'aurais qu'à rappeler ce soir du manoir. Je crois qu'elle ne sera pas contente que je sois partie.
Bill:Je crois plus que ce sera plus le fait que tu ne lui en aies pas parlé, mais je pense qu'elle te comprendra.
Lauren: Espérons.
Hélia: Et puis, est-ce que tu tiens le coup jusqu'ici?
Lauren: C'est difficile d'être encore loin de vous, vous savez. J'aurai aimé rester, mais à la seule pensée de rester hantée encore longtemps par ces souvenirs m'a convaincue de régler le problème le plus tôt possible. J'aime mieux refaire face et revenir plus sereine et puis je me dis, deux semaines dans une vie pour régler le pire des problèmes, je me suis dit que ça en valait la peine. Alors, je suis partie, mais j'ai hâte de rentrer à la maison pour vous revoir enfin. Vous me manquez déjà énormément. Vous êtes les meilleurs frères et les meilleurs amis que j'ai pu avoir. En faite, vous êtes les seuls que je n'ai jamais eues, les autres me regardaient tout le temps croche parce que j'étais une petite de 12 ans avec des grands de 15 ans. On ne m'aimait pas vraiment ou on me croyait folle ou étrange. À part Bill et Tom quand j'étais petite, je n'avais pas d'amis et puis j'étais contente d'être avec eux, au moins, eux ils ne me jugeaient pas alors je me sentais un peu moins à part.
Georg: Entre vous trois, c'était une grande histoire d'amour comme ça.
Tom:On peut le dire, oui. On a toujours été solidaire envers chacun de nous. Pour Bill et moi, c'étais naturel puisqu'on était frères, mais avec Lauren, c'est autres choses parce qu'elle n'était pas de la famille. Par contre, on passait tellement de temps ensemble qu'on a finit par la considérer comme telle. Quand elle venait chez nous et qu'on avait des devoirs, elle nous aidait volontiers même si elle savait que l'on ne pouvait pas en faire autant. Je crois que c'est la seule chose que Bill et moi on n'aimait pas. Mais sinon, on passait des journées, des soirées, des fins de semaines ensembles. Tu te rappelles Lauren quand on allait dehors, au milieu de l'hiver. On allait glisser avec nos luges....
Lauren: on construisait des châteaux-forts...
Bill: et on s'amusait à faire des anges....
Lauren: jusque tard dans l'après-midi.
Bill: Quand on était chez vous, ta mère, nous faisait des crêpes et un gros chocolat chaud pour nous réchauffer.
Tom: Après, on s'installait dans le salon de Lauren, dans la pièce adjacente à sa chambre et on regardait pleins de films après le souper.
Bill: Ce que j'aimais le plus, c'est quand on mettait nos maillots de bain et qu'on s'amusait dans l'énorme piscine au sous-sol.
Lauren: Des fois, on mettait de la mousse et on pouvait passer des heures ... après c'était comme si on avait pris notre bain, parce que l'eau était parfumée.
Tom: Après quand on sortait, sa mère venait nous envelopper dans de grandes serviettes et elle nous frictionnait parce qu'on avait froid. Elle nous faisait sécher et ...
Bill: ensuite, on allait mettre notre pyjama et avant de se coucher, on remangeait une crêpe avec des fruits, du yogourt et du sirop d'érable.
Lauren: Finalement, on remontait dans ma chambre, on se brossait les dents et parfois on se taquinait encore...c'était dangereux avec les brosses à dents dans la bouche, mais nous on s'en foutait complètement. On s'amusait vraiment beaucoup.
Bill: Tu te rappelles la fois où on a inondé la salle de bain?
Lauren: Oui, c'était vraiment drôle, on était en pyjama et on était tout trempé de partout. Le miroir, les murs, le plafond...tout y était passé.
Tom: Moi ce qui m'avait surpris, c'est que ta mère nous avait même pas chicanés, elle riait même de l'état dans laquelle on s'était mis en si peu de temps. Bien sûr on a tout nettoyé, mais elle nous avait quand même aidés. Je la trouvais vraiment cool ta mère!
Lauren: Ouais, je sais, dis-je en riant. Ah oui, puis après, on retournait dans ma chambre et on se couchait dans mon grand lit et on continuait à parler et des fois on riait tellement fort, que maman montait les escaliers et venait nous supplier de dormir, sinon, de parler moins fort.
Bill: D'ailleurs, elle le faisait tout le temps avec le sourire. En parlant de ça, je ne l'ai jamais vu se fâcher.
Lauren: Et elle ne l'a jamais été. Les seules fois où elle l'était c'était contre papa, mais sinon elle ne m'a jamais chicanée. Quand elle voulait me faire comprendre quelque chose, on allait au restaurant et elle me parlait en tête en tête et me disait à quel point je la décevais et qu'elle ne voulait pas que je recommence. Elle n'a jamais monté le ton, elle était vraiment gentille.
Hélia, Andréas, Gustav et Georg: Wow!!!!
Andréas: Eh bien, vous vous amusiez beaucoup on dirait.
Bill:Ça, tu peux le dire. Ce que j'ai tout de suite aimé de Lauren, c'est qu'elle se foutait que l'on ne soit pas riche comme elle. Elle nous acceptait tel que l'on était et même des fois, elle insistait pour que l'on fasse des voyages avec elle, parce qu'elle disait qu'elle savait qu'on n'avait pas la chance de voyager beaucoup, du coup, à chaque voyage qu'elle faisait, on y allait avec elle.
Tom: Et quand ça tombait les jours d'école, sa mère s'arrangeait pour qu'on ait un professeur pour qu'on ne prenne pas de retard.
Bill: La première fois qu'on est parti, maman est venue avec nous parce qu'elle ne connaissait pas beaucoup la mère de Lauren, mais après elle lui a fait confiance.
Hélia: Vous êtes allés où.
Lauren: Comme nos fêtes étaient presque le même jour, on faisait un énorme voyage pendant l'été. Pour nos 11 ans, on est allé à Hawaï et pour nos 12 ans, on est allé à Doubaï.
Tom: Après, pour les vacances de Noël, comme nous on fêtait avec nos familles, le voyage était plus court, il durait 5 jours entre Noël et le jour de l'an.
Bill: La première fois, on est allé en Égypte...
Lauren: et la deuxième fois, on est partis pour l'Italie.
Bill: Et finalement, pour la semaine de relâche, on allait à leur appartement à New York.
Tom: La mère de Lauren nous considérait comme ses enfants aussi comme Sylvie le faisait pour Lauren. Parfois maman se sentait mal à l'aise parce qu'elle ne pouvait pas offrir à Lauren autant de choses que sa mère lui donnait, mais Lauren s'en foutait et s'amusait autant.
Bill:Elle est même déjà été parlé avec maman pour lui dire de ne pas s'en faire, que de toute manière, pour elle, l'important n'était pas de voyager, d'habiter dans une grosse maison et d'être plein aux as, mais que pour elle, l'important c'était d'être avec nous, c'était ça qui comptait pour elle et rien d'autre. Du coup, maman s'est sentie beaucoup mieux quand elle a vu que Lauren était sincère.
Tom:Je me rappelle aussi quand maman partait pour sa fête avec la mère de Lauren. Une fois elles sont allés à Prague et la fois d'après, comme maman n'avait jamais vu Paris, elles y sont allés. Au bout du compte, elles se sont rapprochées et sont devenues aussi de très bonnes amies. Maman disait que ce qu'elle aimait chez elle, c'était que même si elle avait beaucoup d'argent, elle le partageait avec elle. Elle l'a trouvait vraiment généreuse.
Lauren: À travers tout ça, des fois maman louait une salle de cinéma pour un après-midi au complet et on écoutait le film en boucle, ça rendait le gars impatient et une fois maman a dit au gars qu'elle lui avait payé le double de ce qu'il demandait pour qu'il fasse ce qu'on voulait. Après ça, le gars n'a jamais recommencé, dis-je en riant. Je me sentais tellement mal pour lui, le pauvre...
Tom: Moi je riais plutôt de la face qu'il a faite et de la manière qu'il essayait de se rattraper.
Bill: Tu aimais déjà bien rire des personnes, toi.
Tom: Tu peux bien parler, Lauren et toi vous alliez presque pisser dans vos culottes tellement vous vous reteniez de ne pas rire.
Lauren: Eh, oh Tom, je suis toujours à l'autre bout du fil.
Gustav: Vous avez fait tous ça?
Tom et Bill:Et encore plus!!!
Georg:On dirait que vous vous amusiez bien quand vous étiez jeunes ?!!!
Tom et Bill: Avec Lauren, toujours.
Lauren:Il faut dire qu'on avait le don de faire ce qu'on voulait. À la fin, c'était tout le temps drôle et puis à chaque fois que j'étais avec eux, je pouvais enfin me comporter comme une fille de mon âge au lieu de me comporter comme les grands.
Bill: Des fois, sa mère nous emmenait à des grandes soirées, on était tous habillés avec des vêtements de marque qu'on avait été acheté avec elle l'après-midi et qu'elle nous avait payé.
Hélia:Wow, eh bien on peut dire que vous meniez la grande vie.
Tom:Ouais, je sais. Des souvenirs comme ceux-là je m'en souviendrai toujours.
Lauren:Les gars, Hélia, je suis désolée, mais c'est déjà l'heure pour moi de vous quitter. L'avion va bientôt se poser. Je vous rappelle ce soir dès que j'arrive chez nous. Okay?
Tous: Oui.
Bill:Fait attention à toi, petite s½ur!
Tom:Et ne parle pas aux étrangers surtout, hein!!!
Lauren:Oui, oui, je vous le promets. Ce soir je vais vous appeler de l'ordinateur, comme ça vous me verrez! Bon, je vous embrasse tous très fort et ne désespérez pas, je n'ai pas l'intention de déserter comme la dernière fois, hein et puis avec mon garde du corps qui parle seulement en anglais, je ne pourrai pas faire beaucoup d'escapade, hein!!!!
Tom: Hahaha, très dôle!
Lauren: Bien oui je le sais. Bon, maintenant, c'est vrai, je vous quitte.
Hélia:Tu rappelles dans combien de temps, à peu près?
Lauren:Dans un peu moins d'une heure, je crois. Il va être 18 heures ici, donc vers 19 heures chez nous. Bon, salut et bon souper aussi.
Tous: Oui, merci toi aussi!

Et voilà je raccroche le combiné. Je n'arrive pas à croire le temps que j'ai passé avec eux à parler. L'hôtesse de l'air répète le même refrain qu'il y a 2 heures et demie. L'avion finit par se poser et moi je me détache. Je me lève, je prends mon sac dans le compartiment du haut et me dirige vers la sortie.

Le soleil est magnifique dehors. Au début, cela me fait bizarre d'entendre tout le monde parler en anglais, mais je m'y habitue vite. Je sors de l'aéroport et me cherche un taxi.

Je suis au bord du trottoir, je brandi la main bien haut et :


Lauren : Taxi!

Un taxi s'arrête devant moi et j'embarque.

Chauffeur: Where do you like to go? (Où aimeriez-vous aller?)
Lauren: 157 Road Hold Avenue to Fulham, please. (147 avenue Road Hold à Fulham.)

Nous roullons maintenant depuis vingt bonnes minutes avant d'arriver devant un manoir à l'extérieur de la ville. La voiture s'arrête et :

Chauffeur: It will be 80 Euros. (Ça sera 80 Euros.)
Lauren: Ok. Je prends un billet de 100 parmi la pile et le tends au chauffeur. Take! You can keep the rest. (Prenez! Vous pouvez garder le reste.)
Chauffeur : Oh, Thank you so much. (Oh, merci beaucoup)
Lauren: Welcome. (De rien/Bienvenue)

Je sors de l'auto, le taxi s'en va pendant que moi je regarde mon ancien chez moi. Je commence à marcher et sonne. Les bonnes doivent être encore là depuis le temps puisqu'on ne les a jamais virées.

J'entends des pas qui viennent vers la porte et à travers la fenêtre à l'aspect givrés, j'aperçois une forme qui vient. La porte s'ouvre enfin et Lucinda, la bonne en reste coie. Elle ne s'attendait sûrement pas à me voir, donc elle m'a reconnue après toutes ces années. Elle reprend vite ses esprits et me prend mon sac qu'elle emmène dans ma chambre au mur de bois de chêne.


Lucinda : Bienvenue chez vous madame.

Elle fait sa révérence et quitte la chambre. Je défais mes bagages et vais dans la chambre de maman où il y a son bureau. Je me connecte et ...

# Posté le lundi 16 juin 2008 12:34

Modifié le jeudi 18 juin 2009 11:52

Chapitre 31

...

Lauren: Salut tout le monde! Est-ce que vous me voyez?
Tous: Oui!!!!
Lauren:OK alors c'est parfait!!! Il y a quoi de nouveau chez nous?
Bill :Pas grand-chose. On a dit à maman où tu étais.
Lauren :Oh, et comment elle l'a pris?
Tom : Étrangement, assez bien.
Lauren :Ah ok. Ça me soulage un peu quand même qu'elle ne m'en veuille pas.
Bill :Mais elle veut quand même que tu l'appelles souvent. Je crois que le fait de lui dire qu'on te faisait surveiller l'a aidé aussi à accepter.
Lauren :Et Gordon, comment il l'a pris, lui?
Tom :On ne sait pas trop. Il est resté calme, je crois qu'il est du même avis que maman sinon Sylvie va le faire changer d'idée. Elle est très bonne dans son genre pour convaincre une personne.
Lauren :Ouin, mais je ne veux pas que ce soit un sujet de dispute non plus. Vous lui avez dit dans combien de temps j'allais revenir?
Bill :Oui. Elle a semblé soulagé de savoir l'heure de ton retour, ça l'aurait angoissé encore plus de l'ignorer et d'avoir eu l'impression de perdre un enfant dans le vent.
Lauren :Et puis, les autres ne sont pas là?
Tom :Ah non...mais ils vont revenir bientôt. Ils sont juste partis souper.
...
Bill :Ah, ben là il y a Hélia et Andréas qui sont arrivés.
Lauren :Salut vous deux.
Hélia et Andréas :Salut Lauren.
Hélia :Et puis c'est comment chez vous?
Lauren :Euh, ben c'est grand. Lucinda m'a accueillie et elle avait franchement l'air d'être surprise de me voir.
Bill :C'est qui Lucinda?
Lauren : La bonne.
Tom :La bonne???
Lauren :Ouais la bonne. Maman ne l'a jamais renvoyée et je crois que mon père l'avait oubliée, du coup elle travaille encore pour nous... ou plutôt pour moi. Enfin, là je ne sais pas qu'est-ce qu'elle fait et même si elle était à la porte, c'est une anglaise qui ne comprend rien à l'allemand.
Andréas :En parlant d'anglais, ça t'a fait comment de débarquer là-bas?
Lauren :Franchement bizarre!!! Par contre, comme je le parle ...pas couramment...mais assez bien, je me suis tout de suite débrouillée. Sinon, je n'ai pas encore été prendre ma douche et je n'ai pas soupé, mais pour l'instant, d'après ce que j'entends, la bonne est entrain de le faire! Je ne sais pas encore qu'est-ce que je vais manger, mais je fais confiance en ces talents culinaires. Sinon, vous qu'est-ce que vous avez mangé???
Tom et Bill :Du spaghetti aux fruits de mer!
Lauren :Vous aimez toujours les fruits de mer?
Tom et Bill :Non, mais maman nous oblige, alors!
Lauren :Ah ok. Bien vous n'avez pas de chance, mais au moins, vous allez vivre vieux!!!
Bill :Comment ça?
Lauren :Parce que c'est remplie de protéines!!! Mais le meilleur, c'est le poisson!
Tom :En tout cas, pas au goût!
Lauren :Ça dépend encore c'est lequel que vous mangez. Le requin et la pieuvre sont vraiment bons!
Andréas :Tu manges ça, toi??
Lauren :En faite, je mangeais ça, avec mon père, on mangeait autre chose de moins marins et de plus terriens, mais je ne veux plus y penser. D'ailleurs en parlant de papa, le procès en est rendue où?
Bill :On n'en sait pas grand-chose, seulement qu'un moment donné, ils ont trouvé une boîte par hasard et qu'avec la découverte des nouveaux corps, il pourrait être renvoyé aux États-Unis où il aura sa sentence. Ils sont sûrs qu'il subira la peine de mort après tout ce qu'il a fait, il ne leur reste plus qu'à prouver que c'est lui qui les a tué.
Lauren :Est-ce qu'il pourrait insinuer que c'est moi qui aurais commis ces meurtres crapuleux?
Hélia :On...on est désolé. Ils m'ont même convoquée pour que je passe au poste de police, je crois qu'ils veulent en savoir plus sur toi.
Lauren :Ouais, je m'en doutais. Bon, écoutez, ne vous mettez pas les pieds dans le plat à cause de moi. Dîtes-leur ce qu'ils veulent savoir et le reste c'est mon problème. S'ils veulent me voir, vous n'aurez qu'à m'appeler et je rentrerai au pays dans les plus brefs délais.
Andréas :Tu es sûre que c'est ça que tu veux?
Lauren :Je crois que la question n'est pas si je veux le faire, mais si je dois le faire. Eh oui, je le ferai pour le bien de tous. S'ils pensent que c'est moi, je n'ai aucun moyen de leur prouver qu'ils ont tord parce que sinon, moi je ne m'en souviens plus.
Bill :Tu sais que tu pourrais faire des heures et des heures à la communauté...
Lauren : et qu'à mes 18 ans, je rentrerais en prison avec à mes côtés, mon père? Oui je le sais, mais si je suis tout aussi coupable que lui, je ne vois pas pourquoi on m'épargnerait le même traitement? Dans le pire du cas, je peux jouer la carte de la folie, avec ça je serai suivie d'un psychologue en prison et j'éviterai la peine de mort.
Hélia :Tu...tu penses vraiment qu'ils pourraient te donner une telle sentence?
Lauren :Malheureusement oui, et comme je suis tannée d'être traquée, aussi bien me livrer à la police, ça leur évitera de perdre leur temps et à moi, beaucoup de douleur.
Andréas :Si jamais, cela devait arriver, sache au moins que nous, on sera là pour toi, on ira te voir. Pour nous, tu ne changes pas même avec tout ce que tu as peut-être pu faire. L'important pour nous ce n'est plus ça, mais de savoir que tu vas mieux et que tu aies changé dans la mesure où tu as changé.
Lauren :Merci, mais je crois que cela vous attirerait des ennuis.

J'entends des pas qui me parviennent des escaliers et les chocs de la vaisselle. Lucinda fait son entrée et :

Lucinda: I've done a steack for you. (J'ai fait un steack pour vous)
Lauren:Oh thank you very much. It's too much! (Oh, merci beaucoup. C'est trop!!!)
Lucinda: You talk to persons? (Vous parlez à des personnes?)
Lauren:Yeah, to my brothers and friends. It's a long story. Probably I will count you after the conversation. (Ouais, à mes frères et mes amis. C'est une longue histoire. Je vous raconterai probablement après la conversation.)
Lucinda:Oh yeah sure but you mustn't to do that. It's your private life! (Oh, bien sûr, mais vous n'êtes pas obliger de faire cela. C'est votre vie privée!)
Lauren:I know. (Je sais.)
Lucinda:Eat before, it will be cold. (Mangez avant que ça soit froid)
Lauren:Yes, sure. Thanks for the supper. (Oui, bien sûr. Merci pour le souper.)

Lucinda tourne les talons et quitte la chambre.

Bill :C'était qui Lauren ?
Lauren :C'était la bonne, Lucinda. Elle m'a préparée mon souper.
Andréas :Ah et c'est quoi que tu manges ?
Lauren :Du bon steack avec du bon riz. Et en dessert une pointe de tarte au sucre. Vous voulez voir?
Tom :Mouais, pourquoi pas?

Je lève mon plateau et le mets vis-à-vis la caméra. À travers mon oreillette, je les entends tous dire que ça a l'air d'être vachement bon!

Je repose mon plateau sur la table en face de moi et ne prends que mon assiette avec ma fourchette. Je redirige mon regard vers la caméra.


Je me coupe un morceau de steack, le porte à ma porte, le goute puis l'avale et :

Lauren :Oui, vous aviez raison. C'est vraiment succulent, même si ce n'est pas typiquement britannique comme mets, mais ce n'est pas grave, j'aime beaucoup.
Hélia :Ah attends Lauren...

J'entends quelqu'un se lever et la chaise râler le plancher. Des bruits de ding dong me parviennent et enfin une porte qu'on ouvre et qu'on claque après.

Quelqu'un respire fort avant de s'asseoir sur une chaise qui se tire.


...: Bonjour Lauren, c'est Georg.
Lauren :Bonjour Georg et puis, ce souper?
Georg :Super, j'ai mangé du steak avec une soupe et des nouilles.
Lauren :Ah, ben moi, comme tu peux le voir, je mange aussi du steack, mais avec du riz.
Georg :Ah ouais je vois ça en effet. Et puis c'est bon?
Lauren :Succulent. J'aurai aimé que vous puissiez venir. Je suis sûre que la bonne s'en serait donné à c½ur joie de faire la cuisine pour plusieurs personnes depuis longtemps.
Georg en chuchotant à quelqu'un :La bonne?
Tom lui répondant en chuchotant aussi :Ouais, elle est arrivée et c'est même Lucinda, la bonne qui lui a préparé son souper. En gros, elle travaille pour la famille de Lauren et pour ainsi dire, par extension pour Lauren.
Lauren :Je ne vous dérange pas trop??? Dis-je en me moquant d'eux.
Tom :Ben quand même, oui. Un peu, mais on va faire avec.
Lauren :Ah!!! Mais oui, et de toute manière vous n'avez pas le choix! Souriais-je en leur disant cela. Et puis sinon, qu'est-ce que j'ai raté?
Tom :Bill s'est cassé un ongle...
Bill :et Tom a pété!
Tom :Eilles, fallait pas le dire ça.
Bill :M'en fou, tu lui as dit que je m'étais cassé un ongle.
Lauren :Ah, ne faîtes pas la gueule les garçons. Allez, colleux de réconciliation?!!!

Bill et Tom se regardent avec un certain dédain que je sais, par chance que ce n'est pas vrai, et enfin un sourire s'étire sur leur deux bouches. La babounne qui était présente il y quelques secondes disparait complètement et bientôt les deux frères décroisent lentement leur deux bras et les entrouvrent grandes ouvertes et :

Bill et Tom: Cooolllleeeuuuuuxxxx....franggginnnnn!!!!
Lauren:Et voilà, je vous aime déjà mieux comme ça. Pauvre eux autres qui doivent vous endurer pendant que je suis partie. M'adressant aux autres...bonne chance!!!
Tom et Bill :Eh!!! On n'est pas si pire que ça!
Lauren :Ça reste à prouver!

Pendant que les gars se chamaillent encore un peu, j'entends des nouveaux pas. Je devine que la personne manquant, blonde cette fois, est de petit taille pour son sexe et franchement ce que je peux l'aimer ce mec. Toujours aussi philosophe. Lui et moi nous nous ressemblons beaucoup là-dessus, je le considère depuis la première fois que je lui ai parlée, comme mon ami. Après tout, les amis de mes frères sont mes amis...à moins que...??? Mais non, et puis ils n'accepteraient jamais qu'un de leurs proches traite leur s½ur comme ça. Qu'est-ce que j'ai le don de monter sur mes chevaux assez rapidement parfois!!!

Gustav :Salut Lauren. Désolé du retard.
Lauren : Salut Gustav. Ça va, toi?
Gustav :Je crois que c'est plutôt à moi de te poser la question, non?
Lauren :Peut-être que oui, peut-être que non, mais si tu veux tout savoir, je vais vraiment très bien, bien que le voyage m'est un peu fatigué. Comme tu peux le constater, je mange aussi un bon repas préparé juste pour moi.
Gustav :Sinon, tu as eu le temps de faire quelque chose?
Lauren :Non, pas vraiment. Je suis descendue de l'avion, j'ai pris le taxi et on a roulé pendant 20 minutes environ et puis après je suis arrivée. Depuis je suis là à parler avec les autres...enfin tu vois ce que je veux dire. Ils ont l'air d'encore se chamailler ces deux là!
Gustav :Juste un petit peu. Marque d'affection probablement entre jumeaux!
Lauren :Ouais, mais tant qu'ils ne se battent pas ou ne se dévisagent pas, ça va!
Gustav : C'est sûr. Alors comme ça, ça fait quand même presque une heure que tu les cause?
Lauren :Ouais, mais disons qu'ils étaient plus bavards que ça tantôt.
Hélia :C'est sûr, mais là ils sont trop occupés à faire une bataille de polochon et Georg qui s'est pris le rôle du père et qui essaie de les faire arrêter. C'est vraiment drôle, mais là ils font du remue ménage en plus.
Lauren :Ah ouais, je vois le genre. C'est bizarre, ils n'ont pas beaucoup changé depuis 4 ans, ils sont toujours un peu...comment dire...comme spéciaux!!!

Tout d'un coup, je n'entends plus de bruit de fond au bout du fil, mais j'entends des pas précipités qui se rapprochent de plus en plus du combiné.

Tom :Répète ...
Lauren :Vous avez arrêtez de vous chamailler? C'est bon, lui demandais-je avec un sourire en coin.
Bill :Euh ouais.
Georg : Eh merci Lauren, je n'en pouvais plus, me dit-il essoufflé.
Tom :On voit à quel point tu t'entraînes, mec.
Georg :Qu'est-ce que tu insinues?
Lauren :Les gars, les gars, on arrête de se faire chier et d'essayer de se trouver des poux, là il n'y en a pas!
Bill :Ah parce que tu sais qu'il n'y a pas de poux?
Lauren :Bill, s'il te plaît, ne me dis pas que tu vas commencer toi aussi?
Bill :Non, non, je ne te le dirai pas dans ce cas.
Lauren :Mmmh, je ne la sens pas celle-là. Bon, changeons un peu de sujet. C'est quoi vos cours demain?
Bill et Tom :Histoire, Éducation physique et Mathématiques...
Tom :... à mar**!!!
Lauren :D'accord j'ai compris Tom, pas besoin d'en rajouté plus.
Tom :Ah désolé.
Hélia : Ahhhhhh!!!
Lauren :Hélia? Hélia ? C'est toi? Qu'es-ce qui se passe?
Hélia :Ben là, il est presque 22 heures et je dois retourner à la maison pour me coucher sinon vous ne me verrez plus jamais.
Lauren :Ah. D'accord alors fait attention. La nuit est belle, mais ce n'est pas toujours ton amie et ne parles pas aux itinérants ou autres personnes que tu ne connais pas, hein!
Hélia : Oui, oui bien sûr Lauren. Bon, je vous souhaite tous une bonne fin de soirée. Les gars on se revoit demain à l'école?
Tom, Bill et Andréas :Oui, bonne nuit Hélia.
Hélia :Oui, vous aussi et toi aussi Lauren. Tiens-nous au courant, hein!
Lauren : Oui, bien sûr. Salut.

Et elle partie. Les gars devaient aussi se coucher car le réveille est toujours difficile pour eux le lendemain, alors...

Je continue néanmoins de parler avec Gustav et Georg jusqu'au alentour de 23 heures 30 minutes, mais comme ils commençaient à être fatigués et moi aussi d'ailleurs, on décide de se quitter en leur promettant de les rappeler le lendemain.


__________________________________________________
J'ai l'honneur de vous présenter enfin Lauren Kaulitz!!!!
Chapitre 31

# Posté le mardi 17 juin 2008 02:45

Modifié le jeudi 18 juin 2009 12:12

Chapitre 32

Chapitre 32
J'éteinds l'ordinateur, me lève et m'étire longuement en baillant. Je cache ma bouche avec ma main libre avant de détendre mon corps. Je reste là à contempler la pièce quelques instants avant de me décider de prendre le plateau sur la petite table basse.

Je sors de la chambre, avance dans les longs couloirs de ce manoir luxueux, passe plusieurs chambres et bureaux et arrive enfin devant les escaliers en tourbillon que je descends. Je me dirige cette fois-ci vers la cuisine, qui, selon mes souvenirs, ne devrait pas être trop loin. Ma mémoire défaillante un peu, je déambule dans les couloirs en passant et repassant devant les pièces pour enfin trouver la cuisine où Lucinda est. Celle-ci se retourne dès qu'elle entend les bruits de mes pas claquer sur le parquet et résonner en échos sur les parois de bois vernis. Elle me fait un sourire bienveillant et vient vers moi pour me prendre le plateau de ma main, mais je lui dis que ce n'est pas nécessaire, que je peux le faire.


Lauren: You should think to sleep more. You seem tired. (Vous devriez penser à dormir plus. Vous semblez fatiguée.)
Lucinda: Yeah, just a little bit. It's ok. (Oui, juste un peu. C'est correcte.)
Lauren: The morning, what is the hour you wake up to? (Le matin, quelle est l'heure à laquelle vous vous levez?)
Lucinda: I think it is 5 hours at morning. Me dit-elle en posant une un doigt proche de la commissure de ses lèvres et en levant les yeux, abhorrant un air pensif. Elle redescend sa tête : Why? (Je crois qu'il est 5 heures. Pourquoi?)
Lauren: Well, tomorrow, you will sleep until 10 hours at morning and if you won't, say you that is an obligation that I give you. (Bien, demain, vous dormirez jusqu'à 10 heures et si vous ne voulez pas, dites-vous que c'est une obligation.)
Lucinda : But, Mlle, and the house? I have to work, me demande-t-elle sur un ton interrogateur. (Mais, mademoiselle, et la maison? Je dois travailler.)
Lauren: It can wait to tomorrow afternoon. Go sleeping, you will felt you better after. Believe me. (Ça peut attendre à demain après-midi. Allez dormir, vous vous sentirez mieux après.)
Lucinda: Thank you, Mlle. (Merci, mademoiselle.)

Elle commence à quitter la pièce quand, je me retourne, inquiète de l'endroit où elle va se reposer.

Lauren : Lucinda?

Celle-ci se retourne, avance vers moi en ne sachant pas du tout ce que je veux lui demander.

Lucinda : Yes, Mlle? (Oui, mademoiselle?)
Lauren: Were will you go to sleep? (Où allez-vous dormir?)
Lucinda: In my house beside yours. (Dans ma maison à côté de la vôtre.)
Lauren: You talk to the small house ? (Vous parlez de la petite maison?)
Lucinda: Yes. (Oui.)
Lauren: No, I won't. You will make you sick! I propose you to sleep in this house all the nights. It make more hot here than over there. (Non, je ne veux pas. Vous allez vous rendre malade! Je vous propose de dormir dans cette maison tous les soirs. Il fait plus chaud que là-bas.)
Lucinda : Oh, it's too much for me, Mlle. (Oh, C'est beaucoup trop pour moi.)
Lauren : No, this is not too much and I won't you say that an other time! Do you understand? (Non, ce n'est pas trop et je ne veux pas que vous disiez ça une autre fois! Avez-vous compris?)
Lucinda : Yes, Mlle. Thanks! (Oui, mademoiselle. Merci)

Elle repart, mais cette fois-ci au lieu de se diriger vers la sortie, elle monte à l'étage supérieur. Moi, pendant qu'elle est sûrement entrain de se coucher, je fais la vaisselle. Je lave, j'essuie...et j'essaie de trouver la place de chaque objet. Je finis environ 5 minutes plus tard. Fatiguée, mais sentant le besoin de prendre une douche, je monte dans ma chambre. Je me sors une paire de sous-vêtements, une chemise et des pantalons courts de mon sac que j'ai laissé là. Je me dirige vers la salle qui est juste à côté, mais qui n'est pas séparée de ma chambre par une porte. Je dépose mes vêtements sur le long comptoir, fouille un peu dans les armoires pour trouver du savon, du shampoing, du rince et des serviettes. Le tout rassemblé, je me dirige vers la grande douche, je tourne la pomme de douche et la règle avant de me déshabiller et de m'infiltrer sous l'eau. Je sens tout de suite que mes muscles se relâchent pour se détendre complètement. Je me lave, mais cela prend beaucoup de temps à cause de mon bras.

Quinze minutes plus tard, je ressors tout propre. Une serviette sur la tête, je fais de mon mieux pour m'essuyer. Après avoir réussi cela, j'enfile mes vêtements.

Je sors de la salle de bain après avoir éteinds les lumières et avoir mis les linges sales dans le panier. Je me retrouve au milieu de ma chambre, avec toujours la serviette de cheveux sur ma tête. J'essaie tant bien que mal de m'assécher les cheveux le plus possible. Je pose ma serviette sur un perchoir après en avoir fini avec.
Fatiguée depuis un bon petit bout de temps, je décide qu'il est grandement temps pour moi d'aller me coucher. Je ferme toutes les lumières de la pièce après avoir quand même allumé une veilleuse par habitude. Je me glisse dans ce lit chaud et doux de draps de soies. Je pose enfin ma tête sur l'oreiller, un sourire aux lèvres et finis par m'endormir.


Ellipse temporelle :
9 heures 30 le lendemain matin.


Wow, je n'arrive pas à croire que depuis longtemps, j'ai réussi à dormir 9 heures d'affilées sans faire un cauchemar ou sans même me réveiller. Je m'étire dans mon lit, regarde le plafond en songeant et décide enfin à sortir de cet endroit chaud et confortable. J'affronte l'air froid qui frappe ma peau chaude et ce contacte me fait frissonner malgré moi. Je m'habille avec des vêtements de maman qui sont dans le sac Lavoie que j'ai apporté avec moi. Je refais mon lit, replace bien comme il faut tous les coussins et remets à sa place tous les objets dans la pièce. Je me dirige dans la salle de bain et vais me chercher une débarbouillette avec laquelle je me nettoie le visage même si les quelques entailles me font mal. Je fouille un peu dans les tiroirs et trouve enfin pâte à dent, brosse à dent et brosse pour les cheveux. Je commence par me brosser les dents, d'ailleurs j'ai dû me battre avec l'emballage de la brosse à dent pour la sortir de son enveloppe, après je livrai bataille au pot de dentifrice auquel il fallait tourner le bouchon.

Après avoir réussi ce que j'appelle un exploit pour une «handicapée» momentanée, je peux enfin me brosser les dents. Ayant perdu l'habitude, cela me prend tout de même proche de 5 minutes pour les nettoyer comme il se doit. Je repose ma brosse à dent sur le comptoir à côté du lavabo ainsi que le tube de pâte à dent. Je prends la brosse à cheveux et je démêle les quelques plaques de cheveux qu'il me reste. Je reprends mon élastique que je portais hier et me refais une queue de cheval en tentant de cacher mes plaques.

Je descends à la cuisine et me prends un bol, une cuillère, ainsi que le lait. Je cherche cependant les céréales qui sont supposées être dans une des nombreux gardes-mangés que contient cette pièce. Je trouve enfin mon plaisir que j'apporte sur le grand comptoir. Je verse mes céréales Rice Kriespise (Je ne me rappelle plus comment ça s'écrit, désolée!!!), vais me chercher une banane dans le panier de fruits avec un couteau et je reviens à ma place. Je coupe ma banane et je laisse les morceaux tomber dans les céréales que je noie par la suite avec l'arrivée du lait.

Je ne fais que commencer à manger quand Lucinda entre dans la pièce, encore un peu endormie, mais abhorrant une meilleure mine qu'hier. Ses cheveux ébouriffés tombent quand même très bien sur ses épaules. Bien que n'ayant que 30 ans à peu près, sa beauté de jeune adulte persiste toujours. Elle se sert la même chose que moi et vient me tenir compagnie sur le comptoir. Je lui laisse le temps de se réveiller un peu avant de commencer à lui parler.


Lauren: And, have you passed a good night? (Et, avez-vous passé une bonne nuit?)
Lucinda: Yes. A very good. It's the first time since many years that I slept like that. (Oui, une très bonne. C'est la première fois depuis des années que je dors comme ça.)
Lauren: I see you seem more alive! It decided, you will wake up at 10 hours at the morning every day and you could go to sleep at 10 hours on the afternoon. (Je vois que vous semblez plus vivante! C'est décidé, vous vous lèverez à 10 heures à tous les jours et vous pourrez aller dormir à 22 heures.)
Lucinda: Are you sure? (Êtes-vous sûre?)
Lauren: Yeah, and I will help you to make of this house a clean place. (Ouais, et je vais vous aider à faire de cette maison un endroit propre.)
Lucinda: Will you pay me less? (Me payerai-vous moins?)
Lauren: No, you keep the same. (Non, vous garderez le même.)
Lucinda : For less time? (Pour moins de temps?)
Lauren : Yeah! Why not? (Ouais! Pourquoi pas?)
Lucinda: For nothing, it's just the first time I do that. (Pour rien, c'est juste la première fois que je fais ça.)
Lauren : Ok.

Et le silence retombe sur nous. Nous continuons de déjeuner en silence jusqu'à temps que je pense qu'il faudrait peut-être que je m'achète quelques vêtements et un sac plus grand pour les mettre dedans. Alors, je retourne mon regard vers Lucinda qui semble craindre le pire. Je me lance ... :

Lauren : Do you know where the shops are? (Savez-vous où sont les magasins?)
Lucinda: Yeah, on the Grand Place to the north of the town. (Ouais, sur la Grand Place au nord de la ville.)
Lauren : Thank you. Je me lève de mon tabouret, vais laver ma vaisselle et je les replace. Well, I will go to buy some clothes at the shops. Je sors de la pièce pour revenir quelques instants plus tard... : Lucinda? (Merci. Bien, je vais aller acheter quelques vêtements aux magasins.)
Lucinda : Yes, Mlle? (Oui, mademoiselle?)
Lauren: Do you want to come with me? (Voulez-vous venir avec moi?)
Lucinda: Realy??? Me demande-t-elle sur un ton enjoué. (Vraiment?)
Lauren : Of course, lui répondis-je avec un sourire. (Bien sûr.)
Lucinda: Yes. (Oui.)
Lauren: Ok, then I wait you. (Ok, alors je vous attends.)

Je vais me poser sur un des nombreux fauteuils du salon et attends Lucinda qui est présentement entrain de laver sa vaisselle et sûrement aussi entrain de replacer les tabourets à leur place.

Je l'entends monter dans sa chambre d'un pas précipité et redescendre les marches 10 minutes plus tard.


Lucinda: Sorry. (Désolée)
Lauren: Are you ready? (Êtes-vous prête?)
Lucinda: Yes, Mlle. (Oui mademoiselle.)

Nous quittons le manoir et nous embarquons dans un taxi qui nous conduit à plus de 5 minutes plus loin en auto sur la rue où il y a pleins de magasins.

Nous commençons par l'extrémité ouest et nous avançons vers l'est. Nous passons un merveilleux avant-midi à faire, entre «filles», les boutiques. Puisque Lucinda n'a pas d'argent sur elle, je lui propose de payer toutes ses dépenses, mais comme elle ne veut pas, je lui dis de prendre cela comme un ordre ce qui est facile pour elle à partir de ce moment-là. Compte-rendu de cette avant-midi, beaucoup de magasins visités, plusieurs sacs dans sa main, des billets de banque qui ont disparu au fur et à mesure que l'on avançait sur la rue. Pour dîner, j'invite Lucinda dans un restaurant. Elle me confie alors qu'elle n'avait jamais fait ça auparavant et qu'elle était contente d'aller manger avec moi. Je lui dis que cela est tout à fait naturel, vu le nombre de choses qu'elle a fait et qu'elle continue de faire pour nous...enfin pour moi!!! Nous mangeons un copieux repas avant de retourner dans «mon» manoir.

Arrivées, nous montons dans nos chambres et nous plaçons nos nouveaux vêtements, pour elle, sûrement dans ses nouvelles armoires et pour moi, dans la grosse valise que j'ai achetée.

Je retourne auprès d'elle pour lui dire que je dois repartir, que j'ai des choses à faire. Eh oui, malgré que jusqu'à date je n'ai pas fait un seul geste constructif pour mon moral, je n'ai pas pour autant oublié la raison pour laquelle je suis là.

Je retourne à ma chambre, note les adresses qui figurent sur les lettres pour ma mère sur un bout de papier que je mets dans la poche de mon pantalon.

Je quitte ma résidence, prends un taxi et lui dit l'adresse où je veux aller.

Bientôt, nous nous arrêtons devant une maison imposante, loin de rivaliser avec ma demeure, mais quand même assez grande pour une petite maison de banlieue. Je paie le chauffeur, descend du taxi et me dirige vers la grande porte d'entrée. Je sonne et attends que l'on vienne me répondre. Au travers de la porte, je peux entendre des pas venir dans ma direction. Un déclic se fait entendre et la porte s'ouvre sur un homme d'une cinquantaine d'année, avec une barbe, d'une bonne taille faisant un peu de calvitie, mince, à l'allure chic et décontractée. Je le détaille pendant 2 secondes avant de me décider à lui parler.


Lauren : Mister Alain Rawls? (Monsieur Alain Rawls?)
Alain: Yes, it's me. (Oui, c'est moi.)
Lauren: My name is Lauren Kaulitz. You knowed my parents. Can I enter? (Mon nom est Lauren Kaulitz. Vous connaissiez mes parents. Puis-je entrer?)

Je passe 15 minutes à lui expliquer ma vie depuis que l'on est partie en Allemagne, qui je suis vraiment, pourquoi j'ai changé de nom de famille et je lui révèle même ce qu'est devenu on père. Étrangement, il ne semble pas surpris le moindre du monde par ce que je lui révèle. En effet, il m'avoue qu'il connaissait bien mon père et qu'il avait remarqué qu'il devenait un peu violent. Il en avait parlé à sa femme qui l'avait dit à maman, mais celle-ci refusait de les croire et pensait plutôt que c'était parce que mon papa avait perdu son travail qu'il était comme ça. Elle aurait dit aussi que tout finirait par s'arranger, qu'elle le savait, qu'elle l'aimait et que si c'était la vérité, elle allait tout faire pour l'aider.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 03:59

Modifié le dimanche 28 juin 2009 22:13

Chapitre 33

Chapitre 33
À la fin de la rencontre avec Alain, je le remercie d'avoir pris de son temps pour me parler.

Alain: Welcome. If you want to know something, come back. I'll be happy to help you again. (Bienvenue. Si vous voulez savoir quelque chose, revenez. Je serai content de vous aider une fois de plus.)
Lauren: Thanks. I say you goodbye and hope you pass a good evening. (Je vous dis au revoir et je vous souhaite de passer une bonne soirée.)

Je me lève du divan, y fais le tour et me dirige vers l'entrée. Monsieur Alain me suit et nous nous quittons devant cette imposante porte. Il m'ouvre celle-ci, je sors dehors et décide après de marcher un peu.
Je marche un peu dans cette banlieue en découvrant peu à peu le paysage de mon enfance. Lassée de déambuler, vers la fin de l'après-midi, je reprends un taxi et retourne chez moi. Le trajet se fait en silence. Parfois le chauffeur me jette quelques regards déplacés dans le rétroviseur, mais je ne m'en inquiète pas outre mesure en sachant que j'arriverai bientôt. Je me fonds quand même dans le siège en essayant de ne pas trop y penser.

Enfin arrivée, je paie le chauffeur et descends du véhicule assez vite, mais en essayant quand même que ça ne transparaisse pas. Je rentre dans la cour et marche le long de l'allée jusqu'à la grande porte principale de mon manoir. Je l'ouvre quand j'arrive devant elle et m'engouffre en dedans. Je n'entends pas Lucinda dans la maison. Peut-être est-elle sortie à quelque part, à cette seule pensée, un sourire se forme sur mon visage. Je suis sûre qu'elle est plus heureuse depuis que je suis là, ça me fait plaisir qu'elle ait repris goût à la vie. Elle avait vraiment l'air d'être émerveillée ce matin quand nous sommes sorties. J'ai l'impression aussi qu'elle m'est reconnaissante de ne pas me comporter comme sa supérieure, comme sa bosse, mais c'est surtout que je ne cherche pas à l'être. Je la considère comme mon égal. Aucun métier au monde n'est plus bas qu'un autre, comme aucun n'est plus important qu'un autre. Nous sommes tous inter-reliés et nous avons tous besoin de tout le monde pour arriver à vivre. C'est pour ça que je ne la considère pas seulement comme une simple employée, mais aussi comme une personne à part entière. Elle fait son travail et moi aussi je fais le mien.

Je retire mes souliers, les placent sur le bord de la porte et me dirige par la suite vers la cuisine. Je remarque alors sur le comptoir une lettre, ou plutôt un mot.


I'm gone at the supermarket. I'll go back soon.
Lucinda
(Je suis partie au super marché. Je reviens bientôt. Lucinda)

C'est alors que je me rends compte qu'elle doit aussi dépenser pour la nourriture et j'ignore comment elle gagne. Peut-être n'a-t-elle-même pas de budget pour ce genre de chose et qu'elle est obligée de payer de sa propre poche. N'attendant plus et me posant trop de questions, je finis par décider d'appeler à la banque pour en avoir le c½ur net.

J'entends les bips qui retentissent dans le combiné lorsqu'enfin quelqu'un décroche à l'autre bout.

Je passe quelques minutes à parler avec la gérante de la banque et m'informe du salaire que Lucinda touche à chaque mois. Au début elle est réticente à me dévoiler ce genre d'informations confidentielles, mais après plusieurs preuves que je mets en lumière comme de quoi je suis sa nouvelle patronne, elle finit par me dire tout ce que je veux savoir.

J'apprends ainsi que Lucinda, pour une raison ou une autre ne touche que 400 Euros par moi. Scandalisée, je m'empresse de rectifier le tire en augmentant son salaire de 250 %, c'est-à-dire à 1000 Euros par mois. Je crée aussi un autre compte pour les dépenses courantes au nom de Lucinda. J'y verse comme premier acompte une somme de 5000 Euros. Cela paiera une partie des produits ménagers, sa nourriture, l'électricité et le reste. J'espère qu'elle sera contente des changements que j'ai apportés. Avec tout ce qu'elle fait pour moi, elle mérite ce qu'il y a de mieux et je tiens à le lui offrir.

Après ce coup de téléphone. Je décide de monter dans ma chambre et de me doucher.

Je refais la même routine qu'hier, mais cette fois-ci, tout semble aller beaucoup mieux puisque je commence à m'y habituer. Je ressors de la salle de bain quelques minutes plus tard. Je retourne dans ma chambre et enfile des nouveaux vêtements avec une nouvelle paire de souliers. Je redescends en bas et je constate que Lucinda n'est toujours pas rentrée, peut-être avait-elle besoin d'être un peu seule et je respecte cela, c'est pour cette raison que je m'inquiète pas de son absence. Par contre, les garçons et Hélia me manquent un peu. Même si je leur ai parlé hier soir, la distance creuse un horrible fossé difficile à combler et loin d'eux, le temps me semble moins facile à vivre. Je remonte donc dans la chambre de ma mère et déconnecte l'ordinateur qui se transforme en ordinateur portable et le descends dans la cuisine. Je le pose sur le comptoir et appelle mon monde. À peine 2 secondes plus tard, j'entends une voix à l'autre bout du fil.


... : Oui?
Lauren : Bonjour Sylvie. Comment est-ce que ça?
Sylvie : J'aurai aimé te voir quand même avant que tu partes. Je comprends ta décision, enfaite non, je ne la comprends pas parce que je ne vis pas même la chose que toi, mais je la respecte. Fais ce que tu as à faire, c'est tout ce qui compte pour l'instant. Sinon, je suis un peu fatiguée, le travail prend beaucoup de mon temps. D'ailleurs comme je n'avais pas pu être là pour les premières conversations, les garçons m'ont tout racontée. Je suis heureuse quand même que tu gardes contact avec nous.
Lauren : Merci, mais moi aussi vous me manquez, et ce contact, j'en ai de besoin pour me sentir moins seule.

J'entends des bruits de fond. Des pas lourds et précipités, il y a sûrement quelqu'un entrain de descendre les escaliers. En effet, je constate que j'avais raison quand Bill demande à Sylvie avec qui elle parle. Celle-ci lui dit que c'est moi et Bill, tout d'un coup excité, cri à Tom de descendre en bas. À nouveau j'entends d'autres pas et une autre voix.

Je continue de parler à Sylvie quelques instants jusqu'à temps qu'elle me dise que mes frères désirent me parler.


Ellipse temporelle

Nous avons discuté longtemps pendant que moi je préparais un souper pour Lucinda et moi en l'attendant. Elle sera probablement fatiguée quand elle reviendra et moi ça m'occupe. Les garçons ne reconnaissant pas, aux premiers abords la pièce dans laquelle je suis, je leur dit que là je suis dans la cuisine. À travers la caméra, ils voient tous ce que je fais, il me voit parfois dans le cadre et parfois je disparais parce que je vais chercher des ingrédients un peu partout dans la cuisine, mais ils ne s'inquiètent pas quand ils ne me voient pas puisque je continue de leur parler. Lucinda revient aux alentours de 17 heures 30. Elle dépose les sacs sur la table et entreprend de tout ranger alors que moi je continue ma discussion avec mes frères tout en finissant le souper.

15 minutes plus tard, je dois les quitter pour souper, mais je leur promets de les rappeler vers 20 heures. Ils semblent contents d'avoir pu me parler et c'est avec un sourire aux lèvres que j'éteinds la caméra et par la même occasion l'ordinateur et le téléphone.

Lucinda et moi mettons la table et nous soupons, au début, dans le silence, mais sentant qu'elle se sent mal-à-l'aise pour son retard, je me lance et décide de le briser.

Je lui explique qu'elle est libre comme l'air, qu'elle n'est pas une esclave et que je la considère d'égal à égal.

Je lui dis aussi que je ne lui en veux pas non plus pour tantôt quand ça lui a pris du temps pour revenir. Elle semble tout d'un coup beaucoup plus décontractée et cela me fait plaisir à voir. Nous discutons en apprenant à nous connaître. Elle est une femme gentille, pleine d'idées, pleins de rêves qui ne se réaliseront pas à cause qu'elle travaille, sans me le dire explicitement bien sûr, c'est moi qui en déduis ainsi puisque c'est moi qui la fait travailler. Elle me raconte un peu sa jeunesse et ce qu'elle aurait voulu faire quand elle était jeune.

Nous finissons de souper toujours en discutant de tout et de rien.

Alors que nous faisons ensemble la vaisselle, je lui dis que j'ai changé certaines modalités quant à son budget. Au début, elle est effrayée croyant que j'avais failli à ma promesse, mais je la rassure vite en lui expliquant ce que j'ai fait. Elle ne semble pas en croire ses oreilles, elle qui a vécu ses 5 dernières années comme une s½ur, ayant peu d'argent et s'échinant à la tâche. Il est surprenant en effet qu'une jeune fille qui va tout juste sur ses 17 ans -ah bien oui, c'est demain ma fête, donc aujourd'hui, celle de mes frères, il ne faudrait pas que j'oublie- arrive et vienne chambouler une grosse partie de sa vie. Elle me remercie mille fois d'être aussi généreuse envers elle, mais je ne comprends pas, je ne suis pas généreuse je trouve, je la traite seulement comme un être humain.

Nous finissons la vaisselle dans la bonne humeur et alors que j'essaie de convaincre Lucinda d'aller prendre un bon bain bien chaud remplie de mousse et de se détendre parce que je lui donne congé pour ce soir, moi je remonte avec le portable dans ma chambre et je rappelle mes frères à 20 heures tapante.

Je suis surprise quand j'entends plusieurs voix. En effet toute la gang s'est réunie et il y a aussi parmi eux Sylvie et Gordon. Je souhaite un heureux anniversaire à mes frères qui semblent contents que je m'en soit rappelée. Heureuse de pouvoir leur parler tous en même, je leur explique ma journée et ce que j'ai entrepris de faire pour améliorer le sort de ma «bonne». Tous ont l'air d'admirer le geste que je fais pour elle. Nous discutons vivement jusqu'à 22 heures, heure de Fulham, heure où les jumeaux doivent se coucher pour être un minimum disposés pour les cours de demain. Je les quitte en leur souhaitant une bonne nuit.

Une fois de plus, je coupe le contact et me retrouve une fois de plus seule, enfin non, je suis toujours avec Lucinda, mais enfin, voilà, elle n'est de pas ma famille. Je descends au salon à l'étage inférieur et cherche une feuille et un papier. Une fois le tout trouvé, je me dirige vers le sous-sol où je m'installe dans la salle de relaxation sur un des grands hamacs qui est suspendu à plus de cinquante centimètres du sol et commence à penser à la situation de Lucinda tout en me balançant.

Je passe quelque temps sur ce problème quand une idée me vient. Je veux que Lucinda puisse profiter de la vie alors qu'elle est encore jeune et pleine de vivacité, c'est pourquoi j'écris sur le bout de papier qu'elle est à partir de maintenant libre à toutes les fins de semaines. Je mets aussi l'heure du levé à 10 heures et l'heure où elle peut arrêter de travailler à 22 heures, comme convenu. J'inscris aussi qu'elle habitera désormais dans le manoir et qu'elle devra avant tout considérer cette maison comme son chez soi avant de la considérer comme son lieu de travail. Toutefois, j'écris un note bien au bas de la feuille, j'écris qu'elle aura deux mois de congé tous les ans qu'elle peut prendre en tout temps et qu'elle aura aussi les jours fériés, les vacances de Noël et ceux du jour de l'an aussi.

Après mûre réflexion, j'en rajoute un autre aussi stipulant que tant que le travail est accompli, elle peut partir et venir comme bon lui semble.

Je mets le tout dans une enveloppe que je cachète et vais la porter à Lucinda dans sa chambre. Ne la trouvant pas, je décide de la poser sur le pied de son lit, j'espère qu'elle jettera un coup d'½il aux nouvelles modalités que j'ai faites pour elle.

C'est en sentant que j'ai fait quelque chose de bien pour quelqu'un que je me couche vers minuit. Le sommeil lourd à force d'être fatiguée, je glisse dans le monde du rêve à peine couchée et la tête déposée sur l'oreiller.


Ellipse temporelle

Je me réveille, je regarde à travers ma fenêtre et vois qu'il fait encore nuit noire. Je regarde le cadran posé sur ma table de chevet et constate qu'il n'est que 3 heures. Je décide de me lever quand même. Je retire les couvertures de sur mon corps, me mets debout, m'étire en clignant des yeux pour mieux me réveiller. Je sors de la chambre d'un pas nonchalant et me dirige vers la cuisine où, une fois arrivée, me sers un verre de jus aux pommes. Quand je l'ai bu, je dépose le verre dans le lavabo et me dirige vers la baie vitrée qu'il y a dans le salon. Fascinée par les étoiles dans le ciel que je peux voir nettement de mon point d'observation, je reste là pendant de nombreuses minutes avant de décider de retourner me coucher.

Je quitte le luxueux salon et emprunte le chemin des escaliers. Je monte, marche à travers les nombreux longs couloirs...quand je passe devant la nouvelle chambre de Lucinda. La porte est entrebâillée et je décide de jeter un coup d'½il. J'ouvre la porte un peu plus grand et à travers le noir, je distingue une forme sous les couvertures. Je m'avance du lit à pas de loup et la regarde un instant. Elle semble tellement innocente, malgré ses trente ans. Je perçois un léger frisson chez elle. En effet un courant d'air fait rage dans la chambre, je scrute la chambre pour savoir d'où il peut provenir jusqu'à temps que mes yeux se posent sur la fenêtre qui est à moitiée ouverte. Encore un fois, le plus silencieusement possible, je vais la refermer et avant de quitter la chambre, je remonte les couvertures de soies mauves sur le corps frêle de Lucinda. Je sors, referme la porte et retourne dans ma chambre me remettre sous les couvertures.

Une fois en dessous de celles-ci, je retrouve la chaleur en peu de temps. Je me retourne sur moi, mais n'arrive toujours pas à trouver la position idéale à cause de mon bras, je me retourne donc de l'autre côté, mais non, ce n'est pas MON côté, pourtant je devrais faire avec. C'est après d'innombrables minutes que je finis par retrouver le sommeil.


Ellipse Temporelle
Le lendemain matin
8 heures


J'immerge de mon rêve, ouvre lentement mes yeux et essaie de m'habituer à la lumière fait par le soleil passant à travers ma fenêtre. Je cligne plusieurs fois mes yeux jusqu'à temps que je sois complètement réveillée. Je m'étire dans mon lit, mais malheureusement pour moi, il fallait bien que j'ai une crampe dans mon mollet droit. Celui-ci se durcit de plus en plus et la douleur commence à être insupportable...pas le choix, il va falloir que je me lève!!! Je me lève donc avec quelque peu de difficulté, dépose mon pied droit sur le plancher, et me penche par avant. Ça fait mal un bout de temps, mais peu à peu, la douleur vive finit par disparaître. Soulagée que ça soit passé, j'entreprends de prendre ma douche puisque je suis debout et maintenant, il n'y a plus rien à faire, je ne serai pas capable de retrouver les bras de Morphée.

Je fais mon lit le plus soigneusement possible avec un bras, prends quelques vêtements dans ma valise et vais rejoindre la salle de bain.

Je me déshabille habilement et mets mon linge dans le panier avant de rentrer dans cette grande douche. Je tourne la pomme de douche et de l'eau chaude tombe en ruisseau sur mon corps encore un peu engourdi. Le nettoyage de cheveux ne se fait pas aisément, mais je fais de mon mieux comme d'habitude.

Une demi-heure passe et je peux enfin sortir de la salle de bain toute propre de la tête aux pieds. Je prends un sèche-cheveux que je connecte dans une des prises de ma chambre. Le son créé par la propulsion de l'air entre les hélices de cet appareil me fait sursauter au début, mais je finis par m'habituer au bruit. Puisque je n'ai pas beaucoup de cheveux, cela me prends moins de cinq minutes pour qu'ils soient secs.

À neuf heures moins le quart, je descends en bas toute joyeuse. Je sais que Lucinda ne se réveillera pas avant 10 heures, alors j'en profite pour descendre au sous-sol dans le petit studio de maman. Les premières marches du haut craquent un peu sous mon poids, mais le son finit par arrêter au fur et à mesure que je descends les trente-deux marches. Le plafond du sous-sol est très haut parce que maman voulait que les pièces ait une bonne sonorité. Ici, il y a parfois un étage et parfois deux. Au fond de la vaste pièce, il y a deux rangées de portes et un mini escalier pour y accéder, ce sont dix chambres d'amis et elles comprennent chacune une salle de bain et un salon. Derrière l'escalier d'où je suis, c'est le studio vers où je me dirige. Je débarre la porte tranquillement, tourne la poignée, pousse la porte et ouvre enfin les lumières des lustres des murs et du plafond. Je m'avance dans la pièce d'un pas lent et regarde chaque parcelle de la constitution de cette chambre décorée avec goût. Je remarque qu'il y a d'un côté beaucoup de fauteuils, des divans et des poufs et de l'autre une gigantesque vitre où devant elle il y a les machines pour enregistrer plus quelques ordinateurs. Inconsciemment, je commence à chanter dans un murmure tout en frôlant les touches de chaque appareils et avant de traverser de l'autre côté de la vitre. Il y a dans cette pièce d'autres portes où je devine qu'il y a différents instruments derrière. Mon regard se porte principalement sur le piano qui est écarté sur le côté et où un micro est attaché. Je m'avance comme obnubilée par celui-ci, tire le tabouret et me positionne. Je n'ose presque pas ouvrir le couvercle recouvrant les touches, mais pourtant, tentée par l'envie, je le lève. Encore là, mes doigts glissent, flottent sur les petites languettes. Je commence par appuyer un doigt au hasard et le magnifique son d'un mi# sort de l'imposant instrument. Je mets enfin mes deux mains et pose tous mes doigts, j'entame alors une des compositions que j'avais écrite il y a de ça deux ans alors que papa était parti avec ses amis quelque part que je ne sus jamais. Je me souviens, il m'avait laissée à la maison avec aucune nourriture pendant trois jours. Je me remémore les paroles et la musique que je transpose dans la réalité. Mes cordes vocales commencent à vibrer et les cordes de piano aussi. Au début ma voix n'est qu'un murmure n'ayant pas encore repris totalement l'habitude de chanter. Après plusieurs fois, je finis par me rappeler complètement et je reprends la chanson.



I'm so tired of being here
Suppressed by all my childish fears
And if you have to leave
I wish that you would just leave
'Cause your presence still lingers here
And it won't leave me alone

These wounds won't seem to heal
This pain is just too real
There's just too much that time cannot erase

When you cried I'd wipe away all of your tears
When you'd scream I'd fight away all of your fears
I held your hand through all of these years
But you still have
All of me

You used to captivate me
By your resonating light
Now I'm bound by the life you left behind
Your face it haunts
My once pleasant dreams
Your voice it chased away
All the sanity in me

These wounds won't seem to heal
This pain is just too real
There's just too much that time cannot erase

When you cried I'd wipe away all of your tears
When you'd scream I'd fight away all of your fears
I held your hand through all of these years
But your still have
All of me

I've tried so hard to tell myself that you're gone
But though you're still with me
I've been alone all along

When you cried I'd wipe away all your tears
When you'd scream I'd fight away all of your fears
I held your hand through all of these years
But your still have
All of me


J'aimais cette chanson, c'est la seule dont je suis vraiment fière. J'aime l'introspection que j'ai prise pour la réaliser, un peu comme si je m'étais dédoublée et que je me parlais à travers mon ½uvre pour me rassurer que tout finira bien. J'avais fini de la composer le troisième jour où la fatigue et la faim se faisaient cruelles. C'était aussi ce jour où j'étais presque étalée sur le piano du salon tellement je désespérais de mon sort.

Alors que quelques larmes se fraient un chemin, je recommence sans cesse la chanson, j'entends des nombreux bruits de pas s'approcher de moi. Je ne me détourne pas et continue toujours criant à qui mieux mieux mes sentiments déchirants qui ne proviennent plus de mon c½ur, mais de toute mon âme. Alors que pour la vingtième fois je finissais ma chanson, derrière moi, je sens les regards dans mon dos, posés sur moi et quand les dernières notes résonnent, des gens frappent dans leurs mains. Je baisse la tête, refoule ms larmes et me décide enfin à me tourner face à eux...surprise, je les regarde un à un. Si je m'y attendais...

# Posté le jeudi 19 juin 2008 23:46

Modifié le mardi 30 juin 2009 20:37

Chapitre 34

Chapitre 34
Voici la très chère Hélia.
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Là, devant moi, se tiennent Bill, Tom, Hélia, Andréas, Georg et Gustav. Ils continuent de frapper dans leurs mains et me félicitent pour ma touchante prestation.

Alors qu'eux s'avancent vers moi, moi je me lève du tabouret et me dirige aussi vers eux en ouvrant mes deux bras. Bientôt, nous nous retrouvons là, au milieu de la pièce entrain de se faire un câlin à 7 personnes. Contente de les voir? Certainement, mais je me demande quand même pourquoi ils sont venus jusqu'ici?


Lauren : Mais, comment...vous avez...Comment...Pourquoi? Demandais-je sur un ton surpris.
Tom : Wow, Lauren, une question à la fois! J'ai déjà mal à la tête, me dit-il en riant.
Bill : En faite, hier soir, on a reçu un message de l'école disant que demain il y avait congé et comme Lundi, c'est aussi un jour férié...
Tom : En plus, quand on t'a parlée on s'est rendu compte qu'on ne pouvait plus rester deux jours sans toi, alors Bill et moi avons téléphoné à toute la bande pour savoir s'ils voulaient nous accompagner...et tu es chanceuse, tout le monde a accepté!
Lauren : Quand est-ce que vous êtes partis?
Bill : On a pris un vol très tôt ce matin, il devait être 4 heures quand nous nous sommes levés et nous avons décollé, il devait être proche de 6 heures.
Lauren : Eh bien dites-donc, vous vous êtes levés de bonne heure, juste pour moi!
Hélia : Bien, c'est déjà une raison suffisante.
Lauren : Alors, vous restez jusqu'à Lundi?
Andréas : Euh, eh bien, euh...dit-il en essayant de se cacher derrière Georg et Gustav.
Lauren : Oui???

Je les regarde un à un. Tous semblent mal-à-l'aise face à la situation. Je me demande vraiment ce qu'il se passe? Impatiente, je repose ma question :

Lauren : Vous êtes ici jusqu'à Lundi?, demandais-je cette fois d'une voix assurée.
Tom : En faite non, entreprend-t-il de répondre.
Lauren : Hein? Comment ça non? Expliquez-moi? Lâchais-je sur un ton surpris.
Bill : Eh bien, comme on voulait passer beaucoup de temps avec toi, on a demandé à nos parents si ça dérangeait que l'on rate quelques journées d'école. Et, chanceux comme nous sommes, ils ont accepté notre requête.
Lauren : Alors, ça veut dire que vous restez plus longtemps. C'est vraiment génial! Dis-je sur un ton excité. Mais jusqu'à quand?
Gustav : Jusqu'à ce que tu ais fini.
Lauren : Super, alors!
Tom : Tu n'es pas fâché contre nous?
Lauren : Pourquoi?
Andréas : Bien, de piquer l'incruste chez toi...ça fait bizarre de dire ça, dit-il d'un air songeur et reprenant une voix assurée, et que l'on manque des journées?
Lauren : Bien pour piquer l'incruste, non non, ça ne me dérange pas parce que comme vous l'avez vu, la maison est quand même un peu grande.
Tom : Un peu??? Dit-il avec une pointe d'ironie.
Lauren : Ok, elle est super grande...et pour l'école, bien en faite, ce n'est pas vraiment mon problème, hein!!! Bon, maintenant que tout est expliqué, on va vous installer dans vos chambres. Alors, voulez-vous être avec nous en haut, ou vous voulez rester ici, au sous-sol?
Tous : En haut!!!
Lauren : Ok, alors c'est partie.

Je me dirige hors du studio suivit par le groupe qui traîne leurs valises. Bill a étrangement de la misère avec tout ce qu'il a emporté! Je décide donc de l'aider et je prends donc un sac en bandoulière et deux autres sacs. Il semble tout de suite soulagé de savoir qu'il n'emportera pas ça tout seul! À côté de la porte du studio, il y a un ascenseur que nous prenons pour le plus grand bonheur de Tom et de Bill.

Nous entrons tous dans celui-ci, certes, mais nous devons quand même nous tasser un peu pour faire entrer aussi les bagages. J'appuie sur le numéro 1 et voilà que nous montons. Nous attendons quelques instants et un moment donné, le déclic qui se fait nous indique que nous sommes arrivés.

Nous sortons tous de là, contents d'être à nouveau libres.

Je les entraîne dans les nombreux couloirs et arrive finalement au milieu de cet étage où il y a pleins de chambres de disponible. Je leur dit de choisir leur chambre et que je les attends dans la mienne que je leur montre un peu plus loin.

Pendant que tous s'affairent à faire la visite des chambres pour choisir celle qu'ils veulent, moi je tourne les talons et me dirige vers la mienne. Arrivée devant celle-ci, j'ouvre la porte avec un grand sourire sur le visage.

Je suis littéralement aux anges, ma foi! J'avance en ouvrant la porte au maximum et vais m'asseoir sur un des fauteuils non loin de la fenêtre.

Je suis là, contemplant les beautés de la nature à travers cette vitre où la douce chaleur s'infiltre et réchauffe mon corps, moi qui suis vis-à-vis le plus gros rayon. La lumière m'éblouit un peu, mais j'aime ça. Ici, tout est calme. On est un peu en retrait de la ville, entouré d'un jolie boisé, la cours dehors est grande et verte et quelques fleurs sont ici est là. Le ciel est d'un bleu éclatant et les nuages sont d'un blanc pure. Aujourd'hui, aucun risque d'orage, j'en suis presque certaine!

Occupée dans ma contemplation, je n'entends pas Bill entrer, je le vois donc seulement quand il vient se poser près de moi. Il me regarde avec des yeux souriants, apparemment il est ravi d'être ici et content de me voir en vrai au lieu qu'à travers une caméra qui ne te transmet pas la chaleur de la personne que tu regardes. Bill me fixe toujours, quand Hélia et Gustav entre aussi. Ils viennent se poser en face de moi, dos à la fenêtre.

Je consens à me retirer de ma rêverie pour les regarder chacun à leur tour. Ma famille!!!! Au du moins, ceux que je considère comme mes proches directs. Nous restons simplement là à nous regarder avec une telle joie en attendant Georg, Andréas et Tom. D'ailleurs, ceux-ci font leur apparition dans le cadre de la porte.

Quand Gustav les voit, il lève la tête et fixe un point derrière moi et souris, intriguée, je me retourne de sur mon fauteuil et regarde les nouveau arrivant.

Je me lève et me dirige vers eux, mais au milieu de la pièce :


Lauren : Avez-vous mangé dans l'avion? Je pourrais vous faire un petit déjeuner.
Tous : Oui!!!
Lauren : Parfait alors, suivez-moi, je vais vous montrer la cuisine.

Nous descendons, moi en premier, évidemment et je me dirige vers la pièce, serveuse d'un des péchés capitaux! J'entre dans l'immense salle où tous les murs sont foncés et la lumière un peu tamisée.

Tous : Wow! Murmurent-ils quand nous arrivons.
Lauren : Alors, ça c'est la cuisine et la salle d'à côté, c'est la salle à manger.
Tom : C'est vraiment beau, dit-il en contemplant le moindre détail, fasciné par l'architecture de cette pièce.
Lauren : Alors, des ½ufs, du pain et du bacon pour tout le monde?
Hélia : Moi, je veux bien, merci.
Bill et Tom : Moi aussi.
Andréas, Gustav et Georg : Également!
Lauren : OK, alors c'est parti!

Je m'affaire dans la cuisine pendant environ quinze minutes à tout préparer et à mettre dans des plats que je vais déposer sur la grande table au fur et à mesure. Je finis avec les ½ufs que je sers à chacun.

Pendant que tous mes amis vont manger dans la salle adjacente, moi je rassemble la vaisselle sale que j'ai utilisée et met le tout en dessous de l'eau en rajoutant du savon liquide. Je regarde l'heure, il est bientôt dix heures, alors que Lucinda ne devrait pas tarder à arriver.

Je rejoins les autres et m'assoies à une des extrémités de la table et nous commençons à parler.


Lauren : C'est qui qui vous a fait entrer?
Hélia : Personne, mais comme on avait déjà frappé et qu'on attendait depuis quelques minutes, on a décidé d'ouvrir la porte.
Lauren : Vous avez bien fait. Si je m'attendais à vous voir!!!
Andréas : Sinon, c'était quoi que tu jouais tout à l'heure?
Lauren : Une de mes compositions, je crois que c'est la meilleure que j'ai faite jusqu'à présent. Comme toutes les autres, je l'ai écrite pendant que je vivais encore avec Gislain, mais celle-là est spéciale à cause du point de vue que j'ai pris. En jouant, j'ai pensé que je pourrais me remettre au piano et au violon parce que ça fait quand même longtemps que je n'en ai pas joués et puis ça me manque.
Gustav : En tout cas, tu joues vraiment très bien du piano. J'ignorais même que tu en faisais et ta composition, elle était vraiment magnifique. Tu y as mis tellement de l'émotion que j'ai presque eu envie de pleurer.
Bill : Oui, en effet. Elle était fantastique. Je peux te dire que tu me surprends de jour en jour!
Lauren : Merci beaucoup. Bon, et à part ça, qu'est-ce que vous comptez faire aujourd'hui?
Andréas : Euh, il y des magasins ici? Me demande-t-il timidement.
Lauren en voyant sa tête : Bien oui, évidement, dis-je en riant un peu. Si vous voulez, on pourra y aller après le déjeuner? Et, cette après-midi?
Bill : On ne sait pas vraiment, mais je suis sûr que l'on va trouver.
Georg : Juste une question comme ça. Tu as l'intention de rester ici combien de temps?
Lauren : Au départ, cinq jours maximum, donc il n'en reste que quatre après je...nous sommes à New York pour six jours et nous finirons à Montréal où nous resterons seulement le temps d'une nuit. Voilà!
Tom : Ouais, on va voyager, ça va être le fun!
Bill : Mais c'est où Montréal?
Lauren : Ah, c'est au Québec.
Tous : 0_o.
Bill : Euh, et c'est où le Québec?
Lauren : Au canada.
Tom : Hein! Trop fort. En plus avec New York, ça promet. La première fois qu'on va au Canda, et bien dis-donc, je vais m'en rappeler toute ma vie!
Lauren : Pour vrai?! Mais la ville n'est pas si grande, elle équivaut celle de Berlin, je dirais, peut-être? Ça fait quand même longtemps que je n'y ai pas mis les pieds.
Hélia : En tout cas, nous on aime voyager et on s'en fou de la grosseur de la ville.

Nous continuons de parler jusqu'à temps que nous entendons Lucinda descendre les marches de l'escalier. Elle fait son entrée quelques secondes plus tard et semble surprise de voir tous ce monde réuni dans la salle à manger.

Pour qu'elle ne se sente pas mal-à-l'aise, je lui présente toute la gang et lui fait un sourire avant d'aller lui faire cuire deux ½ufs.

Quand ceux-ci sont prêts, je retourne dans la pièce et dépose l'assiette devant Lucinda. Elle me regarde et je lui fais un sourire qui se veut bienveillant. Je lui chuchote à l'oreille :


Lauren: That's just friends. They'll do nothing against you, they're nices. I swear you! (Ce sont juste des amis. Ils ne feront rien contre vous, ils sont gentils. Je vous le promets!)

Tout de suite, elle se décontracte et abhorre un sourire. Tout le monde remarque que la tension dans l'air a disparu et tout semble avoir repris le cours normal. Parfois, quand je sens que Lucinda a le sentiment d'être exclue parce qu'elle ne comprend rien à la langue, je me dépêche de lui parler en anglais. Bien sûr, ce n'est pas tout le monde qui comprend à la vitesse à laquelle je m'adresse à elle, mais tout le monde est quand même capable de saisir le sens général de la phrase. Ce qui me touche beaucoup, c'est Gustav et Georg, les deux meilleurs, essaient de lui parler et de la faire entrer dans le sujet et quand ils n'arrivent pas à s'exprimer, je les aide un peu. Au final, on a tous ri et bien mangé.

Pendant que je dessers la table et fais la vaisselle avec Lucinda. Les garçons et Hélia sont allés prendre une bonne douche et se changer.

À midi, tout le monde est prêt pour aller magasiner. L'horaire a un peu décalé puisqu'avec le temps que nous avons pris pour manger et parler, on s'est un peu mis en retard, mais là, n'est pas la fin du monde. Lucinda regarde un à un mes amis descendre et nous rejoindre. Je m'approche d'elle et lui dit :


Lauren: If you want to come with us, you must go to put others clothes. (Si tu veux venir avec nous, tu devrais aller mettre d'autres vêtements.)

Elle semble ravie de la «permission» que je lui aie donnée et se dépêche de monter en haut et de se changer pour revenir à peine 2 minutes plus tard.

La bande réunis, nous pouvons enfin partir. Lucinda me dit qu'il y a un mini van dans le garage si on veut le prendre au lieu d'appeler des taxis. Je la remercie et la prie de nous montrer où il est. Nous nous dirigeons vers le garage qui est collé contre la maison, arrivée devant celui-ci, elle appuie sur un bouton et la porte recouvrant la façade commence à bouger et monter vers le haut.

Nous nous dirigeons vers l'automobile noir qui, malgré les années, est toujours aussi reluisant et beau. Mes amis, et moi-même je dois dire, sommes impressionnés par la beauté du van. On peut dire qu'il a la classe.

Alors que Lucinda va chercher les clefs et s'installe à la place du conducteur –parce que c'est la seule à avoir le permis de conduire de l'Angleterre- nous, nous assoyons derrière, il y a douze places.

Le trajet ne dure pas longtemps car à peine dix minutes plus tard, nous descendons sur la Grand Place. Bill et Andréas sont les deux plus heureux de faire du magasinage, je pense, bien qu'Hélia et le reste de la bande soit aussi très enthousiaste à découvrir la mode anglaise.

Le van barré, nous nous dirigeons vers un des premiers magasins que nous rencontrons. C'est un Freedom. Tom semble aux anges quand il voit pleins de vêtements dans son style et Hélia et moi, aussi. Comme les autres ne s'habillent pas vraiment dans ce genre, ils s'amusent quand même à nous aider à choisir. Nous défilons à chaque nouvel ensemble et même si les autres ne tiennent pas nécessairement à voir le linge de Tom, moi je l'oblige quand même à me les montrer.

Tom semble être heureux quand je lui dis ça alors qu'il est habitué à ce que les autres ne regardent pas ou ne l'aide pas dans ses choix de vêtements.

C'est ainsi qu'après avoir fini de choisir tous mes ensembles, je vais voir mon frère dans la section garçon.

Comme il est dans une cabine d'essayage, je frappe à sa porte et lui dis que c'est moi et que je veux voir TOUS les ensembles. Il rit un peu de ce que j'ai dit en me répondant que bien sûr il allait le faire.

Le premier ensemble était vraiment beau, et puis comme je n'ai pas encore de préférence vestimentaire, je crois que ça aide! J'aimais beaucoup le chandail qui était coloré et les pantalons, qui eux, était d'un foncé chic.


Tom : Alors, me demande-t-il en se tournant sur lui-même.
Lauren : Tu es vraiment beau dans ces vêtements.
Tom : Tu le jures, dit-il inquiet.
Lauren : Bien oui, dis-je en riant un peu et en le poussant de nouveau dans la cabine.

Je reste avec lui presque vingt minutes à l'aider à faire des choix. Finalement, il s'est acheté trois nouvelles paires de pantalons et cinq ou six nouveaux chandails. Ce qu'il ne sait pas, c'est que pendant qu'il essayait ses vêtements, moi j'en ai profité pour regarder les casquettes. Puisque pour sa fête je n'avais pas pu être là, ce sera son cadeau.

Presque quarante-cinq minutes après être entrés dans le magasin, nous en ressortons Hélia, Tom et moi avec pleins de paquets. Le deuxième arrêt que nous faisons est dans un magasin où tous les styles sont mélangés, celui-ci ce nomme le Mix. Maintenant c'est au tour de Bill, Gustav et Georg et Lucinda à se choisir des vêtements. Pendant que les autres regardent les tablettes et les tables, Tom me remercie d'être restée avec lui dans l'autre magasin. Pour seule réponse, je le fixe bien et je lui fais mon plus beau sourire avant de nous enlacés devant tout le monde.

Bill, qui a finit de choisir ses vêtements, vient me chercher pour que je l'aide à faire le choix final. Il m'entraîne donc dans les cabines dans le fond du magasin. Tom rit de la situation alors que je me fais tirer et que je lui fais des bye bye. Je le regarde une dernière fois avant de retourner ma tête et voit qu'il va aider Hélia et Lucinda.

Je retourne vers Bill et consent finalement à avancer jusqu'à ses côtés.

Il installe tous ses vêtements et moi je m'assoies sur un divan qui est juste vis-à-vis. Comme son frère, il en ressort en tournant sur lui-même comme si il voulait dire «Ta dam!!!» Je commente chacun de ses choix.

Après vingt bonnes minutes, on va payer à la caisse. Lui, il s'est acheté quatre nouvelles paires de pantalons et sept nouveaux t-shirts. Tout comme Tom, alors que Bill était trop occupé à se changer, j'en ai profité pour regarder les bijoux qui étaient au comptoir, mais ça, lui non plus ne le sait pas.

Finalement après une demi-heure, nous ressortons, mais cette fois-ci c'est les autres qui ont des sacs.

Parfois je jette quelques coup d'½il discret à Lucinda en croyant qu'elle se sentait peut-être délaissée parmi la gang d'adolescents, mais non, je vois Gustav et Georg s'occuper très bien d'elle. Quand elle me voit pendant un de ces moments-là, elle me sourit avant de retourner à la conversation qu'elle entretenait. On va porter nos sacs dans le van puisque nous sommes tellement chargés qu'il nous serait impossible de continuer.

Il est bientôt quatorze heures moins le quart et nos ventres crient famine. Quand on entend ces bruits si familiers, on se met tous à rire et nous commençons dès lors à se trouver un restaurant. Nous cherchons pendant dix minutes jusqu'à ce que l'on en voit un qui nous semble parfait. C'est un restaurant chic italien qui se spécialise dans les pizzas. Nous entrons, attendons quelques instants jusqu'à temps qu'un des serveurs viennent nous voir. Il nous prie de le suivre, ce que nous faisons. Il nous installe sur trois tables qu'il a collées pour que nous soyons tous ensemble. Nous commandons rapidement, pressés par la faim qui nous tenaille.


Ellipse temporelle

Nous sommes de retour au manoir chargés de pleins de paquets et rassasiés de notre copieux dîner. Nous montons dans nos chambres pour mettre nos nouveaux achats dans les armoires. À la fin, il me reste deux paquets, les cadeaux à mes frères. Je ressors de ma chambre et essaie de trouver celle de Bill ou de Tom, mais les rires des deux jeunes hommes me facilitent la tâche. Je m'avance donc vers le bruit, ouvre la porte d'une des chambres et les aperçoit tous les deux dans la salle de bain commune. Je m'avance donc jusqu'à eux et regarde ce qu'ils font...de vrais gamins! Ils sont entrain de s'arroser et de courir dans la pièce pour se cacher. Quand il me voit, il arrête de rire, de courir et de se lancer de l'eau comme des enfants pris en faute. Je ris de la situation et finalement mes deux frères finissent aussi par rire avec moi.

Lauren : J'étais venue vous remettre quelque chose pour chacun de vous.
Tom : Cool et c'est quoi?
Lauren : À ça, pour le savoir, il va falloir que tu ouvres le paquet. Tenez, leur dis-je en leur tendant chacun un sac.

Les jumeaux ouvrent le sac leur étant destiné. Tom est agréablement surpris tout comme Bill. Pour Tom, je lui ai acheté deux casquettes et pour Bill, c'est un assortiment de trois bijoux : collier, bague et bracelet. Contents, ils viennent m'enlacer en me disant des milliers de mercis.

Lauren : À ce que je vois, vos cadeaux de fêtes vous font plaisir!
Tom et Bill : Oui, disent-ils catégoriquement.

Je leur souris et leur dis que je vais voir les autres. Je sors donc de la salle de bain, regarde en même temps sur la table de chevet l'heure, il est presque trois heures et quart. Après avoir fait cette petite vérification, je sors également de la chambre pour aller dans celle d'Hélia.

Nous discutons pendant un bout de temps et les autres viennent nous rejoindre peu à peu. On rit, on parle et on se taquine comme de vrais gamins, mais c'est ce qui fait la beauté de ce moment. Malheureusement, il est l'heure pour moi d'aller rencontrer une amie de ma mère, j'espère qu'elle me reconnaîtra. J'explique donc aux autres la raison de mon départ en leur assurant que je reviendrai dans moins de trois quart d'heure, mais mes frères tiennent quand même à m'accompagner.

C'est ainsi que nous sortons dehors, prenons le taxi et nous nous dirigeons vers le Mill Road.

# Posté le vendredi 20 juin 2008 12:05

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 20:58